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Full text of "La Cinématographie Française (Jan 1953-Jan 1954)"

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https://archive.org/details/lacinmatographie1499pari 



LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


Hebdomadaire 
75 Francs 


Samedi 5 Janvier 


au uSecuice de l’induAlzie du cinéma (tançai A 


la viedim 

HONNÊTE HOMME 


★ UN FILM DE SACHA GUITRY ★ 

SUJET ORIGINAL ADAPTÉ ET MIS EN SCÈNE PAR L'AUTEUR 



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N 1499. — 3 JANVIER 1953 



onnement annuel : France et Union Fran- 
2.000 fr. — Pays étrangers : 3.500 fr. — 
A. : $ 12. Changement d'adresse : 50 fr. 
Chèques postaux : 706.90, Paris 


se 


zxzxzzzzxxrT YzrT TxzzzzrTT XXXXX XX] REVUE HEBDOMADAIRE 


OPTIMISME POUR 1953 


Année. — 75 Francs 


LA 


CINEMATOGRAPHIE 


LE CINÉMA FRANÇAIS 


française 


REDACTION, ADMINISTRATION : 
29, rue Marsoulan, Paris (12') 
R.C. Seine : 216.468 B. 
Téléphone : DIDEROT 85-35, 85-36, 


85-37 


Même si elle doit être lourde, quand 
tâche est claire l'homme de Cinéma 
ut se sentir optimiste. Et s'il en parle 
l'usage du grand public, sa clientèle 
spectateurs, le « tout va bien » est 
rigueur. 

Ainsi vient de faire M. Jacques Flaud, 
cours d'une interview récente publiée 
ns un quotidien du soir, et nous le 
nercierons de s'être ainsi montré bon 
rte-parole de notre Spectacle. 

Les films français, a-t-il dit, ont été un 
u moins nombreux cette année, mais 
ir qualité s'est améliorée. Les recettes 
s derniers mois de 1952 sont en hausse ; 
statistiques, qui vont être accélérées, 
prouveront. De nouveaux marchés 
uvrent : Espagne, Mexique, Argentine, 
nécoslovaquie, U. S. A., U. R. S. S. même ; 
la méthode des coproductions se gé- 
ralisera, à la suite de la brillante 
périence franco-italienne. Beaucoup à 
endre des rapports rétablis avec l'Al- 
nagne, où nos films trouvent de grands 
rcès. 

Ainsi tracée, le Directeur du Centre 
itional prend cette situation comme 
e base de départ. Mais dans sa triple 
iction de représentant de l'Etat, de 
atien de la Profession, et de surveillant 
s règles sociales, il a toute conscience 
s problèmes, difficiles et divers, qui se 
seront en 1953. 

Mous disions, la semaine dernière, les 
^occupations de la Confédération et 
3 Syndicats patronaux, 
ette action syndicale, née du contact 
ect avec les professionnels, vise à des 
rendications et à des nécessités im- 
diates. Les vues du Centre sont plus 
surées, car ses décisions seront pres- 
e sans appel. 

Mous allons en reprendre les grandes 
nés, en y mêlant, nous en prévenons 
lecteur, des observations qui nous sont 
rsonnelles : 

SOINS DE CREDITS 

.e projet du Fonds d'Aide est toujours 
suspens. Déjà une fois pris de court, 
Parlement a prorogé de deux ans 



En préparation 

0TRE NUMERO 
SPECIAL 



cette Loi hâtive. L'échéance est mainte- 
nant pour Septembre prochain. 

Il est estimé que la crise gouverne- 
mentale va sans doute retarder les dis- 
cussions, les navettes et le vote jusqu'en 
Mai. A cinq mois de l'échéance ! 

Nos lecteurs le savent : l'Aide à un 
producteur, sur les recettes en cours d'un 
film antérieur, est escomptée par les 
banques pour le crédit ouvert à un pro- 
chain film. Pratiquement, sans ce gage, 
le nouveau film est bloqué. 

Le retard du vote de la Loi d'Aide va 
donc entraîner un arrêt de presque toute 
la production française, studios, labora- 
toires et personnel s'ensuivant. 

Il y a plus : devant la cessation pos- 
sible des avances, l'Administration du 
Fonds doit préparer l'arrêt des comptes. 
Elle réduit dès à présent les pourcen- 
tages des versements. 

Voilà l'urgence : le Centre doit déter- 
miner des sources de crédit pour ne pas 
stopper la production, qui sera norma- 
lement en plein travail dans deux mois. 
Accélérer la remontée des recettes et le 
retour des ventes à l'étranger, fournir 
aux prêteurs des gages certains, sur des 
éléments immobiliers ou, en tous cas, 
sur des emplois de fonds rentables, par 
des professionnels indiscutés. 

L'avenir du crédit se trouvera évidem- 
ment dans un équilibre de tout le sys- 
tème commercial, depuis la production 
et les tirages jusqu'à la recette. C'est-à- 
dire prévisions, investissements et bilans, 
sur les bases que les contrôles actuels 
permettent d'ailleurs. 

On ne peut manquer de remarquer 
que le plus simple serait de laisser à 
l'Industrie les quelque sept milliards de 
taxes spéciales qu'elle paye, et de placer 
dans le droit commun un spectacle qui 
est en régression depuis cinq ans. 

BESOINS EN BONS PROGRAMMES 

La programmation des salles, la satis- 
faction du public, restent la ressource 
fondamentale de notre production. Celle- 
ci coûte cher. Son importance en 
métrages et sa qualité moyenne posent 
cependant une question nationale. La 
formation de ses réalisateurs et l'assu- 
rance de leur travail en posent une autre, 
à laquelle le Centre doit répondre. 

Les films importés ont, d'autre part, 
leur place dans les programmes, dont ils 
réduisent le coût, et auxquels ils appor- 
tent de la variété. 

Les exportations sont une indispensable 
compensation aux dépenses concernant 
lès films nationaux. Objets de conven- 



Directeur : 1948 t Valéry Roger. Directeur général : 
Paul-Auguste Harlé. Directeur commercial : Antonin 
Eytard. Conseiller de Direction M. Cnlin-Kf val. 
Rédacteur en Chef : Laurent Ollivier. Chef de la 
Publicité : Jacques Gaisser. 



François Périer et Dany Robin sont les principaux 
interprètes de ELLE ET MOI, qui vient de sortir 
à Paris, aux « Balzac », « Helder », « Scala » 
et « Vivienne ». 

(Cliché Sinus.) 


tions entre les pays producteurs, elles 
dépendent de l'efficacité des services de 
l'Etat. 

Les coproductions, méthode moderne 
de ces échanges, ont donné des résul- 
tats réellement sensationnels, puisque 
beaucoup de coproductions faites par la 
France et l'Italie ont trouvé leur diffusion 
dans le monde entier, et même en Amé- 
rique, sous l'un ou l'autre pavillon. 

Il semble un souci pour M. Flaud, de 
voir nos réalisateurs et nos auteurs 
« s'exporter » personnellement. Oublions- 
nous la forte proportion des élèves étran- 
gers de l'I.D.H.E.C. ? Ceux-ci, rentrant 
dans leur pays, seront aussi de l'expor- 
tation de la pensée cinématographique 
française, et travailleront dans le même 
sens. 

La mise en évidence de notre travail, 
dans la diffusion extérieure des films 
coproduits, mérite cependant d'être sur- 
veillée, presque plus étroitement que les 
rentrées de leurs recettes. Le principe 
d'alternance des lieux de réalisation, 
est une règle logique. Mais pourquoi 
refuser à nos studios la réalisation des 
films en langue étrangère, ce qui désé- 
quilibre cette réciprocité ? 

BESOINS D'UNE TECHNIQUE MODERNE 

La qualité des films et la qualité de 
leurs projections sont inséparables. La 
modernisation du matériel des studios et 
des cabines est donc à juste titre l'un 
des buts du Fonds d'Aide. Dans le même 
plan pour l'amélioration des program- 
mes, s'inscriront bientôt l'inscription et la 
lecture du son magnétique, et aussi, par 
des possibilités nouvelles que M. Flaud 




^j| LA ciNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 

connaît, la projection en 16 mm. sur les 
écrans des grandes salles. 

L'économie sera sensible. Elle se re- 
portera sur le métrage des premières 
parties, particulièrement lorsque la « cou- 
leur » aura définitivement remplacé le 
« noir ». 

Le temps en est proche. Nous avons 
été les premiers à annoncer la fabrica- 
tion de l'Eastman-Color à Vincennes. 
Tous les laboratoires parisiens ont main- 
tenant la pratique du Gevacolor et des 
autres pellicules à copulants. D'après 
les techniciens, leur emploi généralisé 
ramènera leurs prix de positif à envi- 
ron le double du prix du 35 mm. noir, et 
en 16 mm., à peu près au même prix 
que les copies actuelles. 

Quant au Technicolor, procédé d'im- 
pression d'installation onéreuse, écono- 
mique seulement pour les forts tirages, 
mais qui nous assurerait une exportation, 
son introduction n'est qu'à l'étude. 

Ces perfectionnements ne vont pas 
sans de fortes dépenses d'investissement. 
Pour cette raison ils dépendent, tant en 
ce qui concerne les studios que pour les 
laboratoires et les salles, du plan de 
crédit dont nous avons parlé plus haut. 

BESOINS D'UN DEVELOPPEMENT ME- 
THODIQUE 

L'introduction de la Télévision, spec- 
tacle à domicile, est sous le contrôle 
d'un monopole d'Etat. 

Les Cinémas Non-Commerciaux, re- 
commandés en haut lieu, détaxés et sub- 
ventionnés, suscitant 100 millions de spec- 
tateurs par an, prennent leur part dans 
les recettes de l'exploitation patentée. 

Les Actualités cinématographiques sont 
encore un moyen d'information à l'an- 
cienne mode, alors que, dotées de l'at- 
tirance qu'elles détiennent en puissance 
et économiquement diffusées en 16 mm., 
elles revaloriseraient pour une forte part 
la première partie des programmes. 

Ces trois éléments seront-ils pour le 
Cinéma des procédés d'affaiblissement, 
ou au contraire des ressources de son 
Spectacle ? 

Ils échappent à l'autorité confédérale. 
Ils ne sont pas absolument dans les 
attributions du Centre, puisqu'ils sont 
commandés par d'autres services officiels 
et ne connaissent de nous que leurs 
fournitures en films ou en matériel. 

C'est pourtant — et M. Flaud en a le 
sentiment — par ces constituants neufs 
que le Cinéma peut revigorer ses pro- 
grammes, rétablir l'attractivité de ses 
établissements, et donner de nouveaux 
débouchés à son secteur industriel. 


On le voit, le Centre National se rend 
bien compte de la phase évolutive devant 
laquelle se trouve le Spectacle cinéma- 
tographique. Mais que peut une déci- 
sion administrative, si elle n'est pas exac- 
tement adaptée aux possibilités des pro- 
fessionnels quelle oriente ? Ainsi il ne 
peut être tracé qu'un cadre. Ce n'est pas 
par la contrainte, mais bien par la liberté 
donnée, dans ce cadre sérieusement 
conçu, aux efforts individuels, par le 
réveil de l'initiative des professionnels, 
que les résultats seront progressivement 
obtenus. 

P. A. HARLÉ 


UN FESTIVAL DU FILM FRANÇAIS 
A LONDRES 

A la fin du mois de janvier aura lieu à Lon- 
dres, sous le haut patronage de son Excellence 
M. René Massigli, ambassadeur de France, un 
festival d’une semaine consacré au film fran- 
çais. Cette manifestation, organisée par Uni- 
france Film, aura lieu dans un des principaux 
cinémas du West-End. Un film sera présenté 
chaque jour au public l’après-midi et des galas 
auront lieu chaque soir. 

Durant ce fe.tival, d’importantes manifesta- 
tions d’ordre social ou culturel auront lieu éga- 
lement à Londres. 

Parmi les films présentés figureront Les Bel- 
les de Nuit, La Minute de Vérité, Nous sommes 
tous des Assassins et Don Camillo. Les autres 
productions seront choisies parmi les titres sui- 
vants : La Table aux Crevés, Le Salaire de la 
Pvur, Fanfan la Tulipe, Manon des Sources, 
Trois Femmes, Barbe-Bleue et La Jeune Folle. 

De nombreux metteurs en scène ont été invi- 
tés, entre autres René Clair, Henri-Georges 
Clouzot, Çené Clément et André Cayatte. Les 
vedettes conviées sont Danielle Darrieux, Mar- 
tine Carol, Danièle Delorme, Magaly Vendeuil, 
Simone Signoret, Michèle Morgan, Gérard Phi- 
lipe, Pierre Fresnay, Yves Montand, etc. 

1 

"LIMELIGHT" 

Après avoir quitté l’affiche des Marignan, 
Marivaux, Normandie et Rex, le célèbre film 
de Charles Chaplin, Limelight (.Les Feux de la 
Rampe) poursuit son exclusivité en V.O. au 
Raimu des Champs-Elysées. Dans cette salle. 
Limelight a réa'isé en première semaine 2.004.002 
francs avec 7.007 entrées ; ce qui fait au total, 
depuis le 31 octobre (date à laquelle ce film 
e:t sorti en exclusivité), 489.526 entrées pour 
une recette de 153.935.767 francs. 

Limelight sortira en 2 e exclusivité, en version 
doublée cette fois au mois de mars, aux Impé- 
rial, Max-Linder, Moulin-Rouge et Alhambra. 

♦ 

"LES MAUVENTS" A L'ETRANGER 

La société belge, Pardon-Film, annonce dans 
France-Film le grand succès remporté en Flandre 
et en Wallonie par le film dramatique de Gilbert 
Dupé, qui a été projeté successivement sur les 
écrans des cinémas « Majestic », « Studio A.B.C. » 
et « Américain », à Anvers, « Luxor », à Malines, 
etc., et qui va sortir en exclusivité à Bruxelles, 
puis dans les grandes salles de Louvain et Courtrai. 

Par ailleurs, la presse Madrilène a souligné le suc- 
cès de cette œuvre audacieuse et originale en Es- 
pagne où l’interprétation de Charles Vanel a fait 
sensation. 

4 — — 

LES FILMS F . MERIC 

ouvrent une agence à Bordeaux 

♦ Les Films F. Méric qui viennent de célébrer 
leur 40« anniversaire, ont marqué celui-ci en ou- 
vrant prochainement une nouvelle agence à Bor- 
deaux qui desservira toute la région du Sud-Ouest 
dès le début de 1953. Cette première étape marque 
le début d une nouvelle expansion de cette im- 
portante firme indépendante de distribution. 


CHANGEMENT DE DIRECTION 
DANS LES AGENCES WARNER BROS 

Différentes mutations et nominations viennent de 
marquer la période de fin d année dans le person- 
nel de Direction des agences Warner Bros. 

A la suite des départs de MM. Colliard et Slama, 
les changements suivants sont intervenus : 

— M. Vacossaint est nommé représentant à l'Agence 
Warner Bros, de Nantes. 

— M. Beauquis est nommé directeur de l’Agence 
d’Alger, laquelle comprend la Tunisie. 

— M. Roussin est nommé directeur de l’Agence de 
Lyon. 

— Et M. Murat prend la direction de l’Agence de 
Toulouse. 

Nous adressons nos meilleurs vœux de réussite 
aux nouveaux dirigeants de ces agences Warner 
Bros. 


♦ Le film britannique de la J. Arthur Rank Or- 
ganisation, Il importe d’être constant, est sorti 
en exclusivité à Paris, au Broadway, mercredi 
dernier, 31 décembre. La veille, une soirée- 
whisky, sur invitation, s’est déroulée en présence 
de nombreuses personnalités et de la Presse pa- 
risienne. Il importe d’être constant a été réalisé 
par Anthony Asquith et interprété par Joan 
Greenwood, qui étaient venus à Paris à cette 
I occasion. 



Télévision... 


♦ 104 fi’ms ont été vendus par Republic à la télé 
vision. C’est le plus important marché de ce genr 
passé jusqu'à ce jeur. Les films, qui ont été cédé 
à la W.C B. S. pour être utilisés seulement sur 
réseau de New York, avec le droit de projeter plu 
sieurs fois chaque film, ne contiennent pas de wes 
tern. Le prix de vente s’élève à 200.000 dol’ars. 

On annonce, d’autre part, que David O. Selznic 
cherche à vendre 26 de ses films à la T.V., pou 
lesquels il demande 1 000.000 de dollars. 

♦ La BBC. envisage de produire une série d 
grands films pour la télévision. Après avoir utilfs 
ces films en Angleterre, la B B C. espère les ven 
dra aux Etats-Unis, en France et en Italie. 


...française 


Depuis la naissance de la télévision, nous avol 
annoncé, dans ces colonnes, les progrès et les ap 
p icatic-ns de ce nouveau moyen d’informatioj 
visuelle. On sait qu’il a conquis les U. S. A., tu’ 
est en passe de conquérir le Royaume-Uni et qu’e 
France la T.V. a déjà unie trentaine d’heures d’émii 
sons chaque semaine, par deux émetteurs situés 
Paris et à Lille, couvrant déjà une large surfai 
de réception possible. 

De même qu'un directeur de salle a intérêt 
ne pas ignorer les programmes de son concurrei 
direct, de même le Cinéma ne doit pas ignorer 
qu’est la Télévision française et si, depuis Ion 
temps déjà, nous publions chaque semaine les fi 
qui peuvent être vus par les téléspectateurs, noi 
tiendrons nos lecteurs au courant chaque semai» 
dorénavant, des programmes entiers de la Téléti 
sion française. 

Il est évident qu’inaugurer un récepteur chez ^ 
au moment des fêtes de fin d’année, grâce à l’obl 
geance de M. Jean d’Arcy, directeur des progran 
mes de la T.V. et de M. Roger Marty, délégué gén 
ral de la Fédération Nationale des Syndicats des II 
dustries Radio-électriques et électroniques, présen 
une large chance d’être conquis par ce spectai 
à domicile qui a permis aussi bien d’assister à 
messe de minuit en l’église Saint-Sulpice à Par: 
que de voir un match de rugby à XIII ou un mati 
de football, ou encore de se promener en barque l 
milieu des terres inondées du Bordelais, ou de v< 
vivre, grâce à Sacha Guitry, quelques-uns d 
grands artistes que cet auteur a connus et qn 
eut la présence d'esprit de cinématographier, il 
a près de quarante ans, tel que Renoir, Rodl 
Edmond Rostand, Manet, Degas, Mirbeau, Sali 
S ëns, Lucien Guitry et Sarah BernhardL 

En vérité toutes les émissions vues n’ent pas 
même intérêt, cela va sans dire, et je crois q« 
faut regretter ce « Roman de Charles Chaplin 
qui ne tendait à rien moins qu’à montrer la 1 
de notre Chariot au moyen de quelques dessi 
au crayon se voulant style Poulbot et accompagr 
d’un commentaire sur lequel il vaut mieux pass 
Il ’en reste pas moins que la T.V. française ti 
vaille et cherche. — Laurent OLLIVIER. 


Lysiane Rey essaie de séduire un jeune voisin dan 
cette scène du film de Christian Stengel, MINUIT 
QUAI DE BERCY. Madeleine Robinscn, Erich vol 
Stroheim, Fhilippe Lemaire, Francis Blanche, Mar 
Marquet, Louis Seigner, Jean-Jacques Delbo e 
Germaine Reuver font également partie de 1 
distribution. (Cliché E.T.P.C. 



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NANTES 

BESANÇON 

NICE 

BEZIERS 

NIMES 

BORDEAUX 

POITIERS 

BOURG 

REIMS 

BREST 

SAINT-BRIEUC 

CAEN 

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CHAMBERY 

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Pour les fêtes 
de NOËL et du JOUR DE 


L'AN 



LA dNÈMATOGRAPHiE FRANÇAISE 


6 



John Wayne et Maureen O’Haira dans une scène 
de L’HOMME TRANQUILLE:, le film de John Ford 
qui remporte actuellement un triomphal succès 
aux cinémas l’« Avenue ». et le « Vendôme ». C'est 
un film produit par Republic Pictures, distribué 
pour la France par les Films Fernand Rivers. 


Cotisation au titre des accidents 
du travail et maladies professionnelles 

Un arrêté du ministre du Travail et de la Sécu- 
rité Sociale du 22 décembre 1952, paru au « Jour- 
nal Officiel » du 27 décembre 1952, fixe le taux 
de cotisation due au titre des accidents du travail 
et des maladies professionnelles, conformément aux 
dispositions de l'article 2 de l’arrêté du 16 fé- 
vrier 1948. 


NUMEROS 
de la 

n omenclature 

NATURE DU RISQUE 

NUMEROS 
du risque 
(Sécur. Soc.) 

TAUX NET 
de cotisation 
« a. t. » 

87.1 

87. — Production, 
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Production cinématographi- 
que (tout le personnel, 
sauf les artistes) 

871.00 

3,2 

87.21 

r 

Laboratoires. — Dévelop- 
pement et tirage de films. 

872.00 

3.2 

' 87.22 

Studios 

872.01 

3,2 

87.3 

Distribution de films 

873.00 

0,7 

87.9 

Services administratifs du 
cinéma 

879.00 

0,7 

88.4 

88. — Spectacles 
sédentaires 

Cinéma 

384.00 

1,3 


AU ROYAL 



I Ce film vous montre ce que pourrait être latin 
du monde si jamais elle se produisait. 


La publicité paie toujours... Ce slogan ne s’est 
jamais trouvé aussi bien vérifié que dans le cas 
de M. Schwoerer, directeur-propriétaire du «Royal» 
Rabat. Celui-ci, en effet, a fait uin gros effort publi- 
citaire pour la sortie dans sa salle des films 
Paramount MARQUE AU FER, LE CHOC DES 
MONDES et PEKIN-EXPRESS. Pour LE CHOC 
DBS MONDES, entre autres, il a fait passer de 
nombreux pavés dans la presse marocaine, dont 
nous donnons ci-dessus un excellent spécimen. 


ASTORIA FILMS distribue 

"TRAQUÉS DANS LA VILLE" 

(la Citta si difende) 

Pour son programme « 1953 », la Société 
Astoria-Films prépare un grand film français et 
d’ores et déjà vient de s’assurer la distribution, 
pour la Grande Région parisenne, d’un film 
d’une qualité exceptionnelle réalisé par Pietro 
Germi, avec la participation de la grande ve- 
dette italienne Gina Lollobrigida : Traqués dans 
la Ville. Ce film a obtenu, lors de la 12° Bien- 
nale de Venise, le Prix pour le meilleur film 
italien. Dès le milieu du mois de janvier, Tra- 
qués dans la Ville sera à la disposition de l’Ex- 
ploitation et — déjà — l’on parle d’une grande 
exclusivité parisienne. 

+ 

M. André Fassina est élu président du 
syndicat des distributeurs d'Algérie 

Le 17 décembre, le Syndicat des Distributeurs 
de Films d’Algérie s’est réuni sous la présidence 
de M. Robert Loiseau, président sortant. 

M. Schwaller, délégué général de la Fédération 
Nationale des Distributeurs de Films de Paris est 
présent. 

Il déclare être venu pour présider une réunion 
de concorde et donne des explications générales 
sur le fonctionnement des syndicats en France. 

Après discussion, il est, selon les statuts qui ré- 
gissent le Syndicat, procédé à la désignation des 
membres du bureau. Sont élus : MM. Bouteil (Dis- 
cina), Debas (O.C.A.), Colin (Pathé). Pour les mai- 
sons à succursales multiples : MM. Pecour (Para- 
mount), Cocteau (Universal), Loirin (Métro). Pour 
les indépendants MM. Bogaert (Films Régence), 
Hochard (C.G.C.), Fassina (Films Fassina). 

Il est ensuite procédé à l'élection, à bulletins se- 
secrets, du président et des membres du bureau syn- 
dical. Sont élus : Président : M. André Fassina ; 
vice-présidents MM. Lorin et Bouteil ; secrétaire 
général : M. Cocteau ; trésorier général : M. Bo- 
gaert. — F. M. 

4 

A PROPOS DES CARTES VERTES 

La Fédération Nationale des Cinémas Français 
communique : 

Un certain nombre d’entreprises ayant fait part 
de leur incertitude au sujet des droits des porteurs 
de la carte verte, nous nous permettons de les 
rappeler ci-dessous : 

1. Le droit matérialisé par la carte verte résulte 
d’une convention avalisée nar le Ministère des Fi- 
nances et passée entre la Fédération nationale de 
la Presse française, l’Union de la Critique fran- 
çaise, le Syndicat national des Agences de presse 
et la Fédération des Cinémas français, celle-ci 
ayant agi en accord avec les autres branches de 
l’industrie cinématographique. 

2. La carte verte est strictement personnelle et 
ne saurait donc être prêtée à quiconque. D’autre 
part, elle donne droit à une seule entrée gratuite. 
Toute personne accompagnant le titulaire doit payer 
normalement sa place. Si une exonération ou une 
réduction lui est consentie, c’est là une pure faveur 
de la direction de la salie. 

3. La carte verte n’est valable que pendant les 
deux premières semaines d’exclusivité de chaque 
film, sauf le samedi, le dimanche et les jours fé- 
riés, à moins qu’il ne s’agisse d’un film sorti le 
vendredi, auquel cas, elle est également valable 
le samedi suivant immédiatement ce jour de sortie. 

4. EM toutes circonstances, la carte verte a valeur 
de coupe-file et autorise le titulaire à ne pas faire 
la queue, même les jours où il doit acquitter le prix 
de sa place. 

Le Secrétaire général administratif : Th. Delafond. 

ET DES BORDEREAUX DE RECETTES 

La S.A.C.E.M. communique : 

La Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs 
de Musique a attiré l’attention de la Fédération 
Nationale des Cinémas Français sur le fait qu’un 
grand nombre de bordereaux de recettes qui lui 
parviennent sont à peu près illisibles. 

La S.A.C.E.M. rappelle à cette occasion que le 
bordereau unique a été adopté afin de simplifier 
le travail des exploitants, mais qu’il est évidem- 
ment indispensable que ce document soit finale- 
ment utilisable ; il semble à ce propos que l’uti- 
lisation de meilleur papier carbone apporterait une 
solution à ce problème. 

La S.A.C.E.M. indique que la Maison O.M.O.P., 
42, rue de Paris, à Vanves (MIC. 32-52), fournit, 
sur commande des papiers carbone du format dé- 
siré. 


LIBERAL-FILMS 

33, CHAMPS-ÉLYSÉES - ELY. 66-40 
p riéseiïte 

anee tneillouzA cceuæ 
paut La nûuoeüe année 

Un grand Film Sensationnel ! 

ALERTE 

L’ARSENAL 

AVEC 

LEA PADOVANI 
LEONARDO CORTESE 
ERMANNO RANDI 


el Tappette 


BOMBA 

ENFANT DE LA JUNGLE 

Chasse aux Lions 

Révolte des Fauves 

La Jungle, ses mystères 

Film extraordinaire 


LA RIVIÈRE DES 
MASSACRES 

Episode guerrier entre les 
peaux rouges et les blancs 

Film sensationnel d'aventures 


IE KOI DE U 
SIERRA MORENA 


avec 


ROSARIO .. ANTONIO 

Histoire du célèbre bandit andalou 
devenu Roi 




DON 

CAMILCO 






Cxuelqt 

i nés ^Recettes 

d’ i^Kclusuuté ^Tnvuince 

dont on s’entretiendra longtemps... 


* 

Entrées 

BORDEAUX Fran cs 

110.950 

19.830.070 


LILLE 

102.024 

15.846.710 


LYON 

166.594 

28.227.147 


MARSEILLE 

218.708 

33.582.515 


NANCY 

78.038 

10.574.236 


NICE 

120.325 

20.700.840 


k) 


STRASBOURG 

56.553 8.558.729 

TOULOUSE 

114.066 16.689.380 


(IM 



LA ciNÉMATOGRAPHÎE FRANÇAISE 


i« 



PRODUCTEURS 

DIRECTEURS DE PRODUCTION 

TITRE 

REALISATEUR 

AUTEURS 

1° A ssist- Réalisateur. 

2» Chef-Opérateur. 

3° Décorateur. 

4° Régisseur. 

INTERPRETES 

LIEUX DE TOURNAGE 
DATES 

PA.FI.CO 

Producteur délégué : Paul Pavaux 
Dir. de Prod. : Fred d'Orengianni 

L’Envers du Paradis. 

EDMOND T. GREVILLE. 
Scén. orig., adapt. et 
dial. E.T. Gréville. 

1° Louis Pascal. 

2 “ L.-H. Burel. 

3° A. Douarinou. 

4° Georges Testard. 

Jacques Sernaz. 

E'chika Choureau. 
Jacques Castelot. 

Héléna Manson. 

Dina Sassoli. 

EXT. et DECORS NA- 
TURELS. 

12 janvier 1953. 

C.C.F.C. 

François Harispuru 

99, Champs-Elysées 

ELY. 19-45 

Hold-Up. 

(Titre provisoire). 

GEORGES LACOMBE. 
Scén. orig., adapt. et 
dial de J. Celhaye, ti- 
ré d’une nouvelle de 
Jacques Constant. 

1° Roger Dallier. 

2° Ph. Agostini. 

3» Léon Barsac. 

4° Fred Hérold. 

Jean Gabin. 

Madeleine Robinson. 
Robert Dalban. 

Suzanne Dantès. 

Luce Fabiole. 

J. -J. Delbo. 

STUDIOS DE BOULO- 
GNE. 

12 janvier 1953. 

CORMORAN FILMS (Paris )- 
I.C. S. (Rome) 

Julien Rivière 

1, rue de Berri, Paris 

ELY. 97-12 

L'Esclave. 

(Titre provisoire.) 

YVES CIAMPI. 

Scén. orig. de Jacques 
Dopagne, d'après une 
idée originale d'H.-F. 
Rey, adapt. et dial, de 
P. Véry. 

1° J. -J. Vierne. 

2° M. Grignon. 

3° R. Moulaërt. 

4° Bauchamp. 

Daniel Gél-in. 

Eleonora Rossi-Drago. 

STUDIOS FRANCŒUR. 

19 janvier 1953. 

C.F.P.C.-SÜN FILMS 

Robert Florat 

28, boulevard Malesherbes, Paris 
ANJ. 11-84 

Le Gang des Book- 
makers. 

WALTER KAPPS. 

Scén. de Jean Négros, 
adapt. : J. Francoux 
et Walter Kapps, dial, 
de Jean Francoux. 

1» C. Walter. 

2° Willy. 

3° Cl. Bouxin. 

4° Jean Clairval. 

Ginette Leclerc, Albert 
Préjean, Robert Berri. 
Armontel, Dinan, Jac- 
queline Pierreux, Eve- 
lyne Corman, Paul 
Démangé, J. -F. Mêlé. 

0ECORS NATURELS. 
(Paris). 

19 janvier 1953. 

METZGER ET WOOG- 
HOCHE PRODUCTION 
Robert Woog 

45, av. George-V, Paris. ELY.52-60 

Les Compagnes de la 
Nuit. 

RALPH HABIB. 

Scén. et dial. : Jacques 
Constant. 

1° C. Pinoteau. 

2° Roger Hubert. 

3° L. Aguettand. 

4° Benedek. 

Françoise Arnoul. 

Nicole Maurey. 

Marthe Mercadier. 

Pierre Cressoy. 

STUDIOS DE BILLAN- 
COURT. 

19 janvier 1953. 

JAD-FILMS 

Paul Temps 

76, Champs-Elysées 

BAL,. 79-16 

Quand tu liras cette 
Lettre. 

J. -P. MELVILLE. 

Scén. orig., adapt. et 
dial. : Jacques Deval. 

1” Pierre Blondy. 

2° H. Alekan. 

3» Gys. 

4° Caudrelier. 

Philippe Lemaire. 

Jean Parédès. 

Daniel Cauchy. 

Yvonne de Bray. 

STUDIOS DE BILLAN- 
COURT. 

26 janvier 1953. 

U.G.C. 

François Caron 

104, Champs-Elysées, Paris 
BAL. 56-80 

L’Etrange Désir de 
Monsieur Bard. 

GEZA RADVANYI. 

Scén. et dial de G. Rad- 
vanyi et R. Bar javel. 

1° M. Camus. 

2° L.-H. Burel. 

3° Pierax. 

4° E. Nase. 

Michel Simon. 

Yves Deniaud. 

Henri Crémieux. 

STUDIOS DE LA VIC- 
TORINE. 

9 février 1953. 

PARIS -FILMS -PRODUCTION 
Mme Goulian 

91, Champs-Elysées 

ELY. 88-61 

Thérèse Raquin. 

MARCEL CARNE. 

Adapt. de M. Camé et 
Charles Spaak, d’après 
le roman d’Emile Zola. 

1° Serge Vallin. 

2° Roger Hubert. 

3" Paul Bertrand. 

4° 

Simone Signoret. 

Raf Vallone. 

STUDIOS DE NEUILLY. 

23 février 1953. 

FILîÆS' DU CYCLOPE- 

INDUS FILMS-I.C.S. (Rome) 
René Vuattoux 

20 .avenue Rapp 

INV. 85-83 

Le Guérisseur. 

YVES CIAMPI. 

Scén. d’Y. Ciampi et 
Pierre Very. 

1° J. -J. Vierne. 

2° Marcel Grignon. 

3° René Moulaërt. 

4° Jean Desmouceaux. 

Jeair Marais. 

Mars 1953. 

C.I.C.C. -REFORMA FILMS 
( Mexico) 

Louis Wipf 

6, rue Christophe-Colomb 

ELY. 01-10 

Les Orgueilleux. 

YVES ALLEGRET. 

Scén. orig. de J. -P. Sar- 
tre; adapt. et dial par 
Jean Aurenche. 

i° Paul Feyder. 

2“ Gabriel Figueroa. 

3» 

4° Lucien Lippens. • 

Michèle Morgan. 

Gérard Philippe. 

Pedro Armendariz. 

ÈXT. MEXIQUE. 

Mars 1953. 

VOX FILMS 

Claude Ganz 

3, rue Troyon 

ETO. 06-47 

L’Amour fait Appel. 

ANDRE PERGAMENT. 
Scén. orig. de Robert 
Tarcali ; adapt. et 

dial, de J. Vilfrid. 

1“ 

2° L.-H. Burel. 

3° Raymond Nègre. 

4° Noël. 

Robert Dhéry. 

Brigitte Aubert. 

Henri Salvador. 

Mars 1953. 



PROJETS 


PRODUCTEURS 

DIRECTEURS 

de 

PRODUCTION 

TTTRP FT AÏTTFURS REALISATEUR 

IIIKE El AlitUKS ET INTERPRETES 

CINEMA FILM 
PROD. 

61, boul. Suchet 
JAS. 90-86 

Le Mal est mon Destin. 

Scén. orig. de Roland Quignon 
et R. Grazzi ; dial, de Jacque- 
line Cartier. 

ROLAND QUIGNON. 
Interp. : Martha Labarr. 
Date : janvier 1953. 

OPTIMAX 

FILMS 

21, r. J.-Mermoz 
BAL. 02-03 

L’Ecole des Faisans. 

Pièce de Paul Nivoix, adapt. 
par J. Loubignac. 

JEAN LOUBIGNAC. 

Date : février 1953. 

FILMS MONT- 
MORENCY 
Maurice Saurel 
16, rue Delabor- 
dère, Neuilly 
MAI. 04-44 

La Vie intime de Raspoutine. 
Scén. orig. de Léonide Komé- 
rovsky. 

LEONIDE KOME- 
ROVSKY. 

Interp. ; J.-M. Tenn- 

berg. 

Date : février 1953. 

FILMS EGE 

49 bis, av. Hoche 
WAG. 77-27 

Le Dortoir des Grandes (titre pro- 
visoire). 

Roman de S. A. Steeman. 

HENRI DECOIN. 

Date : Mars 1953. 

FILMS MARCEL 
PAGNOL 

53, av. George-V 
BAL. 62-68 

Dardamelle. 

Pièce de Mazaud, adapt. et dial, 
par Marcel Pagnol. 

HENRI VERNEUIL. 

Sup. de M. Pagnol. 
Interp. : Fernandel, 

Jacqueline Pagnol. 
Date : mars 1953. 

CITE FILMS 
58, rue Pierre- 
Charron, Paris 
ELY. 77-47 

Sang et Lumière (Gevacolor). 
Roman de Joseph Peyré, adapt. 
par Maurice Barry. 

GEORGES ROUQUIER. 
Date : avril 1953. 

Interp. : Daniel Gélin. 

Prod. J. A. BORIS 
78. Ch.-Elvsées 
ELY. 66-19 

Le Prêtre Ouvrier. 

Scén. orig. d’H. Calef. 

HENRI CALEF. 

Date : Avril 1953. 

FILMS S. F. P. 

4, rue Copernic, 
Paris. PAS. 67-77. 

Maternité. 

Scén., adapt, dial. Jean et Mi- 
chèle Gourguet. 

JEAN GOURGUET. 

Date ; Avril 1953. 


PRODUCTEURS 

DIRECTEURS 

de 

PRODUCTION 


SONODIS- 

LUTETIA 
Paul Pantaléon 
73, Ch.-Elysées 
ELY. 10-38 


FRANCO 
LONDON-FILM 
114, Ch.-Elysées 
ELY. 57-36 


CARM2NA 
FILM 
4, rue Castellane, 
Paris. ANJ. 89-78 


TRANS- 
CONTINENTAL 
36, av. Hoche 
WAG. 62-43 


U.G.C. 

François Caron 
104, Ch.-Elysées, 
Paris. BAL. 56-80 


SONODIS- 
LUTETIA 
Paul Pantaléon 
73, Ch.-Elysées 
ELY. 10-38 


TITRE ET AUTEURS 


REALISATEUR 
ET INTERPRETES 


Mon Frangin du Sénégal. [GUY LACOUR. 

Scén. orig. d'Henri Kubnick ; | Interp, : Bussières et 
adapt. de Norbert Carbonnaux.| Annette Poivre. 

|Date : Avril 1953. 


Madame de... 

Adaptation de l'œuvre de Louise 
de Vilmorin. 


Le Crime ne paie jamais. 

Scén. du D r Locard, adapté par 
Henri Lepage. 


Les Hommes en Blanc. 

Roman d'André Soubiran ; adap- 
tât. et dial, par Pierre Bost et 
Jean Aurenche. 


Avant le Déluge. 

Scén. d’André Cayatte et Char- 
les Spaak. 


Terrain vague. 

Scén. de Jean Perrine ; adapt. 
Georges Gauvin. 


MAX OPHULS. 

Interp. : Charles Boyer, 
Danielle Darrieux, 
Vittorio de Sica. 

Date : Avril 1953. 


HENRI LEPAGE. 

Interp. : Michel Simon, . 
le D r Locard, Jean. I 
Tissier, M. Régamey. | 
Date : mai 1953. 


RENE CLEMENT. 
Date : Mai 1953. 


ANDRE CAYATTE. 
Date : Mai 1953. 


JEAN GOURGUET. 
Date : Juin 1953. 




..AVEC LANOUVELLE 
PRODUCTION UNIVERSAL 


LES VEDETTES LES PLUS AIMEES 
DU PUBLIC > 




JAMES STEWART 


AFFAMEURS ^ 


ARTHUR KENNEDY 
JULIA ADAMS -JAYCFLIPPEN 
► ANTHONY MANN 4 








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avec 

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ümi'frsat IPilm Suk 

33, AVENUE DES CHAMPS-ÉÏ. USÉES, PARIS (SU 
Téléphone : BALzac 17-50 et la suite 


PARIS : 33, avenue des Champs-Elysées. 
NANTES : 35 bis, rue Rosière-d'Artois. 
BORDEAUX : 16, rue Montesquieu. 

LILLE : 19, rue Pont-Commines. 

MARSEILLE : 62, boulevard Longchamp. 

CASABLANCA 


STRASBOURG : 21, rue du 22-Novembre. 
TOULOUSE : 60, rue Raymond-IV. 

LYON : 17, rue Childebert. 

ALGER : 46, rue Denfert-Rochereau. 
TUNIS : 19, Avenue Roustan. 

9, rue Celli. 




RÉNOVATIONS ET OUVERTURES DE SALLES 



’“Agdal-Cînéma” de Rabat 


icient également la pente diouce suit laquelle 
.t installés les fauteuils (innovation à Rabat). La 
ne enfin est profonde et favorise le passage des 
raetions ou, éventuellement, des tournées théâ- 
les. 

ïette belle construction est l’œuvre de l’archi- 
te François Robert, assisté de M. Varguès, en- 
preneur et de la maison Erard Frères et De- 
ges, fournisseurs des appareils de projection. 
L’Agdal-Ciméma » a été inauguré au cours d'une 
’ée de gala où l’on notait la présence de M. Gé- 
idière, représentant le Résident générai; Mme 
Blesson, femme du Ministre plénipotentiaire à 
Résidence ; du R. P. Clément, représentant le Vi- 
re apostolique de Rabat ; le Khalifa de S.E. le 
;ha, de nombreuses personnalités municipales, 
représentants de la Presse et de l'Exploitation 
ale. 

'excellent film danois. Ces sacrés Gosses, fut 
jeté au cours de cette soirée. La programmation 
cette belle salle comprend Docteur Laënnec, 

: Deux Orphelines, Vainqueurs du Destin, La 
jit est mon Royaume, L’Athlète aux Mains nues, 
Mendiant de Minuit, etc. 

élicitons grandement M. Girardot, administra- 
r de la société anonyme « Le Foyer de l’Agdal » 
directeur de cette salle pour sa persévérance 

I l y a quinze ans qu’il envisageait de construire 
cinéma) et pour la perfection de sa réalisation. 

Claude Nicolet. 


ilTne nouvelle salle, fort accueillante, vient de 
uvrir à Rabat, « LAgdal-CLeéma ». Cette belle 
le contient neuf cent trente fauteuils en cuir 
rt, dont la couleur s’harmonise avec la lumière 
néon diffusée par les appliques en forme d’S, ins- 
lées sur les murs ignifugés de couleur saumon. 

projection et l’audition, réalisées par Charlin, 
Innent entière satisfaction aux spectateurs qui ap- 


‘ Le Paris ” de Perpignan 

le groupe des « Deux-Salles » comprend les 
liémas « Le Paris » et « Le Perpignan (ex-« Ciné- 


Inde »), dirigés par M. Zenenski. Dans une pré- 
sente information, nous avons signalé les agran- 
sements et embellissements apportés au cinéma 
Le Perpignan » pour le transformer en une très 
mette salle de 440 places (au lieu de 290), très 
'fortable et fort agréable. 

lontinuant sa campagne d’embellissement des 
^eux-Salles », l'actif directeur vient de procéder 
lement au perfectionnement du confort de l’aé- 
on, de la décoration et à l'agrandissement du 
ima « Le Paris ». 


la décoration est entièrement rénovée, dans une 
lune de tons vert tendre, s'alliant heureusement 
je des garnitures or clair et avec la note gaie 
h l'éclairage au néon rouge clair de. la scène et 
I la salle. De confortables fauteuils, au nombre 
b 1 .205 (précédemment 1.150), jettent la note rouge 
j de leurs sièges et dossiers garnis de solides 
jus « plastiques » sur le revêtement d’épais et 
B dieux tapis caoutchouc de couleur rosée. De 
jis, un système de ventilation assure, par air 
jud ou froid, une température idéale en hiver 
jime en été. Ainsi transformé, « Le Paris » est 
j retenant une des plus belles salles de la région, 
râlons, en outre, que la scène est aménagée 
r recevoir des attractions. 

ous les travaux de cette modernisation, exécutés 
un temps record, ont été dirigés par M J Ze- 
ski, — G. Dejob. 


“ Le Mondain ” de Marseille 

Voici quelques détails sur les importantes trans- 
formations qui viennent de rénover totalement 
une des plus anciennes salles de Marseille, « Le 
Mondain, », située 166, boulevard Chave et que di- 
rige M. E. Salles. Toute la sonorisation! et l'acous- 
tique ainsi que l'équipement de cabine ont été 
réalisés par Westrex. La salle possède une déco- 
ration formée de tentures en matière plastique 
incombustible réalisée par Ciné Decorex. Les 
fauteuils, très spacieux, ont été complètement 
renouvelés afin d’assurer un confort complet. 
L’éclairage électrique, par ses jeux de lumière, 
procure une impression de chaude intimité. Outre 
d’importants travaux de maçonnerie qui ont mo- 
difié l'aspect de la salle, tout l’ensemble de l’ins- 
tallation a été redécoré et peint dans des teintes 
chaudes et agréables. L'éclairage des accès et du 
hall a été fait en tubes néon et fluorescent avec 
jeu d’orgue permettant des changements de teinte. 
Ces importants travaux ne représentent qu’une 
première étape dans la transformation du « Mon- 
dain » en une des salles les plus modernes de 
Marseille. Dans un proche avenir, la façade va 
être entièrement transformée et modernisée. Un 
grand bar des plus luxueux va sous peu être 
adjoint à la salle, et construit sur un terrain at- 
tenant au cinéma. L’inauguration a été marquée 
par la projection du film Marceau Le Fils de 
Personne, en présence de nombreuses personna- 
lités, de membres de la presse et de distributeurs 
et exploitants. Après la séance, un apéritif réu- 
nissait les personnalités présentes qui burent à 
la prospérité du nouveau « Mondain Cinéma ». 

P.-A. Buisine. 

4 

L’« Athéna-Palace » de Paris 

Sous la direction avisée de M. et Mme G. Laza- 
ridès, le cinéma " Zoo-Palace », avenue Daumesnil, 
à Paris, vient d'être entièrement transformé et à 
cette occasion, a eu sa raison sociale transformée en 

« Athéna -Palace ». 

Les murs, recouverts de tissus de verre, ont été 
peints en jaune paille, avec un encadrement doré 
et des décorations en staff. Des appliques au néon 
ont été agréablement disposées et leur lumière re- 
lève le rouge grenat des 640 fauteuils Quinette. 
D autre part, si la cabine n’a pas été transformée 
(toujours deux Perless-Ikon d’excellente qualité), 
un nouvel écran plastique ( Ringsdorff ), de 5,20 X 
4.80 a été installé. 

Enfin, le hall et la façade ont été enjolivés et 
agrandis et disposent d’un éclairage au néon, du 
plus bel effet. 

Parmi les entrepreneurs, citons : Marque (staffs), 
Daurain (peintures), Delsol et Raynal (serrurerie». 

Ces travaux ont été dirigés par l'architecte Bour- 
lier. 



FAUTEUIL "CINÉ-SIÈGES" 


45, Rue Henri-Barbusse 
AUBERVILLIERS 


LAciNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 


LIBERAL FILMS 

33, CHAMPS-ÉLYSÉES ÉLY. 66-40 - PARIS 8 9 

présente 

/Je A meilleuzeA zepziAeA 
(le A pluA qzatidA AneeèA 
du Cinéma CJzanqaiA. 

FIEVRES 


avec 


TIN O ROSSI 


COM HUNS DOUCES 


avec 


FERNAND LEDOUX et 
BLANCHETTE BRUNOY 

LE PRINCE JEAN 

avec 

P. R. WILLM 


LE VERTIGE 

avec 

ARLETTY 


3 films de FERNANDEL 

M r HECTOR 
LA BONNE ÉTOILE 
UNE VIE DE CHIEN 

COMPLÉMENTS DE I e ORDRE 

DED R Y SEL 

dans 

L’AFFAIRE DUGOMMIER 
PLUGHE et PLOCHE bureaucrates 

TICHADEL et ROUSSEAU 

dans 

EXEMPT DE SERVICE 
DANSEUSES ACROBATIQUES 
LA BOXE EN FRANCE 


Grande Région Parisienne. LIBERAL-FILMS 
33, Champs-Elysées - ÉLY. 66-40 



LA CINÉMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


CRITIQUES DES FILMS 

— 3 Janvier 1953 £ 


AU PAYS DE LA PEUR (G.) 

(The Wild North) 

Film d'aventures (96 min.) 
Anscocolor 
(V.O.-D.) 


Origine : Américaine. 

Prod. : Stephen Ames, 1952. 

Béal. : Andrew Marton. 

Auteur : Scén. de Frank Fenton. 
Chef-Opérateur : Robert Surtees. 
Musique : Bronislau Kaper. 

Décors : C. Gibbons, P. Ames. 

Montage : John Dunning. 

Interprètes : Stewart Granger, Ho- 
ward Petrie, Cyd Charisse, Wen- 
dell Corey, Morgan. Farley. 
Présentation corporative (Paris) : 19 

décembre 1952. 

CARACTERE. — Cet excellent film 
sur le grand Nord possède de l’ac- 
tion, des personnages sympathiques et 
une profonde humanité. C’est l’histoire 
d'un policier intransigeant se prenant 
d’amitié au cours d’une épuisante ran- 
donnée, pour l'assassin qu’il est chargé 
d’arrêter. Le personnage central est 
campé par Stewart Granger, qui est 
entouré de Wendell Corey et de l’ex- 
danseuse Cyd Charisse. 

SCENARIO. — Dans sa pirogue , 
le trappeur Jules Vincent (S. Gran- 
ger), emmène une jeune Indienne 
(C. Charisse), qui veut revoir son 
père et sa tribu. Il embarque, sans 
enthousiasme, Max, un aventurier, 
qui l’a supplié de le prendre avec 
lui. Arrivés aux rapides, Max, gar- 
çon brutal et borné, lance la piro- 
gue dans les tourbillons. Pour pro- 
téger sa vie et celle de l’Indienne, 
Jules tire sur Max pour le blesser, 
mais il le tue. Jules est rejoint dans 
sa cabane par Pedley (W. Corey) , de 
la police montée, qui l’arrête. Puis 
Pedley veut conduire sorti prisonnier 
à la ville. Mais l’hiver est venu et 
la marche dans la neige est longue 
et exténuante. Pedley se perd, tan- 
dis que Jules se moque de son inca- 
pacité à retrouver son chemin. At- 
taqués par les loups, les deux hom- 
mes sont sauvés par la décision et 
le courage de Jules. Blessé, Pedley 
a perdu la raison et Jules le con- 
duit comme un enfant au poste de 
police. Guéri, Pedley témoigne en 
faveur de Jules qui est libéré et 
retrouve la jeune Indienne. 

REALISATION. — Ce film sensible 
et attachant est fait d’une infinité de 
détails qui dévelopoent, suivant une 
progression parfaitement étudiée, les 
sentiments variés qui, lentement, rap- 
prochent les deux hommes. Les scènes 
à grand spectacle ne manquent pas et 
celles de l’attaque des loups et la 
descente des rapides sont technique- 
ment impeccables et d'un puissant in- 
térêt dramatique. La couleur est par- 
faite, particulièrement dans les exté- 
rieurs, qui occupent ici la majeure 
partie du film. 

INTERPRETATION. — Les rôles 
sont très bien distribués. Ironique et 
sûr de lui, le solide Stewart Granger 
campe à merveille cet aventurier ro- 
buste qui dissimule sous des pointes 
d’humour sa sensibilité et son al- 
truisme. Wendell Corey fait également 
une remarquable composition de po- 
licier glacé, uniquement préoccupé, 
semble-t-il, de remplir son devoir quel 
qu’il soit ; sa lente venue à l’extério- 
risation de sentiments plus humains 
est parfaitement dosée. Cyd Charisse 
est une gentille et valable Indienne. 

C. B. 


MON MARI 

EST MERVEILLEUX (G). 

Comédie (95 min.) 

Origine : Française. 

Prod. : P.A.C., 1952. 

Réal. : André H une-belle . 

Auteur : Scén. orig., adapt et dial, 
de J. Haladn. 

Chef-Opérateur : Marcel Grignon. 
Musique : Jean Marion. 

Décors : Lucien Carré. 

Dir. de Prod. : Paul Cadéac. 

Montage : Jean Feyte. 

Chef-Opérateur du Son : R.-C. Forget. 
Interprètes : Fernand Gravey, Sophie 
Desmarets, El ma Labourdette, P. 
Larquey, J. Castelot, J. Dynam, M. 
Siame, L. Callamand, A. Carrère. 
Présentation corporative (Paris) : 23 

décembre 1952. 

CARACTERE. — Sujet agréable, 
traité avec esprit et légèreté. Beaucoup 
de détails amusants et une gaîté de 
bon aloi. La Provence, si riche en 
beaux paysages sert de cadre à l’ac- 
tion. Sophie Desmarets et Fernand 
Gravey forment un couple qui suffit 
à lui seul à assurer la carrière de ce 
charmant film. 

SCENARIO. — Claude Chatel 
(F. Gravey) , écrivain à succès, se 
refuse à toute entrevue avec des 
reporters, vivant en sauvage dans 
son mas, près de Cannes. Une jour- 
naliste, Sylvia (S. Desmarets), fait 
le pari d’obtenir un article complet 
sur lui. Aidée par son amie Miche- 
line (E. Labourdette) et par son che- 
valier servant, Christian (J. Caste- 
lot), Sylvia parvient à s’installer 
dans une dépendance du mas. Elle 
a tôt fait de conquérir l’intendant 
Henri (P. Larquey), puis son maî- 
tre, Claude Chatel, qui ignore tout 
d’elle. Après diverses péripéties, les 
deux antagonistes s’avoueront leur 
mutuel amour. 

REALISATION. — Mise en scène 
alerte et gaie, pleine de fraîcheur. 
Beaucoup de mouvement et rythme 
rapide après une exposition un peu 
longue. Très jolies vues fort bien pho- 
tographiées. Film aéré par de nom- 
breux extérieurs bien choisis. Grande 
recherche dans les toilettes des ve- 
dettes. Les plaisanterie et situations 
sont toujours de bon goût. 

INTERPRETATION. — Sophie Des- 
marets, vive, spirituelle et primesau- 
tière est une délicieuse interprète 
au charme de laquelle en comprend 
que Fernand Gravey ne puisse résis- 
ter. Ce dernier, au jeu très étudié, 
fait une création habile, toute en 
muances. Ces deux vedettes sont en- 
tourées d’excellents artistes qui ri- 
valisent d’entrain et d’à-propos. — G. T. 


WILLIAM DEMAREST 
et BOB HOPE dans 
"HERE COME THE GIRLS" 

L’excellent comédien William De- 
marest va être le partenaire de Bob 
Hope dans la comédie musicale Para- 
mount : Here corne the Girls. La réu- 
nion de ces deux comiques donnera 
lieu, nous en sommes certains, à une 
série de gags désopilants. 


L'IMPLACABLE ENNEMIE (G.) 

(Madness of the Heart) 
Comédie dramatique (88 min.) 

( V.O.-D.) 


Origine : Britannique. 

Prod. : Richard Wainright. 

Réal. : Charles Bennett. 

Auteurs : Roman de Flora Sandstrom, 
adapt. et dial, de Ch. Bennett. 

Chef-Opérateur : Desmond Dickinson. 

Musique : Allan Gray. 

Dir. artistique : A. Vetchinsky. 

Dir. de Prod. : Roy Goddard. 

Montage : Heiga Cranston. 

Interprètes : Margaret Lockwood, Paul 
Dupuis, Kathleen Byron, M. Reed, 
Th. Hird, R. Lovell, M. Denham. 

Présentation corporative (Paris) : 10 
décembre 1952. 


CARACTERE. — Le drame d’une 
jeune femme aveugle exposée aux 
persécutions d’une rivale criminelle 
donne du relief au classique roman 
d’amour, se terminant bien, après 
avoir été longtemps menacé. La star 
anglaise, Margaret Lockwood et le 
Canadien Paul Dupuis en vedettes. 

SCENARIO. — Fiancée à un 
Français. Paul (P. Dupuis), une 
jeune Londonnienne, Lydia ( M. 
Lockwood), perd la vue. Paul 
l’épouse malgré son infirmité et 
l’emmène dans sa famille en Pro- 
vence. Gentiment accueillie, Lydia 
se sent pourtant poursuivie par la 
haine d’une amie de la famille, Mar- 
celline, qui aimait Paul. Celle-ci, 
profitant de la cécité de Lydia, pro- 
voque une série d’incidents qui sème 
la discorde entre les jeunes époux. 
Elle tente même d’assassiner l’aveu- 
gle. Lydia s’enfuit, retourne à Lon- 
dres et un ami, chirurgien, consent 
à tenter une aléatoire opération. 
Elle réussit et Lydia guérie retrouve 
son mari. Marcelline se tue, victime 
de sa duplicité. 

REALISATION. — Certaines scènes 
sent particulièrement soignées, comme 
celle où l’or, tente de précipiter 
l’aveugle par une fenêtre et où d’ex- 
cellents effets de caméra ont été réus- 
sis. La photographie de beaux pay- 
sages provençaux est également très 
bonne. On n’a peut-être pas tiré tout 
le parti de l’idée de l’aveugle dissi- 
mulant sa guérison pour confondre 
sen ennemie. 

INTERPRETATION. — Margaret 
Lockwood interprète avec talent un 
rôle à la fois difficile et brillant. A 
ses côtés, Paul Dupuis crée un per- 
sonnage un peu faible, bien dans l’es- 
prit du rôle. — C. B. 


BANNIE DU FOYER (G.) 

(Tormento) 

Drame psychologique (95 min.) 
(V.O.-D.) 


Origine : Italienne. 

Prod. : Titanus Films-Labor, 1951. 

Réal. : Raffaello Matazzo. 

Auteurs : Scén. de N. Bovio- et G. di 
Maio ; découpage et dial, de Aldo 
di Benedetti. 

Chef-Opérateur : Tino Santoni. 

Musique : Gino Campese. 

Interprètes : Amédéo Nazzari, Yvonne 
Sanson, Aldo Nicodemi, T. Lattanzi, 
G. Riffonee, A. Betrone, M. Ferrari. 

Présentation corporative (Paris) : 18 
décembre 1952. 


CARACTERE. — Prenante étude de 
caractère d’une mère, contrainte par 
la misère à renoncer à son enfant 
pour assurer le bonheur de ce der- 
nier. Alternance de sentiments géné- 
reux avec l’égoïsme et la dureté. 
Nombreuses situations mélodramati- 
ques. Deux artistes de valeur en tête 
de la distribution, Amédéo Nazzari et 
une française peu connue, Yvonne 
Sanson. 

SCENARIO. — • Traitée avec du- 
reté par sa belle-mère, Anna Fer- 
rari (Y. Sanson) , quitte le foyer 
paternel avec Henri Gamieri (A. 
Nazzari), son fiancé. Celui-ci vic- 
time d’une méprise, est arrêté et 
condamné à vingt ans de réclusion. 
Une petite fille est née des amours 


LE GRAND CONCERT (A.) - 

Extraits d’Opéra (1»5 min.) 1 
Sovcolor 

(V-O.) H 

Origine : Soviétique. 

Prod. : Mosfilm. 

Réal. : Véra Stroieva. 

Auteur : D’après un scénario de j 
Maksimenko. 

Chefs-Opérateurs : V. Nikolaiev 
Guingin. 

Musique : N. Krioukov. 

Avec les artistes, les danseurs et l’i L 
chestre de l’Opéra de Moscou ; 
Corps de ballet du Grand Théâ 
de Moscou ; le Chœur du Gra 
Théâtre Académique d’U.R.S.S.. ; 
Chœur populaire d’Etat de Voror 
Première représentation (Paris) : . 
décembre 1952. 

CARACTERE. — Comme l’indit 
son titre, ce film soviétique, aux et 
leurs chatoyantes, est un grand ci 
cert d’opéra. Pratiquement sans int 
gue romanesque, il est uniquem 
destiné à présenter, dans le cadre 1 
bituel, les opéras russes célèbres 
les artistes du Grand Théâtre de M 
cou. Ce film musical est particuliè 
ment destiné aux mélomanes. 

SCENARIO. — Un groupe d’ agi 
culteurs soviétiques se rend à l’O \ \ 
ra de Moscou pour assister à t 
représentation du « Prince Igor 
de Borodine. Après la représen 
tion, il visite le foyer des artisi 
où l’un de ceux-ci chante le grc 
air « d’Eugène Onéguine » ( gr 
à un fondu, l’artiste ■ se trouve tra 
porté en costume dans le dé 
idoine). Quelques mois plus te 
les artistes, invités par les agric: 
teurs, visitent leur kolkhoze et, 
tendant chanter une jeune p , 
sanne, l’incitent à se présenter 
Conservatoire. Nous assistons: 
quelques auditions d’airs célèl 
(« Roméo et Juliette », de Pro 
fiev, « Ivan Soussine », de Gliv 
etc.), ainsi qu’à une répétition 
« Lac aux Cygnes », de Tchaiki 
ski, et enfin au triomphe de la je ii 
fille qui, après le concours, est i 
gagée par l’Opéra de Moscou. 

REALISATION. — Répétons-le 
n’y a pratiquement pas d’intrig 
celle qui est résumée ci-dessus 
plus suggérée que racontée. Ce 
compte avant tout dans ce film, 
sont les extraits d’opéras célèb 
auxquels les décors, les costumes, 
lumineuses couleurs (procédé Soi 
lor) et les mouvements d’appai 
confèrent tout leur attrait ciném 
graphique. 

INTERPRETATION. — Les arti 
qui paraissent dans ce film ne doit 
être jugés que sous l'angle mus: 
Incontestablement, ils sont excelle 
comme le seraient dans leurs r 
habituels les artistes de notre I 
démie Nationale de Musique. Oni 
préciera peut-être plus oarticuli 
ment l’interorète du « Prince Igo 
ceux de « Roméo et Juliette » e 
jeune cantatrice oui incarne la je 
kolkhozienne, dont la voix lim] 
atteint des notes particulièrement 
guës. — P. R. 


du jeune couple. Anna travaille 
rement pour l’élever. A bout de ‘ 
sources, elle revient au foyer p 
apprendre que sa belle-mère, j 
thilde Ferrari a intercepté les 
très au’elle écrivait à son père, 
son lit de mort, ce dernier a 
promettre à sa femme de s’occv 
de l’entant. Mathilde élèvera la 
tite fille, à condition qu’Anna 1 
nonce à la voir. Anna assiste ei 
au retour d’Henri, et le couple r< 
reprend possession de l’enfant. 

REALISATION. — Etude de ca 
tères. mais exagération dans le c 
portement des personnages aux 
timents et aux réactions ou 
Bonne ambiance dramatique et bt 
scènes tragiques. Sujet concu i * 
émouvoir, ne négligeant aucun J 
ment susceptible d’agir sur la 
sibilité des snectateurs. 

INTERPRETATION — Yvonne ! 
son, personnage central de l’ac' 
trouble et attache par l’interpréta ]; 
nu’elle donne d'une mère doulou.re , 
Elle fait preuve d'un profond ten f 
rament artistioue dans les scènes J; 
gi-aues. Amédéo Nazzari est un . 
tiste dont le talent s’impose < l( 
toutes ses créations. — G. T. 


LES CRITIQUES 
DE NOTRE DERNIER NUMÉRO 
(N° 1498, 27 décembre 1952) 

PAGE 12 : 

LA FETE A HENRIETTE. 118'. Dist. : CINEDIS. 

L'ANGE DU PECHE. 85'. Dist. : C.E.F. 

VIOLETTES IMPERIALES, 108'. Dist. : C.C.F.C. 

LES MOUSQUETAIRES DE LA MER. 78'. Dist. : PATHE- 
CONSORTIUM-CINEMA. 

PAGE 14 : 

MANON DES SOURCES. 200'. Dist. : GAUMONT-DISTRI- 
BUTION. 

DEUX DE L'ESCADRILLE, 90'. Dist. : C.E.F. 

IVANHOE, 105'. Dist. : M.G.M. 

UN ANGE DANS LA FOULE. 90'. Dist. : COSMORAMA. 




ILA ciNÉMATOGRAPttiE FRANÇAÎSE ;j§^- 


// 


JACQUES BECKER a terminé 

RUE DE L’ESTRAPADE 


// 


FILMS COMMENCÉS 


IISTOIRE DE BRIGANDS (Stu- 
dios de Boulogne) (2-1-53). 

Prod. : C.I.C.C. -Indus Films- 
Marina Films. 

Réal. : Gilles Grangier. 

'HE GIRL ON THE VIA FLA- 
MINNIA (ext. Nice) (5-1-53). 
Prod. : Filmaur-Berganos Prod.- 
United Artists. 
jRéai. : Anatole Litvak. 

A NUIT EST A NOUS (Geva- 
color) (Studios de Joinville) 
(5-1-53). 

Prod. : Comp. Nouvelle du Ci- 
néma. 

Réal. Jean Stelli. 


8 FILMS EN COURS 


3» SEMAINE 

ES AMANTS DE MINUIT (Stu- 
dios de Neuilly). 

Prcd. : Films Roger Richebé. 
(Réal. : Roger Richebé. 

4 e SEMAINE 

A NEIGE ETAIT SAUE (ext. 
en Alsace). 

Prod. : Tellus Films. 

Réal. : Luis Sas'.avsky, 

6 e SEMAINE 

EMMES DE PARIS (Studios de 
Joinville). 

Prod. : Hoche Prod. 

Réal. : Jean Boyer. 

E RETOUR DE DON CAMILLO 
( Cinecitta-Rcme ). 

(Prod. Francinex - Filmsonor - 
Ariane-Rizzoli. 

Réal. : Julien Duvivier. 

V MOME VERT-DE-GRIS (pro- 
chains extérieurs au Maroc). 
Prod. : C.I.C.C. -Pathé-Cinéma. 
Réal. : Bernard Borderie. 

8» SEMAINE 

WICAL SOUVENIR (Ext. Rome). 
Prod. : Courts et Longs Métra- 
ges- Athena-Cinematografica. 
Réal. : Maurice Labro et Giorgio 
Simonelli. 

9» SEMAINE 

1 CASAQUE BLONDE (Gevaco- 
lor) (ext. Camargue). 

Prod. : P.rotis Films, 
îéal. : Jacqueline Audry. 

10" SEMAINE 

JCRECE BORGIA (Technicolor) 
(Studios de Billancourt). 

(Prod. : Ariane-Filmsonor-Fran- 
j cinex-Rizzoli Produzione. 

Réal. : Christian-Jaque. 


4 FILMS TERMINES 


:s AMOUKS FINISSENT A 

I j’AUBE (31-12-52). 
rod. : Films Vendôme, 
éal. : Henri Calef. 

NUIT, QUAI DE BERCY (3- 
-53). 

■rod. : E.T.P.C. 

téal. : Christian Stengel. 

E DE L’ESTRAPADE (3-1-53). 
’rod. : Cinéphonic - Filmsonor - 
S.G.G.C. 

Réal. : Jacques Becker. 

3GERE ET COURT VETUE (6- 
1-53). 

Prod. : Area Films. 
iRéal. : Jean. Laviron. 


(MATERNITÉ CLANDESTINE" 

Afin d’éviter toute confusion, le 
:hain film de Jean Gourguet, qui 
ait s intituler Maternité, prend le 
î définitif de : Maternité Clandes- 

a réalisation, de ce film commen- 
i à la fin du mois d’avril. 
♦ 

RAYMOND-MILLET 
«ENTRE DE MADAGASCAR 

I. J. -K. Raymond-Millet est rentré 
son second voyage à Madagascar. 
1 séjour de quatre mois, il rap- 
e, avec 9.000 mètres de pellicule, 
.ratière de trois films, qui seront : 
imé à Majunga (700 m.) : un jeune 
tionnaire colonial s’installe et fait 
paissance avec les êtres et les 
te; Du Ciel malgache (700 m.) 
on a transformé dans une énorme 
ura les conditions- de vie des pay- 
malgaches et des blédards; enfin 
Gens de Tamatave (300 m.). 
est surtout la région nord et nord- 
que Raymond-Millet a visité au 
s de ce veyage; pénétrant dans 
érieur, — grâce aux communica- 
5 par avions, — il a pu saisir et 
’rr des scènes de la vie indigène : 
its, danses, cérémonies, qui donne- 
à ces films un intérêt original 
arquable. — P. M. 


Metteur en scène à l’esprit moderne 
et satirique, Jacques Becker traite 
toujours des sujets bénins en appa- 
rence, dont il parle rarement, qui, à 
la projection, mis en valeur par son 
talent de réalisateur, révèlent des sen- 
timents profondément humains. 

Du film qu'il tourne actuellement, à 
Paris Studios Cinéma et aux Studios 



Louis Jourdan, Anne Vernon 
et Micheline Dax 
dans RUE DE L’ESTRAPADE. 
(Cliché Cinéphonic - S.G.G.C. - Filmso- 
nor.) 


Parisiens de Billancourt, d'après un 
scénario dAnnette Wademant, il ne 
dit rien, sinon qu’il est destiné à ap- 
porter au public ce moment de délas- 
sement qu’il recherche au cinéma. 
C’est évidemment très louable, mais 
nous sommes persuadés, qu’une fois 
de plus, nous aurons encore une 
agréable surprise lors de la sortie de 
Rue de l’Estrapade. 

Pourquoi ce titre ? Rien ne l'ex- 
plique vraiment sinon le fait que l’un 
des héros du film habite dans cette 
rue parisienne. Pourquoi ce choix ? 
Parce que. dit-cn, Annette Wademant 
aurait habité rue de l’Estrapade et 
que les caractères de certains de ses 
voisins d’alors auraient inspiré 1 es 
personnages pour lesquels elle a écrit 
l’histoire du film. 

Cette histoire semble très simple. 
Henri, champion de courses en au- 
tomobile et sa délicieuse femme Fran- 


çoise, vivent heureux. Cependant,, 
Henri a une petite aventure sans im- 
portance et Françoise l’apprenant dé- 
cide de le quitter pour devenir « in- 
dépendante ». Elle devient employée 
dans une maiscn de couture et fré- 
quente un milieu « existentialiste », 
très éloigné du monde bourgeois au- 
quel elle était jusqu’ici habituée. Na- 
turellement, Henri et Françoise s’ai- 
ment toujours, mais chacun subit l’in- 
fluence de son humeur du moment 
jusqu’à l’instant où ils tomberont à 
nouveau dans les bras l’un de l'autre. 

Simple, bien sûr, cette histoire, 
mais elle permettra à la caméra de 
Jacques Becker (derrière laquelle se 
trouve l’excellent chef-opérateur 
Marcel Grignon et son « cadreur », 
Billy Villerbue), de s’introduire dans 
divers milieux fort éloignés les uns 
des autres. On peut imaginer tout 
de suite les conséquences de ces in- 
trusions lorsqu'on se souvient de l’at- 
trait de Falbalas (Haute Couture), 
Rendez-vous de Juillet (existentia- 
liste) et Edouard et Caroline (Bour- 
geoisie), sans oublier Dernier Atout, 
le premier film de Becker cù les au- 
tomobiles des gangsters filaient verti- 
gineusement. Rue de l’Estrapade sera 
donc un « Festival » Becker. 

Pour ce « Festival », Jacques Bec- 
ker a choisi de travailer avec un co- 
médien qu’il connaît bien, Daniel Gé- 
lin, qui retrouvera dans ce film sa 
partenaire d'Edouard et Caroline, 
Anne Vernon. Pourtant, dans ce nou- 
veau film, ce ne sera pas lui le mari, 
mais Louis Jourdan, le sympathique 
jeune premier qu Hollywood nous 
avait enlevé et a bien voulu mous 
restituer provisoirement après avoir 
fait de lui une vedette internationale. 
Ce trio, jeune et dynamique, est en- 
touré d’un grand nombre de bons co- 
médiens, moins connus sans doute, 
« ma s qui savent créer des types ». 

Nous attendons donc la Rue de l'Es- 
trapade, mais suivant une tradition 
oui semble maintenant bien établie, le 
Festival de Cannes en aura peut-être 
la primeur. — P. Robin. 

+ 

4* Dean Martin et Jerry Lewis, les 
deux célèbres burlesques de l’écran, 
que nous verrons prochainement à 
Paris, dans le film Hal Wallis-Para- 
mount, La Polka des Marins, ont si- 
gné un engagement au « Palladium », 
de Londres, où ils débuteront le 15 
juin. Après quoi, ils visiteront 1 Eu- 
rope avant de se réembarquer pour 
l’Amérique, car le 1 er août un film 
les attend à Hollywood. 


DÉBAT A TOULOUSE 
AUTOUR DE 

"LA FOSSE AUX SERPENTS" 

4» Le Ciné-Club, de Toulouse, a or- 
ganisé, à Tarbes, le 19 décembre, un 
grand débat autour de la prcjection 
du film d’Anatole Litvak, La Fosse 
aux Serpents. Le docteur Ueberschlag, 
directeur de l’hôpital psychiatrique de 
Larunemejan (^I.-P.), a parlé des ap- 
plications thérapeutiques de la psy- 
chanalyse, et à expliqué la guérison 
de Virgina, l’héroïne du film. Il a 
répondu à plusieurs questions relati- 
ves à la condition des malades dans 
un hôpital comme celui qu’il dirige et 
a démontré qu’il ne s’agit plus de met- 
tre l’aliéné hors d’état de nuire dans 
la fosse aux serpents, mais de lui 
faire retrouver la place à laquelle il 
peut prétendre dans la vie sociale. 

— 4 

SORTIES A PARIS 

•î» En même temps qu’une sortie mas- 
sive (en version française), dans les 
plus importantes salles de Paris et de 
la banlieue, Le Train sifflera trois fois, 
reparaît en version originale sur les 
boulevards. Le « Radio-Ciné-Opéra » 
affiche, depuis huit jours, le « best 
seller » de Gary Cooper. 

De son côté, la chanson du film bat 
tous les records de vente, et des mil- 
liers de disques ont été enregistrés 
par John Williams, Claude Dupuis, 
Aimé Barelli, Tex Ritter. Renée Lebas, 
Lucienne Delyle, Frederica, Frankie 
Layne, Nitta Roza, Roberta et Ray- 
mond Girerd. 

•j> Deux films Universal sont sortis 
en exclusivité, cette semaine, à Paris. 
L’un est Au Mépris des Lois, Tech- 
nicolor interprété par John Lund. Jeff 
Chandler et Susan Cabot, qui passe, 
depuis vendredi, aux « Monte-Carlo » 
(V.O.), « Camé» », « Ritz », « Les 
Images » et « Le Latin » ; l’autre. 
Raid Secret, est une V O. interprété 
par Mark Stevens Alex Nicol, Robert 
Douglas et Dcn Taylor, qui est pro- 
jeté depuis le 2 janvier au « Ciné- 
monde-Opéra ». 

■ ♦ 

NOUVELLES D'ESPAGNE 

4» 12 films de long métrage sont en 
cours de réalisation dans les studios 
espagnols : 7 à Madrid et 5 à Barce- 
lone. 

4* Viviane Romance va tourner à Ma- 
drid aux studios Sevilla-Films :. Ma- 
ria, appelée Magdalena. 

4» Les frères Aragon es et M. Pujol, 
les directeurs de Cinefctocolor, vien- 
nent de fêter la fin du tournage du 
quinzième film espagnol en couleurs, 
réalisé avec leur procédé, qui a donné 
d’excellents résultats. 

4* Les voyages d’affaires des produc- 
teurs espagnols en Amérique Latine 
se multip’.ient. Vicente Casanova, de 
Cifesa. et Cesareo Gonzalez, de Sue- 
via-Fi’m, s’y trouvent actuellement. 
En 1951. la Columbie, la Bolivie et le 
Pérou ont passé 20 films espagnols, ce 
qui p’ace l’Espagne à la première 
place parmi les pays-producteurs ci- 
nématographiuqes d’Europe en Amé- 
rique du Sud. 

4» Après le succès de Dominique Blan- 
char dans le film espagnol, Sor Intre- 
pîda, les artistes françaises sont très 
cotées à Madrid. Un des rôles princi- 
paux dans la production d’Atenea- 
Film, d’après le scénario d’Eugène 
Deslaw : Los Pirineos estan por aqui !, 
sera tenu par une vedette française. 

4» Une étude sur « Le Droit cinéma- 
tographique espagnol », écrite par 
Vizcaino Casas, vient de paraître à 
Madrid. — E. D. 

♦ 

"MOULIN-ROUGE" 
a été présenté à Brooefway 

4* John Huston a présenté, en « pre- 
view ». la semaine dernière, son der- 
nier film, Moulin-Rouge, dont il a 
tourné les extérieurs à Paris cet été. 
C’est au cinéma « B-jou », de Broad- 
way, devant un public non averti, 
que cette projection-test a eu lieu. 
L’accueil du public fut très chaleu- 
reux. Rappelons que Moulin -Rouge, 
film en Technicolor, est interprété par 
José Ferrer, Colette Marchand et Su- 
zanne Flon. Les commentateurs de 
la Presse et de la Radio désignent 
déjà ce film comme l’un des premiers 
concurrents va’ables pour ’a grande 
course aux « Oscars » de 1953. 


M. AL DAFF A PARIS 



Au cours d’un voyage-éclair dans la capitale. M. Al Daff, le dynamique prési- 
dent et directeur mondial des Ventes des Films Universal, vient de réunir à 
l’Hôtel George-V tous les directeurs européens de cette compagnie. Si cette 
importante conférence a permis de faire le point de la situation actuelle et de 
constater les heureux résultats d'Universal en Europe, elle a surtout d-cnné 
l’occasion à M. Daff d’exposer les projets des Studios Universal dont la pro- 
duction est d’une classe et d’une qualité répondant aux desiderata de tous 
les publics. Sur notre cliché, de gauche à droite : MM. Etienne Descombey, 
président-directeur général de la Société Française Universal Film ; Bernard 
Goldman, superviseur pour la France, l’Afrique du Nord et la Suisse ; John 
Marshall, superviseur pour la Belgique, l’Allemagne, la Hollande et l’Autriche ; 
Alfred E. Daff, Harry Novak, directeur général pour l'Europe ; John B. Spires, 
adjoint à la Direction générale. 


LA CÎNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 


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leurs textes. 


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405 407. 408, 412, 417, 418. 422. — 
1927 : 426. 435, 436, 441, 442, 448. 
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48l’, 482. 497, 512. 519, 527. — 1929 : 

531, 532, 533, 535. 536, 537, 538, 552, 
555 576. 579. 582. — 1930 : 583, 584, 
586 590, 598, 610, 618, 621, 623, 628. 
— 1931 : 647, 663. 666, 673. — 1932 : 
687, 688, 692, 725. 728, 738. — 1933 : 

751, 755, 764, 774, 778, 787. — 1934 : 

818, 819. — 1936 : 912, 919, 932. 
1947 : 1202. — 1948 : 1257 et 1418, 
1421, 1423, 1436, 1439, 1444, 1451, 
1452, 1453. 1454, 1456. 1460, 1462. 

Ces numéros sont repris à 10 fr. 
(augmentés des frais d’envoi). 

Prière de libeller très lisible- 
ment le nom et l'adresse de l'ex- 
péditeur. Le remboursement sera 
effectué par mandat-carte. 

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MARDI 6 JANVIER 
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Trahison 

MERCREDI 7 JANVIER 
MARIGNAN, 10 h. 
Films G. Muller 
Le Loup de la Frontière 


JEUDI 8 JANVIER 
MARIGNAN, 10 h. 
Films G. Muller 
Hold-up en, Musique 
VENDREDI 9 JANVIER 
MARIGNAN. 10 h. 
Films G. Muller 
L’Ile Inconnue 


Présentations annoncées 


LUNDI 12 JANVIER 
NORMANDIE, 10 h. - Fox 
La Sarabande des Pantins 
MARDI 13 JANVIER 
MARIGNAN, 10 h. - C.F.F. 

Soyez les Bienvenus 
MERCREDI 14 JANVIER 
NORMANDIE, 10 h. - Fox 
Le Misérable 

JEUDI 22 
NORMANDIE, 
Les Neiges du 


JEUDI 15 JANVIER 
NORMANDIE, 10 h. - Fox 
Le Gaucho 
MARDI 20 JANVIER 
NORMANDIE, 10 h. - Fox 
La Dernière Flèche 
MERCREDI 21 JANVIER 
NORMANDIE, 10 h. - Fox 
Fille Farouche 

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Kilimandjaro 


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que tourne actuellement Jean Boyer au studio de Joinville. C est un film 
Hoche Productions, distribué par Corona. 


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CENT FRANCS PAR SECONDE 
(Pathé-Consortium-Cinéma), Pa- 
lais-Rochechouart, Paramount, 
Sélect-Pathé (2-1-53). 

ELLE ET MOI (Sirius), Balzac, 
Helder, Scala, Vivienne (31-12- 
52). 

3» SEMAINE 

La Fête à Henriette (Cinédis), Ma- 
rignan, Marivaux (17-12-52). 

4 e SEMAINE 

La Fugue de Monsieur Perle 
(Films Roger Richebé), Fran- 
çais, Marbeuf (12-12-52). 

Violettes Impériales (C.C.F.C.), 
Normandie, Rex (10-12-52). 

8 e SEMAINE 

Belles de Nuit (Gaumont-Distribu- 
tion), Biarritz, Madeleine. 


FILMS ETRANGERS 


I e ® SEMAINE 

AU MEPRIS DES LOIS (Univer- 
sal), Caméo, Images, Latin, 
Monte-Carlo, Ritz (31-12-52). 

L’ETOILE DU DESTIN (M.G.M.), 
Ermitage, Max-Linder, Moulin- 
Rouge, Vedettes (2-1-53). 

IL IMPORTE D’ETRE CONSTANT 
(Eagle Lion), Broadway (31-12- 
52). 

RAID SECRET (Universal), Ciné- 
monde-Opéra (2-1-53). 

La Balandra Isabel liego esta Tar- 
de (V O. de L’Escale du Désir), 
Lord-Byron (31-12-52). 

2 e SEMAINE 

Les Amants de l’Enfer (War- 
ner Bros.), Napoléon (26-12-52). 

Les Evasions du Capitaine Blood 
(Columbia), Alhambra, Comœ- i 
dia, La Cigale, Parisiana (26-12- \ 
52), George-V (2-1-53). 

La Femme du Planteur (Vic- 
tory Films), Olympia, Le Paris 
(26-12-52). 

Un Eté prodigieux (Procinex),],? 
Studio 43 (24-12-52). 

3® SEMAINE 

Les Aventures du Capitaine Wyatt 
(Warner Bros.), Aubert- Palace, 
Eldorado, Lvnx, Palace, Triom- 
phe (17-12-52). 

Le Chemin de l’Espérance (Lux 
Films), Lord-Byron (17-12-52). 

Grand Concert (Ars Films), Ciné-, — 
ma Pax (17-12-52). 

Ivanhoé (M.G.M.), Berlitz, Coli- 
sée. Gaumont-Palace (19-12-52). 

Une Chaumière et un Cœur (Pro- 
cinex), Studio de l’Etoile (19-12- 
52). 

6® SEMAINE 
de Détective 
Elysées-Cinéma 


Histoire 

mount), 

52). 


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(28-11- 


L’IIomme 

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Samedi 3 J 
1953 - N" 






Anna Magnani dans 
une scène du film de 
Jean Renoir, LE CAR- 
ROSSE D’OR, la pre- 
mière superproduction 
française en Technico- 
lor. C’est un film pré- 
senté par Hoche Pro- 
ductions, distribué par 
Ccrona. 


Sylvana Pampanini 
dans une scène du film 
KŒNIGSMARK, que 
vient de terminer So- 
lange Térac. C’est une 
coproduction Excelsa- 
Sigma-Vog. 


Mark Stevens et Patrie Knowles dans MUTINERIE 
A BORD, en Technicolor. 

(Cliché Artistes Associés.) 


Ine scène du film Co- 
ambia, en Teehnico- 
;r, LES EVASIONS du 
APITAINE BLOOD, 

ont Louis Hayward, 
’atricia Médina et 
ohn Sutton sont les 
* incipaux interprètes. 


Max Elloy discute avec son ami Jeannot, le petit chanteur à la Croix de Bois, 
sans se rendre compte de la présence du hussard de la garde impériale, Jean- 
Pierre Aumont. C’est 
une scène d'un film 
original de Maurice 
Cloche MOINEAUX 
DE PARIS. 

(Cl. Ciné-Sélection.) 


Une scène du PLUS BEL AMOUR DI 
DON JUAN, avec Antonio Vilar e 
Maria-Rosa Salgado. 

(Cliché Gaumont.) 


Esther Williams dans 

CHANSON PAÏENNE. 

(Cliché M.G.M. ) 


Samedi 10 Janvier 
1953 - N° 1500 


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Abonnement annuel : France et Union Fran- 
aise : 2.000 fr. — Pays étrangers : 3.600 fr. — 
J.S.A. : ? 12. Changement d’adresse : 50 fr. 
Chèques postaux : 706.90, Paris 


35 e Armée. — 75 Francs 


LA 


CINEMATOGRAPHIE 
française 



REDACTION, ADMINISTRATION : 
29, rue Marsoulan, Paris (12') 
R.C. Seine : 216.468 B. 
Téléphone : DIDEROT 85-35, 85-36, 


85-37 


Directeur : 1948 t Valéry Roger. Directeur général : 
Paul-Auguste Harlé. Directeur commercial : Antoniu 
Eytard. Conseiller de Direction : M. Colin-Reval. 
Rédacteur en Chef : Laurent Ollivier. Chef de la 
Publicité : Jacques Gaisser. 


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r 


URGENCE D'UNE REPONSE 


Par la réduction de 35 à 15 % de l'Aide 
ur leurs recettes rapatriées provenant 
le l'Etranger et de l'Union Française, les 
>roducteurs de grands films étaient déjà 
érieusement touchés. 

Par le blocage de 20 % sur l'Aide des 
lms antérieurs au 31 décembre 1952, 
>uis par le blocage total sur ceux réali- 
és depuis le 1 er janvier, 

Et enfin par l'éventualité d'une défini- 
ve liquidation du Fonds au 25 septem- 
re prochain, 

Nous atteignons la phase redoutée où 
es ressources exceptionnelles dont nous 
vions pris l'habitude, et qui étaient en- 
’ées depuis quatre ans dans les condi- 
ons mêmes de réalisation d'un film, 
ont pratiquement suspendre nos possi- 
ilités de production nationale. 

Il faut graver dans nos mémoires la 
;çon de cette aventure. 

La proclamation d'une « Crise », hâti- 
ement lancée en novembre 1951, dans 
es intentions où la démagogie et l'hos- 
lité politique avaient une grande part, 
uis une campagne menée dans les co- 
pnnes de la grande presse (et contre la- 
uelle le sens corporatif nous a fait alors 
rotester de tous nos moyens), l'Industrie 
inématographique s'est trouvée exposée 
ar la Place publique et quasiment mise 
n jugement. 

Laisser ouvrir ce débat ne paraissait 
as dangereux. Nous croyions avoir du 
?mps devant nous. 

Mais les articles essentiels, fondements 
'une Loi excellente dans son principe, 
irent alors confondus, aux yeux des 
Commissaires du Parlement, avec des 
étails d'application imprudemment aj ou- 
ïs et justement controversés. 

Le Ministère, les Professionnels, les Dé- 


Sous presse 


WTRE NUMERO 
SPECIAL | 

qui paraîtra le 
17 Janvier 1953 > 


putés qui s'étaient attachés à résoudre 
la « Crise », ont dû dès lors se perdre 
dans des justifications, des argumenta- 
tions et des projets de texte successifs, 
au point que le Parlement, après qua- 
torze mois d'études, n'a pas encore pu 
répondre à la question ! 

Le, ou les changements de gouverne- 
ment, le règlement des grandes affaires 
en cours, les élections municipales, les 
discussions entre Assemblées nous per- 
mettront-ils d'obtenir, même pour le mois 
de Mai, la réponse à des besoins ur- 
gents de notre petite Industrie, le vote 
de la Loi nouvelle ? 

Le Fonds fournit en argent frais de 10 
à 15 % des investissements d'un film. De- 
vant les réductions de taux et une liqui- 
dation si proche, où en seront, dans 
quatre mois les films qui, à pareille épo- 
que, s'achèvent dans les studios français? 

Nous allons payer durement notre im- 
prudence. Nous la ressentons dès aujour- 

d ' hui - P. A. HARLÉ 

f 

HOLLYWOOD VA COMMENCER LA 
RÉALISATION DE FILMS EN RELIEF 

Etant donné les espoirs fondés sur les films 
en trois dimensions pour lutter contre la télé- 
vision, la production de grands films en relief 
va commencer très prochainement à Hollywood. 

Cette décision fait suite aux représentations 
faites à Broadway avec le procédé, d’origine an- 
glaise, Cinérama, dont le succès a été considé- 
rable. 

Le prix de revient pour l’équipement des salles 
s’élèverait de 300 à 500 livres. 

Warner et Columbia seraient les premières 
sociétés à entreprendre des productions de ce 
genre. Les droits de ce procédé sont la pro- 
priété de Stéréo Technique, société anglaise dé- 
pendant de Telecinema. 

4 

LE DÉVELOPPEMENT DE LA 
COULEUR AUX U. S. A. 

Selon les projets annoncés, la moitié de la 
production américaine de 1953 serait réalisée 
en couleurs, soit 75 films sur les 145 prévus par 
les Major’s. 8 des 10 films prévus par Universal, 
pour les quatre prochains mois, seraient en cou- 
leurs. Sur 17 films annoncés par la Columbia, 
pour les six prochains mois, 7 seraient tournés 
en couleurs. La Warner en prévoit 11 sur 16 
avant juillet et la RKO 4 sur les 7 réalisés avant 
février 1953. 

Etant donné l’expansion mondiale des produc- 
tions de films en couleurs, la Technicolor se pro- 
pose d’augmenter considérablement l’importance 
de ses laboratoires. Les plans élaborés compren- 
draient l’agrandissement des installations en 
Amérique et en Angleterre et la construction 
de nouveaux laboratoires sur le continent. M. 
Herbert Kalmus a déclaré qu’il envisageait de 
créer un laboratoire en France. 


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Inès Orsini dans LA DAME DEi FATIMA. Ce film 
a été présenté au Clergé avec un immense succès. 
Nous le verrons prochainement. 

(Cliché : Consortium du Film.) 


LES FAITS DE LA SEMAINE 


La période des fêtes, comme chaque année, n’a 
pas apporté de faits particulièrement importants 
pour l’industrie cinématographique, d’autant que 
nous étions privés de gouvernement et que, par 
conséquent, il ne pouvait être question de la dis- 
cussion au Parlement de la nouvelle Loi d’Aide. 

Au moment où nous écrivons ces Lignes, M. René 
Mayer n’a pas encore constitué son ministère et 
toutes les hypothèses sont possibles, non seulement 
quant à la personnalité qui sera titulaire du minis- 
tère de tutelle, mais encore quant au ministère lui- 
même. On murmure en effet, dans les couloirs 
du Palais-Bourbon, que le cinéma ne serait plus 
rattaché au ministère de l’Industrie et du Com- 
merce, mais dépendrait directement de la Prési- 
dence du Conseil. 

Quelle solution sera adoptée ? — Nous ne nous 
livrerons pas au petit jeu des pronostics. Une seule 
chose est certaine, il est urgent, très urgent même 
de concrétiser enfin les projets relatifs à l’Aide, qui 
ont fleuri depuis plus d’un an dans tous les azi- 
muts. Quel que soit le ministère qui prendra en 
charge le cinéma, quelle que soit la personnalité 
qui en sera responsable, il faut agir vite. 

Laurent Ollivier. 

4 

Production en Suède 
de films en version anglaise 

En Suède aux studios Sandrew, Schamyl Bau- 
man réalise, en coopération avec Michael Road, 
un film en version anglaise, intitulé, This thing 
ca II love , d’après des contes de Maupassant. 
Le film, interprété par des artistes américains, 
a pour vedettes William Langford, Ruth Brady 
et la vedette suédoise Signe Hasso. 

Si, les résultats sont satisfaisants, ce fi,lm 
pourrait être le premier d’une série de produc- 
tions en version anglaise, destinées au marché 
mondial. 

Une autre production, d’intérêt international, 
débutera ici l’année prochaine, réalisée par Lo- 
rens Marmstedt, portant à l’écran la vie du 
musicien norvégien Edward Grieg. Ce film, 
tourné en langue anglaise, avec, peut-être, une 
version norvégienne, sera probablement en Ge- 
vacolor. Cette œuvre sera réalisée avec la co- 
opération de la société norvégienne Synchro 
Film. M. Marmstedt est actuellement à Holly- 
wood à la recherche d’un artiste pour incarner 
le personnage d’Edward Grieg. 


LA ciNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 

GEORGES MOIRINAT 

C’est avec grands regrets que les milieux de 
la Presse, du Théâtre et du Cinéma, ont appris 
la mort de Georges Moirinat, survenue dimanche 
dernier, à l’âge de cinquante-sept ans. 

Au cinéma, Georges Moirinat fut distributeur 
de publicité pour les sociétés G.F.F.A. et Fox- 
Europa en 1935-1936. Auparavant, il fut se- 
crétaire général de théâtre (au « Michel » en 
1914 à l’âge de dix-huit ans, à l’« Apollo », à 
l’« Athénée », à « Marigny », au « Fémina » 
et participa à l’activité des ballets « Chauve- 
Souris » de Nikita Balieff) . Il fut journaliste 
(courriériste et critique dramatique au « Gau- 
lois » en 1919, chef des rubriques spectacles au 
Petit Parisien » et à l’« Excelsior » en 1921, au 
« Figaro » en 1937), directeur des services pu- 
blicité-spectacles de journaux (« Intransigeant » 
en 1924, « Le Jour » en 1935, « Comcedia » en 
1941, « Opéra » et « Spectateur » en 1945 et 
enfin au « New York Herald Tribune »). Il était 
animateur avec Léon Bailby des « Nuits des 
Petits-Lits Blancs » et secrétaire général de 
« Tabarin » depuis 1941. 

Sur le plan syndical, Georges Moirinat fut 
membre fondateur, secrétaire général, président, 
puis Président d’honneur du Groupement Inter- 
syndical des Publicitaires du Spectacle. Il était 
également membre très actif de l’Association 
de la Presse théâtrale française et de l’Asso- 
ciation des Journalistes parisiens (depuis vingt- 
six ans). 

PIERRE GIRARD 

Nous apprenons le décès accidentel de M. 
Pierre Girard, ancien directeur des laboratoires 
de Clichy et membre de la Direction générale 
du Cinéma. Les obsèques ont eu lieu le 20 dé- 
cembre en présence d’une foule d’amis. 

♦ 

U MUNICIPALITE DE GRANVILLE 

AIDE LE CINÉMA 

Notre ami, M. Pierre Montagne, le sympathique 
directeur du « Sélect-Cinéana », de Granville, nous 
signale qu’à la suite d’une intervention faite, avec 
son concurrent, auprès de la municipalité, ils ont 
obtenu les avantages suivants : Suppression du ser- 
vice de pompiers, des agents de police et le pas- 
sage au tarif n° 2 pendant 9 mois de l’année et 
le tarif n° 3 pendant les trois mois de la saison, 
au lieu du tarif m° 3 pendant toute l’année. Voilà 
un exemple qui devrait être suivi et que nous nous 
plaisons à signaler. — Jean d’Oriol. 

♦ 

ACCROISSEMENT DES EXPORTATIONS 
DE MATERIEL BRITANNIQUE 

Au cours des neuf premiers mois de 1952, le 
montant des exportations britanniques de ma- 
tériel cinématographique s’est élevé à 1.611.000 
livres. Le chiffre total pour toute l’année 1951 
avait été de 1.700.000 livres. Selon les prévisions, 
il semble que 1952 dépassera largement 2.000.000 
livres. 

L’Espagne, selon les accords commerciaux qui 
se discutent actuellement, offrirait un important 
débouché pour l’avenir. L’Australie et la France, 
qui étaient deux des plus importants marchés, 
avant les restrictions survenues au début de 1952, 
admettent à nouveau dæ importations anglaises 
en petite quantité. La Suède, de son côte, ad- 
mettrait les importations de matériel cinémato- 
graphique sans aucune restriction. 

4 

TRÈS BEAU SUCCÈS DE 

“LES AHH1ÏKS II CAPITAINE WYATT” 


Triomphe 525 pl. V.O. 2.670.000 fr. 8.900 entr. 

Aubert-Palace 920 pl. V.D. 2.493.420 fr. 9.979 entr. 

Eldorado 1.400 pl. V.D. 3.909.190 fr. 19.983 entr. 

Le Lynx 1.000 pl. V.D. 2.977.310 fr. 15.038 entr. 

Le Palace 950 pl. V.D. 1.226.000 fr. 6.130 entr. 


4.595 pl. 13.275.920 fr. 60.030 entr. 
Deuxième semaine : 

Triomphe 2.226.000 fr. 7.240 entr. 

Aubert-Palace 2.712.500 fr. 10.850 entr. 

Eldorado 3.492.450 fr. 17.877 entr. 

Le Lynx 2.747.590 fr. 13.840 entr. 

Le Palace 1.034.000 fr. 5.170 entr. 


12.212.540 fr. 55.157 entr. 


RÉSULTATS DU C.A.P- 
DE PROJECTIONNISTE 

ACADÉMIE DE PARIS 

Candidats admis aux épreuves du Certificat d'ap- 
titude professionnelle d’Opérateur-Projectionniste. 

MM. Albinet André, Anis Jacques, Artus Jac- 
ques, Baujard Paul, Bellegarde André, Belleville 
Emile, Berdou Jean, Berton René, Béthune Jacques, 
Béziat Roger, Bisch Paul, Boitel Jean-Pierre, Bom- 
bois Michel, Bourlon Louis, Bravo Antoine, Bréard 
Jean, Camus Jean, Capet Hugues, Carré Fernand, 
Cauet Adrien, Chalumeau Pierre, Chapsal Raymond, 
Chauvelin Jean, Chiabaut Jean, Clément André, 
Colscn Georges, Comperot Marc, Courtois Raymond, 
Daniel René, Dauphin René, Defacque Ch.., Dejong 
André, Dejouy Lucien, Del Fabro Alfred, Demeyere 
Albert, Desportes Gérard, Dietrich Robert, Dieu- 
langard Alfred, Dubourg Fernand, Dumas Jack, Du- 
pré Constant, Duteyrat René, Fegnoux André, Fleu- 
rât Roger, Fournier André, Fromentin Lucien, 
Frugier Camille, Gabay Robert, Gorcia Amado, Gi- 
gouley Marcel, Gillet Herbert, Gion Gérard, Gladin 
Robert, Grimaud René, Gueneu Pierre, Guitoger 
Gabriel, Hab Roger, Henrion Daniel, Iksil Charles, 
Jacquart Jean, Jacquey Georges, Jeannin René, 
Jolly André, Jonesco Georges, Jourdain Eugène, 
Kamenka André, Kékicheff Alexandre, Laloue Mi- 
chel, Langlois Pierre, Lasson Pierre, Lauliac Fran- 
çois, Laurent René, I.ecoq Raymond, Le Roch René, 
Lévy Jacques, Lichkine Nicolas, Liminana André, 
Lcubat Louis, Maget Pierre, Malbrant Claude, Marie 
Raymond, Martin Claude -Jacques, Martin Claude, 
Meyer Robert, Monteux Philippe, Morvan Max, 
Mousset André, Paré Serge, Parizot Moïse Pasquet 
Jacques, Pasquier Roger, Pelletier Pierre, Père 
Roger, Plancon Maurice, Plas Jean, Pochart André, 
Pressoir Fernand, Provent Gilbert, Provent Roger, 
Rasselet Georges, Renzetti Gaëtan, de Rivas Lucien, 
Rcubelat Jacques, Rouxel Jean-Louis, Saccardi 
Henri, Saint-Etienne Marcel, Schaffner Robert, Se- 
losse Jean, Sourine Boris, Tabarly Jean, Talmant 
Bernard, Tatin André, Thibault Guy, Tranie Jean- 
Jacques, Turcaud Jean, Vessier Max, Wolak Joseph, 
Yarmorkine. 

4 

LA SESSION 1953 
DU C.A.P. A LILLE 

Le Recteur de l’Académie de Lille, inspection 
principale de l’Enseignement technique, communi- 
que : 

Par arrêté du 16 octobre 1952, M. le Ministre 
du Commerce et de l’Industrie a prévu dans son 
article premier qu’« à compter du 1 er janvier 1953 
nul ne pourra exercer en qualité d’opérateur pro- 
jectionniste de spectacles cinématographiques s’il 
n’est titulaire du C.A.P. créé par arrêté du 6 juil- 
let 1948 ». 

Afin de permettre aux intéressés de se mettre en 
règle avec la loi, la session de 1953 sera avancée 
et aura lieu dans le courant du mois de mars. 

Pourront prendre part à cet examen 

1° Les jeunes gens âgés de 21 ans accomplis au 
1 er janvier 1953 ; 

2° Les jeunes gens âgés de 18 ans révolus au 
1 er janvier 1953 pouvant justifier trois ans de sco- 
larité soit dans une école technique publique ou 
privée régulièrement déclarée, soit au cours pro- 
fessionnels. 

Les dossiers d’inscription à cet examen seront 
reçus jusqu'au 1 er mars, dernier délai, à l’Inspec- 
tion principale de l’Enseignement technique (Ser- 
vice des Examens), 19, rue Saint-Jacques, à Lille. 

Ils devront comprendre : 

1° Une demande d’inscription sur papier libre ; 

2° Un extrait d’acte die naissance sur papier 
libre ; 

3° Un certificat de l’employeur ; 

4° Deux enveloppes timbrées à l'adresse du can- 
didat ; 

5° Eventuellement, pour les moins de 21 ans, un 
certificat de scolarité délivré par le directeur de 
l’Ecole technique ou des Cours professionnels où 
l’intéressé a effectué ses études. — T.-M. C. 

4 

“ VIOLETTES IMPÉRIALES 99 
bat les records au « REX » 

Violettes Impériales poursuit une première ex- 
clusivité véritablement triomphale et bat tous les 
records de recettes établis jusqu’à ce jour au 
« Rex », avec 14.286.392 francs pour 51.817 entrées. 
Rappelons que ce grand film en Gevacolor est une 
production Emile Natan, des Films Modernes, réa- 
lisée par Richard Pottier. 


4 


M. WLADIMIR LISSIM 

CHEVALIER DE LA LÉGION D'HONNEUR 


I 



C’est avec plaisir que nous apprenons la no- 
mination, au grade de Chevalier de la Légion 
d’Honneur, de M. Wladimir Lissim, qui présida, , 
durant de nombreuses années, aux destinées de 
la RKO Radio Films et ensuite de la London « 
Films en Europe Continentale. 

M. Wladimir Lissim, qui est actuellement aux 
Etats-Unis, s’occupe là-bas de faire doubler et 
distribuer six des plus importantes productions 
françaises de ces dernières années. 

Nous lui adressons nos félicitations les plus 
vives. 

4 

i 

Grand succès à Dijon de 

“DEUX DE L'ESCADRILLE” 

A l’occasion de la Soirée de Gala donnée à Dijon, 
au « Darcy-Palace », pour la présentation du film, 
Deux de l'Escdrille, le Chanoine Kirr, député-maire 
de la ville, a offert un Vin d’honneur aux inter- 
prètes de cette production : Jean Richard, Roger 
Pierre et Magali Noël, auquel aissistaient également 
les organisateurs de cette soirée, donnée au béné- 
fice des Œuvres du Ministère de l’Air : MM. Raffin, 
directeur de la sallei; Deldevez, distributeur pour 
la Région lyonnaise, et Hubert d’Achon, producteur 
d!e ce film. 

Au cours de cette réception, le Chanoine Kirr a 1 
remis au Colonel Rouget, chef d’Etat-Major de la 
p'e Région aérienne, deux tastevins qui ont été ■ 
grossir les lots de la tombola. 

APRÈS NEW-YORK ET LONDRES 

LE GRAND CONCERT 

TRIOMPHE A PARIS 

Applaudi depuis des mois à New York, « LE 
GRAND CONCERT », superproduction en couleurs, 
triomphe en exclusivité à Paris. En trois semaines, 
il vient de réaliser le chiffre record de 55.000 entrées. 

Toute la presse unanime a fait une critique élo- 
sieuse de ce grand film, dont « France-Soir » dit 
en particulier : 

« ... Voulez-vous assister aux meilleurs spectacles 
du Grand Opéra de Moscou, entendre chanter les 
artistes les plus célèbres de la Russie d’aujourdhui, m 
voir danser les quatre meilleures ballerines de ( 
L’Union Soviétique (et peut-être du monde) ? « LE 
GRAND CONCERT », film soviétique en couleurs, 
vous en donne une excellente occasion... » 

« M. G., « France-Soir ». ® 


Distribution : Société d’Exploitation Cinématogra- 
phique « PAX », 35, rue d’Avron, Tél. : DIDerot : , 
86-41 et 42. 


LA CiNCMATOGRAPHÎE FRANÇAISE 


TEXTES OFFICIELS 


LE C.N. C. HOMOLOGUE 
L'ACCORD INTERFÉDÉRAL 
DU 4 DÉCEMBRE 

Décision dénommée 29 ter du 22 décembre 1952 
complétant les décisions n»* 29 et 29 bis du Cen- 
tre National de la Cinématographie, relatives au 
programme des théâtres cinématographiques. 

Le Directeur général du Centre National de la 
Cinématographie, 

Vu la loi du 25 octobre 1946 portant création 
d'un Centre National de la Cinématographie. 

Vu le décret du 28 décembre 1946 portant règle- 
ment d’administration publique relatif aux moda- 
lités générales d'application de la loi du 25 octo- 
bre 1946, 

Vu la loi validée du 26 octobre 1940 portant ré- 
glementation de l'industrie cinématographique, 

Vu la décision réglementaire n" 29 du Centre Na- 
tional de la Cinématographie en date ,du 19 avril 

1952; 

Vu la décision n" 29 bis, du Directeur général 
du Centre National de la Cinématographie, en date 

du 3 juillet 1952, 

Considérant qu'aux termes de l’article 6 de la 
décision réglementaire n° 29 susvisée, la durée du 
passage d'un programme cinématographique est 
librement déterminée au bon de commande dans 
le cadre de l'accord professionnel homologué par 
le Directeur général du Centre National de la 
Cinématographie, 

Considérant que le Syndicat Général de la Pro- 
duction Cinématographique Française, la Fédéra- 
tion Nationale des Distributeurs de Films et la Fé- 
dération Nationale des Cinémas Français ont signé, 
le 23 mai 1952, un protocole sous l'égide de la Con- 
fédération Nationale du Cinéma Français ; qu’à 
ce orotocole était jointe la liste des localités dans 
les salles desquelles rre peut être projeté qu’un 
seul programme hebdomadaire ; qu’un additif à 
ce protocole a été signé le 29 mai 1952, 

Considérant que ces textes ont été soumis pour 
consultation au Conseil paritaire du Centre Natio- 
nal de la Cinématographie dans sa séance du 
3 juin 1952. 

Considérant que par décision dénommée 29 bis 
du 3 juillet 1952, le Directeur général du Centre 
National de la Cinématographie a homologué, pour 
prendre effet à dater du l ,r juin 1952, l'accord 
professionnel du 23 mai 1952 ainsi que les textes 
annexes, 

Considérant que, par la suite, cet accord pro- 
fessionnel a été dénoncé, 

Considérant qu'à la date du 4 décembre 1952, la 
Fédération Nationale des Distributeurs de Films 
et la Fédération Nationale des Cinémas Français 
ont signé un accord sous l’égide de la Confédéra- 
tion Nationale du Cinéma Français ; que cet accord 
comprend notamment une partie dénommée a pro- 
grammes multiples » laquelle détermine le cadre 
dans lequel la durée de passage d'un programme 
cinématographique peut être déterminée au bon 
de commande ; 

Décide . 

L'accord professionnel du 4 décembre 1952 est 
homologué pour prendre effet à dater de la signa- 
ture par les organismes intéressés. 

Fait à Paris, le 22 décembre 1952. 

Le Directeur général 
du Centre National de la Cinématographie : 
Jacques Flaud. 

CRÉATION AU C.N.C. 

D’UN SERVICE 
DE DOCUMENTATION 

M. Jacques Flaud, directeur général du C.N.C. , 
par décision en date du 31 décembre 1952, a nommé 
M. Claude Degand, chef du Service de la Docu- 
mentation du Centre National. 

Ce service reçoit mission de réunir la documen- 
tation de tous ordres relative aux secteurs indus- 
commercial cinématographiques ainsi qu'aux 
problèmes techniques, culturels, sociaux, etc., sou- 
levés par le développement de la cinématographie 
nationale. Il assume, en outre, la responsabilité des 
rapports et des revues de presse, de la direction 
et du dépouillement des sondages et statistiques 
de la rédaction du Bulletin d'information du 
Lentre National de la Cinématographie. 


PROTESTATION DE LA 
PETITE EXPLOITATION 

Le Conseil fédéral de la Fédération Nationale 
des Syndicats de la Petite Exploitation cinémato- 
graphique. réuni le mardi 30 décembre 1952, à Nî- 
mes, considère et déplore que les nouveaux accords 
interfédéraux du 4 décembre représentent un recul 
sur les avantages qu’avait acquis la Petite Exploi- 
tation. 

Il s’élève contre l’adoption d’un plafond qui ra- 
baisse en fait la moyenne hebdomadaire à 700 en- 
trées et décide en conséquence de continuer son 
action pour un retour à des conceptions profes- 
sionnelles plus équitables. 


EN QUELQUES LIGNES... 

♦ M. Henri Schneider vice-président du Syndicat 
national des Cinémas substandard, adhérent depuis 
1944, nous prie d’annoncer qu’à dater du l* r jan- 
vier 1953 il résilie toutes ses fonctions et cesse 
d’appartenir à ce syndicat. 

♦ La très importante production italienne à grand 
spectacle que distribue « Jeannic Films », La Reine 
de Saba, vient d'avoir, avec un très vif succès, sa 
première à Nice au tandem « Escurial »- •< Vog », 
à l'occasion des Fêtes de Noël. Les principaux 
interprètes en sont Gino Cervi qui fut Peppone 
dans Don Camillo. Leonora Ruffo, Isa Pola, Gino 
Leurini, Marina Berti. 

♦ Les journaux anglais soulignent le succès 
considérable des Sept Péchés Capitaux qui 
passe actuellement au Cameo-Polytechnic de 
Londres. En dépit du mauvais temps, les recet- 
tes sont très élevées, battant le record de cette 
salle. 

♦ Les drive-in, cinémas en plein air américains, 
sont passés de 150, il y a deux ans, à 4.000. De 
nouveaux drive-in, au nombre de 1.500, sont 
actuellement à l’état de projet, étant donné le 
succès de ce genre de spectacle, auquel on as- 
siste en famille de l’intérieur de son auto. D'au- 
tre part, 3.500 salles ont fermé leurs portes de- 
puis la fin de la guerre. 

♦ La Commission des Films exceptionnels du 
National Board of Review of Motion Pictures 
vient de dresser la liste des meilleures produc- 
tions étrangères projetées cette année sur les 
écrans américains. Sur celle-ci, on relève les 
titres de deux films français. Jeux interdits et 
La Beauté du Diable, ainsi que ceux du Mur du 
Son et de L’Homme au Complet blanc (britan- 
niques) . 

♦ Le nombre de salles aux Indes est de 3.250 
(stables ou itinérantes), représentant 700 mil- 
lions de spectateurs. 

♦ Le traditionnel Arbre de Noël du Cinéma, or- 
ganisé chaque année par l’Entr’aide du Cinéma et 
les Œuvres Sociales du Cinéma, a déroulé ses fastes 
jeudi dernier, 8 janvier, au « Gaumont-Palace ». 
à Paris, sous le haut patronage de M. le Ministre 
de l’Industrie et du Commerce et sous la Présidence 
effective de M. Jacques Flaud, directeur général 
du C.N.C. 

Au programme, on notait : une démonstration de 
Judo par les élèves du Judo-Club de la salle 
Pleyel, les Descamps, b artistes comiques, les Re- 
nas. acrobates cyclistes, Rex et Kito, clowns pa- 
rodiques et Arthur Allan qui présentait et ani- 
mait le spectacle. A l’écran : cinq dessins animés, 
gracieusement prêtés par les sociétés Paramount 
et RKO. 

♦ A la suite d’une entente avec Régent Film 
Distributors, la Société Gordon Films entre 
dans le champ de la distribution des films 
étrangers aux Etats-Unis. Le premier film ex- 
ploité à la suite de cet acord sera Les Mains 
Sales, de Fernand Rivers. Gordon Films distri- 
buera en coopération avec d’autres sociétés 
existantes ayant en main des films de langue 
étrangère. 


DEUX PRODUCTIONS 
DES FILMS E.G.E. 

La Société des Films E.G.E. , qui prépare ac- 
tuellement « LE DORTOIR DES GRANDES », 
d'après un roman de Steeman, réalisé par Henri 
Decoin, prépare également « LE CHEVALIER 
D'EON » (homme ou femme) en Technicolor. 
Ce film sera adapté par Cecil Saint-Laurent et 
réalisé en plusieurs versions. 


T iLiVisi&h... 


♦ 80.000 licences pour des appareils récepteurs de 
télévision ont été délivrées au cours du mois de 
novembre en Angleterre. Ce chiffre, le plus im- 
portant réalisé depuis que des statistiques sont éta- 
blies. porte le nombre des licences de télévision 
à 1.813.790. 

♦ Universal a annoncé qu’U envisageait, sur une 
grande échelle, la production do films pour la télé- 
vision. Le prix de revient moyen de ces films serait 
de 25.000 dollars. Cette décision fait suite aux pro- 
jets de la Paramount, qui a engagé les frères Dan- 
ziger pour tourner en Angleterre 39 films d'une 
demi-heure, destinés à la télévision américaine 


...mmiçAisii: 


*«»»» louâmes enorts 

pour varier les spectacles qu’elle porte chaque soir 
à domicile. Nous en aurons pour preuves : le film 
anglais, Huit Heures de Sursis, projeté dimanche 
soir ; — la conférence de Mme PolaUlon Kerven, 
La Femme dans l'Art ancien de l’Inde, transmise 
lundi ; — la pièce de Jacques Deval, adaptée par 
Jacques Chabannes et réaUsée par Max de Rieux, 
Mademoiselle, donnée mardi ; — le reportage de 
Pierre Sabbagh sur la Défense aérienne du Terri- 
toire, mercredi, etc., sans oublier l’émission de Jean 
Nohain, 36 Chandelles. 

Cette variété dans les programmes est évidem- 
ment l'un des attraits du récepteur chez soi et le 
danger que présente, pour le cinéma, le dévelop- 
pement des émissions et la multiplication des télé- 
spectateurs. 

Pourtant, parmi ces émissions, en dehors de Huit 
Heures de Sursis, que chacun doit voir ou revoir 
avec plaisir, une seule ma semblé d’un, très réel 
intérêt : le reportage, sur la Défense Aérienne du 
Territoire dans le magazine « Air- Terre-Mer », par 
le fait qu'il permet de connaître, non pas les secrets 
de 1 Armée de l’Air, mais un service que la très 
grande majorité des spectateurs ignorent. Pour les 
autres émissions, regrettons la monotonie doctorale 
de La Femme dans l'Art ancien de l'Inde et ses 
images mal éclairées, et le trop savant dosage 
dans l'émotion assez facile de 36 Chandelles (mais 
Jean Nchain a un public fidèle et fort nombreux). 
Le déroulement de Mademoiselle nous a fait cons- 
tater que les interprètes n'étaient pas toujours par- 
faitement suivis dans leurs déplacements, •pourtant 
effectués dans un seul décor. Mais c’est là un léger 
grief sur le plan technique. — Laurent Ollivier. 


RECTIFICATION 

Nous avons inséré, dans notre dernier numéro, 
page 15. une publicité Libéral-Films, qui pré- 
sente plusieurs excellentes reprises de films 
français, notamment Goupi-Mains-Rouges. Une 
erreur nous a fait écrire Goupil. Il s’agit évi- 
demment du film Interprété par Fernand Le- 
doux et Blanchette Brunoy. 


FILMS GRECS EN ÉGYPTE 

Depuis quelque temps, la production grecque 
prend son essor et ses films ont remporté de 
grands succès à l’étranger, en Egypte particu- 
lièrement. 

Il y a une année, déjà, que M. Christos Millas 
a commencé la distribution des films grecs en 
Egypte. Aussi, devant le succès de son entre- 
prise, a-t-il décidé, en accord avec son frère 
Sotiris, de fonder la société Millas Films Dis- 
tribution pour la diffusjon dans ce pays de films 
grecs et américains. Ils ont décidé * également 
de tourner dans les modernes studios égyptiens 
des films grecs et c’est ainsi que Un 'Caillou 
dans le Lac a vu le jour. Il est interprété par 
le célèbre acteur grec Vasile Logothetidis, oui 
avait remporté un grand succès dans Les Alle- 
mands retournent. 

Parmi les films grecs distribués en Egypte 
par la Millas Films, nous relevons les titres 
suivants : Matomena Christouyena (.Une Nuit 
au Paradis ), Vaptistikos, Stravoxylo, Fataoulas, 
Une Mère dans la Bourbe, Le Pain Amer et 
Zaira. 

Actuellement, la Millas Films prépare deux 
films dramatiques ; Le Vent de la Haine, avec 
Smaroula Youli et Maria Lembesi avec Sofia 
Vembo. Ces films seront tournés en Egypte. 

Nicolas Athanassiadis. 


LA CTNEMATOGRAPHiE FRANÇAISE 

NOUVELLES REGIONALES 


MARSEILLE 


NICE 


D'UNE ANNÉE A L'AUTRE 

Marseille, 51* semaine : 

Entrées Recettes 


En 1948 
En 1949 
En 1950 
En 1951 
En 1952 


117.789 15.699.840 

156.826 14.513.180 

143.470 15.357.735 

139.903 19.416.255 

144.925 20.540.330 


Semaine du 10 au 16 décembre 1952 
Agence Matrimoniale, tandem « Pathé »-« Palace- 
Cinévog » : 2.905.830 fr., 19.533 entrées ; Mariage 
Royal, tandem « Hollywood »-« Studio » : 2.788.420 
francs, 18.839 entrées ; La Dame et le Toréador, 
tandem « Rex »-« Le Français » : 2.757.860 fr.. 18.002 
entrées Les Femmes sont des Anges, tandem 
« Capitole »-•< Rialto » : 2.099.010 fr., 13.579 en- 
trées ; Le Curé de Saint-Amour. « Noailles » 
1.029.450 fr., 6.863 entrées Corsaires d’Afrique 
(V.O.), » Etoile » : 824.280 fr., 7.609 entrées ; Le 
Rebelle de Naples. » Club » : 704.395 fr., 5.885 en- 
trées. Parmi les continuations notons ; Anna (2° 
semaine), tandem « Odéon, »-« Majestic » : 2.643.110 
francs, 17.071 entrées (totaux à ce jour : 7.448.200 fr. 
et 48.025 entrées) ; Le Fruit Défendu (l r » semai- 
ne). tandem « Ruhl »-« Variétés », (2 semaines), 
tandem •< Rex »-« Le Français » : 1.581.955 fr.. 
10.681 entrées (totaux à ce jour : 11.838.300 fr. et 
77.220 entrées) ; La Minute de Vérité (l re semaine), 
>< Meilhan », après 2 semaines au tandem « Odéon »- 
« Majestic » : 603.900 fr., 4.026 entrées (totaux à 
ce jour : 8.816.380 fr. et 65.813 entrées) ; Les Af- 
fameurs (3» semaine), « Caméra » : 776.495 fr.. 
6.496 entrées (totaux à ce jour : 4.383.890 fr., 29.862 
entrées) ; Les Deux Vérités (3° semaine) ; 791.910 
francs, 5.679 entrées (totaux à ce jour : 4.073.250 fr., 
28.007 entrées). Parmi les principales reprises, si- 
gnalons : Le Chevalier sans Loi, « Clnéac-Belsun- 
ce » : 701.680 fr., 7.858 entrées ; Tanger, « Ecran » ; 
329.035 fr., 2.804 entrées. 


Semaine du 17 au 23 décembre 1952 
Violettes Impériales, première semaine, au tan- 
dem « Rex »-« Le Français » : 7.523.055 fr., 36.992 
entrées (prix des places portés à 200, 225, 250 fr.) ; 
Le Choc des Mondes, au tandem .« Pathé-Palace »- 
« Cinévog » : 3.120.190 fr., 21.338 entrées ; Dans la 
Gueule du Loup, au tandem « Odéon »-« Majestic » : 
2.765.590 fr., 17.898 entrées ; Le Mur du Son, au 
tandem « Capitole »-« Rialto » : 2.578.620 fr., 16.595 
entrées ; Le Chevalier de la Révolte, au tandem 
« Hollywood »-« Studio » : 1.841.430 fr., 12.695 en- 
trées ; Feu sur le Gang (V.O.). à l’« Etoile » : 
574.300 fr., 5.295 entrées; Le Loup-Garou (V.O.), 
au « Caméra » : 443.625 fr., 3.756 entrées. 

Parmi les continuations, notons : Le Fruit dé- 
fendu, en deuxième semaine, au tandem « Ruhl »- 
« Variétés » : 1.101.550 fr., 7.432 entrées (totaux 
à ce jour : 12.440.010 fr. et 84.652 entrées) ; Les 
Belles de Nuit, cinquième semaine, au ■< Meilhan » : 
679.500 fr., 4.530 entrées (totaux à ce joui- : 9.074.450 
francs et 66.812 entrées) ; Mariage Royal, troisième 
semaine, au « Club » : 511.075 fr., 4.238 entrées 
(totaux à ce jour : 3.299.495 fr. et 23.077 entrées) ; 
Le Curé de Saint-Amour, deuxième semaine, au 
« Noailles » : 822.300 fr., 5.482 entrées (totaux à 
ce jour : 1.851.750 fr. et 12.335 entrées). 

Parmi les principales reprises, relevons r. Jeux 
Interdits, au « Phocéac » : 573.940 fr., 4.237 entrées ; 
L’Ue de la Destinée, au « Cinéac »-« Belsunce » : 
674.080 fr., 7.582 entrées ; Dillinger, à l’« Ecran » : 
403.830 fr., 3.438 entrées. 

♦ Les présentations Fox-Europa, déjà annoncées, 
comporteront les films ci-après : 26 janvier, au 
« Capitole » : Les Misérables, et à « La Plane » : 
La Fille Farouche’; le 27, au •< Capitole » : Les 
Neiges du Kilimandjaro et à « Minuit » : Le Gau- 
cho » ; le 28, au « Capitole » : La Dernière Flèche ; 
le 29, au « Capitole » : Chérie, je me sens rajeunir. 

♦ M. Gamet, qui dirigea durant de longues années 
la Société Gametfilms, vient de prendre la direc- 
tion de l’agence « Interfilms », dont les bureaux 
sont 8. rue de la République, tél. : COLbert 60-94. 
Parmi les films actuellement en distribution, ci- 
tons : Varsovie. Ville indomptée ; Désir d’Amour, 
Deuxième Bureau contre Kommandantur, Le Drame 
de Shanghaï, L’Esclave Blanche. Arènes Joyeuses, 
Les Pompiers chez les Pin-Up, Comment, j’ai dé- 
couvert l'Amérique, la Chauve-Souris, etc. 

VENCE 


♦ M. Maillet qui, depuis de nombreuses années, 
dirigeait à Venee les cinémas « Casino » et « Al- 
hambra », comptant 350 et 400 places, vient de 
céder ses salles à M. Gabriel Raybaut. 


DOJNE ANNÉE A L'AUTRE 

Nice, 51» semaine : 

Entrées Recettes 

En 1950 72.254 7.350.795 

En 1951 67.771 9.108.425 

En 1952 67.182 10.899.375 

Semaine du 17 au 23 décembre 1952 

La Manon des Sources, tandem « Paris-Palace »- 
“ Mondial » (prix des places : 250 et 300 fr.) 
3.993.600 fr., 15.540 entrées ; Les Evasions du Capi- 
taine Blood, tandem « Casino »-« Fémina »-*< Rial- 
to » : 1.668.120 fr., 10.923 entrées ; Procès au Vati- 
can, tridem <> Excelsior »-« Forum »-.< Royal » : 
1.011.000, 6.976 entrées; Rome-ParLs-Rome, tandem 
« Escurial »-« Vog » : 981.900 fr., 6.457 entrées. 
Parmi les continuations, notons : Le Petit Monde 
de Don Camillo (13* semaine) à l’« Olympia » : 
308.710 fr., 2.024 entrées (totaux à ce jour, y com- 
pris la première sortie : 20.687.940 fr. et 120.619 en- 
trées) ; Anna, en 4" semaine aux » Variétés » : 
719.490 fr., 4.488 entrées (totaux à ce jour : 6.529.050 
francs et 40.453 entrées) ; Mon Frère a peur des 
Femmes, en 2» semaine au tridem « Hollywood »- 
« Politéama »-« Studio » : 34.971.465 fr., 6.349 en- 
trées (totaux à ce jour : 3.132.825 fr. et 20.571 en- 
trées) ; Le Fils de Personne (3° semaine) au » Ciu- 
ny » : 479.720 fr., 3.210 entrées (totaux à ce jour ; 
2.136.625 fr. et 14.046 entrées) ; La Danseuse Nue 
(4° semaine) au « Ritz » : 158.950 fr., 1.177 entrées 
(totaux à ce jour ; 1.764.820 fr. et 11.579 entrées) ; 
Des Hommes qu’on appelle Sauvages (2* semaine) 
au •< Windsor » : 344.400 fr., 2.296 entrées (totaux 
à ce joui- : 771.450 fr. et 5.143 entrées). Parmi les 
reprises, relevons entre autres : Malou de Mont- 
martre, au « Central » : 174.610 fr., 1.501 entrées; 
Justice est faite au « Cinémonde » : 121.450 fi-., 
1.217 entrées ; Tête Folle à l’« Esplanade » : 115.280 
francs, 11.133 entrées. Quant à <- Clnéac-Nice-Ma- 
tin », il a totalisé 567.120 fr. et 9.452 entrées. 

Semaine du 24 au 30 décembre 1952 

Le Plus Heureux des Hommes, au tridem Ex- 
celsior »-« Forum »-« Royal » : 2.897.645 fr., 18.623 
enrées ; La Reine de Saba, au tandem « Escurial »- 
" Vog » : 2.403.835 fr., 15.626 entrées, établissant 
le record de recettes et d’entrées du ■■ Vog », avec 
742.875 fr. et 4.988 entrées ; Deux de l'Escadrille, 
au tridem « Casino »-« Fémina »->■ Rialto » : 
1.917.680 fi'., 12.517 entrées ; Les Pirates de la Flo- 
ride. au tridem « Hollywood »-« Politéama »-« Stu- 
dio-34 » : 1.584.895 fr. 10.427 entrées; Plédalu fait 
des Miracles, aux « Variétés » : 1.394.190 fr., 9.688 
entrées ; Ça, c’est du Cinéma, au « Cinéac » : 755820 
francs, 12.597 entrées. 

Parmi les continuations, notons Manon des 
Sources, en deuxième semaine, au tandem « Paris- 
Palace »-« Gaumont-Mondial » : 4.558.500 fr., 17.779 
entrées, totalisant à ce jour ; 8.552.100 fr. et 33.318 
entrées (Drix des places : 250 et 300 fr.) ; Anna 
cinquième semaine, au tandem « Capitole »-« Clu- 
ny » : 1.657.260 fr., 11.241 entrées (totaux à ce jour 
8.286.310 fr. et 51s694 entrées, établissant les record, 
de recettes et d’entrées de ces deux salles) ; Les 
Evasions du Capitaine Blood. quatrième semaine, 
à l’« Olympia » : 487.470 fr., 3.169 entrées (totaux 
à ce jour : 2.145.590 fr. et 14.092 entrés) ; Des Hom- 
mes qu’on appelle sauvages, troisième semaine, au 
« Windsor » : 411.150 fr., 2.741 entrées (totaux à ce 
jour : 1.182.600 fr. et 7.884 entrées). 

Pour les principales deuxièmes visions, relevons : 
Le Grand Caruso, au « Central » : 849.690 fr., 6.926 
entrées, établissant le record de recettes et d’en- 
trées de cette salle ; L'Héroïque M. Boniface, au 
« Ritz » : 263.350 fr., 1.828 entrées ; La Maison 
Bonnadieu, au « Cinémonde » : 295.350 fr. 2.958 
entrées. 

♦ M. Dellavalle vient de prendre la direction de 
l’« Eden », la coquette salle du quartier Saint- Au- 
gustin, à Nice. Complètement rénovée, cette salle 
va, suivant une nouvelle formule d'exploitation, 
une suite de spectacles sélectionnés. 

♦ Deux films français viennent de sortir dans le 
Sud-Est, en première mondiale : Quitte ou Double, 
avec Zappy Max, à Nice, au tridem « Casino »- 
<■ Fémina »-« Rialto » et Le Dernier Robin des Bois, 
avec Roger Nicolas, à IV Olympia », de Cannes. 

♦ Le Bureau des Exploitants niçois a offert, le 
29 décembre, aux 144 enfants des employés des 
cinémas de Nice, une fête au « Paris-Palace », au 
cours de laquelle furent projetés, plusieurs dessins 
animés, suivis d’un spectacle de cirque. Des ca- 
deaux et des friandises furent offerts à chaque 
enfant par Mmes Henri Astrlc et Morettl, ainsi 
que par MM. Henry Astrlc, président, Charles Mo- 
retti et Semac. vice-présidents. — Paul-A. Bulsine. 



vcueiie a i écran. Avec son jeu 
simple et sincère, sa présence s'impose. Il devrait, 
apres ce début, ou aux côtés de Viviane Romance, 
il tient le premier rôle masculin, poursuivre une 
belle carrière cinématographique 


TOULON 

A Toulon, Dour la 49* semaine, il a été enregistre 
Entrées Recettes 
E n 1951 33.711 4.839.640 

En 1952 40.024 6.310.820 

A Toulon, pour la 50* semaine, il a été noté : 

Entrées Recettes 
En 1951 34.672 4.963.000 

En 1952 33.283 4.918.260 

Toulon, 51° semaine : 

En 1951 31.562 4.511.940 

En 1952 36.001 5.494.935 

Semaine du 17 au 23 décembre 1952 
'* C a sino » ; Violettes Impériales, première se- 
maine 2.696.380 fT„ 13.183 entrées (prix des places 
majorés) ; •> Fémina »: Les Belles de Nuit, deuxième 
semaine 670.540 fr., 4.304 entrées, totaux à ce 
jour : 2.617.715 fr., 16.775 entrées ; ■ Kursaal : Les 
Mines du Roi Salomon (reprise) : 358.720 fr.. 2.691 
entrées ; •< Rex » : Mara-Maru » : 1.105.620 fr.. 7.042 
entrées ; » Royal » : Les Hommes-Grenouilles 
784.585 fr., 5.077 entrées ; « Vox •> : Frontières Invi- 
sibles (reprise) : 251.475 fr., 1.681 entrées. 

Paul-A. Bulsine. 

TOULOUSE 

Semaine du 24 au 30 décembre 1952 
Pour la période des fêtes de Noël, les meilleurs 
rendements ont été : Ivanhoë, « Plaza ». première 
semaine : 21.522 entrées, 3.922.725 fr. (majoration 
exceptionn.) ; Manon des Sources, « Plaza », pre- 
mière semaine : 16.942 entrées, 3.332.600 fr. (majo- 
ration exceptionn.) ; Violettes Impériales, « Trlanon 
Palace », première semaine : 16.768 entrées 3.302.760 
francs (majoration excepticnn.) ; La Belle Aven- 
turière, <■ Variétés » : 12.144 entrées, 1.765.255 fr. ; 
Le Chevalier sans Loi. « Club » : 8.441 entrées. 
1.106.200 fr. ; Son Dernier Noël, ■ Français » : 6.734 
entrées. 705.740 fr. ; La Revanche d’Ali-Baba, « Rio ». 
deuxième semaine : 4.833 entrées, 699.900 fr. ; Le 
Jour où la, Terre s’arrêta (reprise), « Zlg-Zag » : 
4.743 entrées, 565.170 fr. ; Trois Artilleurs au Pen- 
sionnat (reprise), « Gallla » : 4.186 entrées. 500.460 
francs. 

♦ Un cinéma d'essai est né à Toulouse. C'est le 
Club des Critiques de la Presse cinématographi- 
que qui donnera, dans la salle du « Vox », le pre- 
mier lundi de chaque mois, des œuvres marquan- 
tes de l'écran. Le premier' film projeté sera 
Othello. d'Orscn Welles. — R. B, 

AVIGNON 

Une nouvelle salle, « Le Paris ", a été Inaugurée 
mardi soir 23 décembre, à Avignon. 

D'une capacité de 1.000 places environ, cette 
salle moderne tient son nom de sa décoration Inté- 
rieure. L'Obélisque, La Madeleine, le Panthéon, la 
Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe .etc., sont artistique- 
ment représentés sur les murs. 

Dirigé par M. Galton, « Le Paris » est la sep- 
tième salle existant dans notre bonne ville d'Avi- 
gnon dont la population est de 60.000 habitants. 

Pour sa première séance. « Le Paris » passait 
le dernier film de Marcel Pagnol, La Manon des 
Sources. Cette même semaine, « Le Capitole » 
affichait Mon Curé chez les Riches ; Le Pa- 
lace ». Les Aventures du Capitaine Wyatt*; « Le 
Rex » passait Californie en Flammes ; •> Le Rio », 
Brelan d'As ; « Le Vox », Fanfan la Tulipe et « Le 
Club », Les Trois Mousquetaires, — L. Jullian 






* 


LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


FRÉQUENTATION DES SALLES PARISIENNES D’EXCLUSIVITE 

(Les recettes sont communiquées à titre indicatif) 


NOUVELLES 


LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE ^ 

REGIONALES 


(suiiei 


NANTES 


FILMS 

et 

DISTRIBUTEURS 

SALLES 

Nombre de places 
Nombre de séance 

PRIX 

des 

PLACES 

SEMAINES 

DATES 

ENTREES 
de la semaini 

RECETTES 
de la 

SEMAINE 

TOTAL 

des entrées 

TOTAL 

des 

RECETTES 

Minimu 

Maximur 

depuis 1945 

m des entrées hebdomadaire^ | 

n des entrées hebdomadaires 

au cours de cette saison 
et de la dernière 

AU MEPRIS DES LOIS 

(Universal) (Technicolor) . 

CAMEO 

625 pl. - 35 s. 

250, 300 fr. 

1ère 

du 31 décembre 
au 6 janvier 

9.972 

2.464.680 



13.763 

3.040 

13.720 (Commando de la Mort) | 

3.850 

RITZ 

800 pl., 30 s. (6 j.) 

150, 180, 
200 fr. 

6.977 

1.939.110 



i 17.614 

2.583 

11.009 (Fauve en Liberté) 

3.993 

LES AVENTURES DU CAPITAINE 
WYATT 

(Technicolor) (Warner Bros.). 

AUBERT-PALACE 
676 pl. - 35 s. 

250 fr. 

3ème 

du 31 décembre 
au 6 janvier 

7.898 

1.973.040 

28.727 

7.179.860 

17.182 

2.541 

14.125 (Le plus Joli Péché du 
3.154 Monde) 


BIARRITZ 

628 pl. - 35 s. 

350 fr. 

7ème 

du 26 décembre 
au l rr janvier 

13.973 

4.890.500 

94.157 

23.483.600 

15.903 

N. C. 

15.903 (Belles de Nuit). 

N. C. 

(Fr.-It.) (Gaumont Dist.). 

MADELEINE .... 
782 pl. - 35 s. 

350 fr. 

18.382 

6.430.500 

117.878 

42.232.410 

22.832 

2.714 

19.622 (Belles de Nuit). 

4.920 

CARNAVAL AU TEXAS 

(Technicolor) (M.G.M.). 

MAX-LINDER . . . 

772 pl. - 35 s. 

180, 200. 

225 fr. 

2ème 

du 26 décembre 
au l or janvier 

6.889 

1.550.025 

15.387 

3.462.075 

N. C. 

N. C. 

12.081 (Dallas, Ville Frontière) 

1.131 

MOULIN-ROUGE 
1.680 pl. - 35 s. 

250 fr. 

10.959 

1.972.620 

24.845 

4.472.100 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

LES VEDETTES . 
505 pl, - 35 s. 

250 fr. 

3.810 

952.500 

8.170 

2.042.500 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

LES EVASIONS DU CAPITAINE 
BLOOD 

(Technicolor) (Columbia). 

ALHAM1ÏRA 

2.600 pl. - 28 s. 

200, 250, 

300 fr. 

1ère 

du 26 décembre 
au l ur janvier 

23.799 

6.362.255 



27.040 

3.668 

27.040 (Quand les Tambours | 

3.698 s’arrêteront) 

LA CIGALE 

1.088 pl. - 35 s. 

150, 180, 
200 fr. 

9.868 

1.804.000 



10.167 

N. C. 

10.077 (Princesse de Samar- 
4.784 cande) 

LA FEMME DU PLANTEUR 

(Victory Films). 

OLYMPIA 

1.862 pl. - 28 s. 

225, 250 fr. 

280 fr. 

1ère 

du 26 décembre 
au l or janvier 

21.176 

6.169.625 



N. C. 

N. C. 

21.176 (Femme du Planteur) 

N. C. 

LE PARIS 

981 pl. - 35 s. 

300. 350 fr. 
(V.O.) 

15.500 

4.853.900 



24.439 

2.350 

15.500 (Femme du Planteur) 

4.200 

LA FETE A HENRIETTE 

MARTGNAN 

1.670 pl. - 35 s. 

300, 350 fr. 

3ème 

du 31 décembre 
au 6 janvier 

13.770 

4.363.220 

47.516 

15.132.526 

40.444 

N. C. 

28.984 (KonTiki) 

6.173 

(Fr.) (Cinédis). 

MARIVAUX 

1.060 pl). - 35 s. 

300, 350 fr. 

12.482 

4.010.664 

39.088 

12.353.230 

35.696 

5.697 

23.696 (Messaline) 

5.285 

LA FUGUE DE MONSIEUR PERLE 

(Fr.) (Films R. Richebé). 

LE FRANÇAIS 
1.106 pl. - 35 s. 

350 fr. 

3ème 

26 déc. au l* r janv. 

14.540 

4.303.840 

39.500 

11.563.900 

21.313 

2.932 

19.656 (De l’Or en Barres) 

3.860 

LE GRAND CONCERT 

| (V.O.) (Sovcolor) (Ars Films). 

PAX-SEVRES 

1.399 pli - 23 s. 

200 fr. 

3ème 

•il déc. au 6 janv. 

16.184 

3.234.700 

52.747 

10.544.800 

N. C. 

N. C. 

20.461 (Le Grand Concert) 

N. C. 

HISTOIRE DE DETECTIVE 

(Paramount). 

ELYSEE 
528 pl. 

CINEMA 
- 35 s. 

300 fr. 
(V.O.) 

5ème 

26 déc. au 1 er janv. 

8.060 

2.334.400 

45.840 

13.216.600 

N. C. 

N. C. 

12.090 (Histoire de Détective). 
2.060 

L'HOMME TRANQUILLE 

(V.O.) (Technicolor) (Films F. Rivers). 

LE VENDOME . . . 
440 pl. - 28 s. 

350 fr. 

2ème 

31 déc. au 6 janv. 

4.290 

1.501.500 

9.190 

3.216.500 

10.160 

1.609 

10.160 (Los Olvidados) 

1.609 

IL EST MINUIT DOCTEUR SCHWEIT- 

ZER 

(Fr.) (Cocinor). 

GAUMONT-THE. . 
450 pl. - 35 s. 

200 fr. 

3ème 

du 31 décembre 
au 6 janvier 

9.172 

1.705.882 

25.772 

4.792.382 

11.513 

1.571 

10.198 (Il est Minuit Docteur 

2.179 Schweitzer) 

IL IMPORTE D'ETRE CONSTANT 

(V.O.) (Eagle Lion) (Technicolor). 

BROADWAY 

420 pl. - 35 s. 

150, 300 fr. 

1ère 

31 déc. au 6 janv. 

10.710 

3.153.750 



13.450 

2.640 

11.575 (Films en Reliefs) 

N. C. 

IVANHOË 

(Technicolor) (M.G.M.). 

BERLIT/ 

1.600 pl 

- 35 s. 

250, 300 fr. 

350 fr. 

2ème 

du 26 décembre 
au 1 er janvier 

27.560 

8.466.700 

54.110 

16.603.200 

30.320 

6.092 

30.320 (Le Petit Monde de Don 
7.390 Camillo) 

ÜOL1SEE 

732 pl. - 35 s. 
GAUMONT-PAL. 
4.670 pl. - 35 s. 

350 fr. 
(V.O.) 

250, 300, 

15.268 

71.067 

5.342.100 

30.635 

10.710.750 

19.412 

2.039 

19.649 (Le Petit Monde de Don! 

5.828 Camillo) 

17.400.600 

124.921 

30.551.780 

92.466 

10.611 

71.067 (Ivanhoë) 

1.921 

JEUX INTERDITS 

(Fr.) (Corona). 

PANTHEON 

353 pl. - 35 s. 

100, 180 fr. 

2ème 

31 déc. au 6 janv. 

6.980 

1.071.640 

14.949 

2.298.130 

7.969 

1.280 

7.969 (Jeux Interdits). 

1.280 

LIMELIGHT 

(V.O.) (Artistes Associés). 

LE RAIMU 

383 pl. - 28 s. 

350 fr. 

2ème 

16 déc. au l or janv. 

9.540 

2.862.000 

16.547 

4.964.100 

N. C. 

N. C. 

9.540 (Limelight). 

1.135 

L'OR DE LA NOUVELLE GUINEE 

(Technicolor) (Paramount). 

GEORGE 

600 pl. 

-V 

35 s. 

250. 300 fr. 
(V.O.) 

2ème 

du 26 décembre 
au l pr janvier 

4.769 

1.383.290 

9.189 

2.307.050 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

PARAMOUNT ... 
1.903 pl. - 42 s. 

150, 200, 
250, 300 fr. 

24.455 

5.566.462 

53.041 

12.068.010 

43.553 

8.296 

43.553 (Samson et Dalila) 

8.296 

PALAIS- 
1.667 p 

ROCHEC 

.. 35 s. 

190, 210, 

230 fr. 

11.615 

2.132.648 

26.032 

4.762.449 

27.715 

2.777 

22.718 (Samson et Dalila) 

2.777 

SELFCT- 

1.000 pl 

PATHE .. 

- 35 s. 

200, 250 fr. 

8.134 

1.543.240 

17.392 

3.311.140 

13.703 

2.229 

13.763 (Samson et Dalila) 

2.229 

LA REVANCHE D' ALI-BABA 

(Columbia). 

CAMEO 

625 pl., 

25 s. (5 j.) 

250, 300, 

2ème 

du 26 au 30 déc. 

3.692 

917.530 

8.957 

2.224.755 

13.763 

3.040 

13.720 (Commando de la Mort) 

3.850 

800 pl„ 

30 s. (6 j.) 

200 fr. 

5.017 

869.490 

12.905 

2.267.230 

17.614 

2.583 

11.009 (Le Fauve en Liberté) 

3.993 

UN ETE PRODIGIEUX 

(V.O.) (Agfacolor) (Procinex) . 

STUDIO- 
240 pl. 

3 

35 s. 

200 fr. 

2ème 

31 déc. au 6 janv. 

2.930 

559.630 

6.980 

1.351.630 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

VIOLETTES IMPERIALES 

NORMANDIE 

1-382 pl. - 35 s. 

250, 300, 

350 fr. 

3ème 

du 24 au 30 déc. 

17.757 

5.209.750 

41.993 

12.361.250 

N. C. 

N. C. 

30.093 (Limelight) . 

4.590 

(Fr.) (Gevacolor) (C.C.F.C.). 

îEX .... 
3.292 pl 

- 36 s. 

300, 350 fr. 

4ème 

1 déc. au 6 janv. 

32.412 

10.865.200 

148.670 

44.964.800 

80.081 

8.838 

54.973 (La Flèche et le Flam- 
8.838 beau) 


♦ Le mercredi 31 décembre, en soirée, a eu lieu 
l’inauguration du « Bretagne », 21. rue de Villebols- 
Mareuil. Cet établissement est l'œuvre de l'archi- 
tecte nantais Jean Maëder. Il contiendra, lorsqu'il 
sera complètement terminé, 730 places. Actuelle- 
ment, le balcon m'étant pas encore complètement 
mis en service, c'est seulement 504 fauteuils de 
Ciné-Sièges qu’il offre aux spectateurs. La cabine 
est équipée par Philips. Le chauffage est à air 
pulsé. Une scène de 8 m. 30 x 9 m. 50, avec fesse 
d'orchestre, permettra, en dehors du cinéma, d’or- 
ganiser des séances de musique et de théâtre. Le 
prix des places pour les deux séries de fauteuils 
d’orchestre est de 100 et 130 fr. Les représenta- 
tions ont lieu les jeudis, samedis et dimanches en 
soirées à 21 h. 45 et les matinées, le dimanche 
seulement, à 14 h. 15 et à lü h. 45. Le programme 
d'ouverture était composé du film, Cyrano de Ber- 
gerac. 

♦ Une soirée de gala, en faveur des Ailes brisées, 
aura lieu le mercredi 14 janvier, au « Katorza », 
avec le film, Il est Minuit Docteur Schweitzer. Au 
programme, un documentaire anglais sur les avions 
supersoniques et un 1 récital de piano, par Raymond 
Trouard, qui, dans le film, a doublé le Docteur 
Schweitzer. 

♦ Du 17 au 23 décembre. » Le Katorza », avec Les 
Hommes-Grenouilles, a réalisé 5.537 entrées et 851.910 
francs de recettes. Du 24 au 30, Les Aventures du 
Capitaine Wyatt ont fait 1.875.080 francs avec 12.345 
entrées. 

♦ A l’« Apollo », le film en Gevacolor, Violettes 
Impériales, obtient un. succès sans précédent. Une 
foule de spectateurs fait chaque jour la queue 
devant les gujehets bien avant l'heure des repré- 
sentations. 

♦ Le succès d'Ivanhoë, qui passe actuellement, en 
tandem, à l’« Olympia » et au « Studio », s’an- 
nonce comme devant dépasser celui de Manon des 
Sources, qui a fait de bonnes recettes pendant, les 
fêtes de Noël. 


SAINT-NAZAIRE 


♦ Depuis l’ouverture du « Normandie », M. Gaëtan 
Lagrange, est très satisfait du rendement des films 
projetés dans son établissement. La moyenne est 
bonne, comme on peut en juger. En trois jours, 
Monsieur Taxi a réalisé la somme de 382.970 fr. 
Pour la même période. Le Garçon Sauvage a fait 
388.990 fr. Massacre en Dentelles, également pour 
trois jours 362.700 fr. Le dernier en date : Ma 
Femme est formidable, passé pour le Nouvel An, 
avait réalisé, du vendredi au dimanche soir la 
somme de 437.950 fi'. 

Prochains programmes : Brelan d'As et Rendez- 
ous à Grenade. 

♦ M. Vacossalnt, fils du directeur des « Variétés », 
à Coueron (Loire-Inférieure), a été nommé direc- 
teur de l'agence de Nantes de la Warner Bros. 
First National, en remplacement de M. Guy Col- 
llard, démissionnaire. 


RENNES 


♦ La première sortie du film. Violettes Impériales, 
en Bretagne, a eu lieu au « Royal », le vendredi 
19 décembre. Dès le premier joui-, la foule s'est 
littéralement ruée dans ce magnifique établisse- 
ment rennais. Un détail à signaler : le « Royal », 
'ouvrant sa location que le jour de la représenta- 
tion, la veille de Noël, les spectateurs prirent 
place, derrière les grilles du cinéma aux premières 


Ce grand film français, qui a la faveur du public, 
îst sorti pour la Noël, au « Celtic », de Brest et 
jour le Nouvel An, à l'« Odet-Palace », à Quim- 


Au <• Français », le film, Ils sont dans les Vignes, 

remporté un très vif succès. 

Au « Sélect » : « Nous irons à Monte-Carlo, en 
reprise, a fait de bonnes recettes. 

Au « Club », en tandem avec « La-Tour-d’Auver- 
ne ». le film, Ivanhoë a obtenu le même succès 
ue Samson et Dalila. 

A l'« Excelsior » : Tambour battant a tenu une 
■ès bonne place dams ce concert de bons films, 


Au 


Celtic » : Son Dernier Noël, avec Tino Rossi, 
rivalisé de succès avec les autres productions. 


LILLE 


Semaine du 17 ; 
L'exploitatioi 


i 23 décembre 1952 


lilloise s'est-elle réservée povu i», 
fêtes de fin d'année ? Nous le pensons, car i 
programmes à l'affiche des spectacles cette « 
marne ne contenaient pas de productions de cl a «e 
Aussi c'est, à notre avis, la raison d'une nouvel 
baisse dans le rendement des salles de premipp! 
vision qui se chiffre par une diminution de 1 -iS 
entrées et de 260.490 fr. sur les recettes, ramena», 
le bilan à 8.347.930 fr. de recettes pour 62 991 
trées. ' en ' 


Cinéchic » 


Police des Mœurs, film réaliste 
1.174.120 fr„ 8.868 entrées. 

Deux de l'Escadrille, comédie d'aventures de M au J 
i ''° t A hrA „ Le Régent » : 969.280 fr., 7.597 e J 


rice Labro, 
trées. 

Les Pirates de la Floride, western en technicoloJ 
« Clnéac » : 920.940 fr., 7.396 entrées. J 

La Régulière... et l'Autre (Rome-Paris-Rome), Co J 
médie de Luigi Zampa, « Familia » : 888 070 
6.528 entrées. 

Un Américain à Paris (2" vision) : film à grandd 
mise en scène en technicolor de Vmcente MinollJ 
■< BelleVue » : 886.160 fr. 6.618 entrées. | 

Le Rideau Rouge, drame d'André Barsacq ca 
méo » : 814.620 fr., 6.160 entrées. 

Plume au Vent (2» semaine), opérette filmée de 
Louis Cuny, « Lilac » : 581.610 fr., 4.483 entrée* 
termine sa carrière : 2.227.030 fr„ 16.733 entréS 
TW voin» comédie musicale de Invüi» 

> : 520.610 fr., 3.904 entrées. 
Semaine du 24 , 


Une Veine de. 
Cummings, ■< Rexy 


30 décembre 1952 

La dernière semaine de décembre, grâce 
fête de Noël, a été remarquable. 

En effet, les salles lilloises d’exclusivité qui, de- 
puis trois semaines, étaient en * sommeil » se -ont 
réveillées brusquement, battant tous les record- c 
l'année, recettes et entrées, totalisant 100.517 
trées pour 14.521.985 fr. de recettes. 

Il est vrai que cette dernière semaine de l’anj 
était placée sous le signe de •. l’embarra; du 
choix * : 3 films d'aventures, 4 comédies dont i 
musicale et un mélodrame, avec Tino Rossi. 

Ont obtenu dans l'ordre de rendement : 

Ivanhoë, film d'aventures en technicolor do Ri- 
chard Thorpe, au « Capitole » : 3.929.785 fr., ,?7.7H 
entrées (2» semaine en cours). A signaler que le 
prix des places avait été majoré et porté à 200, 


180, 150 fr. 

Le plus heureux des Hommes, comédie sa 1 1 • : . 
d'Yves Clampi, avec Fernand Gravey, tandem 
•• Caméo »-« Bellevue » : 2.934.830 fr.. 20.80 
trées. 

Tambour battant, comédie musicale de G. Comj 
bet. avec Jacques Hélian et son orchestre, 

« Cinéac » : 1.997.395 fr., 15.113 entrées (2 e semaine 


en cours). 

L'Or de la Nouvelle-Guinée, film d'avej 
exotiques en technicolor de Lewis Fcster, 
milia » : 1.331.215 £r„ 9.578 entrées. 

Son Dernier Noël, mélodrame de J. -B. Normal* 
avec Tino Rossi, « Lilac » : 1.278.660 fr., 9.671) e 
trées. 

Au Mépris des Lois, film d'aventure6 au F« 
West en Technicolor de George Sherman, • In 
chic » : 1.212.300 fr.. 9.053 entrées. 

Chérie, je me sens rajeunir, comédie américaine, 
« Rexy » : 1.113.400 fr., 8.219 entrées. 

Deux de l’Escadrille, film comique de Maurice 
724.400 fr.. 5.369 entré» 


VALENCIENNES 


Période du 23 décembre 1952 au l (,r janvier I9U 

Pour fêter le troisième anniversaire de la 
verture du « Colisée » et à l’occasion des 'êta 
doubles de Noël et du Nouvel An, la Direction 
de cet établissement a offert à sa clientèle, 
exclusivité pour la région du Nord, le film fie R- 
Pottier, Violettes Impériales. 

‘Cette somptueusie production on Gevaco 1 
attiré un très vaste et très nombreux public. U 
nombre des entrées s'est élevé, pour l'ensembU 
des dix jours, à 25.056 pour une recette de 4.1:. U# 
francs. 

Ce sont les records d'entrées et de recettes at- 
teints depuis trois ans par cette salle qui a pr( nt( 
un spectacle d'une qualité et d'une facture excep* 
tionnelles, 


LA ciNÉMATOGRAPMÎE FRANÇAISE j|^ 


CRITIQUES DES FILMS 


l 


10 Janvier 1953 


i 


LES 


AMANTS DE L'ENFER 

(G.) 

(Force of Arms) 

Drame psychologique et d’action 
(100 min,.) 

(V.O.) 


a 


ELLE ET MOI (G.) 

Comédie gaie (101 min.) 


Origine : Française. 

Prod. : J. Roitfeld-Sirius, 1952 
Réal. : Guy Lefranc. 

Auteurs : Jean Duché ; adapt. de J. 
Duché, M. Audiard et G. Lefranc ; 
dial, de M. Audiard et J. Duché. 
Chef-Opérateur : Louis Page. 

Musique : Paul Misraki. 

Décors : Robert Clavel. 

Dir. de Prod. : Vladimir Roitfeld. 
Montage : Monique Kirsanoff. 
Chef-Opérateur du Son : Jean Rieul. 
Interprètes : François Périer, Dany 
Robin, Jean Carmet. J. Gauthier, N. 
Rcquevert, P. Faivre, S. Courtal, 
M. Nastorg, S. Guémard. 

Premières représentations (Nice) : 6 
novembre 1952 ; (Paris) : 31 décem- 
bre 1952. 


CARACTERE. — Une abondance de 
gags et conjonctures fantaisistes font 
de cette comédie une suite quasi in- 
interrompue de situations comiques ou 
burlesques. L’idée, fort drôle, est dé- 
veloppée à un rythme accéléré, ne 
laissant aucun répit. Le succès de rire 
est certain, tant par la valeur de la 
réalisation que par l’interprétation do- 
minée par François Périer et Dany 
Robin, ainsi que Noël Roquevert et 
Jean Carmet, dont les créations dé- 
bordent d’humour, de fantaisie et de 
pittoresque. 

; SCENARIO. — Jean Montaigu 
'(François Périer), célibataire en- 
idurci, est, malgré sa résistance, 
épousé par Juliette Capulet (Dany 
|Robin). A la recherche d’un loge- 
; ment, après une cabine dans une 
péniche, ils trouvent à se loger chez 
un original, M. Belhomme (Noël 
i Roquevert). Les fantaisies de Ju- 
liette rendent Belhomme fou. In- 
terné, ils disposent de toute sa villa, 
!où Gaston (Jean Carmet) , ami de 
ji Jean, vit à leur crochet. Tout ceci 
il donne naissance à de nouvelles com- 
plications, qui mènent Jean au bord 
de la ruine. Juliette promet d’être 
«plus raisonnable, mais... 

! REALISATION. — Dans un style 
de comédie, frisant le burlesque, évo- 
luant en pleine fantaisie, se complai- 
sant dans le pittoresque, Guy Lefranc 
donne cie la rapidité à sa réalisation. 
L’enchaînement des situations accu- 
mule gags sur gags avec une trop 
grande richesse. Nombreux déccrs, 
images bien éclairées, musique allègre, 
texte spirituel étayent cette amusante 
comédie. 

INTERPRETATION. — Dany Robin, 
mutine, fantaisiste, débordant de vie, 
bouleverse tout ce qui l’entoure ou 
l’approche avec toute la candeur et 
la naïveté de la jeunesse. François 
Périer, mari qui se croit encore céli- 
bataire, supporte avec sang-froid et 
un renoncement teinté de fantaisie, 
les nombreux et divers cataclysmes 
naissant sur les pas de son atomique 
épouse. Noël Roquevert en vieux gar- 
çon original, fait une création pleine 
de drôlerie. Jean Carmet, pique-as- 
siette impénitent et susceptible, est 
intelligent et sobre. Jacqueline Gau- 
thier a de la classe et des réparties 
vives, alliées à de l’élégance et du 
charme. — P.-A. B. 


LA REINE DE S AB A (G.) 

(La Regina de Saba) 
Aventure b.bl que (112 min.) 
(V.O.-D.) 


Origine : Italienne. 

Prod. : Mario Francisci-Oro Films, 
1952. 

Réal, : Pietro Francisci. 

Auteurs : Scén. de P. Francisci, Des- 
saro, G. Graziozi; adapt. de P. Fran- 
cisci, L. Novarese, Dessaro et G. 
Graziozi. 

Chef-Operateur : Mario Montuori. 

Musique : Lino Rota. 

Décors : Giuiio Bongini. 

Dir. de Prod. : Carlo Bessi. 

Interprètes : Gino Cervi, Leonora 
Ruffo, Gin-o Leurini, Marina Berti, 
Mario Ferrari, Isa Pola, Franco 
Silva, F. Mammi, F. Tamantini, N. 
Dover, U. Silvestri, D. Gray, A. Fio- 
relli. 

Présentation corporative (Paris) : 19 
décembre 1952. 


CARACTERE. — Basé sur la lé- 
gende biblique bien connue. L’intrigue 
amoureuse se déroule dans de très 
vastes détors avec une grande richesse 
de costumes et une figuration très 
nombreuse. Les combats spectacu.ai- 
res de ces temps primitifs sont un des 
éléments attractifs du film ainsi qu’une 
riche interprétation, comprenant la 
grande vedette Gino Cervi et un 
groupe de très jolies femmes ayant à 
leur tête Leonora Ruffo, qui incarne 
la reine Balkis. 

SCENARIO. — Afin de découvrir 
les intrigues qui se trament au 
royaume de Saba, le roi Salomon 
(G. Cervi), envoie son fils Roboam 
(G. Leurini), sous une fausse iden- 
tité, se rendre compte de ce qui se 
prépare. A son arrivée, Roboam est 
séduit par la beauté de Balkis (L. 
Ruffo), fille du roi qui, de son côté, 
n’est pas insensible à ses charmes. 
Le roi meurt et Balkis, sacrée reine, 
doit faire vœu de chasteté devant 
le grand-prêtre. Roboam s’enfuit, 
sa véritable identité ayant été dé- 
couverte, et Balkis, à la tête de ses 
troupes, assiège Jérusalem. Elle est 
faite prisonnière après sa défaite et, 
déliée de son serment, pourra épou- 
ser Roboam. 

REALISATION. — Très bon travail 
technique démontrant l’autorité du 
metteur en scène dans l’art de ma- 
nier les grandes masses. Production 
soignée, dans laquelle rien n’a été 
épargné pour donner une impression 
de fastes et de grandeur. Une course 
de chevaux, l’attaque de Jérusalem 
et le bain de la princesse, sont les 
plus belles scènes du film. 

INTERPRETATION.— Leonora Ruffo 
fort belle, a une très j-olie prestance 
et atteint à la grandeur dans le rôle 
de Balkis. Gino Cervi joue avec une 
sobre dignité le personnage biblique 
du roi Salomon, à la proverbiale sa- 
gesse. G. Leurini, jeune, beau et dy- 
namique, incarne avec adresse le rôle 
de Roboam. — G. T. 


RAID SECRET (G.) 

(Target Ucknown) 

Comédie dramatique (84 min.) 

(V.O.) 

Origine : Américaine. 

Prod. : Audrey Schenck, 1951 
Réal. : George Sherman. 

Auteur : Harold Medfcrd. 
Chef-Opérateur : Maury Gertsman. 
Musique : Joseph Gershenson. 

Décors : B. Herzbrun, H. Brown. 
Conseiller technique : Cpt. George J. 
Schweizer. 

Montage : Frank Gross, 
Chefs-Opérateurs du Son : L. I. Ca- 
rey, R. Pritchard. 

Interprètes : Mark Stevens, Alex Ni- 
col, Robert Douglas, D. Taylor, G. 
Young, J. Holden, S. Dalbert, M. 
Gatica, J. Best, R. Carlyle. 
Premières représentations (Nice) : 16 
avril 1952 ; (Paris) : 2 janvier 1953. 

CARACTERE. — Suite d’aventures 
fort intéressantes se déroulant derrière 
les ligues ennemies, montrant comment 
les Services de renseignements « pom- 
pent » des informations du plus haut 
intérêt en comparant, recoupant, grou- 
pant les réponses des prisonniers. Ce 
côté de la guerre et des activités des 
S. R. est fort bien amené, culminant 
en une évasion palpitante où l’aide des 
Résistants français est mise en valeur. 
Bon film montrant la guerre sous un 
aspect peu connu du grand publie, 
qu’il intéressera. 

SCENARIO. — Abattus derrière 
les lignes allemandes, le Capitaine 
Jerome Stevens (Mark Stevens), le 
Lieutenant Webster (Don Taylor), 
le Sergent Al Mitchell (Alex Nicol), 
sont faits prisonniers. Les habiles 
questions du Colonel Von Broeck 
(Robert Douglas), les amènent, à 
leur insu, à dévoiler un raid sur un 
dépôt de carburant à Cambrai. Ste- 
vens, durant leur transport vers un 
camp en Allemagne, parvient, avec 
Webster à s’évader, tandis que Mit- 
chell est tué. Grâce à l’appui des 
Résistants français, ils parviennent 
à indiquer où se trouve le nouveau 
dépôt de carburant qui sera entiè- 
rement détruit lors d’un raid im- 
portant. 

REALISATION. — Usant d’une ex- 
cellente documentation, George Sher- 
man a bâti une suite d’aventures où 
la ruse se heurte à la perspicacité, où 
l’intelligence lutte contre la réticence. 
La partie spectaculaire est réalisée 
avec de grands moyens. La reconstitu- 
tion d’une petite ville française est 
telle qui peuvent la concevoir des 
Américains. Une excellente chanson, 
en français, est à noter. 

INTERPRETATION. — La sobriété 
comme la simplicité forment les notes 
dominantes du jeu des acteurs qui, 
tous, vivent leurs rôles avec un par- 
fait naturel et un réalisme du meil- 
leur aloi. L’absence de vedettes con- 
nues est largement compensée par la 
qualité des protagonistes et par l’ho- 
mogénéité de l’ensemble de l’interpré- 
tation. — P.-A. B. 


Origine : Américaine. 

Prod. : Anthony Veiller, 1951. 

Réal. : Michael Curtiz. 

Auteurs: Scén. de O. Jahnings, d’après 
l’oeuvre de R. TregaskiS ; dial de N. 
Stuart. 

Chef-Opérateur : Ted McCord. 
Musique : Max Steiner. 

Dir. artistique : Owen Marks. 
Conseillers techniques : Capt. J. J. 

Atieri et Serg. W. J. Crawford. 
Chef-Opérateur du Son : Stanley Jo- 
nes. 

Interprètes : William Holden, Nancy 
Oison, Frank Lovejoy, G. Evans, D. 
Wesson, P. Picemi, K, Warren, R. 
Ford, R. Hagerthy, M. Siletti. 
Première représentation, (Paris) : 26 
décembre 1952. 


CARACTERE. • — Intéressant film 
américain, mettant l’accent sur un 
drame sentimental né pendant la 
guerre entre un combattant et une 
W.A.C. Ce film, qui constitue un ré- 
quisitoire contre la Guerre, est iLns- 
tré de belles séquences d’action dont 
beaucoup sont authentiques. V. O. seu- 
lement, 

SCENARIO. — Décembre 1943. 
Au repos à l’arrière du front, en 
Italie, le l ieutenant Peter son (W. 
Holden) , fait la connaissance d’Elea- 
nor MacKay (N. Oison), lieutenant 
W.A.C . , dont le fiancé vient d’être 
tué. Eleanor, qui. refuse longtemps 
le flirt, finit par deviner la sincé- 
rité des sentiments de Peterson et 
accepte de l’épouser à sa prochaine 
permission. Cependant, Peterson se 
sent responsable de la mort de son 
commandant et d’un homme de son 
bataillon, bien que la situation était 
à ce moment désespérée; et bien 
qu’il soit inapte à la suite d’une 
blessure, Peterson décide de re- 
tourner au front après son mariage. 
Un jour, Peterson est porté disparu. 
Eleanor ne veut pas croire à la ter- 
rible nouvelle et part pour le front, 
bien qu’attendant un bébé. Après 
une marche harassante, elle arrivera 
à Rome où son mari lui avait donné 
rendez-vous avant sa disparition et 
c’est là, folle de joie, qu’elle le re- 
trouvera blessé, parmi les prison- 
niers libérés. 

REALISTAION. — Traité sobrement 
dans un esprit anti-belliciste, ce film 
pose avec acuité le problème de la 
Guerre et dù bonheur conjugal. Cha- 
que scène porte et celles relatant des 
faits de guerre ont été réalisées avec 
un parfait souci d’objectivité ; elles 
s'harmonisent parfaitement avec les 
documents authentiques qu’il est dif- 
ficile de distinguer de l’ensemble. 

INTERPRETATION. — Sobre et 
juste. Malgré la présence de nombreux 
rôles secondaires qui font corps avec 
l’action, celle-ci se circonscrit autour 
des deux principaux personnages 
qu’interprètent avec une conviction 
sincère William Holden et Nancy Oi- 
son. Tous deux forment un couple at- 
tachant et émouvant. — P. R. 


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LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 



★ ★★★ ★★★★ 

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* CARMINE GALLONE * 


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FRANCO- ITALIENNE 


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★ ★★★★★★★ ★★★★★★★★ 


CRITIQUES DES FILMS 

$ — 10 Janvier 1953 ^ 


SCARAMOUCHE (G.) 

Film d’aventures historiques 

(110 min.) 

Technicolor 

(V.O.-D.) 

Origine : Américaine. 

Prod. : Carey Wilson, 1952. 

Réal. : George Sidney. 

Auteurs : Scén. de R. Millar et Froe- 

schel. 

Chef-Opérateur : Charles Rosher. 
Musique : Victor Young. 

Décors : Ed. B. Willis, R. Pesserle. 
Montage : Peter Ballbusch. 
Interprètes : Stewart Granger, Janet 

Leigh, Eleanor Parker, M; Ferrer, 

R. Anderson. 

Présentation corporative (Paris) : 9 

décembre 1952. 

CARACTERE. — Toutes les qualités 
des meilleurs films de cape et d'épée : 
intrigue ingénieuse fourmillant de re- 
bondissements, action dynamique et 
spectaculaire, riches décors et costu- 
mes somptueux, figuration très nom- 
breuse se trouvent réunis ici. Une 
mention spéciale est à accorder aux 
duels qui, par leur qualité, leurs trou- 
vailles, leur importance, leur mouve- 
ment, arrivent à surclasser les meil- 
leurs moments des Trois Mousquetai- 
res (du même réalisateur). Cette ex- 
cellente production est bien interpré- 
tée par Stewart Granger, agile Sca- 
ramouche, Eleanor Parker, Janet 
Leigh et aussi par l’extraordinaire 
Mel Ferrer, qui est vraiment la révé- 
lation du film. 

SCENARIO. — André (S. Gran- 
ger), est le fidèle ami de Philippe 
qui, sous un nom d’emprunt, fait 
circuler des pamphlets révolution- 
naires. Traqués, les jeunes gens 
fuient et tombent par hasard sur 
Noël de Maine (M. Ferrer), mar- 
quis et cousin de la reine. De Maine, 
duelliste sans rival, tue le malheu- 
reux Philippe. André, après avoir 
promis à de Maine de le venger, 
réussit à s’échapper. Porusuivi, il 
prend la personnalité d’un mime 
de province, Scaramouche, qui joue 
toujours sous un masque. Le succès 
grandissant du nouveau Scaramou- 
che l’amène à Paris en compagnie 
de sa partenaire et amie, Leonore 
(Eleanor Parker). Puis il prend des 
leçons d’escrime du propre maître 
d’armes de de Maine. Il provoque 
son ennemi, mais sa science de l’es- 
crime est encore trop jeune et ne 
doit la vie qu’à l’intervention de la 
fiancée de de Maine, Aline (J. 
Leigh), qu’il aime et dont il est 
aimé. Après de nouvelles leçons, 
André, enfin supérieur, bat son ad- 
versaire mais, à son corps défen- 
dant, lui fait grâce de la vie. Il ap- 
prend alors que, bâtard du duc de 
Maine, il est le frère de Noël : la 
vo : x du sang l’a empêché d’être in- 
volontairement fratricide. Abandon- 
nant sa vengeance, il rejoint Aline 
et l’épouse. 

REALISATION. — Très riche en 
épisodes variés, en rebondissements 
imprévus, l’histoire est constamment 
attachante et se suit avec grand in- 
térêt. Elle est émaillée de scènes im- 
portantes qui vont des chevauchées- 
poursuites du début à l’extraordinaire 
duel final. Remarquablement réglé et 
varié, il se déroule dans tous les aî- 
tres d'un théâtre et utilise avec une 
débordante imagination tout ce que 
ce décor complexe permet pour fuir, 
feinter, ruser, sauter, esquiver à deux 
adversaires d’une similaire maîtrise 
et d'une souplesse égale. 

INTERPRETATION. — Stewart 
Granger a beaucoup d’allant, de dé- 
cision et de faconde dans ce rôle de 
brillant aventurier. Il est entouré de 
jolies filles, dont l’altière Janet Leigh 
et la malicieuse Eleanor Parker. Tous 
sont fidèles à leur talent et à leur 
renommée. Le film nous propose aussi 
une découverte : Mel Ferrer. Cet ac- 
teur. qui fut avec intelligence et di- 
gnité le nègre-blanc de Frontières 
Invisibles et le toréador de Corrida 
de la Peur, est ici un duelliste éton- 
nant de souplesse, d’élégance, d'a- 
dresse (Ferrer est non seulement un 
acteur-écrivain-metteur en scène, il 


CHANTONS SOUS LA PLUIE 

(G.) 

(Singrn’ in the Rain) 

Comédie musicale (98 min.) 

Technicolor 
(V.O.-D.) 

Origine : Américaine. 

Prod. : Arthur Freed, 1952. 

Réal. : Gene Kelly et Stanley Donen. 
Auteurs : Scén. de A. Green et B. 

Comden. 

Chef-Opérateur : Harold Rosson. 
Musique : Nacio Herd Brown.. 

Décors : Ed. B. Willis, Jacques Mapes. 
Montage : Adrienne Fazan. 

Interprètes : Gene Kelly, Jean Hagen, 

Debbie Reynolds, D. O’Connor, M. 

Mitchell, C. Charisse. 

Présentation corporative (Paris) : 23 

décembre 1952. 

CARACTERE). — Cette luxueuse 
production en couleurs n'est pas seu- 
lement un film de music-hall riche et 
soigné, où danses et chansons, ryth- 
me et harmonie tiennent une place 
capitale. C’est aussi une amusante 
comédie qui se moque, avec d’ail- 
leurs plus de bonne humeur que 
méchanceté, de l’époque fastueuse ■ 
et uu peu ridicule du cinéma muet. 
Il a été réalisé et interprété, com- 
me ce fut le cas de Un Jour 
à New York, par le danseur ré- 
puté Gene Kelly. S’il nous présente 
une nouvelle et prometteuse vedette, 
la jolie Debbie Reynolds, il nous ré- 
vèle aussi un remarquable comédien- 
danseur - chanteur - fantaisiste Donald 
O’Connor, qui fut l'interprète de la 
série des Francis. 

SCENARIO. — Hollywood 1925. 
Don (G. Kelly) et Lina (J. Hagen), 
forment l e couple vedette le plus 
en vogue. Le premier film parlant 
vient de sortir et son triomphe re- 
présente la mort des films muets. 
Don et Lina doivent donc tourner 
leur premier film dialogué. Mais si 
Don s’adapte aisément au nouvel 
art, il n’en est pas de même de Lina 
lamentablement pourvue d’une voix 
de crécelle. Pour pallier cet incon- 
vénient, Lina est doublée par une 
jeune chanteuse, Katie (D. Rey- 
nolds), qu’aime Don. Furieuse de 
la place que la jeune fille a 
prise auprès de son partenaire, 
Lina veut condamner, par contrat, 
Katie à n’ëtre éternellement que 
sa doublure. Grâce à Don et à ses 
amis, tout s’arrange. Katie sera 
même la vedette féminine du pro- 
chain film, parlant, que Don tour- 
nera. I 

REALISATION. — Le film bénéficie 
d’une technique très souple, comme 
le prouve le grand ballet qui en cons- 
titue le clou. Cette séquence est d’un 
style, d'une ampleur, d’une variété 
qui rappellent ceux du ballet fameux 
d'Un Américain à Paris; de plus, il 
déborde d’imagination et de drôlerie. 1 
Tout le film d’ailleurs, qui utilise au 
mieux les excentricités de l'époque 
1925-40, est pétillant de malice et d’hu- 
mour. Couleur et photographie s'al- 
lient heureusement pour rendre tout 
le charme et l’éclat de toilettes et 
décors riches et chatoyants. 

INTERPRETATION. — Dynamique 
et plein d'entrain, Gene Kelly est tou- 
jours le danseur bondissant que l’on 
connaît. Il a donné sa chance à Donald 
O’Connor qui, jusqu'ici, ne pouvait 
être considéré que comme un agréa- 
ble comédien. Il se révèle dans ce film 
comme un fantaisiste et un danseur 
de grande classe et il n’est pas exa- 
géré d'évoquer à son sujet à la fois 
Danny Kaye et Fred Astaire. La jeune 
Debbie Reynolds est une comédienne- 
chanteuse à l’avenir certain. Jean Ha- 
gen fait une amusante création qui 
fait penser au personnage créé par 
Judy Holliday. Cyd Charisse, excel- 
lente danseuse, possède un indéniable 
sex-appeal dans un rôle de vamp qui 
lui convient parfaitement. Millard Mit- 
chell campe avec humour un produc- 
teur. — C. B. 


fut aussi danseur) ; sa science des 
armes est tellement certaine que la 
défaite de son personnage serait bien 
gênante si cette scène de duel avait 
été moins bien réglée. — C. B. 





LA CINÉMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


u 



Randolph Scott et Lucille Norman dans la nouvelle 
réalisation, en Wamercoloir, d’André de Toth : LES 
CONQUERANTS DE CARSON CITY, que nous pou- 
vons voir depuis le 9 janvier, aux cinémas « Le 
Triomphe » (V.O.), et « Eldorado », « Le Lynx », 
« Le Palace » et « Le Déjazet » (version doublée). 

(Cliché Warner Bros.) 


CRÉATION DU COMITÉ FRANÇAIS DE FILMS 
TECHNIQUES ET INDUSTRIELS 

Le succès des séances consacrées aux films 
techniques et industriels par le VI" Congrès 
annuel de l’Association internationale du Ciné- 
ma scientifique, a engagé certaine: personnalités 
officielles et économiques à créer un Comité 
français spécialisé. 

Des conversations préparatoires ont réuni : 
MM. Brillé (Air liquide), Jean Milhaud (Cégos), 

1 Jean Painlevé (Ass. française de Cinéma scien- 
tifique), Chausserie-Laprée (Centre National du 
Cinéma), M. Maugé (Enseignement techniaue), 
jLefranc (M'usée pédagogique), Sallard (Gau- 
mont), le professeur Policard (Faculté de Mé- 
decine, auteur d’études par le film des Silicoses), 
Courbin (études sociologiques au Ministère du 
Travail), Vivié, etc., et des représentants de 
'l’Automobile, des Industries chimiques, textiles, 
pétrolière?, des transports, des constructions na- 
vales, du Caoutchouc, etc. 

Le Comité français, en voie de formation, 
aura pour objet de répertorier et de se pro- 
curer les films français et étrangers déjà réa- 
lisés, de les visionner en vue d’en apprécier 
la valeur et de les répartir en cinq grandes sec- 
tions : Orientation professionnelle, Formation 
et instruction, Recherche technique, Conditions 
du travail, Information générale. Des séances 
de projection des films devant les intéressés 
(chefs d’entreprises, ingénieurs et cadres, ou- 
vriers), seront organisées; des réalisations nou- 
velles seront suscitées ; enfin, la diffusion, sur 
lune échelle plus vaste, sera poursuivie. 


"LA FEMME 
DU PLANTEUR" 

bal des records de recettes 

VICTORY FILMS nous communique que « LA 
FEMME DU PLANTEUR », avec Claudette Col- 
bert et Jack Hawkins, vient de battre un record 
de recette. 

En première semaine : 

A L'OLYMPIA ; 

21.676 entrées pour 6.169.000 francs 

’ AU PARIS : 

15.500 entrées pour 4.853.000 francs 

I Nous communiquerons dans nos prochains 
numéros les résultats des deuxième et troisième 
semaines, qui, d’ores et déjà, apparaissent comme 
un véritable succès. 



présente 


dads une des révélations 
du Festival de Cannes 


aise 
dans la 



55 CHAMPS ÉLYSÉES - BALZAC 42-30 


LA ciNÉMATOGRAPHiE FRANCAiSE 


12 


13 FILMS EN COURS DE TOURNAGE 


PRODUCTEURS 

DIRECTEURS DE PRODUCTION 

TITRE DU FILM 

REALISATEURS 

ET AUTEURS 

1“ chef-Operateur. 

2» Architecte-Décorat. 

3° lngéni.ur du Sou, 

4° Monteur. 

5° Régisseur. 

6° Assist. mett. en scène. 

INTERPRETES 

LIEUX DE TOURNAGE 

Date de commencement 
Propagande 

PA.FI.CO.-U.C.I.L. 
Producteur délégué : Paul Pavaux 
Dir. de Prod. : Fred d Orengianni 

L’Envers du Paradis. 

EDMOND T. GREVILLE. 
Scén. orig., adapt. et 
dial, de E.T. Gréville. 

1° L.-H. Burel. 

2° A. Douarinou. 

3" Habans. 

4° Arnstam. 

5" Georges Testard. 

6° Louis Pascal. 

Jacques Sernaz. 

Etchika Choureau. 
Jacques Castelot. 

Helena Manson. 

Dina Sassoii. 

EXT. et DECORS NA- 
TURELS HAUT-DE- 

CAGNE. 

12 janvier 1953. 

C.C.F.C. 

François Harispuru 

Hold-Up. 

(Titre provisoire). 

GEORGES LACOMBE. 
Scén. orig. adapt., et 
dial, de J. Celhaye, ti- 
ré d’une nouvelle de 
Jacques Constant. 

1° Ph. Agostini. 

2° Léon Barsacq. 

3° J. Galloy. 

4» 

5° Fred Hérold. 

6° Roger Dallier. 

Jean Gabin. 

Madeleine Robinson. 
Robert Daiban. 

Suzanne Damés. 

Luce Fabiole. 

J. -J. Deibo. 

STUDIOS DE BOULO- 
GNE. 

12 janvier 1953. 

C.A.P. 

COMP. NOUV. DU CINEMA 
Henri Ullmanm et Roger Le Bon 

La Nuit est à Nous. 

(Gevacolor). 

JEAN STELLI. 

Pièce de Kistemaeker ; 
adapt. par Fir. Cha- 
lais et H. Vendresse. 

1° Nicolas Hayer. 

2° J. Colombier. 

3° Lebreton. 

4° Paul Cayatte. 

5° J. Lefèvre. 

6" Bryaut. 

Simone Renant. 

Jean Danet. 

Jean Murat. 

Mary Meade. 

Jean Debucourt. 

STUDIOS DE JOIN- 
VILLE. 

7 janvier 1953. 

Francia Rohl. 

FILMAUR-BERGANOS PROD.- 
UNITED ARTISTS 

Pierre Laurent 

Quelque part dans le 
Monde. 

ANATOLE LITVAK. 
Roman d'Alfred Hayes, 
adapté par Irving 

Shaw, dial, français 
de Joseph Kessel. 

1° A. Thirard. 

2° A. Trauner. 

3° Jo De Bretagne. 

4° L. Azar. 

5° M. Boiron. 

6° Théron. 

Kirk Douglas. 

Dany Robin. 

Louis Jourdan. 

EXT. NICE. 

5 janvier 1953. 

C.I.C.C.-INDÜS FILMS- 

MARINA FILMS 

Louis Wipf 

Histoire de Brigands. 

GILLES GRANGIER. 

Scén. de Joseph Than 
et Jacques Compa- 
neez ; dial, de Char- 
les Spaak. 

1° R. Lefebvre. 

2° Jean d Eaubonne. 

3° William Sjwel. 

4° Madeleine Gug. 

5° Stellio Lorenzi. 

6° Lucien Lippens. 

François Périer. 

Anne Vernon. 

Henri Gênés. 

Paoio Stoppa. 

Folco Lulli. 

STUDIOS BOULOGNE. 

2 janvier 1953. 

FILMS ROGER RICHEBE 
.André Deroual 

Les Amants de Mi- 
nuit. 

ROGER RICHEBE. 

Scén. de Jacques Si- 
gurd, adapt. par R. 
Richebé, dial. : Geor- 
ges Neveux. 

1» M. Kelber. 

2° R. Dumesnil. 

3° T. Leenhardt. 

4° Yvonne Martin. 

5° J. Pignier. 

6° P. Gaspart-Huit. 

Jean Marais, Dany Ro- 
bin, Gisèle Grandpré, 
Louis Seigner, Miche- 
line Garry, Frédéri- 
que Nadar, Jacques 
Lyser. 

STUDIOS DE NEUILLY 

17 décembre 1952. 

Agence DEB. 

TELLUS FILM 

F. Bukofzer 

La Neige était sale. 

LUIS SASLAVSKY. 
Roman de Simenon, 

adapt. et dial, par A. 
Tabet et L. Saslavsky. 

1° André Bac. 

2° René Moulaert. 

3° R. Biard. 

4° I. Elman. 

5° Jean Mottet. 

6<> pierre Chevallier. 

Daniel Gélin. 

Valentine Tessier. 

Daniel Yvernel. 

Vera Norman. 

Nadine Basile. 

Jo Dest, Balpêtré. 

Paul Faivre. 

EXT. ALSACE. 

4 décembre 1952. 

René Weiss. 

HOCHE PRODUCTIONS 
Julien Derode 

Femmes de Paris. 

JEAN BOYER. 

Scén. d'Alex Joffé et 
Ray Ventura ; adapt, 
de Jean Boyer ; dial, 
de Jean Marsan. 

1° Ch. Suin. 

2° R. Giordani. 

3° Archimbsult. 

4° F. Mazin. 

5° A. Guillot. 

6 U J. Bastia. 

iviichei Simon. 

Brigitte Aubert. 

Henri Gênés. 

R. LombartJ. 

Micheline Dax. 

Si^anne Norbert. 

STUDIO JOINVILLE. 

1 er décembre 1952. 

Agence Deb. 

FgANCINEX-FILMSONOR 

ARIANE-RIZZOLI 

Le Retour de Don 
Camillo. 

JULIEN DUVIVIER. 

Scén. de René Bar javel 
et Julien Duvivier, 
d’après des nouvelles 
de G. Guareschi. 

1° Anchise Brizzi. 

2° V. Marchi. 

3° B. Brunaeci. 

4° Marthe Poncin. 

5o 

5° Michel Romanoff. 

c ernandel. 

Gino Cervi. 

Al. Rignault. 

Ch. Vissière. 

Delmont. 

CINECITTA (Rome). 

1 er décembre 1952. 

René Gay-Lussac. 

C.I.C.C.-PATHE CINEMA 

R. Vuattoux 

La Môme Vert-de- 
Gris. 

BERNARD BORDERIE. 
Roman de Peter Chey- 
ney, adapt. par B. 
Borderie, dial, de Jac- 
ques Berland. 

1° J. Lemare. 

2° R. Moulaërt. 

3° W. Siwel. 

4° Jean Feyte. 

5° H. Jaquillard. 

6" A. Smagghe. 

Eddie Constantine. 
Dominique Wiimes. 
Howard Vernon. 
Philippe Hersent. 

J.-M. Tennberg. 

Dario Moreno. 

Nick Vogel. 

J -M. Robain. 

EXT. MAROC. 

-? 4 novembre 1952. 

Publicité Pierre Hani. 1 

C.L.M. -ATHENA 
CINEMATOGRAPHICA 
Clément Duhoiur 

Amical Souvenir. 

MAURICE LABRO et 
GIORGIO SLMO- 
NELLI. 

1° Roger Dormoy. 

2° P.-L. Boutié. 

3" P. Bertrand. 

4° Isnardon. 

5° Chabrol. 

6° 

Georges Guétary. 

Philppe Lemaire. 

Luis Marlano. 

Line Renaud. 

André Claveau. 
Catherine Erard. 

EXT. PARIS. 

10 novembre 1952. 

FILMS ARÎANE-FILMSONOR- 
FRANCINEX-RIZZOLI 
Francis Cosne 

Lucrèce Borgia. 

(Technicolor) 

CHRISTIAN-JAQUE. 
Scén. orig. et adapt de 
Jacques Sigurd, Chris- 
tian-Jacque et Cecil 
Saint - Laurent ; dial. 
J. Sigurd. 

1» Ch. Matras. 

2° Robert Gys. 

3° Lacharmoise. 

4° J. Desagneau. 

5° M. Harlwig. 

6» R. Villette. 

Martine Carol. 

Pedro Armendariz. 
Massimo Serrato. 
le nain Piéral. 

Georges Lannes. 
Christian Marquand. 

STUDIOS DE BILLAN- 
COURT. 

8 novembre 1952. 

Pierre Hani. 

PROTIS-FILMS 

Jean Velter 

La Caraque Blonde. 

(Gevacolor). 

JACQUELINE AUDRY. 
Scén. et dial, de Pierre 
Laroche, d’après une 
idée de Paul Ricard. 

1° Marcel Weiss. 

2° Tournon. 

3° 

40 

5° Robert Lecourt. 

6° Thibault. 

Tilda Thamar. 

Gérard Landry. 
Delmont-Berval. 

Arius. 

H. Poupon. 

ext. Camargue. 

20 octobre 1952. 


PROJETS 


KŒNIGSMARK 


L.P.C. prépare L’Amour d'une Fem- 
me, que réalisera Jean Grémillon. 

André Zwobada effectuera sa ren- 
trée avec Corps à Corps, pour les pro- 
duction Croix du Sud. 

C'est le mois prochain que Jean De- 
vaivre commencera la réalisation 
d'Alerte au Sud (coproduction Nep- 
tune-Sirius). 

-♦ 

Dany Robin a été engagée comme 
partenaire de Kirk Douglas pour la 
réalisation du film. The Girl on the 
Via Flamina. Anatole Litvak, metteur 
en scène du film, a fixé son choix sur 
Dany Robin, après avoir cherché pen- 
dant deux ans la jeune fille suscep- 
tible d’incarner l’héroïne de cette pro- 
duction. 


Avril 1914 ; l’Europe vit ses derniers 
mois de paix. 

Un frémissement guerrier couvre les 
pays balkaniques. 

Le Grand Duché de Lautenbourg 


2 FILMS COMMENCÉS 

L’ENVERS DU PARADIS (Ext. 
Haut-de-Cagne) (12-1-53). 

Prod. : PA.FI.CO. 

Réal : Edmond T. Gréville. 
HOLD-UP (titre provisoire) (Stu- 
dios de Boulogne) (12-1-53). 

Prod. : C.C.F.C. 

Réal. : Georges Lacombe. 


échappera-t-il à la folie collective ? 

Ce français qui débarque, dans la 
calme petite gare que domine le châ- 
teau de Lautenbourg, est un jeune 
professeur. Il vient ici pour enseigner 
le français et résoudre une énigme 
historique. Il découvrira l’amour et ne 
résoudra qu’un mystère plus récent et 
plus dramatique au cours des trois 
mois de répit qu, lui laisse la guerre. 
Mai, juin, juillet 1914... Voici en trois 
actes l’histoire de Kœnigsmark et le 
drame d’amour de Jean-Pierre Au- 
mont et Sylvana Pampanini, d’après 
le roman célèbre de Pierre Benoît, 
réalisé par Solange Terrac. 


"INNOCENT IN PARIS" 

•}> Anatole de Grunewald (primé à la 
Biennale de Venise avec Mister Won- 
derbire), vient de terminer de tour- 
ner dans les studios londoniens Inno- 
cent in Paris, dont l’action se situe 
à Paris pendant une session de l’O.N.U. 

Ce film à sketches ne comprend pas 
moins de quatre-vingt-dix acteurs 
internationaux, parmi lesquels Claire 
Blum, Alister, Sim, ainsi que nos com- 
patriotes Claude Dauphin, Irène 
Strozzi, Monique Gérard et Georgette 
Anys. 

Irène Strozzi a été engagée par le 
producteur en même temps que la 
jeune chanteuse Ludmilla Lepate, au 
cours d'une soirée dans un cabaret 
parisien où ces deux artistes faisaient 
leur tour de chant. La musique du 
film est de Joseph Kosma. 




3 


LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


NOMINATION 


• Nous apprenons avec plaisir la no- 
mination au poste de directeur du 
léâtre-cinéma de l’« Olympia » de 



4. René Valéry, l'organisateur de 
pectacles bien connu de la région 
yonnaise qui fut jusqu'en 1940 di- 
’ecteur de films dans diverses régions. 


DEUIL 

;f> M. Pierre Briard, directeur du 
Lux » de Breteuil-sur-Itou (Eure), 
i la douleur de faire part du décès 
le son père M. Louis Briard, dans sa 
',9 e année. Les obsèques ont eu lieu 
e 3 courant en l’église Saint-Sulpice 
jite Breteuil. 


BIBLIOGRAPHIE 

[• La Société Générale de Travaux Ci- 
nématographiques (G.T.C.) vient d’édi- 
jleir une plaquette « Aperçu d’acti- 
dté », avec illustrations, textes et 
chémas en couleurs donnant un bon 
ompte rendu de ses installations 
echniques et de ses travaux cinéma- 
ographiques dans les usines de Join- 
dlle. 

En matière de développement des 
légat ifs et de tirage des copies posi- 
ives, noir et couleur, les Laboratoi- 
es G.T.C, sont des plus modernes 
[l’Europe. 

La production s’est considérable- 
nent accrue depuis cinq ans. Join- 
dlle offre à sa clientèle des salles de 
nontage, blockhaus et services com- 
nerciaux confortabls. Le service so- 
■ial du personnel est important. 

♦ 

" SUSANA LA PERVERSE » 
au Radio-Ciné-Opéra 

F Faussement affectueuse, mais pleine 
l’in tentions diaboliques, Susana se 
iaiit aimer et désirer par tous. Elle 
soulève sur son passage un tourbillon 
lie passions et fait peser la menace de 
>on charme troublant sur la paix et 
pt le bonheur d’un foyer. 

Dainis la vie de tout homme est pas- 
sée une femme comme Susana la Per- 
verse. Ce grand film mexicain, distri- 
bué par Columbia, qui est magistra- 
ement interprété par Roslta Quintana, 
Fernando Soler, Victor Manuel Men- 
doza, Luis Lopez Somoza, passe depuis 
vendredi dernier au cinéma « Radio- 
Ciné-Opéra », en version originale. 


FICHE TECHNIQUE 

DESTINÉE 


Titre : DESTINEE (L’Episode de la 
Vie de Jeanne d’Arc). 

Prod. : Franco -London-Films. 

Prod. : Franco-London-Films-Conii- 
nental Produzione. 

Vente à l’étranger : Franco-London- 
Films. 

Réal. : Jean Delannoy. 

Assist.-Réal. : Pierre Zimmer et Jac- 
ques Roussiot. 

Auteurs : Scén. orig., adapt. et dial. 

Jean Aurenche et Pierre Bost. 
Chef-Opér. : Robert Lefebvre. 
Cameraman : Delpueeh. 

Assist.-Opér. : Sartre et Muller. 
Décors : Serge Pimenoff. 
Assist.-Décor. : Jean André et Robert 
André. 

Oir. de Prod.. : Henri Baum. 
Administrateur : Roger Père. 

Montage : Cuenet. 

Assist.-Montage : Suzanne Cabon. 
Chef-Opérat. du Son : Petitjean. 
Recorder : Gaston Demède. 

Perchman : Gaston Ancessi. 
Photographe : Raymond Voinquel. 
Script-Girl : Claude Vériat. 

Régisseur général : André Hoss. 
Régisseur adjoint : Jacques Piechot. 
Régisseur extérieurs : Turbeau. 
Accessoiristes : R. Dieu, L. Boussa- 
roques. 

Secret, de Prod. : Simone Bouvet. 
Costumier : J. Guillot, d’après des 
maquettes de Raymond Faure. 
Maquilleuse : Yvonne Fortuna. 

Assist.-Maquilleurs : Zwobada et Ka- 
rabanoff. 

Coiffeuse : Michèle Dimont. 
Habilleuses : Madeleine Chauche ei 

Laurence Clairval. 

Enregistrement : Western-Electric. 
Studios : Joinville. 

Commencé le : 21 octobre 1952. 
Terminé le : 11 novembre 1952. 
Propagande : Georges Cravenne. 

Interprètes : Michèle Mtorgan, An- 

drée Clément, Daniel Yvernel, Ro- 
bert Dalban, Dora Doll, Jacques 
Fabry, Gérard Bubr, Michel Piv- 
voli, Catherine Katii. 

Sujet (genre) : Drame historique. 
Cadre-époque : XV e siècle. 

Résumé du scénario. — Après 
l’échec devant Paris, l’étoile de Jean- 
ne a pâli. Rongeant son frein dans 
l’inaction, elle s’enfuit avec son frère 
Pierre, son écuyer d’Aulon et le 
Frère Noiroufie. S’arrêtant dans une 
ferme non loin de Compiègne, elle 
trouve des femmes en fleurs par- 
ce qu’un enfant est mort sans avoir 
été baptisé. On la supplie d’intercé- 
der en sa faveur auprès du Seigneur. 
Bien que ses Voix l’aient abandon- 
née, Jeanne prend l’enfant dans ses 
bras et le miracle s’accomplit : l’en- 
fant renaît et peut être baptisé avant 
de mourir une seconde fois. Heureu- 
se, Jeanne comprend qu’elle n’a pas 
élé abandonnée. Elle part donc pour 
Compiègne où elle sait qu’elle doit 
être capturée. 

♦ 

" ROMÉO ET JULIETTE" 

Roméo et Juliette, en couleurs, est 
en préparation par le producteur San- 
dro Ghenzi, pour Universalcine. Re- 
nato Castellani sera le réalisateur et 
l’ architecte-décorateur, G. Simonetti, 
prépare ses maquettes, d’après l’as- 
pect des lieux, à Vérone. 


BING CROSBY producteur 

La société dirigée par Bing Crosby 
vient de faire, à Hollywood, une dé- 
monstration d’une grande importance 
pour l’avenir, relative à une nouvelle 
bande d'enregistrement sonore. Ce sys- 
tème permet la reproduction immé- 
diate. sans transformation et reut 
être également utilisé avec la couleur. 


LES CRITIQUES 
DE NOTRE DERNIER NUMÉRO 
(N° 1499, 3 janvier 1953) 

PAGE 16 : 

AU PAYS DE LA PEUR, 96'. Dist. : M.G.M. 

MON MARI EST MERVEILLEUX, 95'. Dist. : PATHE-CONSOR- 
TIUM-CENEMA. 

L'IMPLACABLE ENNEMIE, 88'. Dist. : MONDIAL FILMS. 
LE GRAND CONCERT, 105'. Dist. : ARS FILMS. 

BANNIE DU FOYER. 95'. Dist. : GAMMA JEANNIC FILMS. 


Michel SIMON parmi les danseuses 
dans le film de Jean BOYER 

FEMMES DE PARIS” 


Jean Boyer, qui vient d’être victime 
d’une fracture de la main droite, di- 
rige, avec son habituel dynamisme, 
les prises de vues de Femmes de 
Paris aux studios de Joinville. 

Ces femmes de Paris, qui ne ressem- 
blent à aucune autre par leur gaîté, 
leur esDrit, leur grâce et leur charme, 
sont incarnées par un groupe de dan- 
seuses, faisant partie d’une boîte de 
nuit. Jean Boyer, qui les voulait par- 
faites, aussi bien par la beauté de 
leurs visages que par la pureté de 
leur académie, en a choisi quarante- 
cinq, après en avoir examiné cent 
soixante. C’est une sélection très réus- 
sie, ainsi que nous avons pu le cons- 
tater. Les huit plus jolies de ces girls, 
venant du théâtre, du cabaret ou du 
music-hall, vêtues de costumes créés 
par la nouvelle maison de couture 
Coquatrix, comprenant uni tutu à car- 
reaux, dont le corsage en cœur s’ap- 
parente à une coiffure de même forme, 
recevaient le baptême de la caméra, 
lorsque meus les avons vues. Inlassa- 
ble de patience, Jean Boyer les fai- 
sait répéter, leur indiquant lui -même 
chaque jeu de scène et les encoura- 
geant avec bonté, dans une ambiance 
de cordiale bonne humeur. Michel Si- 
mon, qui incarne un professeur à l’Ob- 
servatoire, descendu pour un soir de 
ses hauteurs, et qui semble tombé de 
la lune dans une boîte de nuit mont- 
martroise, participait à ces prises de 
vues qu’enregistrait le chef-opérateur 
Charles Suin. 

Le sujet de cette comédie musicale, 
d’Alex Jcffé et Ray Ventura, est ex- 
trêmement gai. Michel Simon y dé- 
ploiera toute sa verve dans des situa- 
tions aussi curieuses qu’inattendues. 
Henri Gênés dirigera avec son entrain 
coutumier, ce cabaret, dans lequel 
nous rencontrerons Brigitte Auber, 
Suzanne Norbert, Micheline Dax, Ro- 
bert Lombart et Lajarrige, parmi un 
essaim de danseuses et de jolies 
clientes. 

Paul Misraki a écrit la musique du 
film avec ce sens du rythme et de la 
mélodie qui le caractérisent. 

Après avoir tourné dans une recons- 
titution de la coupole de l’Observa- 
toire, le travail se poursuit dans un 
ensemble de Robert Giordani aux vas- 
tes proportions, représentant un caba- 
ret. De nombreuses attractions sont 
prévues sur la scène, comprenant no- 
tamment une réduction de « l’Œuf à 
la Coque », exécutée par les ballets 
Roland Petit et Colette Marchand, 
ainsi qu’un numéro animé par Ray 
Ventura et son orchestre. 

Ce film de Hoche Productions, d’es- 
prit très parisien, plaira sans nul 
doute aux étrangers autant qu’aux 
nombreux français pour lesquels les 
plaisirs de Paris restent inaccessibles. 

G. Turquan. 


| FICHE TECHNIQUE 

FEMMES DE PARIS 


Titre : FEMMES DE PARIS. 

Prod. : Hoche Productions. 

Vente à l’étranger : Mondex Films. 
Réal. : Jean Boyer. 

Assist.-Réal. : Jean Bastia. 

Auteurs : Scén. orig. d’Alex Joffé et 
Ray Ventura. 

Adaptation : Jean Boyer. 

Dial. : Jean Marson. 

Chef-Opérateur : Charles Suin. 
Opérateur : Marcel Franchi. 
Assist.-Opérateurs : J. Castagnier, J. 
Chotel. 

Musique : Paul Misraki. 

Lyrics : Homez. 

Décors : Robert Giordani. 

Assist.- Décorateur : Jean Maudiaroux. 
Dir. de Prod. : Julien Derode. 
Montage : Fanchette Mazin. 

Assist.- montage : Arlette Lalande. 
Chef-Opérateur du Son : Antoine Ar- 
chimbault. 

Perchman. : Henri Richard. 

Recorder : Jean Zann. 

Photographe : Robert Joffres. 
Script-Girl : Cecilia Malbois. 
Régisseur général : André Guillot. 
Régisseur adjoint : J. Pieuchot. 
Régisseur extérieurs : Louis Seuret. 
Accessoiristes : Louis Charpeau, Louis 
Surin. 

Secrétaire de Prod. : Simone Chotel. 
Costumière : Monique Pieuchot. 
Couturier : Coquatrix. 

Maquilleur : Ulysse. 
Assist.-Maquilleurs : Gauthier, Yvon- 
ne Barrié. 

Coiffeur : Serge Stem. 

Habilleuses : Marie Stuber, Margue- 
rite Brachet, Paulette Tenhave. 
Tapissier : Molles. 

Studios : Joinville. 

Commencé le : 1 er décembre 1952. 
Propagande : Agence DEB (G. de 
Boissière). 

Interprètes : Michel Simon, Brigitte 
Auber, Henri Gênés, Robert Lom- 
bard, Micheline Dax, Suzanne Nor- 
bert, Lajarrige. 

Sujet (genre) : Comédie musicale. 
Cadre-époque : Moderne. 

Résumé du scénario. — Un austère 
professeur (M. Simon), se retrouve, 
par un curieux hasard, dans une boîte 
de nuit. L’enchaînement des faits 
l’amène à promener dans sa poche de 
la cocaïne, à passer pour fou, à sau- 
ver la vie d’une femme et à faire 
arrêter un malfaiteur à la stupéfac- 
tion de sa femme (S. Norbert). Le 
vieux couple prend goût à la vie, et 
le professeur constate que la planète 
où il vit a des côtés aussi intéressants 
que ceux qu’il observe dans sa lu- 
nette. 



A la suite de l’accord Republic-Pictures-Herbert Wilcox, une première grande 
production anglo-américaine : LAUGH1NG ANN, avec Fan-est Tucker, est 
actuellement en cours de réalisation au Shepperton Studios, près de Londres. 
Voici sur notre photo, de gauche à droite, dans un décor du film, M. Jacques 
Clément, représentant de Republie Pictures ; WendeU Corey, Margaret Lock- 
wood, interprètes du film ; MM. René Saurel. directeur adjoint des Films 
F. Rivers et Herbert Wilcox. 




LA CINEMATOGRAPHIE FRANCAÎSE 




NOS PETITES 


ANNONCES 


TARIF POUR LES PETITES 
ANNONCES 

La ligne comprend 30 lettres, signes 


ou espaces. 

La ligne : 

Demandes d'emploi 50 fr. 

Offres d’emploi 100 fr. 

Achats, ventes matériel et 

divers 200 fr. 

Achats, ventes de salles et 

divers 300 fr. 

Ventes de films 1.000 fr. 


Les annonces domiciliées au jour- 
nal donnent lieu à un supplément de 
60 fr. pour la France et l’Empire Fran- 
çais, de 150 fr. pour l'Etranger. 

PAIEMENT DES ANNONCES 

Afin d'éviter les frais excessifs de 
correspondance, nous prions nos an- 
nonciers de vouloir bien nous couvrir 
du montant de leurs petites annonces 
par mandat, chèque bancaire, chèque 
postal à notre Compte Paris 706-90 en 
même temps qu'ils nous adressent 
leurs textes. 


ACHATS DE NUMEROS 

Nous sommes acheteurs des nu- 
méros suivants : 

Année complète 1924. — 1925 : 
355, 358, 359, 360, 365, 366, 368, 
369. 372. — 1926 : 375, 377, 380, 385, 
386, 390, 391, 392, 395, 396, 400, 402, 
405, 407, 408, 412, 417, 418, 422. — 
1927 : 426, 435, 436, 441, 442, 448, 
452, 453, 454. 455, 465, 466. — 1928 : 

481, 482, 497, 512. 519. 527. — 1929 : 

531, 532, 533. 535, 536, 537, 538, 552. 
555, 576, 579, 582. — 1930 : 583, 584, 
586, 590, 598, 610, 618, 621, 623. 628. 
— 1931 : 647, 663. 666, 673. — 1932 : 
687, 688. 692. 725, 728, 738. — 1933 : 

751, 755, 764. 774. 778, 787. — 1934 : 

818, 819. — 1936 : 912, 919, 932. 
1947 : 1202. — 1948 : 1257 et 1418, 
1421, 1423, 1436, 1439, 1444, 1451, 
1452, 1453, 1454, 1456, 1460, 1462. 

Ces numéros sont repris à 10 fr. 
(augmentés des frais d’envoi). 

Prière de libeller très lisible- 
ment le nom et l'adresse de l’ex- 
péditeur. Le remboursement sera 
effectué par mandat-carte. 
ACHATS D’« INDEX » 

Nous sommes acheteurs d’in- 
dex 1947-1948, 1948-1949, en bon 

état et complets, à 300 francs 
et Index 1949-1950 à 400 francs 
(augmentés des frais d’envoi). 


DEMANDES D'EMPLOI 


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quant., rompu aux affaires, dynam., 
parf. organis., recherche direction ou 
poste distribution, production, rég. in- 
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cherche emploi ; libre immédiatement. 
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un film produit et distribué par Les Films Roger Richebé. 


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PRÉSENTATIONS 

CORPORATIVES 

A PARIS 

Présentations 

de la semaine 

LUNDI 12 JANVIER 
NORMANDIE, 10 h. - Fox 

La Sarabande des Pantins 
MARDI 13 JANVIER 
MARIGNAN, 10 h. - C.F.F. 

Soyez les Bienvenus 
NORMANDIE, 10 h. - Fox 
Chérie, je me sens rajeunir 
MERCREDI 14 JANVIER 
NORMANDIE, 10 h. - Fox 

Le Misérable 

MARIGNAN, 10 h. - Cinéfi 
Deuxième Bureau 
contre Kommandantur 

JEUDI 15 JANVIER 
NORMANDIE, 10 h. - Fox 

Le Gaucho 

MARIGNAN, 10 h. - Cinéfi 

Sous la Rafale 

VENDREDI 16 JANVIER 
MARIGNAN, 10 h. - Cora Film 

Trois des Chars d’Assauf 

Présentations annoncées 

MARDI 20 JANVIER 
NORMANDIE, 10 h. - Fox 

La Dernière Flèche 
MERCREDI 21 JANVIER 
NORMANDIE, 10 h. - Fox 

Fille Farouche 

JEUDI 22 JANVIER 
NORMANDIE, 10 h. - Fox 

Les Neiges du Kilimandjaro 
MARIGNAN, 10 h. - Sofradis 

La Tournée des Grands-Ducs 


PROGRAMMES DE PARIS 

SEMAINE 

DU 7 AU 13 JANVIER 1953 


FILMS FRANÇAIS 


l re SEMAINE 

CENT FRANCS PAR SECONDE 

(Pathé-Consortium-Cinéma), Pa- 
lais-Rochechouart, Paramount, 
Sélect-Pathé (7-1-53). 

2 e SEMAINE 

Elle et Moi (Sirius), Balzac, 
Helder, Scala, Vivienne (31-12- 
52). 

4 e SEMAINE 

La Fête à Henriette (Cinédis), Ma- 
rignan, Marivaux (17-12-52). 

5 e SEMAINE 

La Fugue de Monsieur Perle 
(Films Roger Richebé), Fran- 
çais, Marbeuf (12-12-52). 

Violettes Impériales (C.C.F.C.), 
Normandie, Rex (10-12-52). 

9« SEMAINE 

Belles de Nuit (Gaumont-Distribu- 
tion), Biarritz, Madeleine. 


FILMS ETRANGERS 


l re SEMAINE 

CALIFORNIE EN FLAMMES (Co- 
lumbia), Alhambra, Cigale, Geor- I 
ge-V, Parisiana (9-1-53). 

LES CONQUERANTS DE CARSON 
CITY (Warner Bros.), Déjazet, i 
Eldorado, Lynx, Palace, Triom- 
phe (9-1-53). 

LE MASQUE DE OIMITRIO (War- I 
ner Bros.), Napoléon (9-1-53). 

SUZANNA LA PERVERSE (Co- 9 
lumbia), Radio-Ciné-Opéra (7- J 
1-53). 

2 e SEMAINE 

Au Mépris des Lois (Universal), I 
Caméo (31-12-52), Ritz (1-1-53), |j 
Images, Latin, Monte-Carlo (2-1- ! 
53). 

L’Etoile du Destin (M.G.M.), ;j 
Ermitage, Max -Lânder, Moulin- 1 
Rouge, Vedettes (2-1-53). 

H importe d’être Constant (Eagle 
Lion), Broadway (31-12-52). 

Raid Secret (Universal), Ciné- I 
monde-Opéra (2-1-53). 

La Balandra lsabel liego esta Tar- ; 
de (V.O. de L’Escale du Désir), 1 
Lord-Byron (31-12-52). 

3 e SEMAINE 

La Femme du Planteur (Vie- 1 
tory Films), Olympia, Le Paris 
(26-12-52). 

Un Eté prodigieux (Procinex), j 
Studio 43 (24-12-52). 

4» SEMAINE 

Grand Concert (Ars Films), Ciné- { 
ma Pax (17-12-52). 

Ivanhoé (M.G.M.), Berlitz, Coli- 
sée, Gaumont-Palace (19-12-52). j 

Une Chaumière et un Cœur (Pro- 
cinex), Studio de l’Etoile. 

7 e SEMAINE 

Histoire de Détective (Para- 
mount), Elysées-Cinéma (28-11- ‘ 
52). 

10» SEMAINE 

L’Homme Tranquille (Films F. 
Rivers), Avenue, Le Vendôme 


TÉLÉVISION 


leudi 8 janvier. — 21 h. : « A vous 
de juger ». 

Vendredi 9 janvier. — 22 h. 15 : 

« Les Grandes Espérances ». 
Samedi 10 janvier. — 21 h. 05 : 
« A l’Assaut des Aiguilles du 


Diable ». 



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LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 

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Samedi 

1955 


Une scène du film Universal, que nous 
verrons prochainement sur les écrans 
parisiens, L;ENFANT DU DESERT, 
avec Joël MacCrea et Dean Stoekwell. 


Les deux complices de LETTRE OUVERTE, Robert Lamoureux, le vétéri- 
naire jaloux, et Jean-Marc Thibault, le postier gavroche, vivront une 
journée remplie d'aventures et de mésaventures dans ce film d'Alex Joffé qui 
montrera également un aspect pittoresque de la vie d'un quartier de Paris. 

(Cliché Ciné-Sélection.) 


Une expression de Toto. qui partag 
la vedette avec Aldo Fabrizi dar 
GENDARMES ET VOLEURS, film c 
la Lux, qui obtint le prix du scénari 
au dernier Festival de Cannes. 



Ded Rysel est entouré de Bonifas et Alexandre 
Rignault dans cette scène de PIEDALU FAIT DES 
MIRACLES, réalisé par Jean Loubignac, d’après 
un scénario de Ded Rysel. 

(Cliché Optimax Films ) 


★ 


★ 





Une scène du film LA FILLE AU FOUET, avec M 
chel Barbey et Véronique Deschamps. Cette prt 
duction Monopole- Jeannic Films, réalisée par Jea 
Dréville, réunit également les noms de Michel Simoi 
Gaby Morlay, Colette Darfeuil., Marcelle Génia 
Pauline Carton, Claire Gérard et Howard Vernoi 


★ 


Sacha Guitry et Lana Marconi 
du film, JE L'AI ETE 


sont les interprètes 

TROIS FOIS. 
(Cliché Gaumont.) 



Tudy Holliday , 
Oscar de la meil- 
leure interpréta- 
tion féminine , 
dans BORN YES- 
TERDAY, et Aldo 
Ray dans une 
scène du film Co- 
lumbia, JE RE- 
TOURNE CHEZ 
MAMAN, que l’on 
peut voir actuel- 
lement au « Bro- 
adway ». 


Germaine Monté- 
ro et une nou- 
velle venue à 
l’écran , Fanmy 
Mauve, dans une 
scène du film : 
OPERATION MA- 
GALI, réalisé par 
Laslo Kish. Ray- 
mond Souplex 
partage également 
la vedette dé ce 
film, ainsi que 
Nicole Maurey. 




LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


Samedi 17 Janvier 


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çaise : 2.000 fr. — Pays étrangers : 3.500 fr. — 
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FRANÇAISE 

REDACTION, ADMINISTRATION : 

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REVUE HEBDOMADAIRE 



EXCELLENTE PRODUCTION 1952 


L 'OPINION, unanime, est que la Pro- 
duction française de 1952 est meil- 
leure qu'elle ne le fût depuis long- 
temps. On en lira plus loin les détails. 
Non seulement, comme on le dit en sou- 
riant, « il n'y a pas de navets cette an- 
née », mais les films supérieurs à une 
honorable moyenne sont assez nombreux 
pour attirer l'attention du monde entier 

Nos sujets de films ne sont plus pes- 

I simistes, sauf en certaines exceptions qui, 
si elles sont « réalistes », le sont jusqu'à 
justifier des prix de Festivals. Et leur opti- 
misme s'exprime par de jeunes talents, 
de réalisateurs, d'auteurs et d'artistes 

i * 1 Les films français les plus importants 
j de l'année, en mise en scène et en suc- 
cès, ont été des films de coproduction, 
entre France et Italie notamment. Il nous 
semble bien que les films italiens les meil- 
leurs, — il se peut que ce ne soient pas 
les mêmes, — ont été également ces films 
de coproduction. 

Le financement d'un très grand film 
j était une charge lourde pour un seul 
; pays d'Europe. Associés, deux pays pro- 
' ducteurs assurent, à la fois, leur mise 
et leur recette. 

Ce double point de vue tout matériel 
se complète d'un résultat moral (lequel 
ne satisfait d'ailleurs pas pleinement 
notre chauvinisme natif), qui est qu'en 
« prêtant » des artistes ou des met- 
teurs en scène, nous ouvrons devant eux 
le rideau de velours de la vaste scène 
internationale, ce dont nous devons être 
fiers. 

Les coproductions consacrent très rapi- 
dement les valeurs. On remarque que les 
acteurs européens partent pour la Cali- 
fornie, déjà couronnés des lauriers d'or 
de la vedette internationale. Ils ne sont 
plus aussi absolument qu'autrefois « lan- 
cés » par Hollywood. 

Sans oser encore espérer des échanges 
sans réserves à l'échelle atlantique, nous 
voyons cette année apparaître un Cinéma 
Européen, né de contacts tout à fait na- 
turels, entre des milieux intellectuels dé- 
pourvus de complexes politiques. Il est 
très agréable aux esprits libres de pen- 
ser que ce résultat est l'effet du progrès 
des idées, plutôt que de l'attribuer à des 
efforts diplomatiques ou à la pression 
de nécessités matérielles. 


Nous avons devant nous des accords 
de production communs à France, Italie, 
Allemagne, Espagne, Mexique, Brésil, 
Etats-Unis, sans compter des appuis in- 
ternes, comme celui que Columbia, par 
exemple, apporte à des producteurs fran- 
çais. 

L'annonce de la fabrication de la pel- 
licule en couleurs Eastmancolor par les 
usines Kodak-Pathé, de Vincennes, a 
éveillé en décembre la vive attention des 
producteurs. La pratique des copulants 
est déjà acquise grâce à Gevacolor, uti- 
lisé cette année pour trois grands films 
comme l'est la prise de vues en Techni- 
color, également pour trois films, dont 
l'un fait à Paris. 

L'exemple donné par les producteurs 
américains va donc être vigoureusement 
suivi en France, au cours des prochains 
mois. 

La couleur sera un nouvel appoint pour 
le choix des films nationaux, ou de co- 
production, destinés aux marchés étran- 
gers. 

On sait qu'à la suite des syndicats pro- 
fessionnels, qui s'en inquiètent depuis 
plusieurs années, nos organismes officiels 
vont pousser sérieusement les films na- 
tionaux sur les marchés mondiaux. 

Il faut que nos fidèles acheteurs sa- 
chent bien que, cette année, la produc- 
tion française est particulièrement inté- 
ressante. 


Be façon assez soudaine, la situation du film 
français en Grande-Bretagne est devenue bon- 
ne. Longtemps elle demeura a sez indifférente : 
le public anglais n’ayant que fort peu de curio- 
sité pour ce qui vient du Continent, en général. 
Ce progrès, très net, est très sensible, et il se 
constate surtout dans la banlieue de Londres 
et en province. Il est dû, de façon assez inat- 
tendue, à trois ou quatre films : La Ronde , dont 
la réussite depuis deux ans a été, et est encore, 
extraordinaire : Manon, de Clouzot, Clochemerle 
pour qui l’épithète de « formidable » n’est pas 
excessive, et Jour de Fête enfin, qui continue 
dans la province une carrière très brillante 
commencée il y a plus de deux ans ! 

Avec ce: quatre films, le Cinéma français 
commence à élargir son domaine au-delà du 
groupe des salles spécialisées. E’ailleurs. les 
salles spécialisées (films européens), qui étaient 
au nombre de 10 à 15 il y a trois ans, forment 
à présent une sorte de chaîne de 70 salles que 


Directeur . 1948 f Valéry Roger. Directeur general 
Paul-Auguste Harlé. Directeur commercial : Antonio 
Eytard. Conseiller de Direction : M. Colin-Revai. 
Rédacteur en Chef : Laurent OUivier. Chef de la 
Publicité : Jacques Gaisser. 

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PREMIÈRE PARISIENNE DE 
“ MANON DES SOURCES ” 

La sortie parisienne très attendue, du dernier 
film de Marcel Pagnol, Manon des Sources, a eu 
lieu jeudi dernier, au Colisée, en présence de 
M. le Président de la République, de nombreux 
ministres et parlementaires et de membres de 
l’Académie Française. 



Jacqueline Pagnol et Raymond Pellegrin dans 
MANON DES SOURCES, le nouveau film de 
Marcel Pagnol. 

(Cliché Gaumont-Dist.) 

Nous tenons à souligner que Manon des Sour- 
ces demeurera certainement comme l’une des 
œuvres maîtresses de Marcel Pagnol, dont la 
carrière a pourtant été illustrée par des pièces 
et des films aux qualités artistiques, littéraires 
et commerciales indiscutables. 


complète une série de salles qui, occasionnel- 
lement, s’ouvrent aux mêmes films (pour deux 
ou trois jours seulement) : soit en tout 100 à 
150 salles. 

Clochemerle, lui, a eu l’honneur d’un grand 
circuit : distribué par les Artistes Associés, il 
est passé dans les salles des Circuits Odéon et 
Gaumont, soit environ 400 salles. 

Le résultat positif doit être enregistré : alors 
qu’il y a deux an, celui qui venait offrir un 
film français était généralement éconduit avec 
une gentillesse souriante, aujourd’hui, la mê- 
me proposition est retenue avec intérêt et com- 
me une « possibilité d’affaire ». Toujours 
d’autres salles s’ouvrent au film français : ce 
n’est plus, ainsi, un film passant par hasard ici 
ou là, mais un choix délibéré qui gagne et 
qui s’étend. 

Entre autres éléments, il faut mentionner 


P. A. HARLE 


NOS FILMS GAGNENT LE 
MARCHÉ BRITANNIQUE 



^ LA ciNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 

encore la grande salJe du People’s Palace, qui 
dépend des organisations de loisirs et de cultu- 
re populaire du Labour Party, dans l’East End 
de Londres, qui prend des films pour un jour 
seulement : le nombre des films français aug- 
mente constamment. 

Sur la base des résultats obtenus par ces qua- 
tre films, on peut envisager qu’un film fran- 
çais, susceptible de connaître une carrière équi- 
valente, peut produire de 15 à 20.000 livres, 
soit 15 à 20 millions de francs. 

Rien que pour son exclusivité, La Ronde, 
croit-on, a produit 10.000 livres, et Clochemerle 
probablement autant. 

En ce moment même, Le Garçon Sauvage 
prend un très bon départ ; Caroline Chérie 
soutient ses recettes. Et Casque d’Or fait un 
début éclatant : les adjectifs sexy, érotique, 
scabreux ornent les affiches et reparaissent 
dans les articles des critiques. Il s'y ajoute, tou- 
tefois, pour Casque d’Or, l’appréciation très flat- 
teuse, partout répandue, pour le talent d’ac- 
trice de Simone Signoret, elle est devenue sou- 
dain une vedette en vue ; les critiques à peu 
près unanimes ont vanté son interprétation ; 
même ceux qui sont habituellement hostiles. 

Cette mode du film « scabreux » se main- 
tiendra-t-elle sous le règne d’Elisabeth II ? Et 
ne verrons-nous pas se produire une réaction 
« morale » comme aux temps de Victoria ; 
l'avenir probablement prochain nous le dira. 
La France a d’autres cordes à son arc, sans 
doute, que le film « sexy » ; mais les produc- 
tions d’un autre style plairont-elles autant ? 
L’Anglais, sans doute, recherche dans de tels 
films ce qu’il ne trouve pas dans ses propres 
productions. 

Par contre. Justice est faite et Prélude à la 
Gloire ont mal réussi ; Sous le Ciel de Paris 
a déçu des espoirs qui raisonnablement parais- 
saient fondés. L’Amour, Madame commence sa 
carrière et paraît très bien réussir ; Nous som- 
mes tous des Assassins va sortir : l’intérêt s’y 
attache d’avance car on a appris que la Reine 
a eu la curiosité de voir le film ; des cas ana- 
logues se produisant parfois en Angleterre, où 
la Justice n’a pas renoncé à sa signification 
répressive. 

Nous irons à Paris n’a connu, jusqu’à présent, 
qu’un succès moyen ; une faute a été faite à 
son sujet par le distributeur (Rank), qui l’a 
lancé en exclusivité à Londres en doublé ! En 
raison de cette erreur de tactique, la critique, 
qui garde toutes ses préventions contre le dou- 
blage, a été trop sévère. 11 faudrait adopter ici, 
comme partout ailleurs, le principe de lance- 
ment préalable en V.O., que suivrait un second 
lancement en version doublée. En outre, le 
distributeur a manqué un peu d’assurance, de 
« confiance » ; on l’a bien vu dans le choix de 
la salle, située « à côté » du centre la ville. 
Le film, cependant, est parti pour une longue 
carrière, qu’il fera en second rang d’affiche, 
dans la moitié au moins des deux circuits Rank 
(200 à 300 salles, sur plus de 500). 

De toute façon, le marché britannique est 
sain et net : ici, un film plait ou ne plait pas : 
on l’achète ou on le refuse. Il n’y a pas de 
place pour les combinaisons obscures. 

REPRISE DE LA CAMPAGNE 
POUR LE DOUBLAGE 

Le doublé pourtant n’a pas perdu la partie : 
voici qu’un important distributeur italien (M. 
Ghilardi, Lux Film) s’apprête à une véritable 
offensive, avec un choix de films italiens et fran- 
çais. La réussite de Riz Amer l’a convaincu. 
M. Ghilardi a loué une des salles Rank : le 
Marble Arch Pavillon, en plein centre du West 
End ; il y passe actuellement un film mexicain 
doublé. On y verra Anna, que suivra Le Royau- 
me des deux et La Nuit est mon Royaume 
(en cours de doublage actuellement par ses 
soins). Il y a un mouvement en faveur du dou- 
blage : d’autres distributeurs (deux ou trois) 
ont entrepris un programme de doublage de 
films français : Casque d’Or est en cours. 

PROCHAINES SORTIES 

Parmi les prochaines sorties, on attend Les 
Sept Péchés Capitaux : Michèle Morgan, Frank 
Villar et Henri Vidal sont annoncés pour le 
gala d’ouverture. Le film est distribué par Co- 
pland International Film, qui a des accords 
avec la Franco-London Films ; c’est ce même 
distributeur qui présentera Belles de Nuit, La 
Minute de Vérité, Jeux Intèrdits. On attend 
avec curiosité Don Camillo, et également Fan- 
fan la Tulipe (distr. : Korda), en dépit de l’in- 
cartade de Miss Dillys Powell au micro de la 
Radio parisienne. 

Signalons encore Edouard et Caroline, très 


bien ; L’Armoire Volante, bien ; Pas de Va- 
cances pour le Bon Dieu, bien. Orphée continue 
une carrière limitée mais très appréciable. Le 
film anglais maintient son succès, mais la pro- 
duction reste peu abondante ; le film américain 
défend sa position dominante en offrant de très 
bonnes conditions de location. Limelight attire 
les foules, mais ce succès n’a rien de tapageur : 
cependant Claire Bloom, partenaire de Charlie 
Chaplin, qui est anglaise, a été lancée par ce 
grand film : elle joue en ce moment au théâtre 
dans Roméo et Juliette et tout Londres veut 
la voir ; au marché noir, les places pour le 
théâtre montent jusqu’à 3 et 4 guinées ! Le 
film allemand reste pratiquement à zéro. Le 
film soviétique a connu quelque faveur avec 
La Chute de Berlin ; depuis, néant. 

La « Semaine du Film Français », qu’Uni- 
france Film organise à Londres, du 10 au 16 fé- 
vrier, comportera des films choisis parmi ceux 
qui sont déjà importés, sous-titrés et inédits en 
Grande-Bretagne, et dont la candidature a été 
présentée par les distributeurs britanniques. 

Le programme de la « Semaine « prévoit la 
projection des films suivants : Barbe-Bleue, Les 
Belles de Nuit, Fanfan la Tulipe, Don Camillo, 
La Table aux Crevés, La Minute de Vérité. Il 
se peut qu’un septième film complète cette pre- 
mière sélection. 

Les séances auront lieu au cinéma Rialto. 

Une importante délégation du Cinéma Fran- 
çais se rendra en Grande-Bretagne à loccasion 
de la « Semaine » de Londres. Citons parmi les 
réalisateurs : René Clair, Jean Delannoy, Henri 
Verneuil ; parmi les vedettes : Gérard Philippe, 
Jean Marais, Martine Carol, Cécile Aubry, etc. 

Plusieurs personnalités dirigeantes de l’Indus- 
trie Ci. ématographique feront le déplacement et 
notamment : MM. Flaud, Rémaugé, Lourau, Fro- 
gerac, Trichet, Weil-Lorac, Cravenne, etc. 

Pierre Michaut. 
♦ 

LA COMMISSION DE SÉLECTION 
DES FILMS DE FESTIVALS 

A la suite des critiques plus ou moins véhé- 
mentes et plus ou moins justifiées qui ont ac- 
cueilli les décisions de la Commission de Sélec- 
tion des films français présentés aux diverses 
manifestations internationales en 1952, il sem- 
ble ffue cette commission sera modifiée pour 
1953. Au moment donc de cette modification, il 
apparaît utile d’attirer l’attention sur un oubli 
qu’il serait juste de réparer, à savoir la présence 
de publicitaires du cinéma au sein de cette 
commission. 

Lors de la récente assemblée générale du 
groupement des publicitaires du cinéma, ceux- 
ci ont émis un certain nombre de vœux et no- 
tamment celui d’être appelés à la Commission 
de Sélection. En voici d’ailleurs le texte. 

Conformément aux vœux exprimés l’an passé 
— et dont plusieurs ont eu le bonheur de 
connaître d’intéressantes réalisations — les 
Publicitaires du Cinéma désirent toujours ap- 
porter, d’une façon permanente et selon les 
normes de leur Profession exercée au service 
du Cinéma et prescrites dans « Le Code et 
Usages de la Publicité », leurs connaissances 
techniques, tant sur le plan publicitaire que 
cinématographique ; le fruit d’un travail loyal 
et d’une très longue expérience de leurs ac- 
tivités. 

Ils ont eu l’occasion de prouver leur dévoue- 
ment et leur désintéressement, en apportant à 
l’Industrie cinématographique un concours effi- 
cace en différentes circonstances où la propa- 
gande du Cinéma français a été officiellement 
considérée. C’est ainsi que les Publicitaires du 
Cinéma ont cherché à multiplier les contacts 
avec les représentants de la « Confédération 
Générale du Cinéma français » ; qu’ils se sont 
mis à leur service et que — à la demande du 
Secrétariat général de l’Organisation du Festi- 
val International de Cannes — ils ont, pour une 
très large part, participé à sa propagande. Pour 
cela, ils ont reçu un très amical témoignage 
de satisfaction de M. Favre Le Bret. Il s’est 
agi là d’une circonstance particulièrement im- 
portante parmi d’autres, multiples, qui jalon- 
nent la vie du Cinéma. Les Publicitaires du 
Cinéma désirent « sentir » leur activité mêlée 
plus intimement aux problèmes généraux du 
Cinéma français, considérant que la présence 
de leurs représentants (notamment au sein du 
Comité de sélection des films destinés à parti- 
ciper aux compétitions internationales) consti- 
tuera en toutes circonstances un apport utile. 
Ils souhaitent être à la tâche comme à l’hon- 
neur, au même titre et au même rang que tous 
ceux qui travaillent pour le Cinéma français, 
dans les différents secteurs qui le constituent. 



NOTRE COUVERTURE 


"FEMMES DE PARIS" 

Toutes les Femmes de Paris... 

L'étudiante qui veut mourir pour un 
chagrin d'amour, la bourgeoise qui 
n'est jamais sortie, la jeune iilie snob 
qui boit des cocktails, l'aventurière 
qui cache de la coco dans son sac» 
l'entraîneuse qui cherche à se laisser 
entraîner, l'artiste qui a l'air d'une 
poule, la dame qui cherche un gigolo 
par illusion, l'étrangère excentrique... 
femmes de Paris. 

Tout un monde à elles seules, ces 
femmes de Paris feront découvrir la 
terre à un savant astronome, qui jus- 
qu'ici vivait dans la lune. Et cela se fe- 
ra dans la sarabande des gags impré- 
vus, le nouveau film de Jean BOYER, 
produit par HOCHE PRODUCTIONS. 
« FEMMES DE PARIS ». avec MICHEL 
SIMON, dans le rôle de l'astronome, 
Henri GENES, Brigitte AUBER, Bernard 
LAJARRIGE. Micheline DAX, Ger- 
maine KERJEAN (de la Comédie-Fran- 
çaise), Robert LOMBARD, Philippe 
MAREUIL. Le scénario est de Alex 
JOFFE et Ray VENTURA, les dialogues 
de JEAN MARSAN. 

Outre les interprètes déjà cités» les 
« FEMMES DE PARIS » ont des invi- 
tés d'honneur, tels que Jean-Marc THI- 
BAULT et Roger PIERRE, que le Tout- 
Paris applaudit chaque soir à l'« Ami- 
ral » ; les QUATRE JEUDIS et Ray 
VENTURA et son fameux Orchestre. 

Ce film, produit par HOCHE PRO- 
DUCTIONS (Ray VENTURA), sera pré- 
senté par HOCHE DISTRIBUTION et 
distribué par CORONA. 


♦ Le nombre des productions américaines de- 
vant être réalisées à l’étranger au cours des six 
premiers mois de l’année s’élève à 39, soit envi- 
ron le double des films tournés dans ces condi- 
tions en 1952. Quatre sont prévus en janvier, 
sept en février et cinq en mars. Hollywood s’in- 
quiète de cette situation et a déjà protesté en 
ce qui concerne les films destinés à la télévision 
et réalisés en Europe. 


LE GRAND 
CONCERT 

poursuit 

SA CARRIÈRE SENSATIONNELLE A PARIS 

Après avoir été applaudi depuis des mois à New- 
York et à Londres, « LE GRAND CONCERT », 
superproduction en couleurs, poursuit sa sensation- 
nelle carrière à Paris. Il a enregistré à ce jour le 
chiffre-record de 75.000 entrées, pour la seule salle 
du PAX. 

Voici ce que pense P. -J. Guyo (« La Croix ») de 
cette magnifique réalisation : 

« LE GRAND CONCERT » a suffisamment de 
qualités pour expliquer par lui-même son succès... 
Une mise en scène somptueuse... Deux « clous » 
du film : LE LAC AUX CYGNES et ROMEO ET 
JULIETTE où la scène du duel atteint à une sorte 
de perfection chorégraphique rarement égalée... » 


Distribution : Société d’Exploitation Cinématogra- 
phique « PAX », 35, rue d’Avron. Tél. : DIDerot ; 
86-41 ®t 42. 




LA CÎNÈMATOGRAPHiE FRANCAÎSE 


LA DIFFUSION 

DANS LE MONDE 
DES COURTS MÉTRAGES 


D’une importance toujours croissante, la pro- 
duction française de court-métrages a atteint, 
en 1952, un nombre approximatif de 400 films 
(dont 325 autorisés par le C.N.C.), ce qui est 
considérable si l’on sait que durant ia même pé- 
riode, 102 films de long métrage ont éié tournés. 

Certes, beaucoup de court-métrages ne sont 
pas destinés à une exploitation commerciale 
ordinaire, puisque beaucoup traitent de su- 
jets pedagogiques et cuitureis qui limitent leur 
diffusion aux secteurs prives de renseignement 
ou de la propagande professionnelle. Cependant, 
s’ils n’envisagent pas obligatoirement de parve- 
nir rapidement à une rentabilité de leurs films 
sur la France, les producteurs de court-metrages 
(.C.M.) et de moyen-métrages (M.M.) dont la 
programmation est rendue encore puis difficile 
étant donné la durée de projection des films de 
fiction ou long-metrage (L.M.), comptent certai- 
nement beaucoup sur les ventes a l’etranger. 
Hélas, les possibilités sont restreintes. 

C’est pourquoi, en tenant compte du fait que 
nos films de C.M. ont toujours été très iavora- 
ülement accueillis dans les compétitions inter- 
nationales, Unifrance Film a pu jeter les pre- 
miers jalons d’une action cohérente en faveur 
du court-métrage dont la base est une étude 
systématique de l’offre et de la demande. 

RÉCOMPENSES OBTENUES PAR LES COURTS 
METRAGES FRANÇAIS DANS LES DIVERSES 
MANIFESTATIONS A L'ETRANGER DEPUIS 1945 

Cannes 1945 : Epaves, de J. -Y. Cousteau. 

Venise 1946 : Famille de droites et Famille de 
paraboles, de Jean Mineur ; Paysages du Siience, de 
J.-Y. Cousteau; Le Voleur de Paratonnerre, de 
Paul Grima ult ; Le Rhône, de Jean Brerault. 

Venise 1947 ; L’Ennemi secret, de J. K. Raymond- 
Millet ; La Rose et le Réséda, d’André Michel ; Le 
Vampire, de Jean Painievé ; Matin de France, de 
Louis Cuny. 

Venise 1948 ; Goémons, de Yannick Bellon ; Le 
Petit Soldat, de Paul Grimault ; Vente aux Enchè- 
chères, de Jean Mousseile ; Van Gogh, d’Alain 
Resnais ; Jacky, Jacotte et les Sortilèges, de René 
Risacher. 

Cannes 1949 ; Pacific 231, de Jean Mitry ; Images 
médiévales, de William Novik. 

Venise 1949 : 1848, de Mme Spiri-Mercanton ; Zan- 
zabelle à Paris, de Mme Sonika Bo ; La Maladie de 
Parkinson. 

Venise 1950 : Les Charmes de l Existence, de Jean 
Grémilion. 

Le Praticien devant la Radiographie vertébrale, 
de Jacques Schlttz ; Rectification, d’André Tadié ; 
Le Chaudronnier, de Georges Rcuquier. 

Œil pour Œil, de Jean Arroy ; Lieux géométri- 
ques, de Marc Cantagrel ; Au Fil de la Charente, 
de M. Magnin ; Fleur de Fougère, de L. Starévitch. 

Cannes 1951 ; Carnet de Plongées, de J.Y. Cous- 
teau. 

Venise 1951 : Le Curare et les Curarisants de 

I synthèse, de J. Lemoigne ; Tracé des profils des 
Engrenages parallèles, de Lucien Motard ; L’Or du 
Rhône, de Fançois Villiers ; Mon Ami Pierre, de 
P. Neurisse et L. Félix ; Le Sel de la Terre, de 
Georges Rouquier. 

Miserere, de Frédérique Durand, .sous la direc- 
tion de l’Abbé Morel. 

L’Affaire Manet, de J. Aurel ; La Rivière et les 
Hommes, die J. Hurault et Dr A. Sausse ; Cheveux 
noirs. Capes grises, de J.K. Raymond-Millet et 
Monique Muntcho. 

Cannes 1952 ; Groenland, de Marcel Ichac : Le 
Rideau cramoisi, d’Alexandre Astruc. 

Venise 1952 : Les Hommes de la Nuit, de Henri 
Fabiani ; Cité du Midi, de Jacques Baratieir : Terre 
Adélie, de Mario Maret. 


Un recensement des C.M. disponibles a été 
établi et une vaste enquête a été entreprise dans 
divers pays du monde afin de connaître les pos- 
sibilités de diffusion de nos films. 

C’est en partant des réponses parvenues de 
vingt-quatre pays que nous avons dressé le ta- 
bleau suivant (1) dont la lecture permettra de 
se rendre rapidement compte des efforts qu’il 
est nécessaire d’accomplir. 

On remarquera, en effet, qu’en général le dou- 
ble programme est pratiqué dans de nombreux 
pays, que les productions nationales peuvent suf- 
fire aux besoins ou que le C.M., considéré com- 
me appoint de métrage, ne fait l’objet d’aucune 
location et est fourni gratuitement aux exploi- 
tants. On comprend donc que les acheteurs 
soient rares ou exigeants et que nos producteurs 
éprouvent de grandes difficultés à rentrer dans 
leurs frais ou à assurer à leurs films subven- 
tionnés les débouchés nécessaires. 

Telle est la situation à l’heure actuelle. On 
peut espérer cependant que, partant de ces 
données, les organisations professionnelles et 
le Ministère des Affaires Etrangères entameront 
des conversations avec les organismes politiques 
ou professionnels de ces différents pays, afin 
d’assurer à nos court -métrages une diffusion 
efficace, ne serait-ce que dans le cadre de « l’Ac- 
cord pour l’Importation d’Objets de caractère 
éducatif, scientifique ou culturel », établi par 
l’U.N.E.S.C.O., que treize pays avaient ratifié à 
la fin de l’année 1952 et que 18 autres pays 
signataires n’avaient pas encore ratifié (dont la 
France !) . 

N.B. - On peut consulter utilement Echanges 
culturels et Barrières commerciales et le texte 
de « l’Accord pour l’importation d’objets de 
caractère éducatif », édités par l’U.N.E.S.C.O. 

Pierre Robin. 

courts métrages français exportés 

DU 1er JANVIER 1952 AU 30 NOVEMBRE 1952 


Allemagne 28 films 

Autriche 3 — 

Belgique 86 — 

Canada 21 — 

Colombie 1 — 

Congo belge 73 — 

Cuba 2 — 

Danemark 2 — 

Egypte 8 — 

Espagne 2 — 

Etats-Unis 12 — 

EthioDie 2 — 

Formose 1 — 

Grande-Bretagne 22 — 

Grèce 7 — 

Hahiti 1 — 

Hawaï . j 1 — 

Hollande 16 — 

Ile de Chypre 2 — 

Ile Maurice 1 — 

Virginie 1 — 

Indes 3 — 

Indonésie 4 — 

Irlande 3 — 

Islande 1 — 

Italie 2 — 

Japon 3 — 

Luxembourg 96 — 

Malaisie 1 — 

Norvège 10 — 

Porto-Rico 1 — 

Portugal . . 11 — 

Siam 1 — 

Singapour 1 — 

Suède 9 — 

Suisse 66 — 

Syrie, Liban 1 — 

Turquie 10 — 


Total 515 films 


(1) Voir pages 91, 92, 93 et 94 notre étude sur les 
marchés étrangers. 


I 

DERNIÈRES RECETTES DE 

L’HOMME 

TRANQUILLE 

(l re exclusivité Paris) 

'k 

AVENUE 

(600 places - 4 séances par jour, soit 
28 séances par semaine; 

TOTAL DES ENTRÉES A LA 8* SEMAINE : 

63.620 

TOTAL DES RECETTES A LA 8* SEMAINE : 

21.626.700 Frs 

9” SEMA'NE 

4.750 entrées - 1.615.000 Frs 

TOTAL DES ENTRÉES A CE JOUR : 

68.370 

TOTAL DES RECETTES A CE JOUR : 

23.241.700 Frs 

★ 

VENDOME 

(384 places - 4 séances par jour, soit 
28 réances par semaine) 

TOTAL DES ENTRÉES A LA 8” SEMAINE : 

39.791 

TOTAL DES RECETTES A LA 8® SEMAINE : 

13.926.850 Frs 

9 e SEMAINE 

3.290 entrées - 1.151.500 Frs 

TOTAL DES ENTRÉES A CE JOUR : 

43.081 

TOTAL DES RECETTES A CE JOUR : 

15.078.350 Frs 

★ 

TOTAL GÉNÉRAL DES ENTRÉES 

DES 2 SALLES A LA 8° SEMAINE : 

111.451 

TOTAL GÉNÉRAL DES RECETTES 

DES 2 SALLES A LA 8° SEMAINE : 

38.520.050 Frs 

Et le film continue... 
* 

KEPUBL1C P E CTURES 

Organisation en France 

LES FILMS FERNAND RIVERS 

— _ 92, Avenue des Ternes — PARIS 


UNE VICTOIRE DES ARTISTES ASSOCIÉS DONT 
PEUT SE RÉCLAMER L'EXPLOITATION FRANÇAISE 

Chaque année, la grande compagnie américaine United Artists organise un concours parmi 
ses filiales étrangères en vue d’honorer celle dont l’activité commerciale fut la plus brillante au 
cours des douze mois écoulés. 

En 1952, et pour la deuxième fois consécutive, ce fut la filiale française, les Artistes Associés, 
qui a été classée première de cette compétition. 


^ j| LA CINEMATOGRAPHIE FRANCAisE 


Nous sommes heureux d’annoncer cette nou- 
velle et de féliciter les animateurs des Artistes 
Associés, dont la perspicacité et l’excellente 
politique de vente ont permis d’obtenir d’aussi 
brillants résultats. Ceux-ci démontrent que les 
Artistes Associés ont reconquis très vite la place 
prépondérante qu’ils occupaient avant la guerre 
sur le marché français. 

Ce n’est pas à l’Exploitation française, grâce 
à qui ce succès a pu être obtenu, que nous van- 
terons les mérites des productions United Ar- 
tists. Il ne suffit que de rappeler les titres de 
Cyrano de Bergerac, Le Fleuve, La Reine Afri- 
caine. Le Train sifflera trois Fois, Limelight, etc., 
pour se souvenir des recettes record réalisées 
par chacun de ses films. 

A Limelight, l’excellent film de Charles Cha- 
plin, dont la brillante carrière en exclusivité se 
poursuit toujours, s’ajoutera prochainement Mou- 
lin Rouge, film que John Huston a réalisé en 
Technicolor sur la vie du grand peintre français 
Toulouse-Lautrec et dont les extérieurs furent 
tournés en France l’année dernière, dans lequel 
José Ferrer (Cyrano de Bergerac) fait une créa- 
tion magistrale. 

♦ 

EMILE DARBON 

Le monde de la production a appris, mercredi, 
avec surprise et douleur, la mort, à cinquante- 
trois ans, d’Emile Darbon, directeur de produc- 
tion à la Société Discina, rapidement enlevé à 
l’affection de ses trois enfants. 

Entré, en 1925, au Service de publicité de la 
Paramount française, directeur de ce service, il 
fut directeur de production des Films Osso en 
1930, et des films Discina depuis 1940. 

Ses nombreux amis ont pris part à ses obsè- 
ques, samedi matin, 17 janvier en l’église Saint- 
Eloi, de Paris. 


Et puis, plus tard, les Artistes Associés distri- 
bueront la grande production franco-américaine, 
Quelque Part dans le Monde, dont Anatole Lit- 
vak poursuit la réalisation dans un studio de 
la région parisienne, avec Kirk Douglas, Dany 
Robin et Louis Jourdan pour principaux inter- 
prètes et Le Maître de Don Juan, film en 
Eastmancolor, actuellement en cours de tournage 
en Italie et dont les vedettes sont Errol Flyn 
et Gina Lollobrigida. 

Avec de tels films — et ceux que nous ne con- 
naissons pas encore, mais qui sortiront entre 
temps — il ne fait pas de doute que les Artistes 
Associés seront encore bien placés, en 1953, dans 
la compétition annuelle des United Artists. 


M. REMAUGÉ, PRESIDENT 
DE PATHE-CINÉMA 

Nous apprenons que M. Ferdinand Lifïran 
vient de demander à résigner ses fonctions 
de Président de la Société Nouvelle Pathé- 
Cinéma qu’il exerçait depuis de longues an- 
nées ; ses collègues, tout en regrettant cette 
décision, n’ont pu que s’incliner devant le 
désir exprimé par lui et lui ont témoigné 
leur reconnaissance en le nommant Président 
Honoraire de la Société. Par ailleurs, M. Lif- 
fran a bien voulu accepter de demeurer à la 
présidence de la Société des Théâtres Ciné- 
matographiques Pathé. 

M. Adrien Rémaugé, tout en conservant 
ses fonctions de Directeur général, a été nom- 
mé Président de la Société Nouvelle Pathé- 
Cinéma. 

M. Pierre Cabaud, Secrétaire général, a été 
appelé aux fonctions de Directeur général 
adjoint et M. Lafarge à celles de Contrôleur 
général de la Société. 


BELLOTTI FILM présente 

“ L’ILE DU PÉCHÉ ” 

Pendant la première année de son exis- 
tence, la Société Bellotti Film, de Rome, a 
placé pour la France, 7 films, dont Rashomon, 
le film aux quatre prix internationaux ; Les 
Hommes ne regardent pas le Ciel, le film 
émouvant sur la vie de celui qui fut le Pape 
en 1941, Pie X, etc. Elle continue de vendre 
les meilleurs films indépendants dans le fl 
monde entier. Citons parmi ses dernières - 
exclusivités : Madame Filoumé, d’après le 
grand succès du Théâtre de la Renaissance 
avec Valentine Tessier, réalisé par son au- 
teur Edouardo de Filipo et joué par lui et t|| 
sa sœur, Titina de Filipo ; et Ile du Péché 
(La Peccatrice de l’isola), avec Silvana Pam- 
panini, un film qui fera sensation. 


M. PARENT 

Directeur Généra] Adjoint au C.N.C. 

Le Centre National du Cinéma nous transmet 
copie de trois décisions de M. le Ministre de l’In- 
dustrie et du Commerce, en date du 10 décembre 
1952 ; 

A dater du 1 er janvier 1953, M. A. Parent, inspec- 
teur de l’Industrie et du Commerce, exerce les 
fonctions de directeur général adjoint du C.N.C. 

M. H. Durand, inspecteur général de l’Industrie 
et du Commerce, exerce la tutelle administrative 
des organismes bénéficiaires de subventions ins- 
crites au budget du C.N.C. ou prélevés sur le fonds 
d’Aide. 


OUVERTURE D’UNE SALLE 
DE VISION en 16 % 

Les professionnels du format réduit 16 mm. 
apprendront avec plaisir que le Studio Technique 
de Production vient d’ouvrir une salle de vision 
au 9, rue Quentin-Bauchart. Tél. BALzac 33-32. 

Cette salle, qui comporte 25 places assises, est 
spécialement équipée pour le format 16 mm. 
avec projecteurs à arcs et amplificateurs spé- 
ciaux. 

Une salle de montage professionnelle en 
16 mm. est également mise à la disposition de 
la clientèle. 



HOCHE DISTRIBUTION PRÉSENTE 

les deux nom s 


la pr e mi ère su per- 
produclion française 
en Technicolor 

ANNA , MAGNAN! 

dans un film de 

JEAN RENOIR 


AGENCES : C0R0NA, 55, CHAMPS ÉlYSÉES, BALZAC 42-30 





0 ^ l> ciNÉMATOGBAPHiE FRANCAÎSE ? 

LA PRODUCTION 
FRANÇAISE 1952 


102 FILMS DE LONG MÉTRAGE 
DONT 18 COPRODUCTIONS 


C OMMENCEE en pleine ■> Crise de- 
là Production », l'année 1952 s'est 
achevée dans la « Crise ». 

Les raisons qui avaient motivé les 
nombreuses déclarations des organi- 
sations professionnelles, les campagnes 
de presse virulentes et l’« émotion » 
des Pouvoir Publics et du Parlement, 
n'ont pas disparu. 

Malgré les promesses ministérielles, 
ni le projet, ni la proposition de loi 
de M, Desson n'ont été discutés à l'As- 
semblée Nationale. Que ce retard soit 
dû notamment à la chute du gouver- 
nement Plnay, il n'en demeure pas 
moins que l’actuelle Loi d’Aide vient à 
expiration en septembre prochain et 
qu'un film entrepris à l'heure actuelle 
verra son aide éventuelle totalement 
bloquée. Pour les producteurs, cette 
situation est incontestablement sé- 
rieuse, car l'on sait que l'Aide a per- 
mis à la Production française de pour- 
suivre son activité, depuis cinq ans, 
en surmontant les difficultés provo- 
quées par la concurrence étrangère 
et la chute des entrées dans les salles. 
Ainsi, toute prévision pour l'avenir est 
Imoossible aujourd'hui. 

Au début de 1952, la situation était 
ù peu près semblable, avec cette diffé- 
rence cependant que l'Aide ne devait 
parvenir à son terme que vingt et un 
mois plus tard. Aussi, les films tour- 
nés au cours des deux premiers mois 
de l’année ne furent-ils pas en grand 
nombre. Ce n'est que plus tard avec 
l'appui des promesses qui leur fuient 
faites, que les producteurs donnèrent 
un nouvel essor à leur activité. Encore 
convient-il de remarquer que sur les 
102 films réalisés en 1952 et considérés 
comme français, 18 ont été des co- 
production franco-étrangères entrant 
dans le cadre des accords et que dans 
ce dernier nombre figurent les plus 
Importantes productions de l'année. 


Donc, 102 films français nouveaux, 
comptant pour le Quota (demeuré in- 
changé si l'importation des films 
étrangers et américains en particu- 
lier, s'est trouvée limitée il y a quel- 
ques mois), sont prêts à affronter les 
Critiques et le Public. Une première 
constatation s’impose, ni les uns. ni 
I autre n'auront raison de se plaindre. 

Les premiers films de la « cuvée » 
1952, déjà sortis en France et à l'étran- 
ger, ont été très favorablement ac- 
cueillis. Certes, cette année, comme 
celles qui l’ont précédée n'a pas vu 
naître que des chefs-d’œuvre, mais 
es qualités de l’ensemble sont à sou- 
ligner. 

Il nous faut rappeler que la pro- 
uctlon française a été souvent hono- 
i e dans les manifestations Interna- 


tionales en 1952 Jeux interdits, de 
René Clément, a obtenu le Premier 
grand prix de Venise ; Belles de Nuit, 
de René Clair, s'est vu décerner le 
Grand prix international de la Criti- 
que ; Nous sommes tous des Assas- 
sins. Fanfan la Tulipe, La P... respec- 
tueuse, etc., ont été primés à des titres 
divers et que les plus grands met- 
teurs en scène français (hormis Mar- 


cel Carné et Robert Bresson) ont tous 
ajouté une œuvre nouvelle au moins, 
à leur palmarès. 

Quant au public, il suffit de savoir 
qu’au cours de la saison 1951-52, 175 
millions de spectateurs ont été enre- 
gistrés dans les salles commerciales 
normales où passaient des films fran- 
çais, soit une augmentation de 2 mil- 
lions sur la précédente saison et de 
12 millions sur la saison 1949-50. Par 
ailleurs, il est bon de rappeler que 
les deux plus grands succès de ces 
dernières années furent, au cours de 
l'année 1952, les films français Fanfan 
la Tulipe et Le Petit Monde de Don 
Camillo. 

Mal «partie», aux dirc-s des augures, 
la production 1952, comptera quand 
même, en nombre et en qualité, parmi 
les meilleures de l'après-guerre. 

Les 102 films se répartissent ainsi 

52 comédies ; 29 drames ; 21 comé- 
dies dramatiques. 


65 scenarii originaux ; 14 adapta- 

tions de pièces de théâtre et 23 de 
romans. 

Parmi les 6 films en couleurs, 3 sont 
en Technicolor : Un Caprice de Caro- 
line, de Jean Devaivre (le premier 
film français de long métrage en Tech- 
nicolor tourné en France) ; Le Car- 
rosse d’Or, de Jean Renoir ; Lucrèce 
Borgia, de Christian-Jaeque. et 3 en 


Gevacolor : La Caraque blonde, de 
Jacqueline Audry ; La Dame aux Ca- 
mélias, de Raymond-Bernard, et Vio- 
lettes impériales, de Richard Pottier 
Hormis Jean Renoir et Christian-Ja- 
que, tous ces metteurs en scène abor- 
daient la couleur pour la première 
fois. 

Enfin, 8 films tournés en 1952 sont 
des nouvelles versions de succès éter- 
nels : Coiffeur pour Dames. La Dame 
aux Camélias, Kœnigsmark, Lucrèce 
Borgia. Mon Curé chez les Riches, Mon 
Gosse de Père, La Pocharde et Vio- 
lettes impériales. 


Parmi les œuvres des cinéastes cé- 
lèbres, nous signalerons particulière- 
ment Belles de Nuit, qui marque la 
rentrée de René Clair ; Le Carrosse 
d’Or, tourné en Italie par Jean Re- 
noir ; Manon des Sources, de Marcel 
Pagnol ; La Minute de Vérité, et un 


par Pierre ROBIN 

épisode de Destinée, de Jean Delan- 
noy ; La Fête à Henriette et Le Re- 
tour de Don Camillo, de Julien Du- 
vivier ; Adorables Créatures et Lu- 
crèce Borgia ,de Christian-Jaque ; Rue 
de l’Estrapade, de Jacques BecKer ; 
La Jeune Folle, d’Yves Allégret ; Nom 
sommes tous des Assassins, d’André 
Cayatte ; Les Amants de Tolède, 
d'Henri Decoin ; L’Appel du Destin, 
de Georges Lacombe ; La Dame aux 
Camélias, de Raymond-Bernard ; La 
Fille au Fouet et Horizon sans Fin, de 
Jean Dréville ; La P... respectueuse, 
de Marcel Pagljéro et Charles Bra- 
ban ; La Maison du Silence, tourné 
en Italie par G.-W. Pabst ; Un Caprice 
de Caroline, de Jean Devaivre, etc. 

Célèbres également à divers titres 
Sacha Guitry a tourné Je l’ai été trois 
Fois et La Vie d'un Honnête Homme ; 
Gille Grangier : Jupiter ou douze 
Heures de Bonheur ; Henri Calef 
Les Amours finissent à l’Aube ; Yves 
Ciampi : Le plus Heureux des Hom- 
mes ; Jacqueline Audry : La Caraque 
blonde ; Pierre Billon : Le Marchand 
de Venise ; René Chanas : Je suis un 
Mouchard ; Georges Lampin ; Suivez 
cet Homme ; Maurice Cloche : Rayé 
des Vivants et Moineaux de Paris, 
André Hunebelle : Monsieur Taxi et 
Mon Mari est merveilleux, etc. 

La profession déplore le décès de 
deux bons metteurs en scène de co- 
médies commerciales, René Jayet (der- 
nier film. Des Quintuplés au Pension- 
nat), et Marcel Aboulker (demiei 
film. Les Femmes sont des Anges), et 
accueille 12 nouveaux réalisateurs 
Max Glass et André Pellenc (produc- 
teurs), Pierre-Louis et Daniel Gélin 
acteurs), Alex Joffé et Solange Terrac 
(scénaristes), André Barsacq (direc- 
teur et metteur en scène de théâ- 
tre), Claude Lalande, Claude Ca- 
riven, Pierre Gaspart-Huit, Gilbert 
de Tu renne, Pierre Guilbaud (assis- 
tants metteur en scène et réalisateurs 
de courts métrages). 

Enfin, le record de tournage est dé- 
tenu par Jean Boyer avec 4 films, 


Parmi les auteurs célèbres, on re- 
marquera particulièrement l’activité 
de Charles Spaak (Adorables Créatu- 
res et Nous sommes tous des Assas- 
sins), Jean Anouilh (Le Rideau rouge 
et Un Caprice de Caroline), Jacques 
Sigurd (La Jeune Folle, Les Amants 
de Minuit et Lucrèce Borgia), Henri 
Jeanson (La Minute de Vérité et La 
Fête à Henriette), Marc-Gilbert Sau- 
vajon (Violettes impériales, La Fugue 
de M. Perle et Ouvert contre X). 
Claude Vermorel (Les Amants de To- 
lède), Jacques Rémy (Suivez cet 
Homme), Pierre Bost (La Maison du 



Une scène du film de Pierre Billon, LE MARCHAND DE VENISE avec Michel 
Simon et Massimo Serato. 

(Cliché Disciiilm.) 


10 


Silence et Destinée, en collaboration 
avec Jean Aurenche), Pierre Laroche 
(La Caraque blonde), J. -P. Le Chanois 
(Douze Heures de Bonheur), etc. 


LA ciNÈMATOGRAPHiE FRANÇAISE 

TA BLEAU NUMERIQUE DES FILMS ENTREPRIS MENSUELLEM ENT 

ANNÉES TOTAL JANV. FÉV. MAKS AVRIL MAI . JUIN JUILL. AOUT SEPT. OCT. NOV. DÉC. 


Du côté des vedettes féminines, une 
évolution assez nette semble en cours 
d’opération. 

Les grandes vedettes traditionnelles 
n'ont tourné qu'un film, exception 
faite pour Michèle Morgan qui, en 
plus de son excellente interprétation 
dans La Minute de Vérité, a enfin réa- 
lisé sen rêve d’incarner Jeanne d’Arc 
dans Destinée, de J. Delannoy. 

Danielle Darrieux et Edwige Feuil- 
lère ont paru dans Adorables Créa- 
tures ; Viviane Romance a interprété 
Les Femmes sont des Anges, Miche- 
line Presle fut La Dame aux Camélias, 
Gaby Morlay fut la vedette de La 
Fille au Fouet et Ginette Leclerc celle 
de Hold-Up en Musique. 

Par contre, on remarque l'ascension 
de Dany Robin (Les Amants de 
Minuit, Douze Heures de Bonheur, 
Elle et Mol, La Fête à Henriette ; Mar- 
tine Carcl (Adorables Créatures, Bel- 
les de Nuit, Lucrèce Borgia et Un 
Caprice de Caroline) et de Françoise 
Arnoul (La Forêt de l’Adieu, Adieu 
Paris, Le Fruit défendu, Les Amants 
de Tolède). 

Danièle Delorme, dont on ne vante 
plus les qualités de comédienne, a 
merveilleusement interprété La Jeune 
Folle et Les Dents longues ; Gisèle 
Pascal a réincarné la grande aviatrice 
Hélène Boucher dans Horizon sans 
Fin ; Jacqueline Pagnol effectue sa 
rentrée dans Manon des Sources ; 
Blanchette Brunoy, toujours char- 
mante et appréciée, a interprété en ve- 
dette, Coiffeur pour Dames et Le 
Secret d’une Mère, et Madeleine Ro- 
binson poursuit sa brillante carrière 
dans Je suis un Mouchard et Minuit 
Quai de Bercy. 


D'autre part, devant les nouvelles 
tendances vers un cinéma européen, 
les vedettes voyagent beaucoup et 
tandis que certaines des nôtres tra- 
vaillaient dans des studios romains ou 
madrilènes, la vedette américano-al- 
lemande, Hildegarde Neff venait tour- 
ner à Paris dans La Fête à Henriette 
Lil Dagover, elle, interprétait en ve- 


1948 

1949 

1950 

1951 

1952 


123 H 


60 

78 3 

60 5 

21 2 

72 5 

94 7 

74 (a) 6 

94 7 

104 7 

106 7 

105 (b) 8 

102 (c) 5 


7 9 

10 6 

3 7 


4 2 

6 5 

7 5 



10 2 

9 3 

6 7 

6 7 

3 8 

7 5 

6 10 


13 

8 


13 14 13 

12 11 5 

3 

3 7 8 

5 8 6 

9 7 1 

6 


7 8 4 

11 13 11 

12 8 8 

6 12 12 

12 11 15 

9 17 7 


16 11 87 

» » » 5 

1 .. 1 2 

10 10 56 

14 11 2 8 

6 5 5 1 

1 » » » 

9 3 4 2 

10 10 11 3 

12 5 7 3 

9 10 6 4 

10 14 10 9 

12 15 4 10 

15 11 4 3 

10 10 68 


(a) Non compris 4 films réalisés en coproduction à l'étranger et 1 film Interrompu. 

(b) Non compris 5 films de montage et 2 films interrompus. 

(c) Dont 17 coproductions franco-italienne et 1 coproduction franco-espagnole. 


dette la version allemande de La Fille 
au Fouet ; Carmen Sévilla, appréciée 
en France par son rôle dans Anda- 
lousie, retrouvait son partenaire de 
ce film, Luis Mariano, dans Violettes 
impériales, et devenait celle de Geor- 
ges Guétary dans Plume au Vent ; 
Evelyn Keyes, vedette américaine, était 
celle de C'est arrivé à Paris ; Aiida 
Valli tournait dans Les Amants de To- 
lède ; Gina Lollobrigida, révélée par 
Fanfan la Tulipe, devenait l’une des 
Belles de Nuit de Gérard Phllipe et 
Sylvana Pampaninl réincarnait la belle 
héroïne de Kœnigsmark. 


Mais si les vedettes féminines ré- 
centes obtiennent plus de succès que 
leurs aînées, les grandes vedettes mas- 
culines chevronnées conservent leur 
place et même la consolident encore. 

Il est significatif de constater que 
l'excellent Michel Simon a tourné 8 
films en 1952 (Brelan d'As, Le Chemin 
de Damas, Femmes de Paris, La Fille 
au Fouet, Le Marchand de Venise, 
Monsieur Taxi, Le Rideau rouge et La 
Vie d'un Honnête Homme). 

Femandel. lui, le grand triompha- 
teur de l'année, avec Le Petit Monde 
de Don Camillo, a tourné 4 films 
(Coiffeur pour Dames. Le Boulanger 
de Vaiorgue, Le Fruit défendu et Le 
Retour de Don Camillo) ; Jean Marais, 
3 (Les Amants de Minuit, L’Appel du 


Destin et La Maison du Silence), Geor- 
ges Marchai, 2 (Douze Heures de 
Bonheur et Les Amours finissent à 
l’Aube), ainsi que Robert Lamoureux 
(ALlo, Je t'aime et Lettre ouverte) et 
François Périer (Elle et Mol et Un 
Trésor de Femme). 

Enfin, un film pour Pierre Fresnay 
(Il est Minuit Docteur Schweitzcr) ; 
Rellys (Manon des Sources), Sacha 
Guitry (Je l’ai été Trois Fols) , Paul 
Meurisse (Je suis un Mouchard) ; 
Noël-Noël (La Fugue de M. Perle) ; 
Pierre Brasseur (Le Rideau rouge). 

Néanmoins, on peut constater les 
progrès très nets réalisés par Daniel 
Gélin, devenu grande vedette de six 
films en 1952 (Adorables Créatures, Les 
Dents longues, La Maison du Silence, 
La Minute de Vérité, La Neige était 
sale et Rue de l'Estrapade) et de Gé- 
rard Landry, que l'on retrouvera dans 
Les Amants de Tolède, La Caraque 
blonde et L’Etrange Amazone) 

Enfin, nous signalerons la venue 
en France de l’excellente vedette 
mexicaine Pedro Armendarlz pour 
Les Amants de Tolède et Lucrèce Bor- 
gia. 

Nous voici donc parvenu au terme 
de notre étude sur la Production ciné- 
matographique française 1952. Moins 
élevée en nombre que celle des qua- 
tre dernières années, elle se caracté- 
rise par une augmentation des co- 


productions franco-italiennes, combi- 
naisons financières qui favorisent la 
diffusion de nos films et l’ImpLanta- 
tlon de nos vedettes sur un marché 
qui s'ouvrait difficilement à nos films. 
Ces associations encouragent en même 
temps les prcducteurs à entreprendre 
des œuvres importantes. 

Il y a quelques mois, des accords 
similaires ont été signés avec l'Al- 
lemagne de l'Ouest, des pourparlers 
sont en cours en vue de créer des 
coproductions franco-espagnoles plus 
nombreuses. Yves Allégret se trouve 
au Mexique où U tournera en copro- 
duction franco-mexicaine, Les Or- 
gueilleux, d'après un scénario de Jean- 
Paul Sartre, avec Michèle Morgan et 
Pedro Armendarlz ; Anatole Lltvak 
vient de commencer Quelque Part 
dans le Monde, une coproduction 
franco-amé*rlcaine, dont Klrk Douglas, 
Dany Robin et Louis Jourdan sont les 
vedettes, les Brésiliens envisagent de 
coproduire, avec une société française, 
un film à la gloire de Santos-Dumont. 
L'ère du cinéma franco-international 
vient de naître. SI celui-ci peut favo- 
riser les échanges d'idées et d’opinions 
qui permettront à tous les pays du 
monde de se faire mieux compren- 
dre et, en môme temps, de faciliter 
la diffusion de la Culture française, 
notre Industrie n’a qu’à se réjouir de 
cet état et notre pays s'en honorer. 

Pierre Robin. 


TABLEAU COMPARATIF DU FINANCEMENT DE LA PRODUCTION 

POUR L'ANNÉE 1951 ET LE I e ’ SEMESTRE 1952 


PREMIER SEMESTRE 1951 


2 pour 
155 M. don! 
1 Fr.-It, 


1 5 pour 
930 M. 5, donl 
1 Fr.-It. 


SECOND SEMESTRE 1951 


dont 1 Fr.-It 


4 pour 
272 M. 7 
dont 2 Fr.-It. 


2 pour 
147 M. 

dont 1 Fr.-It. 


3 pour ( 2 pour 3 pour 

273 M. 200 M. , 463 M. 

M. |dont 1 Fr.-It, I dont 2 Fr.-It. dont 2 Fr.-It. 
2.752.500.000 francs 
52.933.000 francs 


PREMIER 

55 


SEMESTRE 
Citais (a) 


1952 


40 à 50 
millions 


Coût global 

Coût moyen d’un film 

(a) Ce nombre comprend également les coproductions franco-italiennes dont les coûts, souvent très élevés, ont été calculés i 
du coût global et par conséquent du coût moyen d’un film par rapport à l’année dernière. 



7 IA CÎNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE LA CÎNÉMATOGRAPHiE FRANCAÎSE 

FRÉQUENTATION DES SALLES PARISIENNES D’EXCLUSIVITÉ 

(Les recettes sont communiquées à titre indicatif) 




FILMS 

et 

DISTRIBUTEURS 


SALLES 

Nombre de places 
Nombre de séances 

PRIX 

des 

PLACES 

SEMAINES 

DATES 

ENTREES 
de la semaine 

RECETTES 
de la 

SEMAINE 

TOTAL 

des entrées 

TOTAL 

des 

RECETTES 

Maximun 

depuis 1945 

des entrées hebdomadaires 

au cours de cette saison 
et de la dernière 

AU MEPRIS DES LOIS 

(Universal) (Technicolor) 


CAMEO 

625 pl. - 35 s. 

250. 300 fr. 

2ème 

du 7 au 13 janvier 

4.955 

1.225.050 

14.927 

3.689.730 

13.763 

3.040 

13.720 (Commando de la Mort) 
3.850 

RITZ 

800 pl. - 35 s. 

150, 180. 

200 fr. 

5.028 

882.370 

12.005 

2.821.480 

2.583 

11.009 (Fauve en Liberté) 

:;.993 

MONTE-CARLO . . 
332 pl. - 35 s. 

300 fr. 

1ère 

du 2 au 8 janvier 

5.150 

1.493.500 



N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

LES IMAGFS 

789 pl. - 35 s. 

200 fr. 

1ère 

du 1 au 7 janvier 

12.126 

2.266.320 



N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

Iles aventures du capitaine 

WYATT 

(Technicolor) (Warner Bros.) 

SELLES DE NUIT 

(Fr.-It.) (Gaumont Dist.). 

ICENT FRANCS PAR SECONDE 

(Fr.) (Pathé-Consortlum-Cinéma) 

AUBERT-PAL. 

720 pl. - 35 s. 

250 fr. 

3ème 

31 déc. au 6 janv. 

7.968 

1.996.650 

154.420 

34.163.220 

2.541 

3.154 Monde) 

ELDORADO 

170, 200, 

220 fr. 

170, 200* , 
220 fr. 

13.518 

2.643.C60 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

LE LYNX . 

1.000 pl. - 35 s. 

LE PALACE 

950 pl. - 35 s. 

9.673 

1.923.950 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

200 fr. 

2.904 

580.800 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

15.903 

N. C. 

22.832 

2.714 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

15.903 (Belles de Nuit). 

N. C. 

19.022 (Belles de Nuit). 

4.920 

LE TRIOMPHE 

525 pl. - 35 9. 

(V.O.) 

5.170 

1.530.300 

BIARRITZ 

628 pl. - 35 s. 

350 fr. 

8ème 

du 2 au 8 janvier 

9.050 

3.167.500 

103.207 

36.122.400 

MADELEINE . 

782 pl. - 35 s. 

350 fr. 

11.951 

4.179.750 

129.829 

45.412.160 

PARAMOUNT 

1.903 pl. - 42 s. 

150, 200, 

250. 300 fr. 

1ère 

du 7 au 13 janvier 

23.707 

5.403.350 



43.563 

8.296 

27.715 

2.777 

43.5o3 (Samson et Dalila) 

8.296 

PALAIS-ROCHEC 
1.667 pl.. 35 s. 

190, 210. 

230 fr 

11.954 

2.199.757 



22.718 (Samson et Dalila) 

2.777 

select-pathe" 

1.000 pl. - 35 s. 

200, 250 fr. 

8.944 

1.704.060 



13.763 

2.229 

13.763 (Samson et Dalila) 

2.229 

ETOILE DU DESTIN 

(Technicolor (M.G.M.). 


MAX-LINDER 

772 pl. - 35 s. 

180, 200, 

225 fr. 

1ère 

du 2 au 8 janvier 

8.274 

1.861.650 



N. C. 

N. C. 

12.U81 (Dallas. Ville Frontière) 
1.131 

MOULIN-ROUGE . 
1.080 pl. - 35 s. 

250 fr 

11.524 

2.074.320 



N. C. 

N. C. 

13.886 (Carnaval au Texas) 

4.515 

LES VEDETTES 

505 pl. - 35 s. 

250 fr 

4.340 

1.085.000 



N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

LES EVASIONS DU CAPITAINE 
BLOOD 

(Technicolor) (Columbia). 


ALHAMBRA 

2.600 pl. - 28 s. 

200, 250, 

300 fr 

2ème 

du 2 au 8 janvier 

10.271 

2.573.880 

34.070 

8.836.135 

27.040 

3.698 

i 7.040 (Quand les Tambours 
3.698 s'arrêteront) 

LA CIGALE 

1.088 pl. - 35 s. 

150. 180 

200 fr 

5.173 

940.000 

15.041 

2.744.000 

10.167 

N. C. 

10.077 (Princesse de Samar- 
4.784 cande) 

LA FEMME DU PLANTEUÜ 

(Victory Films). 


OLYMPIA 

1.862 pl. - 28 s. 

225, 250 il’. 

280 Ir. 

2ème 

du 2 au 8 janvier 

10.691 

3.111.550 

31.867 

9.281.175 

N. C. 

N. C. 

11. 176 (Femme du Planteur) 

N. C. 

LE PARIS 

981 pl. - 35 s. 

.700. 350 fr 
(V.O.) 

8.101 

2.514.500 

23.601 

7.368.400 

24.439 

2.350 

15.500 (Femme du Planteur) 

4.200 

LA FETE A HENRIETTE 

(Fr.) (Cinédis). 

LA FUGUE DE MONSIEUR PERLE 


MARIGNAN 

1.670 pl. - 35 s. 

300, 350 fr 

4ème 

du 7 au 13 janvier 

9.509 

3.012.624 



40.444 

N. C. 

28.984 (Kon-Tiki) 

6.173 

MARIVAUX 

1.060 pl. - 35 s. 

300. 350 fr. 

8.003 

2.541.916 



35.696 

5.697 

23.696 (Messaline) 

5.285 

LE FRANÇAIS 
1.106 pl. - 35 s. 

350 fr 

4ème 

du 2 au 8 janvier 

7.790 

2.305.840 

47.290 

13.869.740 

21.313 

2.932 

19.656 (De l'Or en Barres) 

3.860 

LE GRAND CONCERT 

(V.O.) (Sovcolor) (Pax Films). 


PAX-SEVRES 

1.399 pl. - 23 s. 

200 fr. 

4ème 

du 7 au 13 janvier 

12.338 

2.466.300 

65.085 

13.011.100 

N. C. 

N. C. 

20.461 (Le Grand Concert) 

N. C. 

HISTOIRE DE DETECTIVE 

(Paramount). 

L'HOMME TRANQUILLE 

(V.O.) (Technicolor) (Films F. Rivers 


ELYSEE-CINEMA 
528 pl. - 35 s. 

300 fr 
(V.O.) 

gème 

du 2 au 8 janvier 

5.250 

1.522.500 

51.090 

14.813.100 

N. C. 

N. C. 

12.090 (Histoire de Détective) 
2.000 

LE VENDOME 

440 pl. - 28 s. 

350 fr 

10ème 

du 7 au 13 janvier 

2.900 

1.015.000 

46.145 

16.148.300 

10.160 

1.809 

10.160 (Los Olvidados) 

1.609 

AVENUE 

600 pl. - 28 s. 

350 fr. 

gème 

du 2 au 8 janvier 

4.750 

1.615.000 

68.370 

23.241.700 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

IL IMPORTE D'ETRE CONSTANT 

(V.O.) (Eagle Lion) (Technicolor). 


BROADWAY 

420 pl. - 35 s. 

150, 300 fr. 

2ème 

du 7 au 13 janvier 

7.940 

2.339.000 

18.650 

5.492.750 

13.450 

2.640 

11.575 (Films en Reliefs) 

N. C. 

IVANHOE 

(Technicolor) (M.G.M.). 


BERLITZ 

1.600 pl. - 35 s. 

250. 300 fr. 

350 fr. 

gème 

du 2 au 8 janvier 

17.860 

10.390 

5.407.900 

71.970 

22.011.100 

30.320 

6.092 

30.320 (Le Petit Monde de Don 

7.390 Camillo) 

COLISEE 

732 pl. - 35 s. 

350 fr 
(V.O.) 

3.634.000 

41.025 

14.344.750 

19.412 

2.039 

19.649 (Le Petit Monde de Don 
5.828 Camillo) 

GAUMONT-PAL. . 
4.670 pl. - 35 s. 

250, 300, 

40.821 

9.923.640 

1G5.742 

40.475.420 

S2.46S 

10.611 

71.067 (Ivanhoë) 

11.921 

LIMELIGHT 

(V.O.) (Artistes Associés). 


LE RAIMU 

383 pl. - 28 e. 

350 fr. 

3ème 

du 2 au 8 janvier 

7.410 

2.223.000 

23.957 

7.187.500 

N. C. 

N. C. 

9.540 (Limelight) . 

1.135 

VIOLETTES IMPERIALES 

(Fr.) (Gevacolor) (C.C.F.C.). 


NORMANDIE 

1.382 pl. - 35 s. 

250, 300, 
350 fr. 

4ème 

31 déc. au 6 janv. 

12.017 

3.508.100 

54.010 

15.869.350 

N. C. 

N. C. 

30.093 (Limelight) . 

4.590 

REX 

3.292 pl. - 35 s. 

300, 350 fr. 

5ème 

du 7 au 13 janvier 

17.334 

5.098.850 

166.004 

50.063.650 

80.081 

8.838 

54.973 (La Flèche et le Flam- 
8.838 beau) 


A propos de 

" L'HOMME TRANQUILLE" 

Des « coquilles » s’étant glissées dans nos deux 
récents tableaux de « Fréquentation des Salles 
d’Exclusivité », nous tenons, en nous excusant 
auprès de nos lecteurs et de la Société des Films 
Fernand Rivers, à souligner que l’excellente réa- 
lisation en Technicolor de John Ford, L'Homme 
Tranquille, tient l’affiche des salles « Avenue » 
et * Vendôme » depuis dix semaines consécu- 
tives et que sa brillante carrière se poursuit. 

A la fin de la neuvième semaine (du 7 no- 
vembre 1952 au 8 janvier 1953), L'Homme Tran- 
quille » a réalisé à l’« Avenue » une recette 
globale de 23.241.700 fr. pour 68.370 entrées et au 
« Vendôme », une recette globale, également, de 
15.078.350 fr. pour 43.081 entrées. Précisons enfin 
que nous publions chaque semaine les recettes 
réalisées au « Vendôme » entre le mercredi pré- 
cédent et le mardi suivant, ce qui nous permet 
d’établir qu'à la fin de la 10° semaine d’exclusi- 
vité, L'Homme Tranquille a été vu dans cette 
salle par 46.145 spectateurs pour une recette 
d'ensemble de 16.148.300 fr. 

Cet excellent « départ » présage bien de la 
carrière de ce film qui, rappelons-le, obtint un 
grand prix international à la dernière Mostra 
de Venise. 


BRILLANT SUCCÈS DE 

''VIOLETTES IMPÉRIALES" 

DANS LE SUD-EST 

Pour ses premières sorties en exclusivité dans les 
villes-clefs du Sud-Est, Violettes Impériales, que 
distribue, pour la région de Marseille, Guy Maïa 
Films, se classe d’emblée parmi les films records. 
A Marseille, au tandem « Rex »-« Le Français », 
en deux semaines : 14.791.600 fr. et 72.722 entrées. 
A Toulon, au « Casino ». en 14 jours : 4.864.920 fr. 
et 25.196 entrées. A Cannes, en deux semaines, au 
« Star » : 3.051.200 fr. et 15.750 entrées. A Antibes, 
au « Casino », en 7 jours : 824.050 fr. et 4.123 entrées. 


CARTES VERTES 

La FEDERATION NATIONALE DES 
CINEMAS FRANÇAIS iniorme les direc- 
teurs do salles que les CARTES VERTES, 
délivrées aux Critiques cinématographi- 
ques pour l'année 1S52, seront valables 
jusqu'au 15 FEVRIER 1953. 


ATTILA, LE FLÉAU DE DIEU 

Sur un scénario adapté par Jacques Compa- 
rez, Ladislas Vajda réalisera au cours de l’été, 
Attila, le Fléau de Dieu, film pour lequel des 
négociations assez avancées sont engagées avec 
Pedro Armendariz, rôle d’Attila, et avec Gre- 
gory Peck, rôle du général romain Aetius, son 
adversaire. Les extérieurs seront tournés en Es- 
pagne et les studios à Londres, probablement. 


PRÉSENTATIONS 

CINÉ-SÉLECTION 

Ciné-Sélection présentera début février la 
première tranche de sa nouvelle production au 
Marignan, à 10 heures du matin. Le lundi 9, Les 
Musiciens du Ciel; le mardi 10, Moineaux de 
Paris ; le jeudi 12, L’Appel du Destin ; l e ven- 
dredi 13, Lettre ouverte. 


“LES BELLES DE HUIT” et RENÉ CLAIR 

ONT TRIOMPHÉ EN ÉCOSSE 

La présentation des Belles de Nuit, de René 
Clair, au Festival d’Edimbourg, a provoqué un 
véritable enthousiasme, tant de la part des 
spectateurs que de la critique. 

Le journal The Scotsman, notamment, a con- 
sacré un long article au film, dans lequel on 
pouvait lire : 

« C’est un film typiquement français, comme 
« seul René Clair pouvait le réaliser... Les Bel- 
« les de Nuit sont une œuvre cinématographique 
i d’une exceptionnelle qualité. Et ceci, non seu- 
« lement sur le plan technique et artistique, 
« mais encore par le thème traité qui s’adapte 
« parfaitement à l’écran... La distribution est 
« excellente et les décors de Barsacq très 
« soignées ». 

Et le journal conclut : « René Clair est un 
génie ». 


“ LE MIRACLE DE FATIMA” 



LE MIRACLE DE FATIMA, que John Brahm a réa- 
lisé en Wamercolor, restera sans aucun doute dans 
les annales de la cinématographie comme l’une des 
plus belles réussites du Septième Art. 

A la pureté et à la poésie mystique du sujet, qui 
suffisaient déjà pour imposer ce film à la fervente 
admiration des foules, il faut ajouter la grandiose 
ampleur de la mise en scène, la qualité d'une inter- 
prétation que dominent les touchantes figures des 
petits miraculés : Lucia, Francesco et Jacinta, et 
aussi l’exceptionnelle beauté des couleurs. j 
Jamais dans le domaine du chromatisme, on n’avall 
atteint à une aussi subtile perfection et certaines 
scènes apparaissent comme d’authentiques chefs- 
d’œuvre de l'art pictural. 


GALA DES AILES BRISÉES 
au « KATORZA » de NANTES 

Au profit de l'Association des « Ailes Bri- 
sées ». Mme Nouaille, directrice de Katorza, de 
Nantes, a offert, mercredi dernier, une soirée 
de gala, avec la première représentation du I 
film, IL est Minuit, Docteur Schweitzer, précédé 
d’un concert donné par le pianiste virtuose Ray- ! 
mond Trouard. 

Ce programme a trouvé une brillante audience 
auprès d’une assistance importante. Mgr Ville- 
pelet, évêque de Nantes, voulut bien exprimer 
l’émotion qu’il avait ressentie à suivre le jeu 
de Pierre Fresnay, dans le rôle saisissant du 
« médecin des noirs ». André Haguet avait pré- 
senté lui-même son film et exposé le difficile 
travail réalisé par son équipe au Gabon. 

En tête des notabilités présentes, nous avons 
noté le Colonel Noirot, représentant le Secré- 
taire d’Etat à l’Air ; M. Moriss, Préfet de la 
Loire-Inférieure ; M. Orrion, Maire de Nantes; 
M. Bomengeat, Président des Ailes Brisées. 
Mme Jacqueline Auriol, commandée en mission 
officielle pour la liaison Air Paris-Bogota par 
les Antilles, avait dû s’excuser en dernière heure. 

M. Arnel, directeur commercial de Cocinor- 
Nordia-Film, était aux côtés du réalisateur, du 
grand pianiste et de l’aimable directrice du Ka- 
torza, enchantée de ce magnifique succès. 


LE FESTIVAL DE BERLIN 
du 18 au 28 Juin 

Le troisième Festival de Berlin aura lieu, 
cette année, du 18 au 28 juin, ainsi que nous en 
informe le Dr A. Bauer, directeur du Festival 

Dans sa récente session à Rome, la Fédération 
Internationale des Associations de Producteurs 
de Films a consenti, vu l’importance culturelle 
et politique de la manifestation berlinoise, à ce 
que le Sénat de Berlin accorde un certificat par- 
ticulier d’approbation aux films présentés reflé- 
tant le mieux les idéaux du monde libre. 

Le scrutin des spectateurs, inauguré l'année 
dernière avec succès, aura lieu également 
1953. 

Signalons enfin que la publication et la dis- 
tribution du Prix Fédéral 1952, seront effectuées 
lors de l’ouverture du troisième Festival « e 
Berlin. 



TOUTE LA JOIE DE VIVRE 



ET LA GAITE MÉRIDIONALE ! 


CE FILM PASSE 
EN GRANDE EXCLUSIVITÉ 
PARISIENNE 

AUX 

MARIGNAN et MARIVAUX 








LA ciNÉMATOGRAPHiE FRANCAÎSE 

102 FILMS 
DONT 17 
AVEC L'ITALIE 


FRANÇAIS EN 1952! 
COPRODUCTIONS 
ET UNE AVEC L'ESPAGNE 


TITRE DE" FILMS 


ADIEU PARIS 


REALISATEURS 
ET AUTEURS 


Claude Heyman. 

Scénario de Rob ; 
adapt. : Cl. Hey- 
man; dial. G. Han- 
noteau. 


GEN- 
RE (1) 


VEDETTES 


C. M. 


Camille Sauvage et son orchestre, Henri Vil- 
bert, Philippe Nicaud, Jim Gérald, René 
Clermont, Françoise Arnoul, Renée Cosima, 
Marcelle Arnold, Vittoria Marino. 


PRODUCTEURS 


DISTRI- 
BUTEURS (2* 


Films Lutetia. 


Sofradis. 

Amar. 

Self. 

Selb Films. 
Sonedis. 


VENTE 

A L’ETRANGER 


Films Lutetia. 


ALLO! JE T'AIME 

LES AMANTS DE MI- 
NUIT 


André Berthomieu. 

Scénario original de 
Michel Dudud ; 
adapt. : A. Bertho- 
mieu; dial.: Michel 
Duran. 

Roger Richebé. 

Scén. de Jacques Si- 
gurd; adapt. pa: 
R. Richebé; dial. 
Georges Neveux. 


C. 


Sit. 


Robert Lamoureux, Claude Farell, Denise 
Grey, Duvallès, Jacques Dynam, Christiane 
Sertilange, Marie-Reine Kergal, Charles 
Bouillaud, Jacques Emmanuel, Edmond 
Ardison. 


L.P.C.- 

Ciné-Sélection. 


D. P. Jean Marais, Dany Robin, Gisèle Grandpré, 
Poé Louis Seigner, Micheline Garry, Frédérique 
Nadar, Jacques Eyser. 


Filins R. Richebé. 


Ciné-Sélection. 


Films R. Richebé. 
Nord Films Loca- 
tion. 

V.G. Loye. 

Sté Mars. Films. 
Hachard. 


L.P.C. 

Films Richebé 


LES AMOURS FINIS- 
SENT A L'AUBE . . 


Henri Calef. 

Scén. de Marcel Ri- 
vet; dial. : André 
Tabet. 


L'AMOUR N'EST PAS 
UN PECHE 


Claude Cariven. 

Scén. orig. et dial, 
de Claude Cariven. 


L'AMOUR. TOUJOURS 
L'AMOUR 


Maurice de Canonge. 
Scén. orig. et dial, 
de Jacques Vilfrid, 
Jean Girault et S. 
Sauvage, d’après 
leur pièce. 


L'APPEL DU DESTIN. 


Georges Lacombe. 

Scén. orig., adapt., 
dial.: Jacques Viot. 


AU DIABLE LA VERTU 


Jean Laviron. 

Pièce de Jean Guit- 
ton. 


BELLE MENTALITE 
BRELAN D'AS . 


André Berthomieu. 

Scén. orig. A. Ber- 
thomieu; dial.: Ro- 
ger Pierre. 

Henri Verneuil. 

Adaptation et dialo- 
gues de Jacques 
Companeez et A. 
Tabet, d’après des 
nouvelles de Geor- 
ges Simenon, S. -A. 
Steeman et Peter 
Chesney, 


LA CARAQUE BLON- 
DE (Gevacolor) . . . 

CENT FRANCS PAR 
SECONDE 

C'EST ARRIVE A PA- 
RIS 

( 3 ) 

LE CHEMIN DE DA- 
MAS 


Jacqueline Audry. 

Scén. et dial, de 
Pierre Laroche, 
d’après une idée 
de Paul Ricard. 

Jean Boyer. 

Scén. : Jean-Jacques 
Vital; ad : J. Boyer; 
dial. : Serge Veber. 

Henri Lavorel. 

Scén. orig. : S. B. Le- 
venson; dial. : Mi- 
chel Audiard. 

Max Glass. 

Scén., adapt. et dial, 
de Max Glass. 


LE CLUB DES QUA- 
TRE CENTS COUPS. 


COIFFEUR POUR DA- 
MES 


Jacques Daroy. 
Roman de Pierre 
Clarel, adapt. et 
dial. :P. Clarel et 
Jacques Rey. 

Jean Boyer. 

Adapt. et dial, de J. 
Boyer et S. Veber. 


D. Po. Georges Marchai, Nicole Courcel, Suzanne 
p. Dehelly, Jacques Castelot, Louis Seigner (de 
la Comédie-Française), Olivier Hussenot, 
Paul Azaïs, Annie Noël, Pierre Sergeol, 
Margo Lion, Jacques Dynam, René Blan- 
card, Raphaël Patomi, Micheline Gary. 


Films Vendôme. 


C. H. 


Robert Dhéry, Colette Brosset, Maryse Mar- 
tin, Paul Démangé, Yvette Dinville, Chris- 
tine Langier, Catherine Kath, Lucienne 
Marchand, André Chanu, De Funès, Jac- 
ques Legras, Jean-Claude Rameau, Roger 
Durieu, J. Blanchot, C. Erard. 


Jeannic Films. 
Sud Films. 


C. 


Sit. 


Brigitte Auber, Philippe Lemaire, Jean Val- 
mence, Fulbert- Janin, Jean Lefebvre, Michel 
Dancourt. 


Films Fernand 
Rivers. 


C. D. 
M. 

C. Va. 


C. Sit. 


C. D. 
Sk. 


C. D. 
Av. 


Jean Marais, Roberto Benzi, Jacqueline Porel, 
Renée Devillers, Delmont, Charles Des- 
champs, Sardou, Walther, Renaud Mary, 
Georgette Anys. 

Henri Genès, Maurice Régamey, Lili Bon- 
temps, Liliane Bert, Simone Paris, Carette, 
Christian Duvalleix, Albert Rémy, Robert 
\attier, Oudart, Jim Gérald. 

Jean Richard, Michèle Philippe, Jeanne 
Fusier-Gir, J. Martinelli, P. Faivre, Roger- 
Pierre, Jean-Marc Thibault, Elisa Lamotte, 
Geneviève Kervine. 

1 er sketch : Le Témoignage d’un Enfant de 
Choeur : Michel Simon, Claire Olivier, 
Christian Fourcade, Alexandre Rignault, 
L. Blanche, Albert Michel, H. Marchant, 
André Chanu. 

2° sketch : Le Mort dans l’Ascenseur : Ray- 
mond Rouleau, J. Porel, M. Teynac, Dalibert, 
Arlette Merry, René Génin, R. Mario. 

3" sketch : Mioi, j’ai le Cœur tendre : Van 
Drylen, Sergeol. G. Tabet, Nathalie Nattier, 
luge Landgut, René Kolldehoff, Eric Frichs. 

Tilda Thamar, Roger Pigaut, Gérard Landry, 
Orane Demazis, Berval, Didier d’Yd, Henry 
Poupon, Arius, Josselin, Max Boum. 


Miramar- 

Ciné Sélection. 


Films Marceau- 
Arca Films. 


Bertho-Films. 

Orsay-Films. 


Terra-Films. 

Temara. 

Pathé-Cinéma. 

C.F.C.C. 

Calamy. 


Protis Films. 


Cora Films. 

Sté Marseillaise 
de Films. 


Jeannic Films- 
Stella Films. 
Jeannic Films. 
Fratacci. 

Jeannic Films. 
Mondial Distri- 
bution. 

Films F. Rivers. 
Joachim. 

Pontet Sélection. 
Loye. 

Midi-Cinéma- 

Locatmn. 

P. H. T. Sélection. 
Cidna. 

Ciné-Sélection. 


Marceau. 

Oceanic. 


Columbia. 


Pathé-Consor- 

tium-Cinéma. 


Films Rivers. 
Pontet. 

Sté Marseillaise de 
Films. 


Export Filins 
Association 
Vendôme. 

Jeannic-Films. 

Films Rivers. 

Miramar. 
Kléber Films. 
Orsay Films. 
Terra Films. 

Protis Films. 


c. 


Sit. 


Philippe Lemaire, Henri Genès, Jeannette 
Batti, Geneviève Kervine, Pasquali, Orbal, 
Jean-Jacques Vital. 


Simoja. 


Pathé-Consor- 

tium-Cinéma. 


Simoja. 


C. Sit. 


D. H. 
Rel. 


C. Sit. 


Evelyn Keyes, Henri Vidal, Paul Faivre, Ca- 
mille Guérini, Robert Lombard, O’Brady, 
Robert Ozenne, Germaine Reuver, André 
Roanne, Pierre Sergeol, Michel Vadet, Jean 
Wall. 

Michel Simon, Jean-Marc Tennberg, Antoine 
Balpêtré, Maurice Teynac, Jacques Dufilho, 
Line Noro, Christiane Lénier, Nathalie Ner- 
val, Françoise Goléa, Claude Laydu, Fran- 
çois Chomette. Guy Mairesse, François Vil- 
bert, Pierre Palau. Georges Vitray, Hanin. 

Michèle Philippe. Gérard Landry, Henri Vil- 
bert, Berval, Blavette, Francined, Arius, 
Annie Hemmery. 


C. 


Sit. 


Fernandel, Blanchette Brunoy, Renée De- 
villers, Arlett° Poirier, Jane Sourza, Fran- 
çoise Soulié, Georges Lannes, Georges Cha- 
marat, Garry, J. Noguéro. 


Le Monde en 
Images. 


Films Max Glass. 
Films F. Rivers. 


Films Paradis et 
Fernand Rivers. 
Ciné-Reportage. 
Fiat-Films. 
Eclectiques Films 

Ho elle- Production 


A.G.D.C. 


Films Rivers. 
Films Joachim. 
Sélections Pontet 
Loye Films. 

P. H. T. Sélection. 
Cidna. 

Films Rivers. 
Dentener. 
Sélection Pontet. 
Distr. Lyonnaise. 
Sphinx. 

P. H. T. Sélection. 
Cocinor. 

Lyon Cinéma Loc. 
Hélios-Films. 
France Distribu- 
tion. 


Le Monde en 
Images. 

Max Glass. 

F. Rivers. 


Films Paradis 
et F. Rivers. 

Mondex. 


(1) D — Drame ; C. = Comédie ; C D. == Comédie dramatique ; Av. = Aventure ; H. = Humoristique ; P. Psychologique ; Po. = Policier ; A. = Atmosphère; 

(2) Les distributeurs sont classés dans l’ordre suivant : Paris, Lille, Nantes, Strasbourg (Nancy), Lyon, Marseille, Bordeaux, Afrique du Nord. 

Hi. Historique ; Va. = Vaudeville ; Sit. =: Situations ; Rel. = Religieux ; M. = Musicale ; Sen. = Sentimental ; Poé. = Poétique. 

(3) Film existant en deux versions, française et anglaise. 




SILVMA PAMPANINI 


DANS SON DERNIER FILM 



Une production AUDAX-INTERFILM Rome Mise en scène de SERGIO CORBUCCI 

AVEC 


FOLCO LULLI - JOHN KITZMILLER - MIRELLA UBERTI 
GIANNI GLORI - MARIO VITALE et VITTORIO DUSE 

VENTE POUR LE MONDE ENTIER : REPRÉSENTANT A PARIS 

BELLOTTI FILM - Corso d'Italia 29 - ROME INTERCONTINENTAL FILM . 79, Champs-Elysées 

Tél. : 865-857 - Télégr. BELLOTTI FILM - ROMA Tél. BALzac 02-80 - Télégr. FILMEMP. PARIS 




i LA ciNÉMATOGRAPHiE FRANCAÎSE 


14 


TITRE DES FILMS 

REALISATEURS 

ET AUTEURS 

GEN- 
RE (1) 

VEDETTES 

PRODUCTEURS 

DISTRI- 
BUTEURS (2) 

LE CURE DE SAINT- 

Emile Couzinet. 

C. Sit. 

Duvallès, Pierre Larquey, Jeanne Fusier-Gir, 

Burgus Films. 

Héraut Films. 

Pièce de Jean Guit- 

Vau. 

Jacques Torrens, Yorick Royan, Maryse 

Dist. Lyon. Films 

AMOUR 

ton. 


Martin, Pierre Magnier, Marcel Vallée, 
Marcel Roche. 


Gallia Cinéï. 

LA DANSEUSE NUE . 

Pierre Louis. 

C. D. 

Catherine Erard, Jean Debucourt, Pierre 

Comptoir Franç. 

Comptoir Franç. 


Roman de Colette 


Larquey, Pierre Louis, Elisa Lamothe, Edith 

de Production. 

du Film. 


Andrls, adapté et 


Georges, Pizani, Dréan, Bussières, les girls 

Lille Location. 


dialogué par An- 


et les mannequins de Tabarin et les boys 


Sélect. A. Pontet. 


dré-Paul Antoine. 


du Casino de Paris. 


Selecta Cinélion. 
Films F. Méric. 
Jupiter. 

LES DENTS LONGUES 

Daniel Gélin. 

C. D. 

Daniel Gélin, Danièle Delorme, Louis Seigner, 

Prod. J. Roitfeld- 

A.C.N.A. 

Sirius. 


Roman de Jacques 

H. 

Jean Debucourt, Olivier Hussenot, Jean 

Sirius. 



Robert, adapté par 

P. 

Chevrier, François Vibert, Hiéronimus, Gaby 


LE DERNIER ROBIN 

Michel Audlard. 

Marcel Camus, Da- 
niel Gélin, Jacques 
Robert; dial. : Mi- 
chel Audlard. 


Bruyère, Colette Mars, Bugette. 



André Berthomieu. 

C. Sit. 

Roger Nicolas, Nicole Maurey, Henri Vilbert, 

S. F. C. -Sirius. 

Sirius. 

DES BOIS 

Scén. de G. Carller 


Lucien Nat, Charles Bouillaud. Serge Le- 



et A. Berthomieu; 
dial. : P. Vanden- 


cointre, Jacques Gencel. 




DES QUINTUPLES AU 

berghe. 

René Jayet. 

Va. 

Valentine Tessier, Armand Bernard, Maurice 

J.A.D.-Filins, 

Films Rivers. 

PENSIONNAT 

Nouvelle de Jean 

C. Sit. 

Escande, Jean Brochard, Sophie Leclair, 


Dentener. 

Guitton, adaptée et 


Jacques Bernard, J. Fusier Gir, Milly Ma- 


Fratacci. 


dialoguée par R. 


this, Dorette Ardenne, Mena Dol, Jean Car- 


Mondial Dist. 

LES DETECTIVES DU 

Caillava. 

C. Sit. 

met, Liliane Maigné. 



Claude Orval. 

Henri Genès, Jeannette Batti, Noël Roquevert, 

Normandie Films- 

Films Rivers. 

DIMANCHE 

Scén. origln., adapt., 
dial. ; Cl Oivai. 


Marthe Mercadier, Berval, Lajarrige, Charles 
Lemontier, Raphaël Patorni, Jean Godet. 

B.M.P 

Films Olympia 
Sélect. A. Pontet. 

DEUX DE L'ESCA- 

C. Sit. 




Sirand. 

Maurice Labro. 

Jean Richard, Roger Pierre, Noël Roquevert, 

Jason-Latino- 

C.E.F. 

DRILLE 

Roman du Comman- 
dant Salvat, adapt. 


Jacques Emmanuel, Claude Boissol, Dario, 
Moreno. 

Consortium- 

Cinéma. 

Dentener. 

Océanie. 



DOUZE HEURES DE 

et dial, par Claude 
Boissol et Jacques 
Emmanuel. 



C 1 ’’ Européenne. 


Gilles Grangier. 

C. H. 

Dany Robin, Georges Marchai, Jean Tissier, 

Films Raoul. 

Sirius. 

BONHEUR (ex-JUPI- 

Pièce de Robert Bois- 
sy, adapt. par René 

Poë 

Huguette Duflos, François Guérin. 

Ploquin-Sirius. 


TER) 

Wheeler, dialogue 





ELLE ET MOI 

Jean-Paul Le Cha- 
nois. 





Guy Lefranc. 

C. H. 

François Périer, Dany Robin, Jean Carmet, 

Jacques Roitfeld- 

Sirius. 


Roman de Jean Du- 


Jacqueline Gauthier. Noël Roquevert, Paul 

Sirius. 



ché, « Elle et Lui », 
adapt. par J. Du- 
ché, M. Audlard et 
G. Lefranc, dial. 


Faivre. 



L'ETRANGE AMAZO- 

Audlard et Duché. 
Jean Vallée. 

C. D. 

Madeleine Lebeau, Gérard Landry, Jeannette 

Rapid Films. 

Films Rivers. 

NE ............... 

Scén. orlg. de H. Ro- 
nald, adapt. et dial. 


Batti, Jean Lara, Blondeau, Alain Quercy, 
Roger Defossez, Rolande Tissier, Max 

Films Fernand 
Rivers. 

Loye. 

Midi-Cinéma- 



FEMMES DE PARIS . . 

par René Jolivet. 

C. H. 

Dharlo, la petite Prieur. 


Location. 

Jean Boyer. 

Michel Simon, Brigitte Aubert, Henri Genès, 

Hoche Production 

Hoche Distribu- 


Scén. d’Alex Joffé et 


R. Lombard, Micheline Dax, Suzanne Nor- 


tion. 


Ray Ventura; ad. 


bert, Bernard Lajarrige. 


Bellecour Films 


de Jean Boyer; dial, 
de Jean Marsan. 



(Lyon). 


LES FEMMES SONT 

Marcel Aboulker. 

C. Sit. 

Viviane Romance, Jeanne Fusier-Gir, Jacques 

C.A.P.A.C. 

Sirius. 

DES ANGES 

Pièce de Bréal. adapt. 


Fabrice, Jacques Grello, Jean Parédès, Ga- 

Film de la Tour. 


par M. Aboulker et 
dialoguée par Bréal 


briello, Robert Vattier. 

S.G.G.C. 


LA FETE A HENRIET- 

Julien Duvivier. 

C. H. 

Dany Robin, Hildegarde Neff, Michel Auclair, 

Régina-Filmsonor. 

Cinédis. 

TE 

Scén. de J. Duvivier 


Michel Roux, Carette, Saturnin Fabre, Da- 



et H. Jeanson; dial. 


niel Ivernel, Jeannette Batti, Alexandre 



LA FILLE AU FOUET . 

de H. Jeanson. 


Rignault, Paulette Dubost, Odette Laure, 
Georgette Anys, Clarieux, Eyser, Philippe 
Olive Paul Œttly. 



Jean Dréville. 

D. At. 

Version française : Michel Simon, Gaby Mor- 

Films Monopole. 

Jeannic Films. 

(3) 

Roman d’Ernest 


lay, Colette Darfeuil, Véronique Deschamps, 


Stella Films. 

Zahnn adapté et 


Marcelle Génlat, Pauline Carton, Claire Gé- 


Jeannic Films. 


dialogué par 


rard. Howard Vernon, Michel Barbey. 


Fratacci. 


Jeanne Humbert. 


Version allemande Lil Dagover, Blanche 


Jeannic Films. 




Lamm, Harriet Gessner, Freddy Scheim, 


Mondial Distribu- 




Burkart, etc. 


tion. 

LA FORET DE L'A- 
DIEU 

Ralph. Habib. 

D. P. 

Françoise Arnoul, Sophie Leclair, Yorick 

Cinémafilms- 

Jeannic Films. 

Scén. orlg. de René 


Royan, Jean-Claude Pascal, Jean Brochard, 

Production. 

Stella Films. 

Grazzl ; adapt. et 


Michel Jourdan, Jean Carmet. 


Jeannic Films. 


dial, par Robert- 




Fratacci. 


Paul Dagan. 




Mondial Distribu- 

LE FRUIT DEFENDU 





tion. 

Henri Verneuil. 

!>. p7 

Fernandel, Claude Nollier, Françoise Arnoul, 

Gray Films. 

Cocinor. 


Roman de Georges 


Sylvie, René Génin, Raymond Pellegrin, 

Miramar. 

Lyon Cinéma 


Simenon « Lettre à 


Fernand Sardou. 


Loc. 


mon Juge », ad. 




Hélios Films. 


par J. Companeez, 




France Distribu- 

LA FUGUE DE MON- 

Jean Manse et 
Henri Verneuil. 




tion. 

Pierre Gaspart-Huit. 

C. H. 

Noël-Noël, Orbal, Arlette Poirier, Marie 

Films R. Richebé. 

Films R. Richebé. 

SIEUR PERLE 

Supervision de Roger 

Glory, Simone Paris, Jean Galland, Jean 


Nord Films Loc. 

Richebé. 


Toulout, Paul Amiot, Jean Barrère, Paul 


Loye Films. 


Scén. de Loïc Le 


Villé, Yvernes, GromofT. Rouze. 


Sté Marseillaise 

GANGSTERS EN JU 

Gouriadec; ad. : 
•Roger Richebé; 

dial. : M.-G. Sau- 
vai on. 




de Films. 

Gilbert A. de Tu- 

C. M. 

Emile Prudhomme et son orchestre, Ginette 

Paris-Monde- 

Films G. Muller. 

PONS . 

renne. 

Sit. 

Leclerc, Jean Tissier, Cora Camoins, Geor- 

Production. 

General Films 

Sup. de Jacques Da- 

ges Poujouly, Raphaël Patorni, Christine 


Distribution. 


niel-Norman. Scén. 
et or. de Pierre 


Elsen, Paul Démangé. 


Loye. 

GRAND GALA 

Delestang. 

François Campaux. 

D.P.M. 

Ludmilla Tchérina, Yves Vincent, Odile Ver- 

Prodex- 

Films Rivers. 


Scénario, adapt. et 


sois, Pierre Larquey, Monique Aïssata. 

Ciné-Reportage. 

Malbrancke. 


dial. : F. Campaux. 



C.G.C. 

Sélections Pontet. 
Loye Films. 

Films de Pro- 






vence. 





| 

P.H.T. Sélection. 
Filmart. 


VENTE 

A L’ETRANGER 

Burgus Films. 
C.F.P.C. 

Prod. Jacques 
Roitfeld. 

Sirius. 

J.A.D. Films. 

Normandie 

Films. 

Jason. 

Latino Consor- 
tium Ciné. 

Sirius. 

J. Roitfeld. 

Rapid Films. 
Mondex. 

C.A.P.A.C. 

Filmsonor. 

Films Mono- 
pole. 

Cinémafilms 

Production. 

Gray Films. 

Films Roger 
Richebé. 

Paris-Monde- 

Production. 

Prodex. 


LA CÎNÉMATOGRAPHiE FRANCAÎSE Jjf- 


TITRE DES FILMS 


HORIZON SANS FIN 
(Hélène Boucher) . . 

L'ILE AUX FEMMES 
NUES 


IL EST MINUIT... DOC- 
TEUR SCHWEITZER 


IE L'AI ETE TROIS 
FOIS 

JE SUIS UN MOU- 
CHARD 

LA JEUNE FOLLE 


LEGERE ET COURT 
VETUE 

LETTRE OUVERTE 


LA LOTERIE DU BON- 
HEUR 


MANINA LA FILLE 
SANS VOILE 


MANON DES SOUR- 
CES 

MINUIT QUAI DE 
BERCY 


MOINEAUX DE PARIS 


LA MOME VERT DE 
GRIS 


REALISATEURS 

ET AUTEURS 

GEN- 
RE (1) 

VEDETTES 

PRODUCTEURS 

DISTRI- 
BUTEURS (2) 

Jean Dréville. 

C. D. 

Giselle Pascal, Jean Chevrier, René Blancard. 

S. N. Dis-Pa. 

Dis-Pa. 

Scén. et dial. : Ray- 
mond Caillavat 

Av. 

Marie-France Planèze, Pierre Trabaud, Paul 
Frankeur, Jacques Bernard. Lisette Lebon. 
Maurice Ronet, Hubert de Malet. 


Loye. 

Midi-Cinéma- 

Location. 

P.H.T. Sélection. 

Henry Lepage. 

C. Sit. 

Jane Sourza, Armand Bernard, Lili Bontemps, 

Carmina Films. 

Jeannic Films. 

Scén. orig. de J de 
Bénac, adaptat. 
Henri Lepage et 
Jacques de Bénac 

Vau. 

Félix Oudart, Jean Tissier, Alice Tissot. 
Jim Gérald, Berval, Arius, Michel Flamme. 
Nicole Bernard, Arnaudy, Francined et les 
Naturistes de l’Ile du Levant. 


Flandre-Artois. 

Alsa Flims. 

Dist. Lyonnaise 
de Films. 
Midi-Cinéma- 
Location. 

Mondial Dlstritb 
Franc Film 

André Haguet. 

Pièce de Gilbert Ces- 
bron, adaptée par 
H. André-Legrand 
et André Haguet 

D. P. 

Pierre Fresnay, Raymond Rouleau, Jean Debu- 
court, André Valmy, Jeanne Moreau, Georges 
Chamarat, Michel Marsay, Jean Lanier, Jany 
Vallière, Candy Well. 

Nordia-Kilms. 

Cocinor. 

Lyon Cinéma 
Location. 

Hélios Films. 
France Distribut. 

Sacha Guitry. 
Scénario et dial de 
Sacha Guitry 

C. H. 

Sacha Guitry. Bernard Blier. Lana Marconi, 
Meg Lemonier, Pauline Carton, Simone Pa- 
ris, Solange Varenne, Sophie Mallet, Prime- 
rose Perret, Janine Camp. 

S.N.E.G.- 
Cinéphonic- 
Paul Wagner. 

Gaumont Distrib 

René Chanas. 

Scén. orig., adapt., 
dial. : René Cha- 
nas. 

D. At. 

Madeleine Robinson, Paul Meurisse, Dinan, 
Yves Massard, Baconnet (de la Comédie- 
Française), Georges Hubert, Paulet, Bernard 
Farrel, Françoise Valorbe. 

Alkam-Sirius. 

Sirius. 

Yves Allégret. 

Nouvelle de Cathe- 
rine Beauchamp, 

adapt. et dlaloguée 
par Jacques Sigurd 

r> P. 

Danièle Delorme, Henri Vidal, Jacqueline 
Porel, Jean Debucourt, Olivier Hussenot. 
Guv Caillard, Georges Chamarat, Gabriel 
Gobin, René Lefèvre-Bel, Maurice Ronet. 
Nicolas Vogel, Michel Etcheverry, Gabriellc 
Fontan, Joëlle Bernard. 

Hoch p- Production 

Cocinor. 

Lyon Cinéma Loc 
Hélios Films. 
France Distribut 

Jean Laviron. 

Pièce de Jean Gult- 
ton. adaptée par J 

C. Sit. 
Vau. 

T. Parédès, L. de Funès, J. -H. Duval, M. Le- 
beau, J. Pierreux, N. .Ionesco, Pierre Des- 
tailles. 

Area Films 


Laviron. 



L.P.C.-Ciné Sé- 


Alex Joffé. 

C. D. 

Robert Lamoureux, Jean-Marc Thibault. Ge- 

Ciné-Sélection. 

Scén. orig. A. Joffé, 
adapt. et dial. A 
Joffé et G. Arout. 

p. 

nevièvre Page, Solange Certain, Pierre Dux. 
Marv Marouet, Paul Bonifas, Rosy Varte, 
Sophie Mallet. 

lection. 

Hoche Product. 
Ch.-Elysées Prod. 


Jean Gehret. 

C. H. 

Yves Denlaud. Suzanne Dehelly, Raymond 

Films Montmn- 

Films Rivers 

Scén. orig. Anne 

Ummel; adapt.. 

dial. : Jean Ferry 

Bussières, Annette Poivre, Jean-Marc Tenn- 
berg, Daniel Lecourtois. Jean Valmence, 
Nathalie Nerval. Betty Hope, Rivers Cadet, 
Jane Moilet, Bevère, Paulet. 

rency. 

Pontet. 

Malbrancke. 

Sirand. 

Films de Pro- 
vence. 

P.H.T. Sélection. 

Willy Rozier. 

Scén., adapt., dial 
de Xavier Valller. 

D. Poé 

Brigitte Bardot. J. -F. Calvé, Howard Vernon, 
Espanita Cortès, Robert Arnoux. 

Sport Films 

Cocinor. 

Lyon Cinéma 
Location. 

Hélios Films. 
France Distribut. 

Marcel Pagnol. 

C.D.P. 

Rellvs, Jacqueline Pagnol, Bervil, Henri Vil- 

Films 

Gaumont Distrib 

Scén., adapt., dial, 
de Marcel Pagnol. 

bert, Christian Lude. Delmont, Arius, Fer- 
nand Sardou, Milly Mathis. Ardisson. 

Marcel Pagnol. 

Christian Stengel. 
Roman de Pierre 
Lamblln, adapté et 
dial, par Claude 

D. Poé 

Madeleine Robinson, Eric von Stroheim. Fran- 
cis Blanche. J. -.T Delbo. J. rnrmet. Ger- 
maine Reuver. Philippe Lemaire, R. Varte. 
Mary Marquet, Louis Seigner, Lysiane Rev. 

E.T.P.C. 

Bellair Films. 
Consort. de Prod. 
de Films. 

Discifilm 

Accursi, J. Ferry. 
René Wheeler 

C. D. 




Maurice Cloche. 

lean-Pierre Aumont. Mer Maillet et ses Petits 

Films Maurice 

Ciné-Sélection. 

Scén. or. de Franz 
Tanzler; adapt. 

dial. : M Cloche et 
André Hornez 

M. 

Chanteurs à la Croix de Bois, Max EUoy, 
Paul Démangé. Louis de Funès. Philippe 
Olive, Robert Lombard, Louis Gimberg et 
Virginia Keiley. 

Cloche. 

* 

Bernard Borderie. 

C. D. 

Eddie Constantine. Dominique Wilms Ho- 

C.I.C.C. 

Pathé-Consor- 

Roman de Peter 

Cheyney, adapt. 

par B. Borderie, 
dial, de Jacques 

Av. 

ward Vernon, Philippe Hersent, Gaston 
Modot, J.-M. Tennberg. Dario Moreno, 
M. Ronet, Nick Vogel, Paul Azaïs. J.-M. 
Robain. 

Pathé-Cinéma. 

tium-Cinéma. 

Berland. 






VENTE 

A L'ETRANGER 


S. N. Dis-Pa. 


Carmina 

Films. 


Nordia Films. 


Gaumont Dis- 
tribution. 

Sirius. 

Mondex. 


L.P.C. 

Films Mont- 
morency. 


Sport Films. 


Films Marcel 
Pagnol. 

E.T.P.C. 


Films Maurice 
Cloche. 


C.I.C.C. 



Michel Simon, Henri Genès, Bernard Lajarrige, dans une scène de FEMMES 
DE PARIS, le film que tourne actuellement Jean Boyer. C’est un film Hoche 
Productions, distribué par Corona. 



Une scène du film en Technicolor, UN CAPRICE DE CAROLINE, avec Martine 
Carol et Jacques Dacqmine. 

Cliché Gaumont. - Distr Cinéphonic. 


LA CINÉMATOGRAPHIE FRANCAÎSE 


16 


TITRE DES FILMS 


MON CURE CHEZ LES 
RICHES 


MON GOSSE DE 
PERE 

MON MARI EST MER- 
VEILLEUX 

MONSIEUR TAXI ... 

LA NEIGE ETAIT 
SALE 


OPERATION MAGALI 


OUVERT CONTRE X... 


LES PETITES FILLES 
MODELES 


PIED ALU FAIT DES 
MIRACLES 


PLAISIRS DE PARIS . 


LE PLUS HEUREUX 
DES HOMMES .... 


LA POCHARDE 


LA P... RESPECTUEU- 
SE 


QUAND TE TUES-TU? 
QUITTE OU DOUBLE. 


RAYE DES VIVANTS. 


LES REVOLTES DU 
DANAE 


LE RIDEAU ROUGE 


REALISATEURS 

ET AUTEURS 

GEN- 
RE (I) 

VEDETTES 

PRODUCTEURS 

DISTRI- 
BUTEURS (2) 

Henri Diamant-Ber- 
ger. 

Roman de Clément 
Vautel, adapt. et 
dial, par J. -P. Fey- 
deau et André Hor- 
nez. 

! C. Sit. 

' 

Yves Deniaud, Lysiane Rey, Jean Damet, 
Bussières, Robert Anwmx, Jean Debucourt. 

U.D.I.F.-C.C.F.C. 

Fidès- 

Fllms d’Art. 

C.C.F.C 

Brultte et Dele- 
mare. 

Ker Films. 

Alsa Films. 

Pontet Sélection. 
Dodrumez. 

Guy Mai a. 

Océanie. 

Léon Mathot. 

Scén. et dial, de Léo- 
pold Marchand. 

C. Va. 

Maurice Teynac, Jean Tissier, Jacques Fran- 
çois, Armand Bernard, G. Paulais, Siren 
Adjemova, Marie Thierry, Arlette Poirier, 
Pamela Wilde, Charles Lemontier, Robert 
Seller. 

Production Joëlle 
Copo-Cinéma. 

Marceau. 

Humbert Amar. 
Marceau. 

S.E.L.B. Films. 

Sté Marseillaise. 
Maroc Films. 

André Hunebelle. 
Scén. orig., adapt.. 
dial. : Jean Halaln 

C. H. 

Fernand Gravey, Sophie Desmarets, Eltna 
Labourdette, Pierre Larquey, Jacques Cas- 
tello, Jacques Dynam, Made Siame, Lucien 
Calamand, Anne Carrère, Paul Clérouc. 

P.A.C. -Pathé- 
Cinéma. 

Pathé-Consor- 

tium-Cinéma. 

André Hunebelle. 
Scén. et dial.: Jean 
Hallain. 

C. H. 

Michel Simon, Claire Olivier, Jean Brochard, 
Jane Marken, Jean Carmet, Floriane Prévôt, 
Roland Alexandre, Monique Darbaud, Na- 
thalie Nattier, Espanita Cortès, J. Fusier- 
Gir, Pauline Carton. 

P.A.C. -Pathé- 
Cinéma. 

Pathé-Censor- 

tium-Cinéma. 

Luis Saslavsky. 
Roman de Simenon, 
adapt. et dial, par 
A. Tabet et L Sas- 

D. Po. 
P. 

Daniel Gélin. Valentine Tessier, Daniel Yver- 
nel, Vera Norman, Nadine Basile, Jo Dest, 
Balpêtré, P. Duncan, Paul Faivre, Marie 
Mansard, Camille Guéréni. 

Tellus Films. 

Marceau. 

Sirand (Lyon). 

lavsky. 




Lasio V. Kish. 

R. Po. 

Raymond Souplex, André Le Gall, Georges 

Lux Films- 

Lux Films. 

Roman de Maurice 
Dekobra. adapté et 
dialogué pai- lui 
avec Marcel Rivet. 

\\. 

Flament, Philippe Nicaud, Pierre Sergeol, 
Henri Marchand, Bob Ingardo, Hennery, 
Germaine Montero, Nicole Maurey. Fanny 
Mauve, Liliane Marlène, Isabelle Eber, Ca- 
therine Gay. 

Films Fernand 
Weill. 

Océanie. 

Richard Pottier. 

Scén. orig. de M' R. 
Floriot. adapté et 
dialogué par M.-G 
Sauvajon. 

Pierre Guilbaud. 

"Euvre de la comtesse 
de Ségur. adapt. et 
réal. par Eric Roh- 

D. PO. 
P. 

C. Sit. 

Elina Labourdette, M. Barbulée, Jacqueline 
Huet, Myriam Bru, Marthe Mercadier, Yves 
Deniaud, Yves Vincent, Robert Da'ban. 
Henri Crémieux, Jean Debucourt, Henri 
Nassiet, Odette Barancev, André Dumas 
P. Villé, O. Hussenot, M. Delaitre, J. Barrère, 
C. Vissières, Etcheverry, M. André. C. Des- 
champs, F. René. 

Olga Ken. José Doucet, Josette Sinclair. 
Marie-Hélène Moncin, Catherine Clément. 
Martine Laisne. 

Cinéphonic- 
S N.E.G.- 
S.G.G.C. 

Consortium-Pari- 
sien de Produc- 
tion Cinémato- 
graphique. 

Gaumont Distrib. 

< 

mer. 





Tean Lbubignac. 

Scén. orig. et dial de 
Ded Rysel, adapt. 
de Jean Loubignac. 

Sit. 

Oed Rysel, Marie Marquet, Félix Oudart 
Raymond Cordy, Claire Olivier, Marcelle 
Arnold, Olivier Mathot, Alexandre Rignault. 
Renée Dennsy, Mag Avril, Françoise Soulié 
Ronnet, René Hell, Robert Le Fort, Miha- 
lesco, Clara Tambour. Roger Blin, Jacques 
Berlioz, Hiéronimus, Patrick Saint-Maurice. 
Christian Lude. 

Optimax Films. 

Lux Films. 
Océanie. 

. 

Ralph Baum. 

Scén. et adapt 

C. Sit. 

M. 

Roland Alexandre, Lucien Baroux. Jean Paré- 
dès, Max Elloy, Lilo. Geneviève Page. 

Spéva Films. 

Discifilms. 

Jacques Compa- 

neez et Ralph 

Baum. 




Yves Ciampi. 

Pièce « Je l’aimais 
trop », de Jean 
Gultton, adapt. par 

C.H.P. 

Fernand Gravey. Maria Mauban. Jean-Claude 
Pascal, Christiane Barry, Jean Parédès 
Mondy, Marcel Josz. Paul Faivre, Claude 
Peran, Harry Max, Hélène Duc, etc. 

Films du Cvclope- 
Indus Films. 

Pa'hé Consor- 
tium Cinéma. 

F. Gravey et Y 
Ciampi, dial de 

Jean Halaln. 





Georges Combret. 
Roman de Jules Ma- 
rv, adapt. et dial 
Claude Bolssol et 
Louis d’Yvre. 

D. At. 
P. 

Pierre Brasseur, Monique Mélinand, Jacque- 
line Porel, Henri Nassiet, Gabriello. Alfred 
Adam, François Patrice, Sophie Leclair. 
Marie-France, Odette Laure, Pauline Carton. 
Alice Tissot, Duvalleix. 

Radius 

Production. 

Warner Bros. 

Marcel Pagliéro et 

D. P. 

Barbara Laage, Ivan Desny, Walter Brvant 

Georges Aciman 

Films Marceau. 

Charles Brabant. 
Adaptation par les 
réalisateurs de la 

A. 

Marcel Herrand, Marie Olivier. Roland 
Bailly, Yolande Laffon, Hilling. Dhéry, Nico- 
las Vogel, André Valmy. 

et Artès Films. 

Frataccl. 

P. H. T. Sélection. 

pièce de J. -P. Sar- 




Emile Couzinet. 

C. Sit. 
Av. 

Armand Bernard, Daniel Sorano, Arlette Sau- 
vage, Jean Tissier. 

Burgus Films. 

Héraut Films. 
Exclusive Films. 
Gallia Cinéi. 

Robert Vernay. 

Scén. orig., adapt 
dial. : de René 
Wheeler. 

C. Sit. 

Zappy Max, Danielle Godet, Jean Tissier 
Suzanne Dehelly, Armontel, R. Blancard. 

Olympic Films. 

C.C.F.C. 

Bruitte et Delle- 
mare. 

Kermarec. 

Alsa Films. 

Sélect. A. Pontet. 
Dodrumez. 

Guy Maïa. 

Océanie. 

Maroc Films. 

Maurice Cloche. 

Scén orig. de Henri 
Dan j ou. 

n p. 

Oaniel Ivernel, Marthe Mercadier, Christiane 
Lenier, Dinan, Irène Corday, André Pasdoc. 
François Chaumette, Claire Maurier, Jacques 
Verrières, Roger Legris, Roger Van Mullen. 
Georges Bourgeois. Nora Coste, J. Dorian, 
A. Cartier, André Camège. 

Films Maurice 
Cloche. 

Sirhis. 

Georges Péclet. 

C. D. 

Robert Berri, Jean Lara. Alain Terrane, Michel 

Sté Française de 

Distrib. Franç. de 

Scén. de G. Gauvin, 
adant. et réal. par 
Jeanne-Edith Sain- 
tenoy. 

Av. 

Vadet, Zlna Rachewsky. 

Production. 

Films. 

Nord Films Loc. 
Comptoir Ciné. 

Alsac.-Lorr. 
Sélecta Cinélion. 
Films Méric. 

Sté Marseillaise. 

André Barsac. 

D. P. 

Michel Simon, Pierre Brasseur, Marcelle Va- 

Cinénhonlc- 

Gaumont Distri- 

Scénario de Jean 
Anouilh, adapt J 
Anouilh et A Bar- 
sac. réalisât. Jean 

At. 

lentln, Noël Roouevert. Jean Brochard. Oli- 
vier Hussenot. Geneviève Morel, Michel Et- 
cheverry, André Versinl, Pérès. Pierre Lau- 
rent. 

S N E O 

S.G.C.C. 

bution. 

Anouilh. 






VENTE 

A L’ETRANGER 


U.D.I.F. 


Prod. Joëlle. 

P.A.C. 

Pathé-Cinéma 

Pathé-Cinéma 


Tellus Films. 


Lux Film- 
Films Fer- 
nand Weill. 

Cinéphonic. 

Gaumont. 


Optimax 

Films. 


Spéva Films. 


Films du Cy- 
clope et In- 
dius Films. 

Egyra. 


Films Agiman 

Burgus Films. 

Olympic 

Films. 


Films Maurice 
Cloche. 


Sté Française 
de Product. 


Cinéphonic. 

Gaumont 

Distribution. 


17 


LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


* 


TITRE DES FILMS 


RIRES DE PARIS . . 


LA RUE DE L'ESTRA- 
PADE 

LE SECRET D'UNE 
MERE 

SON DERNIER NOËL. 


SOYEZ LES BIENVE- 
NUS 


SUIVEZ CET HOMME. 

TAMBOUR BATTANT 

LE TEMOIN DE MI- 
NUIT 

LE TOUBAB 

TOURBILLON 


LA TOURNEE DES 
GRANDS DUCS . . 

LE TROU NORMAND. 

UN CAPRICE DE CA- 
ROLINE CHERIE . . 
(Technicolor) 

UNE FILLE DANS LE 
SOLEIL 

UN TRESOR DE FEM- 
ME 

LA VIE D'UN HON- 
NETE HOMME .... 

VIOLETTES IMPERIA- 
LES (Gevcrcolor) . . 


ADORABLES 
TURES ... 


CREA- 


LES AMANTS DE TO- 
LEDE 

BELLES DE NUIT .... 


REALISATEURS 
ET AUTEURS 


Henry Lepage. 

Scén. orig. et dia: 
d’A.-P. Antoine. 


Jacques Becker. 

Scén. or. de Annette 
Wademant, réal. A 
Wademant et J 
Becker. 

Maurice Cam. 

Scénario orig., adapt. 
et dial, de Jean et 
Michèle Gourguet 

Jacques 

Daniel-Norman. 

Scén. orig. : J. Da- 
niel-Norman, ad 
J. Daniel -Norman, 
dial. : J. Daniel- 
Norman et Guy 
Dlamand. 

Pierre-Louis. 

Scén. orig. : Pierre- 
Louis, adapt.: Jean 
Nohain et André 
Leclerc, dial.: Jean 
Nohain. 

Georges Lampin. 

Scén. de Jacques Ré- 
my, adapt. J Rémy 
et Denis de la Pa- 
theliêre. dialogue : 
Alexandre Breffort. 

Georges Combret. 

Scén. de G. Combr»t 
adapté et dialogu* 
par Claude Boissol 
et Louis d’Yvre. 

Dimitri Kirsanoff. 

Scén. et dial, de Re- 
né Barjavel et Mor- 
van Lebesque. 

Claude Lalande. 

Scén. orig. de Cl 
Lalande. 

» 

Alfred Rode. 

Scén. orig. d’Ernest 
Neubach, ad par J. 
Companeez 


André Pellene. 

Scén. orig. d’A. Pel- 
lenc et Norbert 
Carbonnaux: dial. : 
N. Carbonnaux. 

Jean Boyer. 

Scén., adapt... dial. : 
Arlette de Pttray. 

Jean Devaivre. 

Roman de Cécil St- 
Laurent, adapt. et 
dialogué par Jean 
Anouilh. 

Maurice Cam. 

Scén. orig. de Ray- 
mond Castans et 
R.-M. Théron, dial, 
de R. Castans. 

Jean Stelli. 

Scén. orig. : M.-G 
Sauvalon, ad. et 
dial : Françoise Gt- 
roud. 

S’eha Guitry. 

Scén. orig. et, dial, de 
Sacha Guitry. 

Piehard Pottier. 

Scén. d’Henri Rous- 
sel. adapt.. dial. : 
M -G Sauvalon 


GEN- 
RE (1 ) j 


VEDETTES 


PRODUCTEURS 


C. M. ] André Claveau, Lysiane Rey, Roméo Cariés, c.F.P.C. 
O’Brady, Edith Georges, Jean Rigaud. 


C. M. 
Sit. 


C. D. 


C. D. 
M. 


C. Slt. 


D. Po. 


C. M. 
Sit. 


C. H. 


C.D.M 


C. M. 
Sit. 


C. Sit. 


C. D. 
Av. 


C. Sit. 


C. Sit. 


C. H. 


C. M. 
Sen. 


Daniel Gélin, Louis Jourdan, Anne Vernon, cinéphonic- 
Micheline Dax, Jacques Morel, Fernand s.G.G.C.- 
Rauzéna, Jean Valmence, Michel Flamme Filmsonor. 


Blanchette Brunoy, André Le Gall, Jane Mar- 
ken, Grégoire Aslan, René Génin, Marcel 
Pérès, la petite Zizi. 


S.F.P. 


Tino Rossi, Claude May, Ketty Kerviel, Char- Paris-Monde- 
lotte Clasis, Marie-France, Georges Pou- Production, 
jouly, Yannick Maloire, Georges Tabet, An- 
dré Bervil, Delmont. Louis Seigner. 


Raymond Bussières, Jean Nohain, Dréan C.F.P.C. 
Henri Betti, André Leclerc, Armand Mestral 
Yonal, Pierre-Louis, Philippe Olive, Pauline 
Carton, Annette Poivre, Sophie Sel. 


Bernard Blier, Andrée Clément, Suzy Prim. 
René Blancart, Guy Decomble, Yves Robert 
Véronique Deschamps, Arthur Devère, Pau' 
Frankeur, Julien Verdier. 


Jacques Hélian et son orchestre, Gabriello. 
Armontel, Jimmy Gaillard, Sophie Leclair 
Alfred Adam, Duvaleix, Alice Tissot, Char- 
les Bouilleau, Claude Evelyne, Lou Darley 
Rita Castel. 

Henri Guisol, Claude May, Catherine Erard 
Raymond Pellegrin, Maria Riquelme, Jean 
Hebey. 


S.F.C. 


Radius-Films. 


Paris-Monde- 

Production. 


Monique Orban, Roger Caccia, Arlette Bran- Paris-Monde- 


des, J.-M. Tennberg. 


Films. 


Alfred Rode et son orchestre, Claudine Du- Films 
puis, Jean Servais, Jim Pandobe, Monique Alfred Rode. 
Aïssata. Consortium 

de Production. 

Bussières, Denise Grey, Christian Duvalleix. , p.e.C.E. Films. 
Sophie Sel, Jean Carmet, Roméo Cariés et I oervier Films, 
de nombreuses attractions de cabarets. 


Bourvil, Nadine Basile, Jane Marken, Jeanne 
Fusier-Gir, Pierre Larquey, Noël Roquevert, 
Georges Baconnet, Florence Michaël et Bri- 
gitte Bardot. 

Martine Carol, J.-C. Pascal, J. Dacquemine, 
Jean Tissier, Vera Norman. Marthe Mer- 
cadier, Noël Roquevert, Mady Berry, Chris- 
tine Carrère. 

Myriam Bru, Yvette Etiévant, Madeleine Syl- 
vain, Mag Avril, Henri Genès, Arnaudy. 
René Sarvil. Jacques Morel, A. Rémy, Raoul 
Marco, Ardisson. 

François Périer, Marie Daëms, Renée Cosima 
Jacques Morel. Georges Vitray, Rolla, Bettv 
Daussmond, Jacques Pierre, Lise Graf 
Suzanne Guémard. 

Michel Simon, Marguerite Pierry, A. Brunot. 
Pérès, François Guérin, Laurence Badie, 
Pauline Carton. Lana Marconi, Claude Gen- 
sac, Louis de Funès. 

Luis Mariano, Carmen Sevilla, Simone Va- 
lère, Colette Régis, Micheline Francey, Ray- 
mond Girard, Véra Norman, Arbessier, Marie 
Sabouret, Maria Riquelme. 


DISTRI- 
BUTEURS (2) 


Compt. Franç. 
Films. 

Bruitte et Dele- 
mare. 

Pontet Sélection. 
Sélecta Cinélion. 
Films Méric. 
Distribution Bor- 
delaise. 

A.C.N.A. 

Cinédis. 


VENTE 

A L’ETRANGER 


C.F.P.C. 


Héraut Films. 
Humbert-Amar. 
Sélecta Cinélion. 

Mondial Films. 
Sté Lorraine. 
Joachim. 

Sirand. 

Littoral Films. 
Roy Distribution. 

C.F.F. 

Bruitte et Dele- 
mare. 

I Sélecta Cinélion. 

| Films Méric. 
Distribution Bor- 
delaise de Films 
Sirius. 


Warner Bros. 


Cinéphonic- 

Filmsonor. 

S.F.P. 

Paris-Monde- 

Production. 


A.G.D.C. 


Cité-Films. 
(Jacques Bar). 


Cinéphonic- 

S.N.E.G. 


Eminente Films. 


Véga Films. 


S. B. Films- 
General Produc- 
tion. 

Films Modernes. 
(E. Natan). 


du 


Consortium 
Film. 

Lille Films Dist. 
Sélecta Cinélion. 
Fernand Méric. 
Sodican. 

Sofradis. 

Selb Films. 
Sonodis. 


Victory Films. 
Nord Films Loc. 
Sélections Pontet. 
Océanie. 

Gaumont Distri- 
bution. 


Pathé Consor- 
tium Cinéma. 


Sirius. 


Corona. 


C.C.F.C. 

Pontet. 

Bruitte et Dele- 
mare. 
Dodrumez. 

Guv Maïa. 
Océanie Films. 
Maroc Films. 


C.F.P.C. 


Sirius. 


Egyra. 


Paris-Monde- 

Production. 

Paris-Monde- 

Films. 

Films Alfred 
Rode. 


P.E.C.E. 

Films. 

Cité-Films. 

Gaumont Dis- 
tribution. 

Eminente. 
Véga Films. 

S. B. Films. 

Films 

Modernes. 


17 COPRODUCTIONS FRANCO-ITALIENNES 


Christian- Jaque. 
Scénario de Charles 
Spaak et Jacques 
Companeez. adapt. : 
Christian - Jaque, 
dial. Charles 

Spaak. 

C. Sat. 
P. Sk. 

Martine Caro', Daniel!" Darrieux. Edwige 
Feuillère, Antonella Lualdi. Renée Faure, 
Marilyn Bufferd, Daniel Gélin, Louis Sei- 
gner, Georges Chamarat, Daniel Lecourtois, 
Jean Parédès. 

Jacques Roitfeld- 
Sirius. 

C.V.C. Produtori 
Associât!. 

Sirius. 

Henri Decoin. 

Nouvelle de Stendhal, 
dial. de Claude 
Vermorel. 

C.D.P. 

Allda Valli, Pedro Armendariz, Françoise 
Amoul, Gérard Landry'. Mariza de T.eza. 
Sepulvera. 

Films Ege-Lux. 
(Rome). 

Lux. 

Océanie. 

René Clair. 

Scén., adapt.. dial. : 
René Clair 

C. H. 

Gérard Philipe, Martine Caro', Gina Lollo- 
brigida, Cordy, Bussières, Lajarrige, Parédès, 
Albert Michel, Palau, Paolo Stoppa, Chauf- 
fard, Bernard Dhéran, Paul Démangé, Mari- 
lyn Bufferd. 

Franco-London- 
Films-Produ- 
zione Rizzoli. 

Gaumont Distri- 
bution. 


J. Roitfeld. 


Films E.G.E.- 
Zénith. 

Franco- 

London 

Films-Export. 


LA ciNÉMATOGRAPHiE FRANCAÎSE 




Il 








TITRE DES FILMS 

REALISATEURS 

GEN- 
RE (1) 

VEDETTES 

PRODUCTEURS 

DISTRI- 

BUTEURS 

VENTE 

A L’ETRANGER 

LE BOULANGER DE 
VALORGUE 

Henri Verneuil. 

Scén. orig. : Pierre 
Lozach et Yves Fa- 
vier, adapt. : Jean 
Manse, dial. ; Jean 
Manse et Yves Fa- 
vier. 

C. D. 

P. 

Fernandel, Pierrette Bruno, Georges Chama- 
rat, Jean Gaven, Henri Vilbert, Francis 
Linel, Berval, Sardou, Génin, Arius, Casa, 
Ardisson, Manuel Garry. 

Cité Films-Fidès- 
Peg Produzione 
Films. 

Cocinor. 

Lyon Cinéma 
Location. 

Hélios Films. 
France Distribu- 
tion. 

Cité Films. 

LE CARROSSE D'OR 

(Technicolor) 

Jean Renoir. 

Scénario de Jean Re- 
noir, d’après « Le 
Carrosse du Saint- 
Sacrement », de P. 
Mérimée. 

C. D. 

P. 

inna Magnani, Michel Tor, Odoardo Spadaro, 
Nada Fiorelli, Eléna Altieri, Paul Campbell, 
Williams Tubes, Giovanni Pasetti. 

Hoche Prod.-Pa- 
naria Films. 
(Rome). 

Corona. 

Bellecour Films. 

Mondex. 

LA DAME AUX CA- 
MELIAS 

(Gevacolor) 

Raymond-Bernard. 

Roman d’Alexandre 
Dumas fils, adapt. : 
Jacques Natanson 
et Raymond-Ber- 
nard, dial.: Jacques 
Natanson. 

D P. 

Micheline Presle, Roland Alexandre, Alba 
Arnova, Gino Cervi, Jean Parédès, Mathilde 
Casadesus, Robert Amoux, Henri Crémieux, 
Françoise Soulié, Jacques Clancy, Olivier 
Mathot, Michel Vadet, Jean Brochard. 

C.C.F.C. -Royalty- 
Films - U.D.I.F. 
Sofrexi Lux 

Films (Rome). 

C.C.F.C. 

Bruitte et Dele- 
mare. 

Kermarec. 

Alsa Films. 
Sélection Pontet. 
Dodrumez. 

Guy Maïa. 

Océanie. 

Distrima. 

C.C.F.C. 

DESTINEE (Episode de 
la vie de Jeanne 
d'Arc) 

Jean Delannoy. 

Icén. orig., adapt. et 
dial. Pierre R^st et 
Jean Aurenche. 

D. Hi. 

Michèle Morgan, Andrée Clément, Daniel 
Ivernel, Robert Dalban, Dora Dol, Jacques 
Fabres, Gérard Bulir, Michel Plccoli, Cathe- 
rine Kath. 

Franco-London- 

Films-Conti- 

nental-Produ- 

zionne. 

Ciné dis. 

F.L.F. 

Export. 

FILLE DANGEREUSE. 

Uuido Brignone. 

Pièce de S. Lopez, 
dial, français de 
René Lefèvre. 

C.D.P. 

Jean Gabin, Serge Reggiani, René Lefèvre, 
Caria del Poggio, Sylvana Pampanini. 
Version italienne : Paolo Stoppa remplace 
René Lefèvre. 

S.G.C. 

Damia Titanus 
(Rome). 

Marceau. 

Titanus-S.G.C. 

KŒNIGSMARK 

LUCRECE BORGIA 

(Technicolor) 

Solange Terrac. 

Roman de Pierre Be- 
noit; adapt. et dial, 
par Solange Terrac. 

Christian- Jaque. 

Scén. orig. et adapt. 
de Jacques Sigurd, 
Christian-Jaque et 
Cecil Sant-Laurent; 
dial. J. Sigurd. 

D. P. 
Av. 

D. P. 

Sylvana Pampanini, Jean-Pierre Aumont, Re- 
née Faure, Louis Selgner, René Sauvaire, 
Roldano Lupi. 

Martine Carol, Pedro Armendariz, Massimo 
Serrato, le nain Piéral, Georges Lannes, 
Christian Marquand. 

Sigma-Vog. 

Excelsa Films 
(Rome). 

Films Ariane- 
Films onor- 
Francinex- 
Rizzoli. 

Sigma-Vog 

(Région paris.) 
Cinédis 
(Province). 

Cinédis. 

Sigma-Vog. j 

Films Ariane. 

LE MARCHAND DE 
VENISE 

Pierre Billon. 

Drame de Shakes- 
peare, adapté par 
P Billon et Louis 
Ducreux; dial. : L. 
Ducreux. 

D. 

Michel Simon, Andrée Debar, Massimo Serato, 
Armando Francioli, Liliana Tellini, Giorgio 
Albertazzi, Olga Solbelli, Marika Spada. 

Elysée Product.- 
B.U.P.-Produ- 
zioue Ven tu ri. 

Dlsclfilms. 

Elysée Prod. 
Prod. Venturi. 

LA MAISON DU SI- 
LENCE 

Film de G.W. Pabst, 
réa'isé par Paoli 
Nelli. 

Scén. de Cezare Za- 
vatinl, adapt. et 
dial, par Pierre Bost 
et Roland Lauden- 
bach. 

D. P. 

lean Marais, Daniel Gélin, AIdo Fabrizzi. 
Frank Villars, Cosetta Greco. Maria Grando- 
Francia, Paolo Stoppa. 

Franco-London- 

Films-Cinès 

(Rome). 

Gaumont Distri- 
bution. 

Franco- 

London 

Films Export. 

LA MINUTE DE VE- 
RITE 

T "an Delannoy. 

Scén orig. de Jean 
Delannoy, Henri 

Jeanson et Roland 
Laudenbsch, dial. : 
Henri Jeanson. 

D. P. 

Michèle Morgan. Jean Gabin, Daniel Gélin 
Léa di Léo. Doris Dnranti. Denise Clair 
Simone Paris, Marie-France. Denise Prê- 
cheur, Jean-Marc Tennberg, Jim Gérald. 

Franco-London- 

Films-Cinès 

(Rome). 

Gaumont Distri- 
bution. 

Franco- 

London 

Films Export.. 

NOUS SOMMES 

TOUS DES ASSAS- 
SINS 

André Cayatte. 
Scénario origin. de 
Charles Spaak et 
A. Cayatte, dialo- 
gué par Charles 
Spaak. 

I). P. 

Mouloud.li, Raymond Pèlegrin, Claude Laydu 
Louis Seigner, Lucien Nat, Henri Crémieux 
Verdier, Paul Faivre. Balpêtré. J.-P. Grenier 
Daniel Mendaille, Jacques Morel, Georges 
Poujoulv, Reybaz, Frankeur, Pérès, Jean- 
Marc Tennberg. François Joux, Jérôme 
Goulven. J.-P. Moulinot, Ch. Lemontier, F. 
Vibert, Sergeol, Line Noro. Anouk Ferjac, 
Solange Sicard, Jacqueline Pierreux. 

(Dans la version destinée aux marchés de 
langue italienne, Amédéo Nazzari rempla- 
çait J.-P. Grenier et Yvonne Sanson tenait 
le rôle de Jacqueline Pierreux. 

U.G.C.-Jolly 

Films. Labor 
Films (Rome). 

A.G.D.C. 

U.G.E.P. 

LE RETOUR DE DON 
CAMILLO 

Julien Duvivier. 

Scén. de J. Duvivier, 
G. Amato et René 
Barjavel, d’après le 
roman de G. Gua- 
reschi. 

C. M. 

Fernandel. Gino Cervi. Delmont, Alexandre 
Rignault, Rina Morelli. Saro Urzi. Thomy 
Bcurdel, Leda Gloria. 

Francinex- 

Filmsonor- 

Ariane-Rizzoli. 

Cinédis. 

Francinex. 

LA ROUTE DU BON- 
HEUR 

Maurice Labro et 
Giorgio Simonelli. 

Scén. orig. d’Ages 
Scartelli, adapté 
par Jacques Em- 
manuel. 

C M. 
Sk. 

Version française : Georges Guétary, Philippe 
Lemaire, Luis Mariano, Line Renaud. André 
Claveau. Catherine Erard, le petit Tcnino. 
Version italienne : Les mêmes plus Milia Puz- 
zi et Pillioti. 

C.L.M. -Athéna. 
Cinéma tograf ica 

Cocinor. 

Lyon Cinéma 
Location. 

Hélios Fi’ms. 
France Distribu- 
tion. 

C.L.M. 

Athéna Cine- 
matografica 

VIOLENCES CHAR- 
NELLES 

Leonardo Corteze. 

O A. 

Henri Vidal, Cosetta Greco, Paolo Stoppa 
Denise Grey. 

Zeus Films- 
Francinex. 

Cinédis 

Francinex. 


1 COPRODUCTION FRANCO-ESPAGNOLE 



PLUME AU VENT 

Louis Cuny. 

Opérette de Jean 
Nohain et Claude 
Pingault, adapt. 

par René Wheeler, 
Guy Decomble et 

L. Cuny, dial, de 

M. Duran. 

C. M. 

1 Deorges Guétary, Carmen Sévilla. Jean Ga- 
| ven, Nicole Francis, Jacqueline Pierreux. 

Célia Films- 
Cocinor. 

Gonzales 

(Madrid). 

Cocinor. 

Lyon Cinéma 
Location. 

Hélios Films. 
France Distribu- 
tion. 

Solar Films 


ri) *-* — Dl S, n \ e ’ C = Comédie; C. D. = Comédie dramatique: Av. Aventure; H = Humoristique; P = Psychologique; Po = Policier; A = Atmosphère: 
„ _ Hi _ Historique; Va = Vaudeville; Sit. = Situations; Rel. = Religieux; M = Musicale; Sen. = Sentimental; Poé = Poétique. 

dlstr 'huteurs sont classés dans l’ordre suivant : Paris. Lille, Nantes, Strasbourg (Nancy), Lyon, Marseille, Bordeaux. Afrique du Nord 
13) Films existant en deux versions 



après la distribution des 
PRODUCTIONS FRANÇAISES 


A ND AL 

( FRANCE ET ESPAGNE EXCEPTÉES) 

TAPAGE NOCTURNi 
RUE DES SAUSSAIES 


COLUMBIA FILMS S. A. 

a la joie de vous 
annoncer 


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nouveaux 

grands 

films 

FRANÇAIS 






UN FILM PAR EDMOND T. GREVILLE 


JEAN GABIN 
MADELEINE ROBINSON 


DANS 


UNE REALISATION DE GEORGES LACOMBE 


(TITRE PROVISOIRE) 


DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE 

PHILIPPE AGOSTINI 

D'APRÈS UNE IDÉE DE 

JACQUES CONSTANT 

DIALOGUES DE 

CELHAY 


PRODUCTION C. C. F. C 



JEAN RICHARD 

DANS UN FILM DE BERTHOMIEU 





avec 

MICHÈLE PHILIPPE - JEAN MARTINELLI 
ELISA LAMOTHE - GENEVIÈVE KERVINE 


JEANNE FUSIER-GIR 


JEAN-MARC THIBAULT et ROGER-PIERRE 








MISE EN SCÈNE DE MAX DE VAUCORBEI 
Commentaire de JEAN MASSON 

■ dit par JEAN DEBUCOURT 

Sociétaire de la Comédie Française 

ne Production Ernest RUPP DE FIDES 


A 


HAYWORTH • GLENN FORD 

dons 

L’AFFAIRE DE TRINIDAD 

Une Production de lo BECKWORTH CORPORATION 


LES PIRATES DE LA FLORIDE 

Couleur par SuperCinecolor 

avec 

ROBERT CUMMINGS - TERRY MOORE 
JEROME COURTLAND 


LE 

BAGNE DES FILLES PERDUES 

avec 

SARITA MONTIEL et MIROSLAVA 


COLUMBIA 

ÏHMS SA 

: 4 *?. 



CHARLES BOYER - LOUIS JOURDAN 


dons 


ACRÊ PRINTEMPS 

Jne Production de STANLEY KRAMER 



AIGLE ROUGE DE BAGDAD 

Couleur par SuperCinecolor 


BALL - JOHN AGAR 
PATRICIA MEDINA 







SUSANA LA PERVERSE 

avec 

FERNANDO SOLER - ROSITA QUINT ANA 


LA COURONNE NOIRE 

avec 

MARIA FÉLIX - ROSSANO BRAZZI 
VITTORIO GASSMAN - PIERAL 

d'après un argument de JEAN COCTEAU 






THE 5.000 FINGERS of Dr T 

(Les 5.000 doigts du Or T) 

PETER LltfD HAYES • MARY HEALY 

Couleur par TECHNICOLOR 

Une Production : Stanley KRAMER 


N. B. — Tous les titres donnes en français ne sont 
que la traduction littérale du titre américain et 
sont donc provisoires. 


RITA HAYWORTH • STEWART GRANGER 

SALOMÉ 

avec CHARLES LAUGHTON 

Couleur par TECHNICOLOR 

Une production BECKWORTH CORPORATION 
★ 

THE SABRE and thé ARROW 

(Le Sabre et la Flèche) 

BRODERICK CRAWFORD • BARBARA HALE 

Couleur par TECHNICOLOR 

THE GOLDEN HAWK 

(Le Faucon d'Or) 

RHONDA FLEMING * STERLING HAYDEN 

Couleur par TECHNICOLOR 

SIREN OF BAGDAD 

(La Sirène de Bagdad) 

PAUL HENREID • PATRICIA MEDINA 

Couleur par TECHNICOLOR 


THE JUGGLER 

(Le Jongleur) 

KIRK DOUGLAS • MILLY VITALE 

Une Production STANLEY KRAMER 

THE RED BERET 

(Le Béret Rouge) 

ALAN LADD • DIANNE FORSTER 

Couleur par TECHNICOLOR 

Une Production WARWICK PICTURES 


ANYONE BUT YOU 

(Personne d'autre que vous) 

JANE WYMANN • RAY MILLAND 

Couleur par TECHNICOLOR 

THE CAINE MUTINY 

( L'Ouragan ) 

Une Production STANLEY KRAMER 


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la seule grande 
compagnie 

de 

DISTRIBUTION 

de films 
réalisés dans 
toutes les 
parties du 

MONDE 


COLUMBIA PICTURES 

Hollywood 

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COLUMBIA PICTURES 
NTERNATIONAL CORPORATION 

New-York 

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COLUMBIA FILMS S. A. 

20, rue Troyon - Paris 



LA CINÉMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


EXPOSITION A MONTEVI 
SUR L'HISTOIRE DU 
CINÉMA FRANÇAIS 


DEO 


a qualité des films fiançais, les triomphants 
succès remportés par notre pays dans toutes 
les compétitions internationales et la pro- 
pagande effectuée partout dans le monde par 
Jnifrance-Film, provoquent souvent des mani- 
iestations spontanées de sympathie qui sont tout 
à l’honneur — et à l’avantage — de la culture 
:t de la technique française. 

Aussi, il y a un an, à la demande d’organismes 
uruguayens, une manifestation d’une exception- 
îelle importance en faveur du Cinéma français 
i’est déroulée à Montevidéo et les effets de 
:elle-ci sur le public d’Uruguay ont été parti- 
:ulièrement durables. 

Il s’agit de l’exposition consacrée à l’Histoire 
lu Cinéma Français, qui s’est tenue, du 26 no- 
vembre au 9 décembre 1951, dans le Palais mu- 
ücipal des Expositions de Montevidéo, sous les 
mspices du « Cine Aide del Servicio Oficial 
le Difusion Radio Electrica » (S.O.D.R.E.), avec 
a collaboration d’Unifrance-Film, de la Ciné- 
nathèque française et de l’Institut d’Etudes Su- 
périeures du Cinéma français. 

A l’occasion de cet anniversaire, il est inté- 
essant de rappeler que cette exposition, la 
première de ce genre présentée en Amérique, 
pomprenait plus de mille pièces et documents 
dnématographiques, et couvrait une superficie 
de 8.000 mètres carrés. Elle fut visitée, en quinze 
jours seulement par 132.000 personnes, ce qui 
constituait le record des entrées enregistrées à 
Montevidéo depuis dix ans. 

Dans le cadre de l’exposition, Histoire du Ci- 
léma Français, furent organisés, également, un 



Cette large inscription, surmontée de trois drapeaux 
français, dominait l’un des carrefours les plus fré- 
fréquentés de Montevidéo, où se tenait l’Exposition. 

Inaugurée par M. André Martinez Trueba, 
président de la République de l'Uruguay, en 
présence de M. Albert Ledoux, Ambassadeur de 
France, et de MM. Alfeo Brum, vice-président 
de la République ; Alberto Domingues Comporo, 
ministre des Affaires étrangères ; Eduardo Blanco 
Acevedo, ministre de l’Instruction publique, et 
D. German Barbato, intendant municipal de 
Montevideo, l’exposition a connu une grande 
affluence ; notamment la jeunesse des écoles, 
lycées et facultés du pays tout entier, s’y 
rendit sous la direction des maîtres et profes- 
seurs. 

Grâce à une présentation habile et de bon 
ton, « Cinquante ans de Cinéma français » 
revivaient en quelques instants sous les yeux 
des visiteurs émerveillés depuis les premiers 


nos grands metteurs en scène d’aujourd’hui. Des 
conférences sur les précurseurs, l’avant-garde, 
le réalisme dans le film français, la musique et les 
constantes de notre art cinématographique illus- 
trèrent la démonstration visuelle, accompagnées 
la plupart du temps par la projection d’œuvres 
maîtresses ou caractéristiques comme Le Sang 
d’un Poète de Jean Cocteau, La Bête humaine 
de Jean Renoir, Les Visiteurs du Soir de Mar- 
cel Carné, Un Chapeau de Paille d’Italie de René 
Clair et quelques courts métrages dus à Méliès, 
Max Linder, Bunuel, Roger Leenhardt et autres... 

C’est également grâce aux bons offices et au 
dévouement de M. Danilo Trelles, directeur du 
« Cine Arte », du S.O.D.R.E., que la manifesta- 
tion de Montevideo a pu se prolonger en se 
transportant du 18 janvier au 2 février 1952 
dans les salons du Casino Miguez de Punta del 
Este, à l’occasion du II e Festival Cinématogra- 
phique International, organisé dans la merveil- 
leuse station uruguayenne. L’exposition Histoire 
du Cinéma Français, rehaussée par la présence 
des vedettes et des membres de la délégation 
française au Festival de Punta Del Este et com- 
plétée par une nouvelle série de projections 
(Atalante de Jean Vigo, La Belle et la Bête de 
Jean Cocteau, Zéro de' Conduite de Jean Vigo...) 
y reçut de la part du public et des autres délé- 
gations étrangères un accueil triomphal. 

Nous concluerons avec notre confrère du 
« Journal français de Montevideo », Alceste : 
« Dans l’ensemble cette exposition est mieux 
qu’un très bel effort. C’est un acte amical à 
l’égard de la France, et depuis les oriflammes 
tricolores de l’entrée, jusqu’aux façons de monter 
les documents confiés par l’Information et Uni- 




Parmi les nombreuses salles de cette Intéressante exposition, on remarquait 
particulièrement celle consacrée aux maquettes originales de décors de films 
et celles des portraits des importantes personnalités dont on distingue une partie 

à gauche. 



M. Ledoux, Ambassadeur- de France (le troisième à gauche) et M. Martinez- 
Trueba, Président de la République uruguayenne (au centre, premier plan), 
au milieu des nombreuses personnalités qui assistaient à l’inauguration : 
« Histoire du Cinéma Français ». 


:ycle de conférences, ainsi qu’un cycle de pro- 
ections illustrant les principales étapes de notre 
ùnéma. Les conférences, qui furent retransmi- 
ies par la chaîne des postes officiels de radio, 
seront réunies dans un livre actuellement sous 
rresse. 


essais sur l’analyse et la synthèse du mouve- 
ment, les expériences de Plateau, d’Emile Ray- 
naud, les premiers films de Georges Méliès, les 
bandes comiques de Max Linder, l’impressio- 
nisme d’après 1918, l’école d’avant-garde jusqu’au 
cinéma parlant et aux dernières réalisations de 


france, chaque détail, chaque preuve de soin, 
est aussi une preuve d’affection à laquelle aucun 
Français ne peut demeurer insensible. » 

Cette belle preuve de sympathie de nos amis 
uruguayens ne sera pas oubliée. 


A. C. 



33, CHA / 

BALZAC ( 


PARIS 




|É LY S É E S 

et 57-89 


PARIS 


LACiNÉMATOGRAPHIE FRANCAÎSE 



22 


LA BELGIQUE INSTAURE 
UNE PRIME A LA PRODUCTION 


Pour la première fois, depuis la naissance du 
cinéma, l’Etat belge prend des mesures desti- 
nées à aider l’industrie nationale du film. En 
date du 26 novembre, le Moniteur Belge (jour- 
nal officiel), publie un arrêté royal contresigné 
par les ministres des Affaires économiques et 
des Finances. 

En voici les dispositions essentielles : 

Dans les limites des crédits budgétaires, une 
prime à la production est octroyée aux produc- 
teurs de films belges, à l’exclusion des films 
publicitaires et des films commandés par les 
Pouvoirs publics. 

Le film doit avoir une longueur minimum de 
2.000 mètres (en 35 mm.), lorsqu’il s’agit de 
films de fiction ; de 300 mètres lorsqu’il s’agit 
de films documentaires ou de complément et 
une longueur moyenne de 300 mètres par film 
et par trimestre, lorsqu’il s’agit de films d’ac- 
tualités. 

S’il s’agit d’un documentaire ou complément, 
le film doit, en outre, avoit été projeté pendant 
cent quarante jours au moins en l’espace de 
douze mois. 


duit de la taxe sur les spectacles perçue à l’oc- 
casion de la projection des films admis à béné- 
ficier des dispositions de l’arrêté. 

Elle est de 70 % du produit de la taxe, pour 
les films de fiction ; de 25 % pour les docu- 
mentaires et films de complément ; de 5 % pour 
les actualités. 

Les documentaires de plus de 2.000 mètres 
sont assimilés aux films de fiction. 

Les dispositions résumées ci-dessus sont ap- 
plicables aux films achevés à partir du 1 er jan- 
vier 1951. 

L’arrêté institue au Ministère des Affaires 
économiques une commission du Film, com- 
posée de sept membres. 

Pour l’application de cet arrêté, un crédit de 
six millions et demi de francs belges avait été 
inscrit au budget de 1952. Il est évident qu’il 
ne sera pas épuisé à la fin de l’année. 

Pour l'exercice 1953, le crédit prévu est de 
dix millions de francs belges (un peu plus de 
soixante-dix millions de francs français). 

Francis Bolen. 



Rosita Quintana est, aux côtés de Fernando Soler 
it Victor Manuel Mendoza, la vedette du film mexi- 
cain, distribué par Columbia et réalisé par Luis 
Bunuel : SUSANA LA PERVERSE. 


Sont reconnus comme belges les films qui ré- 
pondent aux conditions suivantes : 

Pour les actualités, avoir été produits et dis- 
tribués par une personne physique ou mo- 
rale de nationalité belge, dont l’activité 
technique et commerciale s’exerce, à titre 
principal, en Belgique, et dont les organes de 
gestion et de direction et le personnel de rédac- 
tion et de réalisation technique sont exclusi- 
vement de nationalité belge ; avoir été compo- 
sés, montés, sonorisés et tirés dans les labo- 
ratoires belges ; contenir des scènes de la vie 
en Belgique, à raison d’un tiers au moins du 
métrage total du trimestre. (La personpp pro- 
ductrice, physique ou morale, ne peut dépendre 
en aucune manière d’une firme étrangère.) 

Pour tous les autres films, avoir été produits 
par des personnes physiques ou morales de na- 
tionalité belge ; avoir été tournés en Belgique, 
au Congo belge ou dans le Ruanda-Urundi 
(territoire sous mandat) ; avoir utilisé une main- 
d’œuvre ouvrière et une figuration exclusive- 
ment belges ; avoir utilisé au moins 50 % de 
techniciens et au moins 50 % d’acteurs belges. 

Sont assimilés aux Belges, en ce qui concerne 
les ouvriers et les figurants, les étrangers pos- 
sédant un permis de travail en Belgique. 

Les extérieurs peuvent être tournés à l’étran- 
ger dans les cas où le soénario ou le climat 
l’exigent. Tous les travaux de laboratoire et 
de studio doivent être effectués dans le pays, 
sauf impossibilité technique. 

La prime est calculée sur la base du pro- 



Féerique peut-être... mais souvent franchement co- 
mique. Tel est le dernier film de Maurice Cloche : 
MOINEAUX DE PARIS. La scène ci-dessus, où l’on 
reconnaît Max Elloy, Robert Lombard, le petit Jean- 
nef et Louis die Fumés, déclenche des tempêtes de 
rires dams les salies qui passent ce film. 

(Cliché Ciné-Sélection.) 


LES CINE-CLUBS POSENT 
UN PROBLEME EPINEUX 
A L’INDUSTRIE ALLEMANDE 


Le mouvement des ciné-clubs s’est éveillé 
en Allemagne après l’effondrement, avec des 
appuis divers venant d’hommes éclairés et émi- 
nents ; avant tout, Kurt Oertel. Le Dr. Johan- 
nes Eckhart, qui avait lutté pour le « bon 
film » déjà avant la guerre, lorsqu’il était pro- 
fesseur au Lessing-Hochschule (académie de 
cours du soir), fut nommé président lorsque le 
premier groupe était limité encore à trois ou 
quatre clubs ; leur nombre atteint à présent 
quatre-vingt, réunis en une Association des 
Ciné-Clubs allemands (Allemagne fédérale). 

Mais une difficulté surgit presque aussitôt, 
lorsque la Censure émit la prétention de contrô- 
ler les films des clubs. Devant leur refus, elle 
les menaça de leur retirer les films allemands. 
Le Dr. Eckhardt accepta de soumettre les films 
des clubs à la censure, « comme simple forma- 
lité » — comme l’on dit toujours au début — 
mais cette immixtion contient de graves dan- 
gers. Aussi les dirigeants du Club de Munich, 
se déclarant indépendants, ont décidé de faire 
sécession. Le Ciné-Club de Munich est seul ac- 
tuellement dans ce cas. 

Le problème majeur est celui des films de la 
Défa, notamment du célèbre Untenan (Staudte) 
qui lui valut des difficultés avec le Ministère 
de l’Intérieur de Bavière. Untertan, inspiré 
par un roman de Heinrich Mann, évoque les 
milieux politique et sociaux de l’époque de 
Guillaume II et milite contre les soi-disant 
supériorités de classe, le militarisme, la « fausse 
éducation », les « corps » d’étudiants et leurs 
fameux duels au sabre, etc. C’est un des films 
les plus importants qui aient été réalisés en 
Allemagne depuis la guerre. Untertan valut au 
Ciné-Club de Munich des difficultés avec le 
Ministère de l’Intérieur de Bavière ; et de 
même La Couverture Coloriée ( Die Bundkar- 
rierten), autre film Défa, qui pose le problème 
des syndicats lors de la vague nazie de 1933. 

Les séances semblent tolérées, mais cette si- 
tuation est, bien entendu, précaire. Un autre 
ciné-club — Heidelberg — a pu donner éga- 
lement des films Défa. A Brême, la police a 
pénétré dans la salle, demandant : « Où avez- 
vous eu cette copie ? ». 

Cependant, Munich persiste, affirmant le droit 
des ciné-clubs à jouer leur rôle dans le domaine 
artistique et culturel et sur le plan privé des 
associations de culture. 

Comme nous l’avons dit récemment, lors de 
notre dernière enquête en Allemagne (La Ciné- 
matographie Française, du 14 juin 1952, la distri- 
bution des films de l’Est est interdite dans l’Ouest 
et réciproquement. Staudte (auteur des Assassins 


sont parmi nous et de Untertan) a essayé à 
trois reprises de tourner dans l’Ouest : trois 
foiâ il a échoué. Il voulait, notamment, réaliser 
Poison au Zoo, film criminel sans politique. 
Mais, quelques jours avant le début du tour- 
nage, le projet dût être abandonné : le Minis- 
tère de l’Intérieur du Gouvernement de Bonn 
avait fait échouer la demande de garantie de 
crédit présentée par la Société « Caméra » 
productrice. 

Presque à la même époque, autre incident : 
le Ciné-Club d’Heidelberg organisa un Festi- 
val international ; Staudte faisait partie du 
jury et devait présenter son film Untertan : 
la projection fut interdite et Staudte quitta le 
jury. 

La Fédération du Dr. Eckhartt reçoit des 
films des divers distributeurs allemands et étran- 
gers et de la Cinémathèque française ; diverses 
sources privées se manifestent également. La 
Censure veille et interdit parfois tels ou tels 
titres. 

Le Ciné-Club « indépendant » de Munich 
est alimenté par les distributeurs et par la Ciné- 
mathèque française ; des particuliers ont prêté 
parfois d’anciens films soviétiques (époque 
1924-1930). 

On connaît mal la situation en zone sovié- 
tique ; on entrevoit, bien entendu, que les ciné- 
clubs n’existent pas et que toute transgression 
d’ordres de police serait suivie de conséquences 
dramatiques ! 

D’ailleurs, même si la Défa peut s’ennor- 
gueiÙir d’avoir réalisé les cinq ou six films les 
plus remarquables de la production allemande 
actuelle, le marché de la zone soviétique ne lui 
est point ouvert. Ces films « progressistes » 
sont destinés à l’étranger : à Paris, à Londres, 
à New York, et non pas au public de l’Alle- 
magne de l’Est ! 

Les éléments jeunes et cultivés des ciné-clubs 
— de Munich et d’autres villes — protestent 
contre toute accusation de tendances commani- 
santes, dont ils sont fort éloignés. Pour eux, 
le drame réside dans la « fédéralisation » de 
l’Allemagne : cette divisions du pays en onze 
provinces a engendré une recrudescence de 
l’esprit « provincial », dans ce qu’il a de mes- 
quin, de soupçonneux et d’étroit. Il y a peu 
de jours, un député du Parlement de Bonn 
(président de la Commission Film-Radio-Presse), 
questionné sur ce problème, a répondu qu’il 
fallait empêcher la pénétration des films « de 
l’Est » tant que la réciprocité ne serait pas 
acquise. — Pierre Michaut. 








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LA CINÉMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


( pct) h le nie 

d’ élégance 


LES FILMS EN COULEURS 


S uivant l’impulsion de l’Amé- 
rique où plus de quatre- 
vingts pour cent des films 
ieront, cette année, réalisés en 
•ouleurs, la France fait lente- 
nent ses débuts dans ce genre 
lie production. Six films, dont 
rois en Gevacolor et trois en 
Technicolor ont été réalisés en 
952 dans nos studios, posant 
le multiples problèmes techni- 
pies et faisant surgir bien des 
lifficultés de tous ordres qu’il a 
fallu surmonter. 

Toutes les données reçues, 
ouchant le problème de l’élé- 
gance se sont trouvées boulever- 
;és par un fait très simple. Le 


Ci-dessus : Création de Rosine De- 
lamare pour Micheline Presle dans 
La Dame aux Camélias. 

Ci-contre : Heureuse opposition de 
'tons obtenue par Jean Zay dans 
Violettes impériales. 

noir et le blanc, qui étaient jus- 
qu’ici considérés comme des 
tons à éviter, sont devenus les 
meilleurs éléments du film en 
couleurs. C’est pourquoi décora- 
teurs et couturiers changent 
complètement de tactique et le 
bon goût fiançais les inspirant, 
jouent discrètement avec les 
notes vives de leur palette dans 


par Gilberte TURQUAN 


des ensembles de nuances ho- 
mogènes aux tonalités estom- 
pées. 

J2e point de nue 
du rnetteuc en éoène 

Plus que jamais, c’est au met- 
teur en scène que revient le de- 
voir d’orchestrer l’ensemble et 
de coordonner le travail de son 
équipe au cours d’une prépara- 
tion beaucoup plus longue at- 
teignant de quatre à cinq mois. 

Un besoin d’adaptation s’im- 
pose afin d’obtenir l’impression 
de réalité et ce sens du vécu 
indispensable au public. Il faut, 
pour cela, procéder à de nom- 
breux essais, les réactions des 
corps par rapport à la lumière, 
et les émulsions photographi- 
ques donnant une interpréta- 
tion de la couleur parfois diffé- 
rente de celle que l’on atten- 
dait. Tel le peintre qui décou- 
vre dans un paysage des détails 
de tonalités qui restent incon- 
nus du profane, le metteur en 
scène doit imaginer un tableau 
qui soit, pour le spectateur, 
l’expression de la vérité. 

Son travail sera encore plus 
délicat pour les prises de vues 
en extérieurs, des éléments inat- 
tendus survenant constamment. 


Pour Lucrèce Borgia, par exem- 
ple, Christian- Jaque, qui tourna 
de nombreuses scènes de nuit 
en Italie, dans la région monta- 
gneuse de Vitterbo, traversa 
une période orageuse avec des 
éclairs inattendus. L’expérience 
et l’habileté de son équipe lui 
permirent de surmonter cette 
difficulté et d’utiliser à son pro- 
fit ces éléments naturels dus au 
hasard. 


Somptueuse toilette de mariée des- 
sinée par Escoffier pour Lucrèce 
Borgia. 

L’esprit d’équipe prend toute 
sa valeur dans ce nouveau tra- 
vail et le metteur en scène choi- 
sit et décide lui-même, d’accord 
avec le décorateur et le costu- 
mier. 11 coordonne les efforts 
afin d’assurer l’iiomogénéité des 
images destinées à constituer 
son film. Son rôle est capital et 
son coup d’oeil, d’une sûreté 
absolue, son goût exempt de 
toute faute, doivent s’ajouter à 
son sens des situations dramati- 
ques et aux dons d’animateur 
qui lui permettent de guider ses 
interprètes. 

(la mise au point 
de t’ opècateuz 

Le réglage des lumières est 
beaucoup plus long et minu- 
tieux que pour un film en noir 
et blanc et l’intensité lumineuse 
est généralement accrue, pour 
les films en couleurs, dans des 
proportions très importantes. 

Pour le grand décor de Vio- 
lettes Impériales, représentant 
la salle de bal des Tuileries, 
Christian Matras avait utilisé 
quatre cents projecteurs d’une 




^jjjt LA CÎNÉMATOGRAPHiE FRANCAÎSE 


3fl 


t 






Toute de blanc vêtue apparaît 
Simone Valère au bal de la cour de 
Violettes Impériales. 

puissance de 12.000 ampères, et 
plus de 65 projecteurs de plus 
faible intensité pour éclairer la 
maquette représentant les gale- 
ries et le plafond. Le procédé 
employé était Gevacolor. 

Cet opérateur, qui en est à 
son troisième film en couleurs, 
enregistre les images de Lucrè- 
ce Borgia, selon le nouveau pro- 
cédé de Technicolor anglais. 
Pour la première fois, il dispo- 
se de lampes et de projecteurs 

Ci-contre : Raymond Cordy se re- 
pose au cours des prises de vues des 
Belles de Nuit, dans un siège qu’a 
fait réaliser Rosine Delamare pour 
éviter de froisser les toilettes des 
artistes. 


construits à cette occasion par 
la Compagnie Française des 
Lampes, alors que, jusqu’ici, les 
réalisations en Technicolor né- 
cessitaient l’envoi d’Angleterre 
des projecteurs indispensables 
au fdm. Les nouvelles lampes 
françaises, parfaitement au 
point, permettent un éclairage 
égal, sinon inférieur, à celui né- 
cessité pour les films en noir et 
blanc, ce qui est un pro- 
grès particulièrement intéres- 
sant pour le travail dans de 
très grands décors. 

L’avis du chef-opérateur est 
capital pour le choix des colo- 
ris utilisés, ses essais permet- 
tent d’éviter les erreurs et son 
expérience, jointe à son coup 
d’œil, sont une garantie pour 
le metteur en scène. 

jP’àtucLe du dêcozatvuz 

Ainsi que nous l’avons déjà 
souligné, une grande souplesse 
d’esprit est nécessaire au déco- 


Les costumes du Carrosse d’Or ont 
été exécutés en Italie. 

rateur pour s’adapter aux tech- 
niques du film en couleurs. Tous 
ces techniciens, qu’il s’agisse de 
Léon Barsacq pour Violettes 
Impériales ou La Dame aux 


César Borgia vu par Escoffier dans ■ 
le film de Christian- Jaque, Lucrèce « 
Borgia. 

pour 1952 ne comprenant près- j 
que exclusivement que des films 
d’époque, a nécessité de la parti 
des décorateurs de nombreuses j 
études de documents anciens. 

Pour meubler ces ensembles,! 
de longues recherches chez les! 
antiquaires de Paris et de pro-j 
vince ont été entreprises, cha-j 
que meuble, chaque bibelot 
prenant, en couleurs, toute sa | 
valeur. Impossible maintenant 
de truquer, de photographier 
de banales copies, de remplacer 
tapisseries ou tableaux par des 
agrandissements photographi- 
*— *. doit être vrai 


iti 


Camélias, de Jacques Krauss 
pour Un Caprice de Caroline oc 
de Robert Gys pour Lucrèct 
Borgia ont choisi généralemenl 
pour leurs décors des tonalités 
assez douces, dans le gris et le 
blanc et se sont appliqués à pla- jjon 
cer les notes de couleurs plus 
vives, sous forme de draperies 
et d’ornements brodés, dans la 
partie supérieure des décors, 
afin qu’aucun heurt malencon- 
treux ne se produise avec les 
costumes des interprètes. 

Notre production en couleurs 


LA CINÉMATOGRAPHIE FRANÇAISE Jf* 


£a pz-èpacatiOin 
cLeà cGAiumeâ 

Le rôle du dessinateur des 
naquettes de costumes prend 
ci une importance capitale. 
Mon seulement il devra choisir 
ormes et coloris avec le plus 
;rand soin, soumettre ses échan- 
illons de tissus au décorateur, 
aire procéder à des essais par 
'opérateur, surveiller l’execu- 
ion du couturier, mais encore 
iuivre la production pas à pas 
t assister à toutes les prises de 
mes afin de pouvoir, en der- 
îière minute, modifier un dé- 
ail, ajouter une note de cou- 
eur, faire étinceler une toilette 
iar les feux d’un bijou. 

Pour les costumes de La Da- 
ne aux Camélias, Rosine Dela- 
nare avait dessiné et fait exé- 
uter spécialement, non seule- 
nent les robes et les costumes 
nasculins, mais aussi les coif- 
ures, les bijoux, les réticules, 
mire même les gants. Elle avait 
itilisé le noir et aussi le blanc, 
lont les effets, ainsi que nous 


Ci-dessus : Harmonie du décor et 
des costumes dans La Dame aux 
Camélias. 


l’avons signalé, sont excellents 
et avait en réserve une gamme 
variée de redingotes et de gilets 



aux tons chatoyants, triomphe 
de la mode masculine sous 
Louis-Philippe. 

Constamment présente, elle 
procédait, dans le décor, aux 





Deux maquettes dessinées par 
Marie-Ange pour 
Un Caprice de Caroline. 
Marie-Ange au Travail. 

derniers perfectionnements, 
changeant une cravate ou un 
gilet, ajoutant une fleur ou une 
écharpe. 

Raymond Bernard décidait en 
dernier ressort, d’accord avec 
Philippe Agostini et Barsacq, 
de son côté, déplaçait si le be- 


Ci-contre : Les costumes gitans, 
aux mille couleurs, sont portés par 
Tilda Thamar dans 
La Caraque blonde. 



LA CiNÉMATOGRAPHiE FRANCAÎSE 


38 * 


soin s’en faisait sentir, un meu- 
ble, un bibelot, un vase de 
fleurs. 

Marie-Ange, pour Un Caprice 
de Caroline, a fait revivre les 
fastes du Directoire et de l’Em- 
pire, les ors des uniformes, les 
brandebourgs noirs, ont fait 
chanter les couleurs vives des 
dolmans, tandis que les plu- 
mes blanches mettaient leur 
note claire sur les chapeaux 
officiels. 

Les modes audacieuses de ce 
temps, aux voiles transparents, 
aux opulents décolletés, fournis- 
saient un thème riche d’inter- 
prétations audacieuses. Cette 
époque, où la coquetterie fémi- 
nine atteignit son maximum, a 
permis une grande variété dans 
les toilettes et les colifichets. 

Les crinolines froufroutantes 
dissimulant les jambes pour 
donner au buste toute sa valeur, 
ont constitué pour Jean Zay un 
thème idéal, dont il a su jouer 
en maître pour créer les costu- 
mes de Violettes impériales. 
Les robes portées par Simone 
Valère sont un enchantement 
pour les yeux. Les tulles et les 
mousselines blanches alternent 
avec les taffetas rehaussés de 
velours et les tissus écossais 
très en vogue sous le Second 
Empire. 

La végétation aux tons estom- 
pés de la campagne espagnole 



Vision d’élégance, Geneviève Page 
habillée par Rosine Delamare dans 
Plaisirs de Paris. 

ALWVNN 

Elle et Moi. 

B AI. M AI N 

Le Fruit défendu. — Le Témoin de 
Minuit. — Adorables Créatures. 

BRUYERE 

Mon Mari est merveilleux. 

CARVEN 

La Fête à Henriette. — L’Amour, 
toujours l’Amour. — La Fugue de 
M. Perle. 

COQUATRIX 

Les Dents longues. — Femmes de 
Paris. 

MARC DANIEL 

Rires de Paris. 

DESVIGNES 

Mon Gosse de Père. — Tourbillon. — 
Coiffeur pour Dames. 

DIOR 

C’est arrivé à Paris. 

FATH 

La Minute de Vérité. — Mon Mari 
est merveilleux. 

GRIFFE 

Les Amants de Minait 



Robe de Carven portée par Dany 
Robin dans La Fête à Henriette. 

en plein été a permis à Jean 
Zay d’utiliser les ressources 
nombreuses de sa brillante 
palette, mettant en valeur l’hé- 
roïne à côté de sa mère, le plus 
souvent vêtue de broché noir. 

Dans les séquences du film 
se déroulant à Paris, l’élégance 
est, si possible, plus raffinée 


encore et les costumes mascu- 
lins, comprenant de nombreux 
uniformes, prennent ici toute 
leur valeur. 

Les difficultés de documen- 
tation ont été grandes pour Es- 
coffier, qui a recréé, avec Jean 
Zay, les modes de la Renaissan- 
ce italienne dans Lucrèce Bor- 
gia. S’intégrant entièrement à 
l’équipe pour ne voir que l’en- 
semble du résultat obtenu, il 
s’est appliqué à rester sobre 
dans l’emploi de la couleur et 
à compter avec les éléments ex- 
térieurs, donnant un éclair lumi- 
neux par certains détails étin- 
celants. Il s’est attaqué résolu- 
ment au problème du choix des 
costumes destinés à la figura- 
tion, afin d’obtenir des fonds, 
faisant ressortir les personnages 
principaux. 

Pour chaque artiste qu’il a 
habillé selon sa nature et son 
tempérament particulier, il a 
voulu également servir le per- 
sonnage mettant son intelli- 
gence au service de ses brillants 
dons artistiques. 

Afin de faciliter le travail du 
décorateur, il lui a confié une 
photographie de chaque ma- 
quette, accompagnée d’échantil- 
lons des tissus employés, per- 
mettant à Gys, ayant sous les 
yeux les données essentielles du 
problème des costumes, de 
nuancer son décor dans des 


PALMARES DE L'ELEGANCE 


Le tableau ci-dessous permet- 
tra de juger île l’activité ciné- 
matographique déployée par la 
haute couture, les costumiers et 
les dessinateurs spécialisés en 
1952. Plus de trente films ins- 
crivent à leur générique des 
noms connus de couturiers ou 
de spécialistes marquants des 
costumes de scène. Un tiers en- 
viron de la production française 
a donc tenu à mettre en valeur 


d’une façon spéciale l’élégance 
de ses interprètes. C’est un bon 
résultat qui montre que l’effort 
poursuivi depuis de nombreu- 
ses années dans cette rubrique 
n’est pas resté sans écho. Les 
maquettistes, de leur côté, ont 
beaucoup travaillé et l’emploi 
plus fréquent de la couleur a 
fourni à leur talent un nouveau 
moyen d’expression. 



On reconnaît le style de Christian 
Dior dans cette toilette portée par 
Evelyn Kayes dans C’est arrivé à 
Paris. 

Ci-contre : Création très jeune de 
Coquatrix pour Danièle Delorme 
dans Les Dents longues. 


GROMTZEFF 

Plaisirs de Paris. — Les Belles de 
Nuit. 

HEIM 

Adorables Créatures. — Rue de l’Es- 
trapade. — Le plus Heureux des Hom- 
mes. 

HENRY A LA PENSEE 
La Fugue de M. Perle. 

FREDERIC JUNKER 
Nous sommes tous des Assassins, 
n est Minuit Docteur Schweitzer. 
KARINSKA 

La Dame aux Camélias. 



tons s’harmonisant avec eux. 
Les gris, les noirs, les tons pas- 
tels rehaussés de lamé d’or ou 
d’une touche de rouge sont les 
plus fréquents. 

Pour La Caraque blonde, film 
se déroulant en Camargue, Mi- 
reille Leydet a utilisé le riant 
bariolage des costumes gitans, 
se détachant sur des paysages 
d’une âpre nudité. 

Le Carrosse d'Or, de Jean Re- 
noir, a été habillé par un dessi- 
nateur italien, Maria de Mattéis, 
recréant avec soin les costumes 
du xvm e siècle. 


Les résultats obtenus par les 
premiers films français en cou- 
leurs sont excellents et l’avenir 
est riche de promesses pour nos 
techniciens appelés à utiliser 
les différents procédés mis à 
leur disposition. 

Plus que jamais, le goût, la 
finesse, l’élégance propres à no- 
tre pays trouveront matière à 
s’employer et à être mis en va- 
leur par ce moyen, passant du 
dessin à la peinture. Maquettis- 
tes et couturiers plus particuliè- 
rement y trouveront un moyen 
d’expression nouveau en atten- 
dant la troisième dimension qui 
ne saurait tarder longtemps à 
entrer, elle aussi, dans le 
domaine de la réalité. 


te 


PA 


Gilberte Turquan. 


KOSTIO DE WA R 
Lettre ouverte. 

NINNA RICCI 
Mou Mari est merveilleux. 

MAGGY ROUFF 
Je l’ai été trois Fois. 

NOEPEL 

Un Caprice de Caroline. 

VIRGINIE 

Elle et Moi. 


MAQUETTISTES 

J.-K. BENDA 
Kœnigsmark. 

ROSINE DELAMARE 
Plaisirs de Paris. — Tourbillon. — 
Les Belles de Nuit. — H est Minuit 



Claude Nollier est très parisienne 
dans cette robe de Balmain exécutée 
pour Le Fruit défendu. 


Docteur Schweitzer. — La Dame aux 
Camélias. — Coiffeur pour Dames. 
ESCOFFIER 
Lucrèce Borgia. 

MIREILLE LEYDET 
La Caraque blonde. 

MARIE-ANGE 

Un Caprice de Caroline. — Le Ri- 
deau rouge (Ce Soir on joue Macbeth). 
MAUD STRUDHOFF 
Le Marchand de Venise. 

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mande et distribution de films 
français. ^ 


C.Promoirtore 


venne 


UNION 
FRANÇAISE 
DU FILM 

10, rue Washington 
PARIS (8 e ) 

ELY. 34-12 


ALLEMAGNE ORIENTALE 

Possède l'organisation nécessaire 
au placement des films français 
en Allemagne orientale. 


uitiefV 



l’ DL II 

U^annblj 


sjfe/l if-LF 


wéM 



Tl LDA THAMAR 
ROGER PIGAUT 
GÉRARD LANDRY 

dans un GRAND FILM en GEVACOL 

LACARAQl 

c , . . 

Scénario origin 

Adaptation et dialog 


C’est en Camargue, terre des taureaux noirs et des 
chevaux sauvages, pays mystérieux que Paul RICARD 
a fixé l’action de son scénario “ LA CARAQUE 
BLONDE”, adapté et dialogué par Pierre LAROCHE, 
et c’est là-bas que, pendant des mois, sous le soleil et 
dans la boue, une équipe de cinéastes, sous la direction 
de Jacqueline AUDRY, a travaillé pour surprendre les 
secrets et les beautés de cette terre du bout du monde. 

La culture du riz va-t-elle amener la prospérité dans 
ce pays rongé par le sel de la terre et cette richesse 
nouvelle détruira-t-elle tout ce qui vaut d’être conser- 
vé ?... C’est ce que vous vous demanderez en assistant 
aux discussions des manadiers et des riziculteurs, en 
voyant danser les gitanes dans la nuit des SAINTES, et 
les gardians capturer les taureaux. 

Vous serez sur les gradins du Théâtre antique, et 
aussi, dans les arènes où se déroulent les jeux mortels 
de la Corrida. Vous admirerez des paysages grandioses 
sous les orages fulgurants et la menace de l’inondation 
qui affolent les bêtes et les hommes. 


Mais la Camargue est aussi une terre d’amour où les pas- 
sions s’affrontent avec la même violence que les éléments. 

Comment MYRA, LA CARAQUE BLONDE, 
vedette internationale de la danse vient-elle jeter le 
trouble au cœur d’Antoine, l’ingénieur agronome du 
mas Barcarin ? 

Pourquoi l’Espagnol affronte-t-il son rival dans un 
duel au trident ? 

Et Jean ROUX renouvellera-t-il avec Ginou 
BARCARIN une idylle jeune comme le monde malgré 
l’antagonisme des ROUX-MONTAIGU et des 
BARCARIN-CAPULET ?... 

Autant de questions dont Jacqueline AUDRY vous 
donnera la réponse dans 


1 1 


LA CARAQUE BLONDE ” 


son grand film en couleurs, tourné entièrement sur la 
terre de Camargue. 


DISTRIBUTEURS: PARIS 

FILMS RI VERS 


LYON 

LOYE-FIL 


fpjcaducüan P R 


SAINTE-MA Fj 




réalisé par JACQUELINE AÜDRY 

E BLONDE 



DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE 

Marcel WEISS 

MUSIQUE ORIGINALE DE 

Francis LOPEZ 

DIRECTEUR DE PRODUCTION 

Jean VELTER 

MARSEILLE -BORDEAUX 
Sté MARSEILLAISE de FILMS 




mmm 




e PAUL RICARD 
de PIERRE LAROCHE 

avec 

BOUMENDIL 
HIÉRONIMUS - ARIUS 
JOSSELIN - POUPON 
&ERVAL- ORANE DEMAZIS 
DIDIER D’YD- FRANCE DEGAND 

et 

ARMONTEL 





^ LA CiNlbvt ATOGRAPHiE FRANÇAISE 

PIERRE LAROCHE et JACQUELINE AUDRY 

nous parlent du fi Im en couleurs 

LA CARAQUE BLONDE 

que produit PROTIS FILMS avec 
TILDA THAMAR, GÉRARD LANDRY et ROGER PIGAUT 


D istillateur bien connu de nombreux ama- 
teurs, M. Paul Ricard a fondé une société 
destinée à la production de films en cou- 
leurs. En utilisant le procédé Gevacolor, cette 
société, Protis Films, dont le siège social est à 
Marseille, a déjà produit Lu Maison du Prin- 
temps et Porte d’Orient, auxquels le public a 
réservé son meilleur accueil. 

Après un an d’inactivité, — dans le domaine 
cinématographique, — M. Paul Ricard, qui en- 



Didier d’Yd, Pierre Laroche et Jacqueline Audry, 
interprète, scénariste et réalisateur de LA CARA- 
QUE BLONDE 

(Cliché Protis-Films.) 

tre temps, a fait construire, dans la région mar- 
seillaise, les Studios de Sainte-Marthe, vient 
d'entreprendre une nouvelle production, dont le 
titre attise la curiosité : La Caraque Blonde. 

L’idée de ce film est de M. Ricard lui -même. 
Il a conçu une aventure typiquement régionale, 
dont l’action se déroule en Camargue et met en 
scène, — et en conflit, — les éleveurs de che- 
vaux et les cultivateurs de riz. Puis il a confié 
son travail à l’excellent scénariste Pierre La- 
roche qui, sur cette base solide, construisit une 
histoire romanesque propre à satisfaire les ama- 
teurs de films d’aventures et de pittoresque. 
Enfin, la mise en scène de ce film a été confiée 
à Jacqueline Audry, l’excellent réalisateur de 
Gigi, L’Ingénue Libertine et Olivia. 

Profitant d’un bref séjour à Paris de Jacque- 
line Audrv et de Pierre Laroche qui, à l’occa- 
sion des fêtes, avaient, avec toute l’équipe, aban- 
donné les marécages et le mistral de Camargue 
pour les rues parisiennes, nous les avons ren- 
contrés et Pierre Laroche, résumant leur acti- 
vité commune, nous a dit : 

« Dans ce film, nous avons pour atouts la 
beauté de Tilda Thamar, en blonde et en brune, 
le talent de Roger Pigaut, la nouvelle assurance 
de Gérard Landry, à pied et à cheval, la soli- 
dité de Berval, la vérité de Poupon, l’habileté 
d’Armontel, le charme de France Degand, la 
fraîcheur de Didier d’Yd, l’autorité de Jean Dar- 
cante, la sensibilité d’Orane Demazis, la révéla- 
tion d’un nouveau comique, Boumendil, la grâce 
d’une civette, — ce n’est pas un bureau de ta- 
bac, mais un animal, — la diction d’un flamand 
rose et les exploits de Hiéronimus, sans parler 
de l’accent méridional auquel Marcel Pacnol a 
donné 9es lettres de noblesse même quand elles 
sont cinq pour terminer une célèbre partie de 
cartes. 

« Il y a des sujets qui demandent la couleur. 
Après Le Rouge et le Noir, la Dame Blanche, 
la Mer Rouge, le Nain jaune et L’Oiseau Bleu, 
Lai Caraque Blonde est de ceux-là. Un western 
doit être fortement coloré, surtout quand il est 
méridional et joue sur les robes éclatantes des 
gitanes. Et puis, si la Camargue a beaucoup 
tenté les cinéastes, nous avons la chance d’être 
les premiers à pouvoir montrer des flamants 
roses, des enganes multicolores, des canards à 
cols rouges, le Vaccarès bleu et des nuages 
blancs sur fond d’outremer. 


« Ce n’est pas un drame. Plutôt une comédie 
dramatique basée sur le conflit opposant mana- 
diers et riziculteurs, les taureaux et les chevaux 
sauvages aux machines agricoles. 

« Ce n’est pas un film à thèse. Les thèses, 
la spécificité et les professions de foi m’embêtent 
au cinéma, sans doute parce que je suis un 
homme sans foi ni loi et que je me refuse 
obstinément à me prendre au sérieux. » 

— Alors, vous ne prenez pas partie... 

— Si... pour les manadiers. 

— En somme, vous êtes de ceux qui voulaient, 
jadis, empêcher les trains de rouler ? 

— Un grave confrère catholique m’a traité de 
galopin irresponsable. On ne saurait mieux dire. 



Tilda Thamar et Gérard Landry interprètent une 
scène de LA CARAQUE BLONDE, que réalise Jac- 
queline Audry. 

(Cliché Protis- Fims.) 

D’ailleurs, le scénario étant de Paul Ricard, qui 
élève taureaux et chevaux tout en cultivant des 
rizières et en désaltérant l’humanité souffrante, 
que chacun prenne ses responsabilités. Moi, je 
suis pour le taureau contre le toréador, pour le 
gibier contre le chasseur, pour le lion contre 
les descentes de lit de Tartarin et même pour 
les puces, à condition qu’elles ne soient pas 
savantes. 

« Une anecdote amusante ? Si vous trouvez 
que tourner certaines scènes d’un film quand 
le mistral souffle à 250 km. à l’heure, dans des 
cabanes de gardians où les lampes élèvent la 
température à 50°, quand il fait — 2° à l’exté- 
rieur, si vous estimez qu’entendre un cameraman 
fulminer parce qu’on ne lui amène pas les tau- 
reaux de combat à moins de deux mètres de son 
appareil, que voir Berval recevoir une dizaine 
de gifles, Gérard Landry autant de coups de 
cannes plombées sur le poignet et Tilda Tha- 
mar se baigner dans le Vaccarès ne sont pas 
autant d’anecdotes amusantes, je ne vois rien 
d’autre... Ah ! si : Roger Pigaut a failli dans 
une chute se rompre les reins après avoir reçu 
de Gérard Landry un contre du droit qui aurait 
mis fin à la carrière de Dauthuille. Le lende- 
main d’ailleurs, il a pris sa revanche grâce à 
un joyeux crochet à la face de son adversaire. 
C’était très drôle comme anecdote piquante car, 
en plus, Tilda Thamar planta un stylet dans la 
main de l’impétueux Gérard. Un vrai film néo- 
réaliste comme vous voyez. On y règle des comp- 
tes. » — P. Robin. 


LES FILMS MERIC 

ONT FÊTÉ 
LEUR 40 e 
ANNIVERSAIRE 


I plus anciennes de France parmi les distribu- 
teurs et sans conteste la plus vieille parmi les 
Indépendants, célèbre en cette fin d’année 
40“ anniversaire. 


Fondée en 1912 par M. Félix Méric, cette 
agence de location de la rue de La Darse à Mar- 
seille, se développa très vite. Elle installait rapi- 
dement des bureaux à Paris où, dès 1918, « Les 
Films F. Méric » distribuaient nombre de pro- 
ductions françaises, italiennes, américaines avec 
des agences sur tout le territoire français à 
Lille, Nancy, Lyon, Bordeaux, Alger. 

En feuilletant les numéros de La Cinématogra- 
phie Française d’alors, l’on retrouve nombre de 
pages de publicité pour les lancements de Rêve 
de Clown, le premier film des Fratellini, L’Aven- 
tureuse avec Georges Péclet depuis devenu met- 
tteur en scène et dont « Les Films F. Méric » 
ont actuellement en distribution la toute dernière 
réalisation, Les Révoltés du Danaé. C’est égale- 
ment aux « Films Méric » que l’on doit la diffu- 
sion en France des fameuses séries de « Char- 
iot », firme qui, aujourd’hui, trente ans après, 
édite « Hommage à Charles Chaplin ». Rappelons 
encore les célèbres aventures de Maciste. Ausonia, 
Diavolo qui alors passionnèrent les foules, sans 
oublier les drames de Francesca Bertini ou « La 
Du Barry » avec Pola Negri. 

En 1927, Félix Méric décidait de devenir pro- 
ducteur. Après de nombreux films muets, ce fut, 
en 1932, lors de l’avènement du « parlant », Cen- 
drillon de Paris, un des premiers « 100 % par- 
lant » réalisé en France, film qui connut un très 
vif succès. Puis ce furent entre autres Si tu Re- 
viens, La Fortune, Mireille, Saturnin, etc... 

En novembre 1939, après toute une vie de tra- 
vail consacrée au cinéma, Félix Méric disparais- 
sait brusquement, regretté de tous. Sa bonté, 
sous des dehors un peu bougons parfois, ne se 
démentit jamais et nombre de « gens de ciné- 
ma » lui doivent un appui qui permit leur départ 
dans une carirère où ils brillent aujourd’hui. 


Son fils Fernand Méric, à peine âgés de 19 ans, 
prenait en mains, en des moments difficiles, 
cette importante affaire en plein essor. Ce fut 
alors la guerre et la coupure du pays en deux. Il 
distribua le premier film français réalisé en 
zone libre. Trois Argentins à Paris. Puis, M. Cha- 
bert lui fit p’eine confiance en lui donnant en 
distribution, en 1942, toute la production « Fran- 
cinex » : Le Songe de Butterfly, Les Deux Or- 
phelines, La Fille du Corsaire, Leçon de Chimie 
à Neuf Heures furent des succès continuant dix 
ans après à faire encore de brillantes recettes. 


Puis ce fut la Libération. « Les Films F. Mé- 
ric » distribuèrent parmi d’autres, Rome, Ville 
ouverte et La Terre sera rouge, deux lauréats du 
Festival de Cannes. S’orientant depuis lors, sur- 
tout vers 'e film français, M. Fernand Méric par- 
ticipe à diverses coproductions dont Entre Onze 
Heures et Minuit et Eternel Conflit. Depuis, ce 
fut, en distribution, une suite de succès : Jour de 
Fête, primé à la Biennale de Venise, Los Olvida- 
dos, couronné à Cannes, Demain viendra tou- 
jours, Tu m’as Sauvé la Vie, Les Maîtres Nageurs, 
Mon Ami le Cambrioleur, Le Rouge et le Noir. 
Le Sorcier du Ciel, Adhémar, Le Mystère de San 
Paolo, Et ta Sœur , Tourbillon, La Danseuse nue, 
Les Révoltés du Danaé, Rires de Paris, Fortuné 
de Marseille, Soyez les Bienvenus, Légère et 
court Vêtue. 

Depuis la guerre, l’activité des « Films F. Mé- 
ric » se borne à la région de Marseille, mais il 
est certain que, passé l’incertaine époque actuelle, 
cette jeune et dynamique firme va reprendre à 
nouveau une concentration qui rayonnera sur 
toute la France’ et qu’elle envisage, dans un pro- 
che avenir, en accord avec d’autres distributeurs 
indépendants, d’entreprendre des productions sur 
des bases actives et saines. 

Aussi après 40 ans d’activité, « Les Films F. Mé- 
ric » restent au premier plan de l’activité ciné- 
matographique française, conservant dynamisme, 
jeunesse, allant, sous l’impulsion de M. Fernand 
Méric, qui a su, tout comme son père, s’acqué- 
rir la sympathie générale et la conserver entière 
auprès de tous. — Paul-A. Buisine. 






43 


LA ciNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE jj*- 


DOUZE ANNÉES D'EXISTENCE 
SEIZE FILMS RÉALISÉS 
TROIS FILMS EN PRÉPARATION 
Tel est le bilan de la P.A.C. 


PRODUCTIONS ANDRE HUNEBELLE 


A u cours de l'année qui commence, la Socié- 
té PAC ta La Production Artistique Ciné- 
matocraphique ) tétera son douzième 
anniversaire. C'est, en effet, en 1941 que cette 
Société fut fondée à Marseille. Elle devait dall- 
er' bientôt quitter cette ville pour transférer 
son siège à Nice, puis ten 1943) a Parts. 

Celui qui avait pris l'initiative de cette entre- 
prise et qui allait en présider le Conseil d Admi- 
nistration dès le premier jour, s'appelait André 
lustration oes e p Hunebe , ]e Sa carte d'identité 

indiquait qu’il exerçait la 
profession de « Maître-Ver- 
rier » fort connu — et dont 
les œuvres étaient recher- 
chées dans le monde entier. 
Mais il aurait pu tout aus- 
si bien se dire simplement 
« spectateur » : c’était là, si- 
non une professon, du moins 
la seule qualité que Hune- 
belle pouvait faire valoir à 
juste titre pour devenir tout 
à coup producteur de films. 

Il faut sans doute voir là 
tout à la fois l'originalité de 
l’avènement de Hunebelle 
dans le monde de l'écran. .. 
et la clef de son persistant 
succès. 

En 1941, en effet. André 
Hunebelle était un homme 
qui avait passé la quarantaine et qui, célè- 
bre dans un autre domaine, n’avait jamais fait 
de cinéma — même pas en amateur. — Quand 
on«sait la place qu'il tient aujourd'hui dans 1 art 
et l’industrie du film en France, il y a de quoi 



M. André Hu- 
nebelle, prési- 
dent - directeur 
général de la 

P.A.C. 



Voici la fiche technique des films édités par 
la Société Nouvelle de Cinématographie, pour 
l’Europe, dont l’annonce figure par ailleurs 
dans ce numéro. 

PROCES CONTRE INCONNU 

Mise en scène de Guido Brignone. Vedette fé- 
minine du film : Uanella Carell. qui fut la 
vedette du film Le Voleur de Bicyclette. Les 
autres rôles sont tenus par Charles Ruther- 
ford, Cesare Danova, Amoldo Foa. 

LA CARAVANE DU PECHE 

Mise en scène de P. MercantL Interprétation : 
Franca Marzi. Charles Rutherford, I.uisa 
Poselll, Domemco Modugno. 

MARE NOSTRUM 

Coproduction italo-espagnole interprétée par 
Maria Félix et Fernando Rey. Mise en scène 
de Rafael Gll, d'après le célèbre roman de 
Blasco Ibanez, qui fut déjà réalisé une pre- 
mière fois à l’écran et fut un grand succès du 
muet avec Ramon Novarro. 

Ajoutons que la Société Nouvelle de Ciné- 
matographie édite également pour la France 
et l’Union Française, les deux dernières su- 
perproductions en couleurs de la Suevia Film 
(Cesareo Gonzalez) : 

LA NINA DE LA VENTA 

avec Lola Flores et Caracol. 

LA ESTRELLA 
DE LA SIERRA MORENA 

avec Lola Flores et Ruben Rojo. 

Ces deux productions sont disponibles pour 
la France Continentale. 


s’étonner du chemin qu'il a parcouru en guère 
plus de deux lustres. 

Avait-il de l'argent — ce qui, de toutes fa- 
çon-, n’aurait probablement pas suffi à lui appor- 
ter la réussite ! Même pas ? La Société P.A.C. 
a pris le départ avec des capitaux très modestes. 

Peu d’argent, pas de compétence technique, 
aucune idée des mécanismes propres à l’industrie 
du film et des astuces propres à l’art et au specta- 
cle cinématographiques, médiocrement conseillé, 
le nouveau producteur n’avait pas au départ tout 
ce qu’il faut, comme on dit, pour réussir. Et on 
assure même que plus d’un, dans le métier diffi- 
cile, où il devenait leur con- 
frère, ne donnaient pas très 
cher à l’époque, de l’impé- 
trant dans le cinématographe. 

Ces bons esprits n’ou- 
bliaient qu’une chose : à sa- 
voir justement le fait qu’An- 
dré Hunebelle avait été d’a- 
bord spectateur pendant une 
trentaine d’années, avant de 
passer derrière l’écran. C'é- 
tait une référence plus im- 
portante qu’on ne l’imaginait. 

André Hunebelle a appris 
à faire des films à l'école du 
« Cochon de Payant . C'est 
pourquoi la Société P.A.C., 
dont il a été d’abord le direc- 
teur artistique (jusqu’en 1948) , 
puis le metteur en scène at- 
titré, a pu produire, en douze ans, seize films 
de longs métrages dont deux, « triomphe » 

( L’Inévitable Monsieur Dubois, en 1943, et Ma 
Femme est formidable en 1951), trois « grands 
succès » (Florence est folle, Millionnaires d’un 
Jour, Méfiez-vous des Blondes)... et pas le moin- 
dre échec sérieux. Et cela avec des armes « hon- 
nêtes », c’est-à-dire sans lésiner sur la qualité 
artistique et technique, sans tomber dans le mau- 
vais goût et la vulgarité, sans démagogie et, au 
contraire, en tenant cette gageure de satisfaire 
souvent le public... et la majeure partie de la 
critique, tout à la fois. . 

On sait que tous les films de la Société P.A.C 
que André Hunebelle a lui-même réalisés, com- 
mencent par la lettre « M ». Si cette initiale, qui 
occupe la treizième place dans l’alphabet, est 
véritablement un porte-bonheur pour le produc- 
teur-metteur en scène, on peut penser que son 
nouveau film (non encore sorti) Mon Mari est 
merveilleux (lequel répète par trois foi? la lettre 
« M ») va connaître une triomphale carrière. 
Ceux qui ont eu déjà l’occasion de voir ce film 
— plus rempli’ d’humour, de charme et d’opti- 
misme que jamais — affirment que ce destin ne 
les étonnerait pas outre mesure. 

La P.A.C. prépare, en ce moment, trois films 
pour l’année 1953 : 

Les Trois Mousquetaires, superproduction dont 
le sujet a été tiré par André Hunebelle et Mi- 
chel Audiard du roman de Alexandre Dumas. 

Marie-Amour, un film à grande mise en scene 
sur les milieux du music-hall explorés par le 
scénariste-dialoguiste Jean Halain. 

Et A Tombeau ouvert (titre provisoire), hlm 
policier que Hunebelle supervisera seulement et 
dont il confiera la réalisation au jeune réalisa- 
teur Michel Boi?rond. 

Ce programme chargé, auquel il faut ajouter 
cinq courts métrages, n'est pas oour effrayer les 
animateurs de la P.A.C.. dont l’organisation est 
souvent citée en exemple. 

André Hunebelle. s-» consacrant exclusivement 
maintenant à la Direction artisit ; que de la Soci té 
et à ses mise- en scènes, a confié tous ses pou- 
voirs administratifs à M. Paul Cadéac d’Arbaud. 
qui est directeur général de la P.A.C. denuis 
1950 et oue seconde denuis la meme date 
M. René Thévenet. secrétaire général. 

Dans les vastes bureaux de la rue Marbeuf. 
dont l’aménaeement a été entièrement rénove 
au cour- de l'année écoulée, on travaille avec 
efficacité dans un climat d’amitié peur le olus 
grand bien du Cinéma français en général (que 
toutes les productions Hunebelle honorent gran- 
dement) et de la Société P A C. en Particulier. 

Jean-Claude TERBAL. 



M. Paul Cadéac 
d'Arbaud, di- 
recteur général 
de la P.A.C. 


LUDMILLA TCHERINA 
et MASSIMO GIROTTT 
sont les vedettes de 

“SPARTACUS” 

Spartacus est achevé. Des moyens d’une am- 
pleur exceptionnelle ont permis la plus gran- 
diose évocation de la Rome impériale autour de 
l’amour de Spartacus et d’Amythis, incarnés 
par Ludmilla Tchérina et Massimo Girotti. Mais 
Spartacus demeure avant tout, dans sa réalisa- 
tion spectaculaire, un sujet d’intérêt mondial. 



Ludmilla Tchérina et Massimo Girotti dans 
SPARTACUS 

(Cliché RiaJto-Films. ) 

toujours actuel : la révolte des esclaves contre 
la Tyrannie ! 

Dans le cadre incomparable des Arènes de 
Vérone, Riccardo Freda a tourné, avec le con 
cours de toute la population, des scènes par- 
ticulièrement impressionnantes où les acteurs 
ont partagé la vedette avec une vingtaine de 
lions. 

Le scrupule avec lequel ont été reconstitués 
certains aspects caractéristiques de la vie d’une 
époque où l’orgie et la violence triomphaient, 
les décors naturels employés avec un rare bon- 
heur, l’interprétation magistrale du couple Tché- 
rina-Girotti, d e Gianna Maria Canale et d’Yves 
Vincent, composent une fresque étonnante. 

Spartacus, avec son déploiement de richesses, 
par sa valeur humaine et l’art de sa réalisation, 
égale et surpasse les productions les plus mar- 
quantes dans un genre qui a la faveur du public. 


L’APPOINT du GRAND FILM... i 


Parmi les compléments actuelle- 
ment disponibles, signalons : . 

Le Continent Blanc, en Technico- 
lor, expédition au Pôle Sud ; 

NouveUe-Zélande, en Technicolor. 
Le premier travelogue en cou- 
leurs réalisé sur la Nouvelle-Zé- 
lande. 

Maîtrise de l’Air, en noir et blanc. 
Le meeting aérien de Farnbo- 
rough 1952. où John Derry trouva 
la mort sur son avion superso- 
nique ; 

Ainsi que les fameux Magazines : 

Outre-Manche Magazines, 




avec 

MICHEL AUCLAIR 
ISA BARZIZZA 
HANNELORESCHROTH 
TEO LINGEN 
CARLO CROCCOLO 
ENRICO LUZI 


Film commenté le 
12 Janvierl953 


ALEXANDER SALKIND 
et SAM FILM 

présentent 


< — ' 


Réalisateurs: 

GE Z A VON BOLVARY 
GOFFREDO ALESSANDRINI 

3|é 

C'EST UNE PRODUCTION 

POSA FILM - SAM FILM 


POUR LA VENTE A L'ETRANGER 

S'adresser à la POSA FILM via Sistina 27-Tel: 461139 - ROME 
ou à ADRAR FILM , 33 Ch. Elysées -Tel: Balzac I6-85-PARI5 






CALENDRIER DE PROGRAMMATION 1953 


/“ TRIMESTRE 


ÏEMAI.\T FILMS ET DISTRIBUTEURS ENTREES 


MERCREDI 


Samedi 3 

DIMANCHE 4 

Mardi 6 Epiphanie 

Total de la 1” Semaine 


Samedi 

DIMANCHE 


Total de la 2' Semaine. 


SEMAINE 

MERCREDI ..H 


Vendredi .. .16 
(MANCHE .18 


Total de la 3 ‘ Semaine. 


SEMAINE 


MERCREDI ..21 

‘ndrcdl ....23 

mcdl 24 

DIMANCHE .25 

.Mardi 27 

Total de la 4 r Semaine. 


i' SEMAINE. 

MERCREDI . 28 
Vendredi ....30 


Total du Mois (1) . 


FEVRIER 


(1) Le totnl du n 


t pas comporter 1. 


■ SEMAINE. FILMS : 


' DISTRIBUTEURS 


Total de la 5* Semaine. 


MERCREDI 


DIMANCHE 


Total de la 6* Semaine. 


SEMAINE, 


MERCREDI .11 

Jeudi 12 

Vendredi 13 

DIMANCHE 15 


Total de la 7' Semain 


MERCREDI .18 


Total de la 8' Semaine 


MERCREDI 


Samedi 

A reporter 


Total du Mois (1) . 


1 pas comporter 1 


MARS 


FILMS ET DISTRIBUTEURS | ENTREES 


Total de la 9” Semaine. 


MERCREDI . 


DIMANCHE 


Total de la 10' Semaine 


MERCREDI . 


. .12 Mi-Carême 


Total de la II* Semaine. . 


Total de la 12' Semaine 


MERCREDI , 
Vendredi . . . 


Total de la 13' Semaine. 


Total du Mois (1). 


(1) Le totnl du t 


■ doit pas comporter le report c 


II e TRIMESTRE 


AVRIL MAI JUIN 



III e TRIMESTRE 


JUILLET 


AOUT 


SEPTEMBRE 




( 1 ) Le total du mois ne doit pas comporter les reports. 


(1) Le total du mois ne doit pas comporter les reports. 


(1) Le total du mois ne doit pas comporter les reports. 


IV e TRIMESTRE 


OCTOBRE NOVEMBRE DÉCEMBRE 



LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 

LE CORPORATIF DU CINÉMA 



SAM FILM et ALEXANDER SALKIND 

présentent 


Début de 
tournage 
r'Avril 1953 


POUR LA VENTE A L'ETRANGER 

S’adressera la POSA FILM via Si3Îina 27-Tel: 461139 — ROME 
ou à ADRAR FILM ,33CkElysees -Tel:Baliccl6-85-PARIS 









il 


LA CÎNÉMATOGRAPHiE FRANCAÎ3E Jf- 


T ATION 

:aise 


UGMEN 
TES EN 


TATI 

1952 


ON 



Une attitude de Rita Haywcrth, que nous reverrons 
aux côtés de Glenn Ford dans L’AFFAIRE DE 
TRINTDAD. Cette production, distribuée par Colum- 
bia, sortira prochainement sur les écrans parisiens. 


Recettes et entrées 
par salle en 1952 


Salles 

Sem. 

Recettes 

Entrées 

Caméra 

52 

29.633.860 

258.059 

-Capitole 

52 

93.396.075 

592.371 

Cinéac-Belsunce 

52 

33.574.040 

400.762 

Hcinéac-Canebière (x). 

18 

12.581.840 

230.334 

Ibmévog 

52 

48.248.460 

350.825 

Club 

52 

28.408.355 

222.323 

Ecran 

50 

20.280.455 

179.578 

Etoile 

52 

38.504.400 

294.271 

Le Français 

50 

67.705.655 

416.048 

Hollywood 

50 

50.907.835 

333.516 

Majestic 

52 

60.607.240 

442.864 

Le Meilhan 

52 

42.413.150 

272.149 

Noailles 

52 

40.673.705 

256.829 

Odéon (xx) 

50 

84.486.170 

538.313 

Pathé-Palace 

52 

80.885.130 

523.960 

Phocéac 

52 

33.945.770 

243.107 

ftex 

52 

127.539.245 

782.417 

tialto 

52 

80.017.395 

509.109 

ituhl 

48 

21.737.960 

163.349 

Studio 

52 

49.995.010 

356.401 

Variétés (xxx) 

38 

26.035.805 

167.802 


1.080.621.545 7.536.387 

(x) Fermeture le 29 août 1952 pour transforma- 
Itions. 

(xx) 2 semaines de spectacle sur scène non inclus, 
(xxx) 14 semaines de spectacle sur scène non 
inclus. 

; — : 



Anna Magnani dans une scène du CARROSSE D’OR, 
en Technicolor, la nouvelle réalisation de Jean Re- 
noir. C’est un film présenté par Hoche Production, 
distribué par Corona. 


Les records de ces salles 

Nous venons de voir les résultats généraux obte- 
nus par les vingt et une salles marseillaises. 

Voyons maintenant les records de chacune de ces 
salles pendant cette année écoulée. Il nous faut 
préciser que dans le tableau ci-dessous, nous avons 
fait figurer en gras les chiffres records, soit des 
entrées, soit des recettes, le même film n'ayant pas 
obligatoirement obtenu ces deux records. 

Recettes Ent. 


« Caméra » (du 7 au 13-5) : O. K. 

Néron 904.105 7.621 

« Capitole » (du 21 au 17-5) : Coif- 
feur pour Dames 4.009.425 21.945 

« Cinéac-Belsunce » (du 26-12-51 au 
1-1-52) : La Revanche des Gueux 

(reprise) 979.060 10.857 

« Cinéac-Canebière » (du 20 au 
27-2) : Obsèques de George VI.. 1.072.700 18.691 

« Cinévog » (du 26-11 au 2-12) : 

Marqué au Fer 1.740.060 12.628 

« Ecran » (du 29-10 au 4-11) : Les 
Lumières de la. Ville (reprise).. 716.960 6.019 

« Etoile » (du 19 au 25-3) : Autant 
en emporte le Vent (reprise).. 2.389.000 4.778 

« Etoile » (du 24 au 30-9) : Hellza- 

poppin (reprise) 981.600 8.898 

« Le Français » (du 1 au 7-10) 

Don Camillo 2.440.000 15.725 

« Le Français » (du 17 au 23-12) : 

Violettes impériales 2.510.750 11.949 

« Hollywood » (du 26-12-51 au 1-1- 
52) : Les Maudits du Château 

fort 2.015.220 13.196 

« Majestic » (du 19 au 25-3) : Pa- 
ris chante toujours 3.018.325 16.692 

« Majestic » (du 26-12-51 au 1-1- 
52) : La Table aux Crevés 2.672.610 17.293 

« Le Meilhan » (du 1 au 7-10) 

Don Camillo (continuation) 2.382.900 15.886 

« Noailles » (du 30-4 au 6-5) : Fan- 
fan la Tulipe (continuation) .... 1.459.325 8.139 

« Noailles » (du 1 au 7-10) : La 
P... respectueuse (continuation). 1.281.750 8.545 

« Odéon » (c’u 26-12-51 au 1-1-52) : 

La Table aux Crevés 3.717.510 23.956 

« Pathé-Palace » (du 12 au 18-11) : 

Nous sommes tous des Assassins. 2.960.740 19.129 

« Phocéac » (du 26-12-51 au 1-1- 
52) : Chacun son Tour (continua- 
tion) 1.614.510 11.159 

« Rex » (du 1 au 7-10) : Don Ca- 
millo 6.437.470 41.108 

« Rialto » (du 21 au 27-5) : Coif- 
feur pour Dames 3.265.175 18.022 

« Rialto » (du 1 au 7-10) : Un Amé- 
ricai à Paris 2.914.300 18.750 


« Ruhl » (du 17 au 23-9) : Gigi 

(reprise) 895.500 6.922 

« Studio » (dlu 26-12-51 au 1-1-52) : 

Les Maudits du Château fort. . 2.207.690 15.284 

« Variétés » (du 26-12-51 au 1-1- 
52) : Une Nuit de Folie à l'Opéra. 1.455.650 11.196 

Plusieurs salles ont établi cette année leurs nou- 
veaux records, soit de recettes, soit d’entrées et 
entre autres : « Capitole », « Cinéac-Canebière », 
« Cinéac-Belsunce », « Cinévog », « Club », « Etoile », 
« Le Français », « Majestic », « Noailles », « Odéon », 
« P' thé -Palace », « Phocéac », « Rex », « Rialto », 
« Studio » et « Variétés ». 

Le record absolu sur Marseille, tant de recettes 
que d’entrées, en une seule semaine, a été établi 
par « Le Rex », avec Le Petit Monde de Don Ca- 
millo, totalisant 6.437.470 fr. et 41.108 entrées. 

Parmi ces résultats, on compte 13 films français, 
8 films américains, 3 films italiens et 6 coproduc- 
tions franco-italiennes. 

Les 20 meilleurs résultats 

Parmi- les 20 films ayant réalisé les résultats les 
plus importants durant la période du 26 décembre 
1951 au 23 décembre 1952, figurent 15 films français, 
dont 9 coproductions franco-italiennes, 4 films amé- 
ricains et 1 film italien. Parmi ces films, un d’entre 
eux. Violettes impériales, poursuit en ce moment 
sa premère exclusivité. Le décompte des résultats 
a été obtenu en tenant compte uniquement des 
premières visions et des continuations ou reprises 
dans les mêmes salles ou mêmes groupes de salles 
déjà envisagées : 



Sem. 

Recettes 

Entrées 

Don Camillo 

16 

33.573.810 

218.706 

Fanfan la Tulipe 

11 

17.516.230 

101.094 

Le Grand Caruso 

8 

13.375.405 

75.720 

Le Fruit défendu 

8 

12.940.010 

84.652 

Nous irons à Monte-Carlo. 

7 

11.836.345 

68.490 

Coiffeur pour Dames 

Les Aventures du Capi- 

6 

11.832.440 

69.116 

taine Wyatt 

5 

10.714.900 

69.204 

Adorables Créatures 

5 

10.651.790 

69.861 

La P... respectueuse 

7 

10.635.020 

69.503 

Messaline 

6 

9.988.765 

58.855 

Paris chante toujours 

5 

9.549.465 

54.277 

Les Belles de Nuitz 

5 

9.074.450 

66 812 

Un Américain à Paris 

4 

8.993.600 

57.798 

La Minute de Vérité 

6 

8.816.380 

56.813 

Les Sept Péchés capitaux. 

4 

8.642.110 

48.226 

La Table aux Crevés 

Autant en emporte le Vent 

4 

8.603.320 

55.597 

(reprise) 

Nous sommes tous des As- 

6 

8.239.000 

18.264 

sassins 

5 

7.534.460 

50.874 

Violettes impériales (x). . . . 

2 

7.523.055 

36.992 

Anna 

4 

7.448.200 

43.025 


(x) Ce film poursuit actuellement sa première ex- 
clusivité. — Paul. -A. Buisine. 



*%L LA CINEMATOGRAPHIE FRANCAÎSE 


52 


La Société 

TITAIMLS d, rome 

dont la production triomphe actuellement 
sur tous les écrans du monde entier avec : 

MENSONGE D'UNE MËRE (CATENE) 
BANNIE DU FOYER (TORMENTO) 

LE FILS DE PERSONNE (IL FIGLIO DI NESSUNO) 

et qui va bientôt présenter 

(MENZONA) MENSONGE 
(CHI E SENZA PECCATO) SANS PECHE 
(AFRICASOTTOI MARE) SUR LA MER D'AFRIQUE 

légion étrangère 

avec 

Viviane ROMANCE - Alberte FARNESE - Irène GALTER 

NOI DONNE 

avec 

Ingrid BERGMAN dirigée par ROSSELLINI 

Anna MAGNANI dirigée par VISCONTI 

Isa MIRANDA dirigée par A. LATTUADA 

Alida VALLI dirigée par FRANCIOLINI 

vient de terminer en coproduction avec.. 


58 


LA dNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 


SOCIÉTÉ CtNÉULE IÉ CKMilliUriU 


"FILLE DANGEREUSE" 

avec 

JEAN GABIN, SYLVANA PAMPANINI, CARLA del POGGIO 
RENÉ LEFÈVRE et SERGE REGGIANI 


et prépare 


JAD-FILM et la 

SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE CINEMATOGRAPHIE 

"QUAND TU LIRAS 

CETTE LETTRE" 

Scénario de Jacques DEVAL 
Mis en scène parJ.-P. MELVILLE 


JULIETTE GRECO, YVONNE SANSON, IRÈNE GALTER 

et PHILIPPE LEMAIRE 

et 


"LES TROIS 

MOUSQUETAIRES" 

en couleurs 


en coproduction avec ; 

PATHE-CINEMA - PAC FILM et la 
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE CINEMATOGRAPHIE 


LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


54 


TOULOUSE 


114.211 spectateurs ont 
“ LE PETIT MONDE 

I L ne nous est pas encore possible de publier un 
bilan définitif de l’année 1952, mais en géné- 
ral, et malgré une saison estivale assez médiocre 
par suite d'une chaleur relativement élevée ,1a re- 
prise d'octobre, novembre et début décembre a été 
assez satisfaisante grâce à une programmation mi- 
nutieusement étudiée. 

Le film champion a été sans conteste Le Petit 
Monde de Don Camille, qui a réalisé au « Gaumont- 
Palace » et « Rio », des recettes jamais enregistrées 
encore à Toulouse. 

Parmi les innovations intéressantes, dans les lan- 
cements de films, nous signalerons en premier lieu, 
la belle activité du « Plaza ». En second lieu, celle 
de Mme Georges Lafabrier, propriétaire du « Tria- 
non Palace », qui n’hésite pas, lorsque le film en 
vaut la peine, à déplacer, vedettes, réalisateurs, 
pour venir présenter dsms son établissement les 
œuvres dent ils sont les interprètes. 

Pour nos lecteurs, nous avons brossé un tableau 
des films ayant obtenu plus de 15.000 entrées et 
au-dessus, portant exclusivement sur nos salles de 
première vision, et allant du 28 novembre 1951, au 
3 décembre 1952. 

A la lecture de ce palmarès, nous constatons que 
la production française n’est pas en mauvaise pos- 
ture, puisque sur les 32 films précités, 12 sont de 
nationalité française, ce sont : Nous irons à Monte- 
Carlo, La Table aux Crevés, Un Grand Patron, Le 
Fruit défendu, Domenica, Coiffeur pour Dames, Pa- 
ris chante toujours, Elle et Moi, L’Amour... Ma- 
dame, Les Aventures du Capitaine Wyatt, Musique 
en Tête, Plus de Vacances pour M. le Maire. 

8, sont des coproductions franco-italiennes : Le 
Petit Monde de Don Camillo, Fanfan la Tulipe, Les 
Belles de Nuit, Les sept Péchés capitaux, Ado- 
rables Créatures, La Minute de Vérité, Anna, Mes- 
saline ; 10, des productions américaines : Samson 
et Dalila, Le Grand Caruso, Kim, Un Américain à 
Paris, Cyrano de Bergerac, La Femme à abattre, 
David et Bethsabée, Le Voleur de Venise, Alice au 
Pays des Merveilles, Le Fils des Mousquetaires. 

1 film russe : La Chute de Berlin, et 1 film ita- 
lien : O. K. Néron. 

Films ayant obtenu plus 
de 15.OOO entrées 

Du 28 novembre 1951 au 3 décembre 1952 inclus : 

Entrées Recettes 

Le Petit Monde de Don Camillo 
(5 sem. « Gaumont » et 2 sem. 


« Rio ») 

114.211 

16.689.380 

Fanfan la Tulipe (4 sem. « Varié- 
tés », 2 sem. « Gallia », 1 sem. 

« Vox ») 

62.786 

10.405.920 

Samson et Dalila (2 sem. « Gau- 
mont » et 2 sem. « Français »). 

52.851 

8.819.795 

Le Grand Caruso (5 sem. « Pla- 
za ») 

51.871 

8.866.940 

Nous irons à Monte-Carlo (3 sem. 

« Trianon » et 2 sem. « Rio ») . . 

45.559 

6.705.745 

Kim (3 sem. « Plaza ») 

33.876 

5.161.210 

Les Belles de Nuit (3 sem. « Tria- 
non ») 

31.132 

4.281.350 

La Table aux Crevés (2 sem. 

« Gaumont » et 2 sem. « Gal- 
11a » ) 

29.917 

4.483.435 

Un Grand Patron (1 sem. « Va- 
riétés », 2 sem. « Gallia », 1 sem. 

« Zig-Zag ») 

29.689 

3.969.172 

Un Américain à Paris (3 sem. 

« Plaza ») 

28.963 

4.178.780 

Les sept Péchés capitaux (2 sem. 
(2 sem. « Gaumont », 1 sem. 

« Gallia ») 

28.008 

4.355.420 

Le Fruit défendu (2 sem. « Gau- 
mont ») 

27.196 

3.976.180 

Domenica (1 sem. « Variétés », 
2 sem. « Gallia ») 

26.754 

3.799.910 

Coiffeur pour Dames (2 sem. 
« Trianon », 1 sem. « Rio »)... 

26.457 

4.367.200 


La Société PALAIS DES ARTS 
transforme l'éclairage du 

PICARDY 

et sélectionne des appliques 

LU IM I LUX 


DE DON CAMILLO 

»» 


Adorables Créatures (2 sem. « Va- 
riétés ») 

24.456 

3.609.505 

La Minute de Vérité (2 sem. 

« Gaumont ») 

24.145 

3.557.720 

Paris chante toujours (2 sem. 

« Trianon » et 1 sem. « Rio ») . . 

23.941 

3.463.420 

Elle et Moi (2 sem. « Trianon ») . . 

23.647 

3.496.590 

Anna (1 sem. « Variétés », 2 sem. 

« Gallia ») 

21.766 

3.008.990 

L’Amour... Madame (14 jours 
« Trianon » et 1 sem. « Rio »). 

19.890 

2.926.790 

Cyrano de Bergerac (2 sem. 

« Trianon » et 1 sem. « Fran- 
çais ») 

19.109 

2.476.968 

Messaline (1 sem. « Variétés »).. 

18.445 

3.360.070 

Le Capitaine Ardant (2 sem. 

« Rio » et 1 sem. « Français »). 

18.630 

2.623.213 

O. K. Néron (1 sem. « Gaumont » 
et 1 sem. « Gallia ») 

18.198 

2.526.530 

La Chute de Berlin (2 sem. 

« Club ») 

17.819 

2.356.350 

La Femme à abattre (1 sem. 
« Gaumont » et 1 sem. « Zig- 
Zag ») 

17.640 

2.302.670 

Musique en Tête (1 sem. « Gau- 
mont » et une sem. « Gallia »). 

17.212 

2.378.720 

Plus de Vacances pour M. le Maire 
(1 sem. « Gaumont » et 1 sem. 
« Gallia ») 

15.826 

2.067.390 

David et Bethsabée (10 jours 
« Gaumont ») 

15.566 

2.694.720 

Le Voleur de Venise (1 sem. 

« Variétés ») 

15.332 

2.199.730 

Alice au Pays des Merveilles (1 
sem. « Gaumont ») 

15.326 

2.058.560 

Le Fils des Mousquetaires (1. sem. 

• « Variétés ») 

15.267 

2.184.775 



Yvette Lebon fait sa rentrée au studio dans 
MILADY ET LES MOUSQUETAIRES quelle a 
tourné en Italie aux côtés de Rossano Brazzi, 
J.R. Caussimon, Armando Francioli, Massimo Serato 
et Raymond Cordy. 

(Cliché Rialto Films) 


PERPIGNAN 

15 0/0 D’AUGMENTATION SUR LES RECETTES 1951 


L ES sept salles de Perpignan offrent aux amateurs 
de cinéma plus de 6.000 places à chaque séance, 
à des prix allant de 100 à 150 fr. seulement, selon 
les salles (si l’on excepte les fauteuils Pullman à 
160 francs au « Nouveau-Théâtre »). Ce sont là des 
prix très abordables qui, avec la qualité des divers 
films présentés, sont certainement à l’origine du 
succès remporté auprès des spectateurs, puisque 
le nombre des entrées est en augmentation légère 
sur 1951 et que les recettes 1952 dépassent de 15 % 
celles de 1951. 

Une légère majoration du prix des places pour- 
rait peut-être se faire. Mais les directeurs perpigna- 
nais, gens fort avisés, se montrent circonspects en 
la circonstance et estiment qu’il y a lieu, en la ma- 
tière, d’agir avec prudence. Le blocage des prix et 
la stabilisation des prix de places depuis environ un 
an sont peut-être à l’origine de la régulière fré- 
quentaton des salles par les amateurs qui trouvent 
là une sorte d’automatisme dans leurs dépenses 
hebdomadaires. A l’occasion d’un « gros morceau » 
qui plaît, une légère augmentation des prix habi- 
tuels des places peut se faire sans nuire en aucune 
façon à la fréquentation du spectacle, car le client 
ne marchande pas sa satisfaction ; mais cette pra- 
tique paraît devoir — pour l’instant — être réservée 
aux « super-locomotives » seulement. Une majora- 
tion permanente pourrait risquer d’effaroucher 
quelques clients et irait ainsi à l’encontre du résul- 
tat cherché, car il n’y a pas 52 « super » par an. 

La solution de l’avenir ne semble d’ailleurs pas 
résider dans une augmentation continuelle des prix 
des places pour compenser les dépenses sans cesse 
en hausse : natente, électricité, charges sociales, etc., 
mais bien plutôt dans une diminution de certaines 
de ces charges. Par exemple, à Perpignan, les pa- 
tentes 1952 sont à l’indice 3.5 par rapport à celles 
de 1948, alors que les recettes sont doublées envi- 
ron entre 1948 et 1952. Il y a là disproportion cer- 
taine au désavantage des directeurs. 

Les résultats magnifiques obtenus en 1952 à Per- 
pignan prouvent que la désaffection du public 
pour le cinéma n’est pas aussi profonde que cer- 
tains voudraient le faire croire. Mais, pour ’ obte- 
nir le succès, il faut, comme à Perpignan, de bons 
films et des salles confortables ; ce succès irait 
d’ailleurs encore grandissant, si les directeurs pou- 
vaient agir en toute liberté. 

Pour en revenir aux prix des places, si une aug- 
mentation était à faire, peut-être serait-elle à en- 
visager pour les samedi et dimanche, comme cela 


était pratiqué avant 1939. La raison réside dans 
le fait que, si le public s’étale assez facilement sur 
les sept jours de la semaine quand il s’agit d’un 
« gros morceau », il n’en est pas de même pour les 
films moyens. Pour ceux-là, la fréquentation des 
quatre séances du samedi en soirée et du diman- 
che (3 séances) produit plus de 50 % de la recette 
totale hebdomadaire ; mais quand il s’agit d’un 
« gros morceau », les recettes des quatre mêmes 
séances représentant seulement environ 25 % des 
recettes de la semaine, prouvent que le public n’at- 



L' ATMOSPHERE LOURDE ET 
SENSUELLE DES BOUGES 
? j DE MEXICO . , / 

YArectous-&r aÆ&ftzs’ du. io^AÀxLcdMt. ^ 

I « QUARTIER °INTERPIT"_ > J 



.5 


LACÎNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 


end pas !e samedi ou le dimanche pour aller voir 
m film qui l’attire spécialement. 


BEZIERS 


Les gros succès de l’année 1952 sont pour Per- 
fignan : Le Petit Monde de Don Camille (« Nouv.- 
’héâtre », « Familia ») : Violettes impériales 

« Nouv.-Théâtre », semaine de Noël, et « Fami- 
La ») ; Anna (« Le Perpignan ») ; Ivanhoë (« Le 
lastillet » : Ncël ; « Famma » : Nouvel An) ; Nous 
rons à Monte-Carlo (« Le Paris ») ; Coiffeur pour 
tames ; Fanfan la Tulipe, etc., etc... 

Les productions françaises sont à l’honneur et il 
emblerait que l’arrêt temporaire de l’importation 
es films américains a ajouté encore aux qualités 
ttractives des films français, qui emportent la ma- 
srité des premières places dans la liste des meil- 
;urs films de l'année (exception faite pour Sam- 
on et Dalila. projeté avec des prix majorés à 
00 et 250 francs, deuxième place dans la liste géné- 
ale). 

Sur 26 films ayant dépassé la recette de 1.100.000 
ranes au cours de leur présentation soit en une 
u plusieurs semaines dans une même salle, soit 
ans plusieurs salles simultanément ou consécuti- 
ement, on compte 16 films français ou franco- 
aliens. Ces résultats font honneur à la production 
rançaise. 


Ci-après, nous donnons pour les deux salles ( « Le 
i’aris » et « Le Perpignan ») et « Le Caméra », la 
ste des films ayant obtenu les meilleures recettes 
In 1952. 

1° Le « Paris » (Dir. M. Zenenski) : 1.100 places. 
>rtx : 100, 130 et 150 fr. 

tous irons à Monte-Carlo (2 semaines)., 
demain il sera trop tard (avec 1 semaine 

au « C in émon de ») 

!ans Parents 

on Dernier Noël 

fous sommes tons des Assassins 

le Garçon sauvage 

'Homme de ma Vie 

i ;oisario Antonio 

a Femme à abattre 

la Maison Ronnadieu 

l'a Chute de Berlin 

(Recettes au-dessus de 600.000 francs). Rendement 
îaximum par fauteuil : 1.104 francs. 

2° Le « Perpignan » (Dir. Zenenski) : 440 places. 


rix : 100 et 130 francs. 

nna (5 semaines) 2.319.000 

I lie n’a dansé qu’un seul été (3 semaines). 900.000 


Meilleurs résultats depuis l’ouverture (septembre 
|ll52). 

Le « Caméra » (Dir. M. Paratilla) : 650 places. 


rix : 120 et 150 francs. 

hacun son tour (2 semaines) 1.100.000 

as de Vacances pour M. le Maire (2 se- 
maines) 1.058.000 

eux interdits 879.000 

j.’Oiseaui de Paradis (2 semaines) 829.000 

,e Voleur de Venise 697.000 

ikinawa 693.000 

atoll K 679.000 

'erre damnée 636.000 

tobin des Bois (de Walt Disney) 630.000 

es Hommes Grenouilles 630.000 

«e plus Joli Péché du Monde 626.000 

,es Maudits du Château-Fort 620.000 

,a Bagarre de Santa-Fé 609.000 


Rendement maximum par fauteuil : 1.350 francs. 
Recettes supérieures à 600.000 francs). 

G. Dejob. 


2.759.000 

1.364.000 

998.000 

939.000 

861.000 
828.000 

790.000 

770.000 

762.000 

738.000 

628.000 



Anna Rucker et Gisela Trowe dans une scène du 
,ilm VALSE DANS LA NUIT. C'est une production 
Réal Films, distribuée par Hoche Productions. 


EMBELLISSEMENT DES SALLES 
ET YOGUE DU TANDEM 


L E gros succès de l’Exploitation de l'année 1952 
est le film de Julien Duvivier, Le Petit Monde 
de Don Camillo, qui bouscule tous les records de 
recettes et d’affluence. Projeté d’abord en tandem 
aux cinémas Royal et Variétés, puis continué durant 
trois semaines au cinéma Rex, le film a produit une 
recette totale de 4.117.070 francs pour 32.454 entrées, 
aux prix ordinaires des places. C’est un événement 
jusqu’alors sans précédent à Béziers. 

Cependant, il y a lieu de mentionner que le film 
Violettes Impériales, nrojeté durant la semaine 
de Noël au cinéma Royal, a obtenu une recette de 

1.690.000 francs avec des prix de places légèrement 
majorés. Cette recette est supérieure à celle obtenue 
dans la même salle en une semaine avec Don 
Camillo. Aussi, devant le succès obtenu, le « Royal » 
a maintenu Violettes Impériales à l’affiche poul- 
ies fêtes du Nouvel An. 

Un fait caractéristique de l’année 1952, c’est le 
succès remporté par les films français (ou franco- 
italiens) dans les salles de première vision. Sur 17 
films ayant dépsssé la recette de 800,000 francs soit 
en une ou deux semaines, soit en présentation dans 
plusieurs salles, on compte 15 films français. Ces 
résultats — où les productions françaises se taillent 
la part du lion — prouvent nettement la faveur dont 
jouissent les bons films français auprès du public 
biterrois. 

Une autre constatation à faire est celle des nom- 
breuses améliorations apportées dans toutes les salles 
de première vision au cours de l’année 1952. 

Cet état de choses est vraisemblablement la con- 
séquence des crédits dont les directeurs de salles 
peuvent disposer au « Centre National du Cinéma », 
par suite de la taxe additionnelle perçue sur le prix 
des places par le fonds d’Aide à l’Industrie Cinéma- 
tographique. Les disponibilités, existant de ce fait, 
permettent sûrement aux directeurs de faire exécuter 
plus facilement divers travaux d’amélioration de 
cabine ou de modernisation de confort. 

C’est ainsi que les cinémas Palace, Variétés, Rex, 
Kursaal ont fait procéder au remplacement de leurs 
sièges par des fauteuils neufs très confortables 
(Palace : fauteuils garnis de cuir vert; Variétés : fau- 
teuils de velours rouge; Rex : fauteuils garnis de 
simili cuir rouge; Kursaal : fauteuils simili cuir gre- 
nat). Le Palace, le Royal, les Variétés, le Rex, le 
Kursaal, le Vox et le Ritz ont modernisé complète- 
ment ou amélioré la peinture et la décoration; le 
Royal a fait recouvrir les murs d’un tissu plastique 
ignifugé, le « Plastyl » de très heureux effet; le 
Kursaal, le Vox et le Royal également ont apporté 
des améliorations à la cabine (image et son); le Ritz 
a fait placer un nouvel écran; le Palace et le Royal 
ont installé de nouveaux et riches rideaux de scène; 
les Variétés et le Rex ont modernisé les installations 
sanitaires et le système de chauffage, etc., etc. 

Si les directeurs pouvaient agir en toute initiative, 
il est probable que la fréquentation des salles de 
cinéma irait en augmentant et les résultats obtenus 
à Béziers sont déjà symptomatiques à ce sujet, 
puisque les recettes de l’année 1952 sont supérieures 
de 10 % environ à celles de 1951 et le nombre des 
entrées se maintient d’une façon générale, malgré 
un été calme et une période de froid intense nette- 
ment défavorable en novembre. 

Ci-après, nous donnons les meilleurs résultats 
obtenus par film pendant l’année 1952 et les meil- 
leurs résultats de chaque salle de première vision. 
Il sera facile de remarquer que de nombreux films 
sont maintenant présentés en tandem dans divers 
groupes de salles : c’est une mode nouvelle qui risque 
peut-être de donner, pour les films considérés, des 
résultats financiers différents de ceux obtenus dans 
le passé. L’avenir nous montrera si cette méthode est 
à intensifier. 

Les meilleurs films 
de l’année 

Le Petit Mende de Don Camillo, 4.117.070 (prix or- 
dinaires) (tandem « Royal »-« Variétés », puis 
« Rex » en- continuation). 

Samson et Dalila, 2 080.000 fr. (prix majorés) 
(tandem « Royal-Kursaal »). Ce film a été présenté 
ultérieurement au « Kursaal » aux prix ordinaires 
des places et a réalisé 645.000 fr. Total général : 

2.725.000 fr. 

Violettes Impériales, 1.690.000 fr. (prix légèrement 
majorés). « Royal » (1 semaine ; Noël). Ce film 
continue sa carrière pour le « Nouvel An ». 

Le Fruit Défendu, 1.671.000 fr. (tandem « Royal- 
I Variétés » avec continuation au « Rex ») 


Nous irons à Monte-Carlo. 1.620.000 fr., « Palace » 
(2 semaines). 

Le Grand Patron, 1.234.000 fr. (« Vox » (2 se- 
maines). 

Fanfan la Tulipe, 1.233.000 fr. « Variétés » avec 
continuation au « Rex ». 

La Minute de Vérité, 1.025.000 fr. Tandem « Royal- 
Ritz ». 

Belles de Nuit, 960.000 fr. « Variétés » (2 semaines). 

Allô... je t’aime..., 934.000 fr. « Variétés » (1 se- 
maine : Noël). Ce film continue au « Rex » pour 
le Nouvel An. 

Boite de Nuit, 910.000 fr. « Vox » (2 semaines). 

Nous sommes tous des Assassins, 870.000 fr. Tan- 
dem « Royal-Ritz ». 

Paris chante toujours, 850.000 fr. « Variétés ». 

La P... respectueuse, 843.000 fr. Tandem « Royal- 
Ritz ». 

Coiffeur pour Dames, 824.000 fr. « Variétés », avec 
continuation au « Rex ». 

Messaline, 824.000 fr. « Variétés », avec continua- 
tion au « Rex ». 

L’Auberge Rouge, 817.000 fr. « Variétés », avec con- 
tinuation au « Rex ». 

Résultats par salles 

« Palace » (Théâtre Pézet. Dir. M. Pradel) 

1.000 places. Prix 120 et 140 fr. 

Nous irons à Monte-Carlo, 1.620.000 fr. (2 sem.). 

Tambour battant, 712.000 fr. (1 semaine). 

Adorables Créatures, 693.000 fr. (1 semaine). 

Ma Femme est formidable, 633.000 fr. (1 semaine). 

Jeux interdits, 631.000 fr. (1 semaine). 

Rendez-vous à Grenade, 624.000 fr. (1 semaine). 

Kim, 584.000 fr. (1 semaine). 

Le Garçon Sauvage, 542.000 fr. (1 semaine). 

Les loups chassent la nuit, 540.000 fr. (1 semaine). 

Dallas, ville frontière, 522.000 fr. (1 semaine). 

Une Histoire d’Amour, 516.000 fr. (1 semaine). 

Jupiter, 508.000 fr. (1 semaine). 

(Films au-dessus de 500.000 fr.) 

« Royal » (Dir. M. Azema) 

900 places. Prix 110 et 140 fr. 

Violettes Impériales, 1.690.000 fr. (1 semaine : Noël), 
continuation au Nouvel An. 

Le Petit Monde de Don Camillo, 1.480.000 fr. (1) 
(1 semaine). 

Samson et Dalila, 1.095.000 fr. (1) (prix majorés). 

Le Fruit Défendu, 819.000 fr. (1) (1 semaine). 

Les Mines du Roi Salomon, 749.000 fr. (1 semaine). 

Andalousie (reprise), 676.000 fr., (1 semaine). 



Roger Richebé poursuit actuellement au studio de 
Neuilly la réalisation, diu film LES AMANTS DE 
MINUIT, d’après un scénario de Jacques Sigurd, 
dialogues de Georges Neveux, avec comme princi- 
paux interprètes, Jean Marais et Dany Robin. Sur 
notre photo, Roger Richebé, Pierre Gaspart-Huit, 
premier assistant réalisateur, et Jean Marais. 


LA CÎNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 

Gibier de Potence, 650.000 fr. (1 semaine). 

Nous Sommes tous des Assassins, 649.000 fr. (1), 
(1 semaine). 

La Minute de Vérité, 630.000 fr. (1), (1 semaine). 

La P... Respectueuse, 610.000 fr. (1) (1 semaine). 

Les Mains Sales, 550.000 fr. (1 semaine). 

David et Bethsabée, 550.000 fr. (1 semaine). 

Capitaine sans Peur, 540.000 fr. (1 semaine). 

Alice au Pays des Merveilles, 508.000 fr. (1 sem.). 

Le Grand Caruso, 501.000 fr. (1 semaine). 

(Résultats au-dessus de 500.000 fr.) 

(1) Nota. — Les résultats ci-dessus sont ceux 
obtenus par le « Royal » seulement et ne tiennent 
pas compte des autres recettes pour les présentations 
en tandem. Voir la liste des meilleurs films. 

« Variétés-Rex » (Dir. M. Michel) 

« Variétés » : 1.100 pl. Prix 120 et 140 fr. 

« Rex » : 860 pl. Prix unique 120 fr. 

Le Petit Monde de Don Camillo, 2.637.000 fr. (1) 
(« Variétés-Rex»). 

Fanfan la Tulipe, 1.233.000 (« Variétés ») et conti- 
nuation au « Rex ». 

Belles de Nuit, 960.000 fr. (2 sem. « Variétés »). 

Allô, je t’aime, 934.000 fr. (1 semaine Noël). Ce film 
continue au « Rex » pour les fêtes du Nouvel An). 

Paris chante toujours, 850.000 fr. (1 semaine « Va- 
riétés »). 

Coiffeur pour Dames, 824.000 fr. (« Variétés » et 
continuation au « Rex ». 

Messaline, 824.000 fr. (« Variétés » et continuation 
au « Rex ». 

L. Auberge Rouge, 817.000 fr. (« Variétés » et conti- 
nuation au « Rex »). 

Les 7 Péchés Capitaux, 767.000 fr. (« Variétés » et 
continuation au « Rex ». 

Les Fils des Mousquetaires, 766.000 fr. (« Variétés », 
1 semaine). 

Le Fruit défendu, 760.000 fr. (1) (« Variétés » et 
continuation au « Rex ». 

(Recettes au-dessus de 700.000 fr.) 

(1) Nota. — Ces recettes ne comprennent pas les 
recettes des autres salles en cas de présentation en 
tandem avec une salle d’un autre groupe. Voir à ce 
sujet la liste des meilleurs films. 

Pour mémoire : « La Flibustière des Antilles », 
416.000 fr. (1 semaine « Rex »). 

« Kursaal » (S. A.) 

960 places. Prix 120 et 150 fr. 

Samson et Dalila, 984.500 fr. (1 semaine, prix excep- 
tionnels). Ce film a été présenté en tandem avec 
le « Royal ». Voir la « Liste des meilleurs films » 
pour le résultat global. 

Les Aventures du Capitaine Wyatt, 865.499 fr. 
(1 semaine : Noël). 

Un Américain à Paris, 690.000 fr. 

La Vengeance de l’Aigle Noir, 650.000 fr. 

Samson et Dalila, 645.000 fr. (reprise 1 semaine aux 
prix ordinaires. Soit au total 1.629.500 fr. pour les 
deux semaines de présentation). 

L’Evadé du Bagne, 596.000 fr. 

L’Aigle du Désert, 513.000 fr. 

La Vallée de la Vengeance, 502.000 fr. 

Quand la terre s’arrêta, 500.000 fr. 

Fra Diavol*. 470.000 fr. 

La Bagarre de Santa-Fé, 467.000 fr. 

L’Attaque de la Malle-Poste, 440.000 fr. 

Midi Gare Centrale, 420.000 fr. 

(Recettes au-dessus de 400.000 fr. en 1 semaine.) 

« Vox » (Dir. M. Catala5 
500 places. Prix 120 et 140 fr. 

Le Grand Patron, 1.234.000 fr. (2 semaines). 

Boîte de Nuit, 910 000 fr. (2 semaines). 

Une Enfant dans la Tourmente, 710.000 fr. (2 sem.). 

Les Deux Gamines, 647.000 fr. (2 semaines : Noël 
1951, Nouvel An 1952). 

Ombre et Lumière, 525.000 fr. (1 semaine). 

Domenica, 515.000 fr. (1 semaine). 

Une Fille à Croquer, 494 000 fr. (1 semaine). 

M. Leguignon lampiste, 475.000 fr. (1 semaine). 

Les Anciens de Saint-Loup, 450 000 fr. (1 semaine). 

Piédalu à Paris, 446.000 fr. (1 semaine). 

Chacun son Tour, 408.000 fr. (Reprise 3 e semaine). 

Au Pays du Soleil, 405.000 fr. (1 semaine). 

(Recettes supérieures à 400.000 fr.) 

« Ritz » ( Dir. M. Persignan) 

650 pl. Prix 100 et 120 fr. 

La Minute de Vérité, 395.000 fr. (1) (2 semaines). 

Savoir, 342.000 fr. (2 semaines). 

Le Droit de l’Enfant, 277.000 fr. (1 semaine). 

L’Etranger dans la Cité, 247.000 fr. 

Jeunes Filles derrière les grilles, 236.000 fr. 

Le Chevalier sans Loi, 225.000 fr. 

Nous Sommes tous des Assassins, 224.000 fr. (1). 

La P... Respectueuse, 213.000 fr. (1). 

Dans les Mers de Chine, 213.000 fr. 

La Fière Tzigane, 211.000 fr. 

Adhémar (reprise), 211.000 fr. 

L’Ange Rouge, 210.000 fr. 

Le Faucon Rouge, 205.000 fr. 

(1) Nota. — Ces résultats sont ceux du cinéma 
« Ritz » seulement. Voir la « Liste des meilleurs 
films » pour les résultats globaux de la présentation 
en tandem avec le « Royal ». 


56 


BOURGES 

TOTALISE SEPT SALLES 
ET 4.335 FAUTEUILS POUR 50.000 HABITANTS 


L A ville de Bourges, chef-lieu du département 
du Cher, comporte une agglomération de plus 
de 50.000 habitants. 

Cette paisible ville, aux vastes étendues, et dont 
la population est essentiellement composée de com- 
merçants, bourgeois et industriels, totalise un en- 
semble de 4.335 fauteuils pour sept salles en exer- 
cice. 

Par ordre d’importance des places offertes, nous 
avons en premier : 

Le « Grand Palais », 4, rue Pellevoysin, d'une 
contenance de 1.225 fauteuils, cette salle donne 
11 séances par semaine, elle appartient au circuit 
Soulèze et le directeur en est M. Didier. 

La cabine est équipée en matériel Brockliss- 
Simplex, dernier modèle, et cette salle de première 
vision et grandes exclusivités, a été très récem- 
ment entièrement rénovée. Elle possède un bal- 
con et une grande scène. 

Le film français y obtient un succès tout parti- 
culier et pour les derniers mois d’exploitation de 
l’année en cours de bonnes recettes ont été ob- 
tenues, avec des titres comme : 

Piédalu à Paris, Nous irons à Monte-Carlo, Un 
Grand Patron, Dupont-Barbès, La Nuit est mon 
Royaume, Les Fils des Mousquetaires, Musique en 
Tête, David et Bethsabée... 

Nous avons ensuite, et toujours dépendant du 
circuit Soulèze, le « Paris », anciennement 
l’« Alhambra », située place de la Nation. Cette 
salle de première vision et grandes exclusivités, 
assure 11 séances par semaine. La direction est 
sous la haute compétence de M. Jean Amiot. 

La salle du « Paris » possède un balcon et une 
grande scène pour tournées, entièrement rénovée 
et avec une cabine équipée également en matériel 
Brockliss-Simplex. De très bonnes recettes sont 
obtenues, principalement avec le film français de 
qualité. 

A signaler les excellents résultats retirés ces 
mois derniers avec : Le Petit Monde de Don Ca- 
millo, Jeux interdits. Nous sommes tous des As- 
sassins, Un Américain à Paris, Deux Sous d’Espoir... 

Le « Lux », 21, rue du Château-d’Eau, dont le 
directeur-propriétaire est M. Raymond Gallais, pos- 
sède 500 fauteuils avec balcon. 9 séances par se- 
maine, avec une cabine équipée en M.I.P. XIV. 
Cette salle est spécialisée pour le film américain 
et de création récente, puisque construite en 1945, 



Le Technicolor Cecil De Mille -Par amo unt, SAM- 
SON ET DALILA, après avoir fait une excellente 
carrière en Amérique, en Australie, en Afrique et 
en Europe, vient de remporter un véritable triom- 
phe à Saigon où il a passé au « Casino ». Cette 
salle, qui appartient à la Société des Ciné-Théâ- 
tres d’Indochine, avait, à l’occasion de la sortie de 
ce film, réalisé une façade particulièrement soignée. 


elle a été transformée en 1948 par l’adjonction 
d’un balcon. 

De très bons résultats avec : Samson et Dalila, 
Quartier interdit, Trois Vieilles Filles en, Folie, Le 
Voleur de Venise... 

Le « Royal », 120, avenue d’Issoudun, le direc- 
teur-propriétaire est M. Robert Jossand. Salle de 
360 fauteuils, pas de balcon. 5 séances par semaine. 
Cabine équipée en M.I.P. XIV, donne des films en 
deuxième vision et reprises. Très bonnes recettes 
avec : Les Conquérants d'an Nouveau-Monde, 
Smith le Taciturne, Aux Yeux du Souvenir, Les 
Trois Mousquetaires. 

A signaler que la clientèle de cette salle marque 
sa préférence pour le film, français en reprise. 

Le « Rex », 10, place des Quatre-Pilliers, dont 
le propriétaire est M. Ory et le directeur M. Mo- 
rillon, possède 300 fauteuils, sans balcon. 11 séances 
par semaine en spectacle permanent. Cette salle 
est spécialisée en première vision film américain. 
La cabine est équipée en matériel Gaumont, am- 
plification Philips. 

De bons résultats à noter avec : De Commando 
de la Mort, La Vallée du Solitaire, L’Attaque de 
la Malle-Poste, La Reine africaine... 

La ville de Bourges possède ensuite deux salles 
paroissiales d’une très grande vitalité, et dont l’or- 
ganisation est remarquable, il s’agit de : 

La « Salle Saint-Jean-de-Berry », rue Saint-Jean- 
de-Berry. Elle appartient à la Société d’Education 
Populaire de la Paroisse et le directeur en est 
M. Prévôt. L'agencement de ce théâtre cinémato- 
graphique est impeccable et 450 fauteuils sont dis- 
ponibles pour le public. Balcon et grande scène 
pour tournées. La cabine est montée en matériel 
des Ets E.M. 6 séances par semaine. 

La « Salle Salnt-Jean-de-Barry » présente des pro- 
grammes en deuxième vision et reprises, très peu 
de films américains, du bon film français, mais 
bien entendu avec le respect de la cote morale. 

Nous avons ensuite : le « Familia », 10, avenue 
Marcel-Haegelen. 650 fauteuils, avec grande scène 
pour tournées ; assure 5 séances par semaine. Cette 
salie, de très grandes dimensions, appartient à la 
Société d’Education Populaire, et la direction est 
aux mains de M. Blanchard. 

La cabine est équipée en matériel Radio-Cinéma, 
amplification Victoria-Electric. 

D’excellents résultats sont obtenus avec le film 
français, surtout le genre comique. 

Dans l’ensemble de l'exploitation, il faut noter 
pour la ville de Bourges, une très nette reprise 
depuis le mois de septembre. 

Tout particulièrement pour cette ville, le mois de 
juin est à signaler comme très défavorable pour la 
cinématographie, du fait des foires et expositions 
qui ont lieu à ce moment là. En règle générale, 
tous les autres mois de l’année se tiennent dans 
une bonne moyenne. 

Le public de Bourges est très fidèle et partage 
sa préférence entre les films français et améri- 
cains, mais il faut que les programmes en vaillent 
la peine. 

En définitive, les exploitants de Bourges sont 
optimistes pour les mois à venir, satisfaits éga- 
lement pour la Loi d’Aide, ils regrettent cependant 
que l’intransigeance de la municipalité persiste à 
faire maintenir le palier 4. 

A signaler le gros effort du circuit Soulèze, qui 
n’hésite pas à apporter le maximum de confort 
dans ses salles pour le bien-être de son public. 

R. Saramito. 


Monsieur DUSSAP, propriétaire 
du PARIS à GRENOBLE , 
vient d'effectuer la réouverture 
de sa salle. L'éclairage est 
constitué par des appliques 

LUMILUX 

d'un type nouveau 



LA CHSEMATOGRAPHiE FRANÇAISE Jf- 

UN PROBLÈME CRUCIAL POUR L EXPLOITATION 

LA PATENTE 

par G. DEJOB 


TRÈS IMPORTANTE AUGMENTATION DE L’IMPOT 
EN LANGUEDOC-ROUSSILLON 


« Pas d’impôts nouveaux en 1952 », avait-il été 
déclaré officiellement par le Gouvernement, 

Hélas !... c’est peut-être vrai pour les impôts 
nationaux, mais c'est une erreur considérable pour 
les patentes où l’augmentation est fort importante 
par rapport à 1951. 

Imposition communiale, imposition départementale, 
répondront certains. Certes... mais cependant aug- 
mentation de charges pour le contribuable, sans 
aucun doute possible. 

Dans beaucoup de villes du Languedoc-Roussil- 
lon, l’augmentation des patentes 1952 est de l’ordre 
de 25 à 30 % par rapport à celles de 1951... Mais, à 
Perpignan, cette augmentation est de 50 % et un 
rapide examen prouve que les patentes 1952 à Per- 
pignan sont à l’indice 3,5 par rapport à 1948, alors 
que les recettes de 1952 ne représentent pas le dou- 
ble de celles de 1948 (indice 1,7 seulement, taxe 
d’aide comprise). 

Tous les commerçants et industriels perpignanais 
touchés par cette augmentation formidable ont en- 
trepris une campagne générale de revendication 
auprès des Services publics et administratifs inté- 
ressés (Mairie, Préfecture, Directon départementale 
des Contributions Directes...). Mais le résultat n’est 
guère positif. Les communes et le département ont 
besoin de fonds pour payer les augmentations de 
dépenses prévues aux budgets et... les contribuables 
devront payer. Cependant, une promesse a été faite 
que, pour 1953, tout sera mis en œuvre pour éviter 
une nouvelle augmentation des patentes. 

Reprenons le cas de Perpignan. Le centime addi- 
tionnel est passé de 4.065 en 1949 à 16.785 en 1952 (1), 
soit une augmentation de 12.720. La ville de Per- 
pignan est donc, avec Seclin (Nord) 14.761, Mont- 
pellier (Hérault) 7.097, etc..., la ville la plus impo- 
sée comme centimes additionnels. 

Dans d’autres villes, cependant frappées par des 
dépenses communales importantes (Le Havre, Rouen, 
Lille, Bar-le-Duc, etc...), le centime additionnel est 
beaucoup moindre que dans les villes citées de Per- 
pignan, Montpellier, etc... Mais une mention spé- 
ciale revient certainement à la ville de Lyon où, 
depuis 1949, le centime additionnel est bloqué à 
3.000 francs, alors que, ailleurs, il est sans cesse 
en augmentation annuelle. Ce qui est possible à 
Lyon serait-il impossible dans les autres villes ? 

Pour en revenir aux directeurs de salles de ci- 
néma du Languedoc-Roussillon, qui subissent com- 
me tous les autres contribuables l’augmentation 
successive du taux des patentes, il faut ajouter que 
ces assujettis sont placés dans une situation nette- 
ment défavorable à leur trésorerie. 

~ Non seulement ils acquittent comme tous les au- 
tres contribuables les obligations fiscales générales : 
impôt foncier (s’il y a lieu, et taxe des biens de 
main morte éventuellement), bénéfices industriels 
et commerciaux, taxe de transaction et taxe addi- 
tionnelle, taxe locale, taxe d’apprentissage, impôt 
sur les traitements et salaires (éventuellement), im- 
pôt général sur le revenu, patente, naturellement ; 
mais en plus, ils payent sur chaque recette droits 
de timbre, taxe sur les spectacles, taxe de droits 


(1) D’après «L’Indépendant des P.-O. » du 29-9- 
1952. 


Mesdames SONCHAY à 
DOUARNENEZ ont fait du 

BREIZ-IZEL 

la plus belle salle de la région 
Appliques en plexiglas de chez 

LU M I LUX 


d’auteurs, taxe à la production, etc..., et, chaque 
semaine, une importante redevance plus ou moins 
justifiée pour les pompiers. Il apparaîtrait donc 
logique que les patentes dues par les directeurs de 
cinéma — déjà surchargés par une fiscalité com- 
plexe et particulière à leur corporation — bénéfi- 
cient d’une exception pour les patentes. 

Ne pourrait-on, Dar exemple, assimiler les direc- 
teurs de cinémas aux directeurs de théâtres dont 
le taux de patente est bien inférieur à celui des 
directeurs de cinémas et dont le pourcentage des 
taxes est bien moindre que pour le cinéma (16,55 % 
seulement) (2). 

CE QU’EST L’IMPOT 
DE LA PATENTE 

BUT. — La patente a pour but essentiel de faire 
participer aux charges publiques des industries de 
toutes natures (commerciales ou non) en prélevant 
sur les bénéfices et produits présumés de ces indus- 
tries une proportion déterminée par la loi et les 
instructions en vigueur. 

Ce n’est pas le montant effectif de ces bénéfices 
ou produits qui détermine la valeur de la patente, 
mais certains signes extérieurs : 

1° Nature et conditions d’exercice de la profes- 
sion ; 

2° Chiffre de la population du lieu où s’exerce la 
profession ; 

3° Nombre et nature 
des éléments de produc- 
tion utilisés ( ouvriers, 
machines, etc.). 

CREATION. — La pa- 
tente fut créée par la 
loi du 2 mars 1791 pour 
remplacer les droits de 
Maîtrise et de Jurande 
existant avant la Révo- 
lution (ainsi que l’im- 
pôt du 1/20 sur l’Indus- 
trie) et éviter tout ca- 
ractère inquisitionnel. 

Remaniée à diverses 
reprises, la patente est 
régie par la loi du 15 
juillet 1880. Elle fut sup- 
primée comme impôt 
d’Etat par la loi du 31 
juillet 1917, qui instituait 
la taxe sur le chiffre 
d’affaires, ainsi que les 
impôts sur les bénéfices 
industriels et commer- 
ciaux et sur les bénéfi- 
ces des professions non 
commerciales ; mais elle 
fut conservée, en ce qui 
concerne les centimes 
additionnels perçus au 
profit des budgets des 
départements, des com- 
munes et des chambres 
de commerce. Ces cen- 
times sont basés sur un 
principal fictif, calculé 
dans les conditions pré- 
cisées par la loi du 
19 juillet 1925. 

OBLIGATION DE LA 
PATENTE. — D'après 
l’article 1447 du Code 
général des Impôts : 

« Tout individu français 
« ou étranger qui exer- 
« ce en France un com- 
« merce, une industrie. 

« une profession com- 
« pris dans les excep- 
« tions déterminées par 


« le présent Code, est assujetti à la contribu- 
« tion des patentes ». (En principe, seuls les sala- 
riés sont exemptés ainsi que les artisans travaillant 
seuls.) 

La patente est due dans toute commune où le 
contribuable dispose comme propriétaire, locataire 
cessionnaire d’un local servant à l'exercice d’une 
profession non exonérée. La patente est donc due, 
même si le local est gratuit. Il s’ensuit qu’il y a 
autant de patentes que de locaux différents ou de 
commerces différents dans la même commune ou 
dans plusieurs communes. Cependant, dans les com- 
munes de moins de 5.000 habitants, il peut n’y avoir 
qu’un seul avertissement pour plusieurs installations 
situées dans cette même commune. 

CALCUL DE LA PATENTE 

Le montant de l’imposition dépend : 

1° de la nature de la profession exercée ; 

2° de ce que le local est considéré ou non comme 
un établissement (3) d’après le sens de la loi ; 

3° de la valeur locative des locaux et, éventuel- 
lement, de la valeur de l’outillage qui y est con- 
tenu ; 


(2) Déclaration de M. Deutsch, Président du Syn- 
dicat des Directeurs de Théâtres de Paris, le 30-12- 
1952. 

(3) Organisme complet, vivant de sa vie propre 
et où s’accomplissent de façon habituelle — sinon 
continue — les actes de la profession. (Commer- 
çants : Vendre. Industriels : Fabriquer.) Sinon, 
droit proportionnel seulement. 


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puis mercredi 14 janvier aux « Rex »-« Normandie ». 

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4° du taux des centimes additionnels (commu- 
naux et départementaux). 

ELEMENTS DE CALCUL. — Les éléments consti- 
tuant le principal fictif de la patente sont au nombre 
de trois : 

1° Le droit fixe, dû pour les locaux où se trouve 
le siège de l’établissement. 

2° Le droit proportionnel, dû sur tout local ser- 
vant à l'exercice de la profession (même s’il s’agit 
d’un garage, d’un, hangar, d’une resserre, etc...). Il 
est calculé sur la valeur locative des locaux impo- 
sables. 

3° Le centime le franc qui représente un coeffi- 
cient de multiplication des droits en principal pour 
obtenir le montant de la patente. 

CALCUL DU DROIT FIXE, — Le droit fixe est 
basé sur la nature du commerce ou de l’industrie. Il 
est régi par trois tableaux A.B.C. et déterminé par 
établissement et non par profession. 

Il y a donc autant de droits fixes que d’établisse- 
ments ; mais si des locaux communs communi- 
quent entre eux et s’il n’y a pas de comptabilité 
particulière ni de préposés spéciaux, le calcul se 
fait pour un seul local. 

Le tableau A comprend les professions commer- 
ciales et industrielles peu importantes ou artisa- 


nales ; le tarif général prévoit 8 classes (la même 
pour toutes les professions du même genre) et 
9 catégories de population (classées d’après les der- 
niers recensements). 

Le tableau B intéresse les banquiers, magasins, 
etc., etc... Il prévoit un tarif spécial par profession 
en raison de la population. 

La tableau C compte quelques professions com- 
merciales et industrielles. 

Le tarif particulier par profession groupe : 

a) une somme invariable, 

b) une taxe déterminée, plus des taxes variables 
suivant le nombre d’ouvriers et l’importance des 
machines, 

c) des taxes vicinales. 

D’après la Ici du 15 juillet 1914, article 2, la pro- 


fession d’Exploitant 

Cinématographique 

est placée 

dans la 3 e 

classe du 

Tableau 

A. 



Le droit 

fixe 

est le 

suivant 




Paris 





... 140 

fr. 

Communes 

de 

plus de 100.000 

habitants 

... 100 

» 

Communes 

de 

50.000 

à 100.000 

habitants 

80 

» 

Communes 

de 

30.000 

à 50.000 

habitants 

60 

» 

Gemmunes 

de 

20.000 

à 30.000 

habitants 

40 

» 

Communes 

de 

10.000 

à 20.000 

habitants 

30 

» 

Communes 

de 

5.000 

à 10.000 

habitants 

25 

» 

Communes 

de 

2.000 

à 5.000 

habitants 

22 

» 

Communes 

de 

moins 

de 2.000 

habitants 

18 

» 


Si au dernier recensement, une commune passe 
dans une catégorie de population supérieure, l’aug- 
mentation du droit de patente en résultant est 
appliquée pour 1/2 seulement pendant les cinq 
années suivant celle du recensement. 

Dans les villes de plus de 5.000 habitants, les 
patentables installés dans la partie non agglomérée 
de la commune sont imposables d’après la popula- 
tion non agglomérée seulement ; ceux installés 
dans l’agglomération sont imposables d'après la po- 
pulation totale. 

Cas spécial. — Sociétés en nom collectif ou Socié- 
tés de fait. 

Le droit fixe se rapportant à un exploitant indivi- 
duel est imposé en totalité au nom de l’associé 
principal = le possesseur du plus grand nom- 
bre de parts ou, en cas d’égalité de parts, au nom 
du premier nom figurant dans la raison sociale. 
De plus, chaque associé secondaire est imposé 
d’après une fraction du droit fixe I/N (N égale 
nombre des associés). 

Par exemple : 

— pour 3 membres : Droit fixe, plus 2/3 ; 

— pour 4 membres : Droit fixe, plus 3/4, etc... 

DROIT PROPORTIONNEL (Art. 12, Ici 15-7- 
1880 ) : 

Il est fixé par le Tableau D et établi sur la va- 
leur locative de la maison d’habitation du patenta- 
ble et des locaux servant au commerce ou à l’indus- 
trie (même s’il y a location gratuite). Il est calculé 
sur le loyer qu’obtiendrait, au moment de l'impo- 
sition, le propriétaire des locaux et de l’outillage, 
s’il les louait (éléments d’appréciation : actes exis- 
tants, comparaison avec commerces ou industries 
similaires, etc.). 

Peur les patentables du Tableau A : 

1/20 valeur locative pour les classes 1, 2, 3 ; 

1/30 valeur locative pour les classes 4, 5, 6 ; 


1/100 valeur locative pour les classes 7, 8. 

Pour ceux du Tableau B : 1/10 valeur locative. 

Pour ceux du Tableau C : 1/10 ou 1/20 valeur 
locative de l’ensemble des locaux d’habitaticn et 
professionnels ou 1/10 valeur locative des locaux 
d’habitation, 

et 1/10, 1/50 ou 1/60 valeur locative des locaux 
professionnels ou encore 1/2 de la valeur des locaux 
d’habitation, sans tenir compte des locaux profes- 
sionnels. 

Pour l’Exploitant de Cinéma, figurant en classe 3 
du Tableau A, c’est donc 1/20 de la valeur locative 1 
plus la valeur de l'outillage fixe et mobile qui est à 
retenir. 

En principe, c’est le montant du loyer qui sert de 
base, à condition qu’il soit normal. Les baux à 
loyer inférieurs à la valeur réelle, soit par ancien- 
neté (antérieurs à 1940, par exemple), soit par col- i 
lusion, sont écartés. Si le bail prévoit le paiement 
de l’impôt foncier par le locataire ou la responsa- 
bilité des grosses réparations, des réfactions sont 
apportées au montant du bail. 

CENTIMES ADDITIONNELS. — C’est le coeffi- 
cient par lequel le droit fixe et le droit proportion- f[ 
nel sont à multiplier pour obtenir le montant de la 
patente. Les centimes additionnels sont fixés cha- 
que année par commune et par département ; ils 
doivent être régulièrement votés par les assemblées 
locales et approuvés par les autorités de tutelle : 
Préfecture et Ministère de l’Intérieur. 

DISPOSITIONS TRANSITOIRES. — D’après l’arti- 
cle 4 de la loi du 31-12-48, l'Administration doit faire 
abstraction, pour l’assiette du droit proportionnel 
des patentes, des augmentations survenues depuis 
le 1 er janvier 1948 en matière de baux commer- 



Maurice Cloche s’est rendu récemment en Espagne, 
où il a conclu avec « Exclusivas Floralva Produc- 
cion, S. A. », les accords de coproduction de son 
prochain film. Nuits andalouses (titre provisoire), 
d’après un scénario de René Bar javel, également 
signataire de l’adaptation et des dialogues. On voit 
ici le réalisateur français en conversation amicale 
avec Antonio Vilar. Le jeune premier espagnol se- 
rait-il en pourparlers pour « le » rôle masculin de 
la prochaine production des Films Maurice Cloche ? 




JEAN-PIERRE 

AUM0NT 


SCENARIO ORIGINAL DE FRANZ TANZLER 


Dialogues de André HORNEZ et Frantz TANZL.ER. 
Musique originale et arrangements de Paul BON- 
NEAU. Directeur de la Photographie Nicolas 
HAYER. Ingénieur du son Raymond GAUGUIER. 
Directeur de Production Jeàn-Charlcs CARLUS. 
Producteur Délégué André MICHEL 

LOUIS GIMBERT • ODETTE BARANCEY 
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UN SPECTACLE DE CHOIX.. 



59 


LA CINEMATOGRAPHIE FRANCAÎSE 


ciaux. D’autre part, les majorations de loyer, d’après 
l’article 89 de la loi du l or septembre 1948, sont 
:sa ns incidence fiscale. 

Les valeurs locatives servant de base au droit 
proportionnel des patentes sont à rajuster aux cours 
actuels par étapes. Pour la valeur locative 1948 : 
4/3 valeur locative cadastrale (double du revenu 
net figurant sur avertissements de l’impôt foncier) ; 
en 1949, 5/3 valeur locative cadastrale. Pour 1950, 
1951, 1952, une large liberté d’appréciation a été 
laissée aux inspecteurs. 

LA PATENTE EST ANNUELLE. — Principe : La 
patente est due pour l’année entière en raison de 
la profession exercée dans le courant du mois de 
janvier, même s’il y a fermeture de l'établissement 
ou réduction des bases d’imposition en cours d’an- 
inée. 

Ouverture en, cours d’année : 

S’il y a début de la profession en cours d’année, 
la patente est due à compter du premier jour du 
mois d’ouverture. Mais, ceux qui reprennent une 
profession exercée l’année précédente, doivent la 
patente à dater du 1 er janvier. 

Fermeture en cours d’année : 

Le contribuable qui cesse son activité en cours 
d'année doit, néanmoins, la patente pour l’année 
entière, sous réserve d’un transfert de droit à son 
successeur (même si fermeture le 2 janvier). 

En cas de fermeture, il peut obtenir dégrèvement 
des 1/12 restant à couvrir, si la fermeture est la 
conséquence de : décès de l’exploitant, faillite, 
.liquidation judiciaire, expulsion, expropriation. 

■ Augmentation et diminution en cours d’année : 

Si les bases d’imposition augmentent, un complé- 
ment de droits est dû à compter du premier jour 
du mois de l’argumentation. 

S’il y a diminution des bases d'imposition, pas de 
dégrèvement. 

Mutation. - Transfert : 

■ En cas de session, le cédant peut demander au 
directeur des Contributions Directes la mise à la 
charge de l’acquéreur des droits dus, par mutation 
de cote, si la cession est antérieure au l<' r janvier 
de l’année d’imposition ou par transfert de cote, 
si la cession a lieu en cours d’année. 

Etablissements saisonniers : 

D’après l’article 22 de la loi du 5-7-49, il y a réduc- 
tion de moitié des droits de patente pour les éta- 
blissements ouverts moins de 6 mois par an. 

FORAINS. — La patente doit être revêtue du visa 
! du maire de la commune qui concerne le contribua- 
ble et du signalement de l’intéressé. A défaut, le 
contribuable est passible de la patente à partir du 
1 er janvier de l’année en cours. 

Si les rôles ne sont pas assis au 1 er janvier, faire 
demande spéciale au Service des Contributions Di- 
rectes qui délivre la patente après versement de 
1/12 ou de la totalité des droits. 

TAXES ACCESSOIRES. — Aux divers droits énu- 
mérés ci-dessus il faut ajouter : 

1° Taxe vicinale et contribution des frais de 
Bourse et de Chambre de Commerce ; 

2° Taxe pour frais de la Chambre des Métiers 
(en principe, somme fixe par exploitant) ; 


3" Taxe sur la valeur locative des locaux profes- 
sionnels, qui porte sur les locaux soumis au droit 
proportionnel, avec taux progressif. 

ETABLISSEMENT DU ROLE : 

Le rôle des patentes est établi sur recensement 
(et non sur déclaration souscrite), par le contrôleur 
des Contributions avec l’assistance du maire de la 
commune. 

D’après l’article 1662 du Code général des Impôts, 
les documents spéciaux pour rétablissement du rôle 
doivent être déposés pendant dix jours au Secréta- 
riat de la Mairie pour observations éventuelles à 
remettre au maire par le contribuable. 

Après rétablissement du rôle, les réclamations 
doivent se faire par voie contentieuse. 

Les avertissements sont pratiquement mis en 
recouvrement en juin et en juillet. 

Nota : Donc, intérêt très grand pour l’exploitant 
à connaître la date de dépôt des documents en mai- 
rie (demander au Service Municipal avis corres- 
pondant en temps utile). 

ERREURS. — Les erreurs d’appréciation commi- 
ses par le service des Contributions Directes ne 
peuvent être supprimées et le montant indiqué sur 
l’avertissement demeure acquis pour l'année consi- 
dérée. 

Les émissions peuvent être reprises par le contrô- 
leur ; elles donnent lieu à l’émission de rôles sup- 
plémentaires mis en recouvrement au plus tard le 
30 avril de l’année suivant celle de l’établissement 
normal de la patente. 

Nota : C’est, en somme, une imposition à sens 
unique ; si elle est trop forte, il faut payer, si elle 
est insuffisante, il faudra payer quand même. 

Il y a, cependant, une différence entre l’erreur 
d’appréciation et l’émission par le contrôleur. 

Si le contrôleur a commis une erreur d’apprécia- 
tion, l’avertissement distribué demeure acquis ; s’il 
y a eu émission, le contrôleur peut émettre un rôle 
supplémentaire. Exemple : Trois locaux d’une valeur 
locative totale X ont été imposés d’abord peur 
24.000, puis, par rôle supplémentaire, pour 6.000. 
Si le contrôleur a compris les trois locaux dans le 
total de 24.000, le rôle supplémentaire de 6.000 peut 
être annulé comme voulant réparer une « erreur 
d’appréciation ». Mais si deux locaux ou un local 
seulement sont compris pour la valeur locative de 
24.000, le rôle de 6.000 francs constitue une répara- 
tion d’émission et ne peut être supprimé. 

RESPONSABILITE DU PROPRIETAIRE : 

Les assujettis sont personnellement responsables 
du paiement de la patente, mais en cas de location 
les propriétaires sont également responsables du 
dernier 1/12 échu et du 1/12 courant de la patente 
de leurs locataires, s’ils ne donnent pas avis de 
déménagement au percepteur un mois avant la 
date d’expiration de la location et, dans le cas où 
le terme est devancé (déménagement hâtif, etc...), 
si avis n’est pas donné au percepteur dans les huit 
jours qui suivent ce fait nouveau. 

DEGREVEMENTS. — RECLAMATIONS : 

Dans la limite des instructions qui lui sont don- 
nées (prescription quinquennale), l’inspecteur des 
Contributions Directes peut, à tout moment, propo- 
ser d’office les dégrèvements qui lui paraissent jus- 
tifiés. Il peut également proposer toutes mutations 



François Périer et Marie Daëms, sont, avec Renée 
Cosima et Jacques Morel, les principaux interprètes 
du nouveau film de Jean Stelli, UN TRESOR DE 
FEMME. Ce film, le premier de la Société des Films 
Véga, sortira après BELLES DE NUIT, au nouveau 
tandem « Madeleine »-« Marbeuf ». 


de cote et tous transferts, après acceptation du débi- 
teur de ces droits. 

Donc, le contribuable doit saisir ce fonctionnaire 
par écrit ou verbalement et lui présenter toutes 
observations qui lui paraissent justifier, soit un dé- 
grèvement, soit un transfert, soit une mutation de 
cote. 

S’il y a accord écrit ou s’il y a réception d’un 
avis de dégrèvement avant l’expiration du délai de 
réclamation, le contribuable a obtenu satisfaction. 

Si accord verbal seulement ou s’il n’y a pas 
réception d’un avis de dégrèvement, le contribuable 
a intérêt à formuler une réclamation régulière. 

Comment ? Adresser la réclamation, sous pli re- 
commandé de préférence, au directeur des Contribu- 
tions Directes du chef-lieu de département du lieu 
de l’imposition. Exposer les motifs de fait et de 
droit paraissant justifiés. Indiquer s’il y a par ail- 
leurs demande de sursis au paiement de l’imposi- 
tion en prouvant des garanties financières. 

Le délai de réclamation expire le 1 er avril de 
l’année suivant celle de la mise en recouvrement 
du rôle ou du fait nouveau. 

En cas de gêne, mettant dans l’impossibilité de 
payer, le contrôleur peut également solliciter une 
remise en modération de la patente. Plusieurs cas 
sont connus. 

En cas de réévaluation de la valeur locative, à la 
suite de travaux par exemple, la réclamation, s’il y 
a lieu, est à adresser au Conseil de Fh'éfecture. 

G. Dejob. 




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publié sous la direction technique 

de A.-P. RICHARD. 


ET 



MATERIEL 






P tttt ttxxtti iiiixxp 




1 ; 


CONDBTIONS A REMPLIR 

pour la 

BONNE AUDITION 
D’UN FILM 

par A.-P. RICHAUD 


La qualité du son de nombreux films français 
laisse à désirer et nous avons déjà signalé ici 
même que la Commission Supérieure Techni- 
que et sa Sous-Commission du son ayant étu- 
dié cette question, avaient cru devoir faire des 
recommandations qui ne sont guère suivies. Le 
plus souvent, un mauvais son est attribué à un 
réglage défectueux de l’appareillage sonore ou 
de la salle elle-même, celle-ci ayant une acous- 
tique ne répondant pas au but que l’on se pro- 
pose, c’est-à-dire audition des sons 

Avant d’examiner le problème de la salle, il 
convient d’examiner celui que soulève l'applica- 
tion du son au film. 

L’Enregistrement Technique 

Il existe actuellement en France d’excellentes 
installations d’enregistrement tant photographi- 
ques que magnétiques. 

Un fait éclairera bien la question. L’on peut 
dire que la majorité des films doublés est, des 
i points de vue audibilité et qualité musicale .très 
supérieure à celles des films directs. Or les sys- 
tèmes d’enregistrement sont les mêmes, les chaî- 
I nés sonores sont identiques, les installations de 
mélanges servent au direct et au doublage. 

Le film direct souffre de : 

a) Studios souvent mal insonorisés ; 

b) De décors trop réverbérants ; 

c) De microphones qui ne sont pas adéquats 
au travail en studio ; 

d) Au manque de grues porteuses de micro- 
phones, l’assistant perchiste jouant un trop 
grand rôle ; 

e) Au fait que nombre d’opérateurs éclairent 
le sujet de telle manière que le microphone est 
trop loin (relation avec c) ; 

f) A l’absence de connaissances techniques de 
certains réalisateurs qui demandent à l’ingénieur 

‘ de son plus qu’il ne peut tirer de sa chaîne d’en- 
: registrement ; 

g) Au mépris de nombreux acteurs pour la 

( technique ou qui refusent de s’y plier, le mot de 
la fin étant pour eux : c’est ainsi à Hollywood. 

A Hollywood, le microphone est, pour la plu- 
part du temps, très directionnel et installé sur 
une grue. 

Il y existe une discipline de travail et une 
i coordination entre techniciens qui évite des 
I] errements gui nuisent à la qualité technique des 
I films. Les défauts d’audibilité sont, le plus sou- 
I vent, dus à la façon boulée dont sont dits les 
l| textes et aux défauts des microphones non direc- 
|| tifs ou dotés de distortion. 

Si un son est mauvais à l’origine, il est diffi- 
L cile de l’améliorer par la suite, de plus il est 
|i presque impossible à un ingénieur de son, si 
I qualifié soit-il, de faire admettre lors de la 
| première audition du son direct que ce son est 
b établi en fonction de ce qui en sera fait lors 


du mélange avec une bande musique et diverses 
bandes-bruits sur des installations munies de 
filtres et la réverbération variable. 

On voit que non seulement comptent les condi- 
tions mécaniques et physiques de réalisation, 
mais un problème psychologique, ce qui fait 
dire à un des meilleurs ingénieurs de son, que 
pour être spécialiste de l’enregistrement il faut 
posséder des don? de diplomatie très supérieurs 
aux connaissances techniques. 

Autre point important : il est, paraît-il, né- 
cessaire que des phrases soient dites à un 
niveau extrêmement bas, si bas que l’ingénieur 
est obligé de pousser au maximum d’où aug- 
mentation du souffle sans que l'audibilité y 
gagne quoi que ce soit. 

Pour les mélanges, en admettant que la piste 
sonore permette d’enregistrer et de rendre un 
niveau de X... décibels, il sera judicieux d’en 
répartir le pourcentage entre cinq ou six ban- 
des, de telle manière qu’au moins un spectateur 
à ouïe normale puisse saisir le sens de ce que 
les acteurs prononcent. 

Il apparaîtra au lecteur que cette vérité de 
La Palisse n’exige pas" une intelligence extraor- 
dinaire pour être appliquée. Le lecteur se 
trompe, car lorsque le mélange est exécuté, il y 
a dans la salle : 

Un réalisateur, souvent l’auteur des textes, 
une équipe technique composée de la monteuse 
du film et son aide, du ou des assistants du 
réalisateur, du directeur de production, du pro- 
ducteur et enfin de l’ingénieur du son et de ses 
assirtants. C’est alors que le drame commence, 
il commence d’ailleurs souvent par un manque 
total de temps imparti aux travaux de mélange, 
ensuite vient la dualité entre le réalisateur ap- 
puyé par l’auteur du texte, et le musicien. 

Chacun veut le plus grand nombre de décibels 
à sa disposition et le mariage de la bande paro- 
les, plus celles des bruits à la musique, en 
souffre. 

Il n’y a pas lieu de se faire d’illusions, les 
tireuses de son ne copient guère correctement 
au-dessus de 7.500 à 8.000 ps. et laisser le son 
entre 40 et 1.000 ne correspond à rien qu’à 
ajouter des motifs d’abaissement de la .qualité 
intrinsèque du mélange, d’autant que ce mé- 
lange sera projeté sur une installation qui sera 
le plus souvent incapable de rendre correcte- 
ment les sons de ces zones extrêmes. 

Il existe pour de nombreuses marques, possi- 
bilité de sortir à la fin de la chaîne amplifica- 
trice 40 en bas et 10.000 en haut, mais le ou les 
haut-parleurs les rendent mal, voire pas du 
tout, il s’agit de se demander si finalement les 
techniciens qui prétendent qu’en dessous de 1.000 
et au-dessus de 6.000 mieux vaut couper, n’ont 
pas raison. 

A nos yeux, ils ont tort, car c’est entre 5.500 et 
et 7.500-8.000 que la qualité musicale se place, 



Le metteur en scène, Jean Devaivre, réglant une 
scène de son nouveau film UN CAPRICE DE 
CAROLINE. A ses côtés, entourant la caméra Tech- 
nicolor, le chef-opérateur André Thomas et le came- 
raman Jacques Ripouroux. 


comme c’e:t avec de bonnes basses bien prises 
qu'on a un enregistrement musical riche qui 
1 s'impose aux oreilles des moins avertis. 
y Une installation capable de passer continuel- 
lement avec une courbe de réponse stable entre 
r 40 à 8.000 ne se rencontre pas si souvent qu'on 
l’affirme. Non que les constructeurs ne puissent 
les livrer à la clientèle, mais parce que cette 
clientèle n’est pas outillée pour la vérifier avec 
précision aussi souvent qu’il est indispensable 
de le faire. Le fait que nombre d'opérateurs doi- 
vent en province exercer un second métier, 
rend indulgent sur ce qu’on peut exiger d’eux. 

Le» Haut-Parleurs 
pour le 35 et le 16 

La chaîne sonore a obligatoirement un abou- 
tissant : le haut-parleur et ce dispositif exige 
une construction impeccable, des qualités tech- 
niques définies, notamment par une courbe de 
réponse et une courbe de distortion. 

Deux théories sont actuellement en présence : 

a) Diffusion des basses séparées des hautes 
fréquences avec un filtre séparateur ; 

b) Haut-parleur unique couvrant une large 
bande avec un dispositif adéquat de dispersion 
des basses sans que les hautes en souffrent. 

Les haut-parleurs sont, le plus souvent, dis- 
posés avec des baffles imposants dont l'encom- 
brement est fonction de la fréquence. Dans la 
série b, on trouve sur le marché différents mo- 
dèles qui sont destinés à se passer de baffles. 

Un dispositif d’émission par haut-parleurs 
pour une grande salle est généralement coûteux, 
il doit être construit de façon telle qu’il ne se 
dérègle pas dans le temps et qu’il ne soit pas 
sensible aux variations d’hygrométrie et de 
température. 

Un exploitant doit non seulement faire véri- 
fier fréquemment la chaîne amplificatrice, mais 
faire également contrôler la courbe du ou des 
haut-parleurs et la distortion de la bande pas- 
sante. 



XXXXXXX XXXXXXXIIXIXTTIIXIXXT TX 


LA ciNÉMATOGRAPHÎE FRANCAÎSE xxttxxttttttxxxxxtt j x xxtttxttt i 


En principe, la bande devrait être immuable, 
c’est-à-dire qu’elle devrait répondre dans; le 
temps à une courbe étalon. Il arrive qu'il n’en 
e t pas toujours ainsi, ce qui impose l’obligation 
du contrôle précité. 

Un haut-parleur de haute qualité tient beau- 
coup dans la qualité des matériaux utilisés et 
dans la précision des pièces qui le composent 
quel qu’en soit le principe. Il est donc prudent 
de ne jamais lésiner sur la question de prix de 
ce dispositif. 

L'ensemble d’émission du ou des haut-parleurs 
doit répondre à de§ données de répartition du 
son dans la salle, et ce n’est pas toujours facile 
à l’installateur de résoudre ce problème qui est 
fonction de la forme, du volume et de la répar- 
tition des sièges dans les axes horizontaux et 
verticaux de la salle. 

Dans une salle à installation fixe, le problème 
s’il ne peut être complètement résolu, peut du 
moins être approché, mais ce n’est pas le cas 
avec le format réduit de l’exploitation ambu- 
lante. 

C’est ‘là un problème d’autant plus grave que 
le format sub-stanclard est souvent auditionné 
dans des ailes d'une très mauvaise acoustique 
et que l'exploitant n'a pas même la précaution 
d’amortir le fend de la salle avec des tentures 
lourdes. 

Si le problème du haut-parleur est très impor- 
tant pour le format 35 mm., il est capital pour 
le format 16 mm. où la bande passante musicale 
est écourtée en haut et en bas de la courbe. 

Le choix du haut-parleur revêt donc dans le 
cas du film 16 mm. une importance exception- 
nelle. 

Une bonne installation est, comme dit le 
Docteur « Knock », un malade qui s’ignore. Il 
faut être continuellement penché sur elle, pré- 
voir ses défaillances, y pallier à l’avance. 

Si le Contrôle Technique arrive à mettre les 
pieds dans toutes les salles de France 35 et 
16 mm., les surprises seront de taille et si le 
même contrôle réussit à imposer son point de 
vue et ses directives, il y aura du travail pour 
ceux qui seront chargés de réviser le matériel 
examiné. 

Lorsqu'on examinera le matériel, on en pro- 
fitera pour adapter les têtes sonores magnéti- 
ques, car espérons que dans un avenir proche 
le film sonore sera magnétique. 

Le 16 mm. passera 10.000 au lieu de 5.500 ps. 
le 35 mm. ira gaillardement de 40. à 12.000. En 
admettant que 12.000 ps. ne soit pas perceptible 
pour tout le monde, on aura cependant une aug- 
mentation de qualité en raison de l’absence des 
phénomènes dus au tirage et au développement 
photographique. 

En admettant également une installation so- 
nore passant du film photographique ou magné- 
tique en état de marche parfait, il convient 
d’émettre le son dans une bonne salle. 

L’audition 

dans une bonne salle 

Une bonne salle est une salle où l’audibilité 
est excellente à toutes les places louées, où le 
temps de réverbération correspond à son volume 
et au procédé utilisé à l’émission, où il n’y a 
pas de battement, où l’émission d’une bande 
test redonne une courbe similaire ou appro- 
chante sans pointes ou creux accentués. 

La science acoustique repose essentiellement 
sur les travaux de Sabine et sa formule tou- 
jours appliquée donne des résultats satisfaisants 
avec, si l’on se reporte, notamment, aux tra- 


r.R 



Victor HugO' plantant un « arbre de la Liberté » 
Image extraite du Hlm de Roger Leenhardt, 

VICTOR HUGO 


vaux de Vermeulen. Fontanelle, etc., la réserve 
qu’elle ne résoud pas tous les cas qui se rencon- 
treront, pratiquement, avec un choix et une ap- 
plication plus grande de matériaux absorbants. 
Il n’est pas toujours facile à l’acousticien de ré- 
soudre entièrement certains cas, car de nombreu- 
ses salles (surtout celles construites entre 1900 et 
1920) sont de véritables défis aux lois de 
l’acoustique, et l’installateur des haut-parleurs 
et le responsable des corrections acoustiques ne 
peuvent, pour nombre de places, assurer une 
vicion et une audition correctes. L’application 
de matériaux acoustiques répond à deux buts : 
enjoliver la salle, la mettre au goût du jour et 
la rendre propre à l audition cinématographique 
à l’exclusion de tout autre procédé d’émission. 
Pour le cas où dans une salle d’assez grande 
dimension il est prévu d’y faire jouer des or- 
chestres de moyenne importance, on peut établir 
une chambre de réverbération, capter le son et 
en renvoyer, après passage dans la chambre de 
réverbération et corrections, une partie dans la 
salle. 

On ne peut, sauf le cas de panneaux ou ten- 
tures amovibles, répondre à deux cas aussi dif- 
férents de l'acoustique que l’audition d’un film 
parlant et sonore ou de celle d’un orchestre 
symphonique. 

La construction d’une salle moderne est assez 
simple et nombre d’architectes s’efforcent d’évi- 
ter les dessous de balcons où le son ne peut 
pénétrer et où les corrections sont souvent inu- 
tiles, car elles n'amènent qu'une correction hors 
de proportion avec les travaux à entreprendre. 

Les premières études réelles sur la science 
acoustique peuvent être fixées à celles de Lyon, 
en France, et de Sabine en Amérique. 

Le premier, créateur de la salle Pleyel se livra 
surtout à l’étude de la propagation des sons, et 
l’isolation ; le second publia une série de tra- 
vaux sur l’amortissement. Une loi élémentaire 
de réverbération porte son nom. 


En France, les premières grandes applications 
sur l’amortissement des salles et leur améliora- 
tion ne vinrent, à part les recherches de Lyon, 
qu'avec l’apparition du film parlant. 

On introduisit alors des Etats-Unis le banrock 
ou wod rook, sorte de fibre amiantée avec la- 
quelle on corrigea, notamment, les studios de 
Joinville (Paramount) et un petit studio d’Epi- 
nay, Tobis. Auparavant, S. Feldmann avait cor- 
rigé un studio de Billancourt et une salle de 
projection avec du Ceiotex américain. 

Le « Ceiotex » connut un grand développe- 
ment ; il y avait le Ceiotex courant, sorte de 
gros carton spongieux en fibres de bois et 
l'Acousti Ceiotex, même matériau plus épais, 
doté de multiples trous. 

Du point de vue amortissement, le banrock, 
appliqué en épaisseur, revêtu de toile fine, don- 
nait les meilleurs résultats. 

L'Amiante 

en tissus et plaques 

L'acoustique des salles ne fut vraiment corri- 
gée qu'avec le lancement des premiers tissus 
d’amiante, as ociés ou non à la laine d’amiante 
1933, département acoustique de Ferodo, dirigé 
par son animateur Roger Chaillot. Celui-ci de- 
vait plus tard, avec son frère Raymond, se 
séparer de ladite Société et fonder la Société 
Marocaine de Constructions Mécaniques. 

Les tissus lourds d'amiante constituent la 
solution idéale pour la correction acoustique, les 
Lssus légers associés à des plaques d'agglomérés 
de laine d’amiante offrant aussi toutes garan- 
tie de bons résultats. Malheureusement, l’amian- 
te est un produit qui se raréfie en raison de ses 
utilisations multiples aux besoins militaires. 

L’amiante est incombustible, imputrescible, 
inattaquable aux agents atmosphériques, par les 
insectes et les rongeurs, c’est donc le produit 
idéal. La nécessité de son remplacement s’im- 
posant, on utilise maintenant des laines de lai- 
tier (résidus de haut-fourneaux), avec lesquelles 
on a créé des tissus et des plaquettes plus ou 
moins épaisses. 

Ces tissus et plaques offrent, du point de vue 
sécurité, les mêmes avantages que l’amiante, 
mais leurs caractéristiques acoustiques varient 
sur deux points : 

A. — Leur pouvoir absorbant, 

B. — Leur pouvoir isolant. 

Bien qu’il y ait une liaison entre l’isolation 
et l’amortissement, il y a lieu d'établir une dis- 
crimination, car un corps peut, sous une épais- 
seur donnée, être un bon absorbant et être un 
mauvais amortisseur, réverbérant de préférence 
certaines fréquences. Le corps idéal serait celui 
qui, sous un faible volume, possède un grand 
pouvoir absorbant et une courbe de réponse 
droite, c’est-à-dire une égale absorption pour 
toutes les fréquences. 

Matériaux acoustiques 

Les matériaux, dits acoustiques, offrent, selon 
leur composition, des courbes très différentes et 
l’emploi d’un matériau exige d'en connaître les 
buts d’application. 

On peut classer les matériaux en deux caté- 
gories : 

Matériaux durs plus spécialement isolants, 

Matériaux mous, plus spécialement anti-réver- 
bérants. 

La compacité du matériau n’est pas l’élément 
primordial, le béton cellulaire étant, sous la 
même épaisseur, meilleur isolant que le béton 
ordinaire. 


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4* Trois documentaires en couleurs 
(Ferraniacolor), sont en cours de tour- 
nage : La Fable de la Gaîté (réal. : 
Andreassi) ; visite à Luna Park ; Let- 
tre du Mont-Rcse (réal. : Andreassi) : 
le centre touristique de Macugnaga 
et les mines d'or de Pestarena; Gior- 
gio dt Chirico (réal. : Andreassi) : 
l’activité et les œuvres du peintre de 
Chirico. 

Une équipe américaine se trouve 
dans les montagnes forestières de la 
Sila (sud de la Péninsule), pour pré- 
parer un grand film en Technicolor. 
Le cinéaste John Wesumell explore 
actuellement les environs pittoresques 
de Ccsenza. En même temps, le met- 
teur en scène Bragaglia s’apprête à 
réaliser un documentaire en couleurs 
sur Cosenza et ses alentours. 


M.I.R. 


MIROIRS 

INCASSABLES 
npnm AID 8. r. Villehard » jio 
rnULbLAm paris-J' tur. if 


■î» La Montagne tonnante, dessin ani- 
mé italien en. couleurs (Ferraniacolor, 
pred. : Iduna Film; réal. : Antonio 
Attainasi), est au début de montage 
sur la partition composée par Gian- 
carlo Festa. 

Cognac. — Mme Beloou, la sympa- 
thique directrice des salles de Co- 
gnac, a équipé le cinéma « Olym- 
pia » d’un écran Brockliss Westone 
Plastic. Mme Beloou a été séduite 
par les remarquables qualités de cet 
écran. Nous rappelons que celui-ci 
est imputrescible, infroissable, prati- 
quement indéchirable et d’un entre- 
tien remarquablement facile. 

■I* Aida, l’cpéra de Verdi, est en cours 
de tournage (prod. Oscar Film ; 
réal. : Cl. Fracassi), en Ferraniacolor. 


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TECHNIQUE ET MATERIEL 



[» LACiNÉMATOGRAPHiE FRANCAÎSE jjjjf- 


III 


L’ENREGISTREMENT 

MAGNÉTIQUE 

dans la réalisation des films 


Ceci veut dire que si un bruit de niveau 100 
J décibels est émis à un mètre de distance de 
deux murs, l’un en béton ordinaire, l’autre en 
béton cellulaire, il faudra, pour tomber à un 
niveau inaudible de l’autre côté de la paroi, une 
I épaisseur moindre de béton cellu’aire que de 
béton ordinaire. 

De très nombreux matériaux isolants sont 
utilisés dans la pratique, tels sont : 

Le liège comprimé avec un liant brai (ce ma- 
tériau est notamment fabriqué au Maroc, au 
Portugal, en France). Il est souvent utilisé 
comme calorifuge. 

Les corps dérivés de l’Héraclite, copeaux de 
bois compressés avec du carbonate de magnésie 
ou du ciment. On fabrique des panneaux de 50, 
30, 15 à 10 m. d’épaisseur. 

La solomite, ou paille compressée tenue par 
des fils de fer. Bien que ces panneaux soient de 
paille, ils sont pratiquement incombustibles s'ils 
sont touchés par une flamme dans le sens de 
leur épaisseur. Il ne le sont pas du côté tranche. 

S il est donc indispensable d’obturer soigneuse- 
ment avec du plâtre liquide qui pénètre à quel- 
ques centimètres de; bords. 

I Les panneaux de plâtre cellulaire, collés à 
des panneaux de liè<?e, les panneaux de plâtre 
ou ciment avec couche d'air intermédiaire, ont 
une efficacité mesurable. 

Les fabricants d’isolants établissent leur pu- 
blicité sur la comnaraison de pouvoir d’arrêt 
du son par ramrort à un mur en pierre de X 
!, centimètres d’épais:eur. Si frappante aue soit 
cette comparaison, elle n’offre aucune sécurité. 
La valeur technique d’une argumentation de ce 
genre ne vaut pas l’éncncé de l’abaissement du 
niveau du son émis à proximité du matériau 
présenté. 

En général, le propriétaire d'une salle n’a à 
considérer le problème acoustique que sous l’an- 
gle amortissement et seuls les matériaux du 
type mou peuvent l’intéresser. 

I Pour ce type de matériaux, on trouve sur le 
marché : 

Les tissus d’amiante, les panneaux en laine 
d’amiante; 

Les tis us dits en soie de verre, les panneaux 
dits en laine de verre de diverses épaisseurs; 

Les panneaux en corps synthétiques également 
, en épaisseurs variables; 

Les panneaux en fibres de bois Celotex, Iso- 
rel, etc.; 

Les tissus en résines polyvinyliques. 

Les uns sont rigoureusement ininflammables, 
les autres à combustion lente. 

Du point de vue amortissement, le temps 
d’amortissement d’une salle est atteint en ajou- 
tant les unités d’absorntion manquantes. Le cal- 
culateur connaissant la valeur en unités d'ab- 
sorption de son matériau, peut avec dp l'expé- 
rience pratiaue et connaître la quantité de ma- 
: tériau amortisseur ind’spensable et les emplace- 
, ments préférentiels de répartition du ou des 
matériaux absorbés. 

Toutes les salles n’avant pas pour un volume X 
le temps idéal de réverbération correspondant 
au but d’exploitation idéal, il conviendrait de 
déterminer au préalable le temps de réverbé- 
ration et la courbe de réponse de la salle. 

En réalité, l’on se contente d’approximations 
qui sont suffisantes dans la majorité des cas. 

L’oreille est d’ailleurs un dispositif de per- 
ception qui admet des écarts considérables et. 
à nart la question d’audibilité, elle supporte des 
infractions notables aux théories acoustiques. 

I Les procédés d’investigation de l'acoustique 
des salles sont assez nombreux et sont d’une 
précision plus ou moins grande. 

Rappelons le procédé décrit, il y a auelques 
années, dans le « Bulletin Technique Philips ». 

; Une maquette en carton d’assez grandes di- 
mensions, représente la salle y compris l'écran. 
L’on perce un petit trou à la place des haut- 
I parleurs et l’on emnht la maquette, recouverte, 
de fumée de cigarettes. Une petite lampe élec- 
trique, au faisceau bien délimité, étant appli- 
quée contre l’emplacement du haut-parleur, il 
est facile, en faisant osciller le faisceau lumi- 
neux de la lamne dans un angle correspondant 
à l’angle de diffusion du haut-parleur, de dé- 
j terminer les points de réflexion du son particu- 
lièrement dangereux. 

L’idée de faire vérifier une salle par un orga- 
nisme contrôleur, doté du matériel adéquat sous 
des conditions d’examen semblables aux condi- 
tions d’audition, ne saurait être considéré comme 
une brimade, et ceux qui s’opposent à ce principe 
ont tort de ne pas l’admettre. 


La tendance de plus en plus marquée d'en- 
registrer sur film magnétique influence la cons- 
truction française, tant dans le domaine ama- 
teur que professionnel. 

Nous avons maintenant en France une cons- 
truction très soignée, qui rivalise avec les ap- 
pareillage; étrangers les plus cotés. 

Ici même, nous avons déjà publié la techni- 
que « Euphonie », des Etablissements Picot, 
qui jouit auprès des techniciens d'une excel- 
lente cote. 

La nouvelle caméra d’enregistrement, dont 
la description suit, est construite par une firme 
de fondation récente certes, mais qui a pour 
animateurs des mécaniciens réputés, qui sont 
depuis longtemps spécialisés dans la construc- 
tion cinématographique. 

La machine d'enregistrement sur film magné- 
tique perforé 35 mm. comprend un ensemble 
de dispositifs permettant l’enregistrement, la 
lecture, l’effacement. 

ENREGISTREUR MAGNÉTIQUE L.P.C. 
sur FILM 35 mm. PERFORÉ à VITESSE 
STANDARD 

L’ensemble d’enregistrement monobloc est 
prêt à être raccordé à une installation exis- 
tante, permettant l’enregistrement, l'écoute en 
cours d’enregistrement sur bande, et la repro- 
duction en marche avant et arrière. 



Fig. 1. — Caméra d'enregistrement L.P.C. sur film 
35 mm. - Défilement du film, et têtes magnétiques. 


Alimentation. — Alimentation en courant tri- 
phasé 220 W. 50 eps (moteurs) et monophasé 
115 à 220 W. amplificateurs). 

— Meuble-support contenant un panneau de 
commande des niveaux d'entrée et de sortie, 
avec indicateur de niveau à commutateur am- 
plificateur d'enregistrement, de lecture, d’écoute, 
oscillateur HF. d'enregistrement et d’effacement, 
alimentation. Emplacement prévu pour ampli- 
ficateurs auxiliaires. 

Moteur. — Machine avec moteur principal à 
2 vitesses (1.500 tours synchrone et 2.800 asyn- 
chrone pour retour rapide), et moteurs sépa- 
rés’ de réembobinage. 

— Commutateur principal de commande à 
5 positions (enregistrement, réembobinage ra- 
pide, lecture avant, lecture arrière, démagné- 
tisation des têtes) , assurant la commutation des 
amplificateurs, la mise en contact ou le retrait 
des têtes par rapport au film, et le couplage des 
moteurs. 

— Têtes d’effacement, d'enregistrement et de 
lecture montées en tambours tournants. 

Dispositif de défilement. — Un système amor- 
tisseur de défilement à volant et galets à dash- 
pot à huile assure une marche de grande régu- 
larité. 


— Réducteur principal à bain d’huile. 

— Galets et mouvement; montés sur roule- 
ments à billes de haute précision. 

Caractéristiques radio-électriques . 

Entrée : Niveau zéro, ligne adaptable basse 
impédance ou bridging. 



Fig. 2. — Caméra magnétique L.P.C.. - Vue arrière, 
capot enlevé. 

Sorties : Niveau zéro, 600 ohms ; ligne d’écoute 
8 ohms ou 500 ohms. 15 watts. 

Réponse : ± 1 db 40/ 10.000 eps, niveau ré- 
glable entre 1.000 et 10.000 eps pour ajuster la 
réponse des différent types de films. Distor- 
tion inférieure à 3 %. 

Effacement : 10 db assuré en service. 

Largeur de piste : 6.3 mm. avec têtes de lar- 
geurs décroissantes. 



Fig. 3. — Dispositif de lecture pour table 
de montage. 

Dispositif de lecture pour le montage 
La photo n° 3 représente un dispositif de 
lecture de film magnétique pouvant se monter 
instantanément sur une table de montage ou 
de synchronisation courantes. La tête sonore de 
lecture est visible sur la gravure, et le peu d’en- 
combrement du système en montre la simpli- 
cité. 


TECHNIQUE ET MATÉRIEL 


XXXXZXXXX XXXT X X XXXXXXXXXXXXXXZ -*jj, LA ciNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE « 

PROCESSUS DE RÉALISATION 

D U 

PROCÉDÉ RÉALCOLOR 


La photographie des couleurs, du point de 
vue des sensations, est matière à dissertation ; 
en ce sens qu'il est possible de se représenter 
une charte des couleurs, soit d’une manière ri- 
goureusement scientifique, soit dans une inten- 
tion picturale et artistique. 

Scientifiquement, on cherche à représenter une 
gamme colorée des radiations visibles : du vio- 
let au pourpre, de façon telle que la majorité 
de ceux qui l’examinent l'estiment correcte ; 
ce qui ne veut pas dire que, pour une lumière 
d'examen déterminée, l'analyse sera en accord 
avec les sensations ressenties par une majorité 
de spectateurs. 

Il est admis qu'une couleur se place dans le 
fameux triangle de Maxwell (voir figure jointe 
extraite de la revue technique Philips, mai 1952, 
page 348). La position d’une couleur par ses 
coordonnées s'y détermine aisément, mais si l'on 
veut, de cette figure géométrique, donner une 
représentation colorée, il en va tout autrement. 
Ainsi, le triangle coloré, présenté il y a environ 
deux ans par la même revue, nécessita, pour 
l'établissement du modèle et pour sa reproduc- 
tion, des efforts considérables. 

Ceci pour montrer combien il est difficile ac- 
tuellement de parler « exactitude » en matière 
de reproduction des couleurs. 

Pratiquement, une reproduction a quelque 
chance de se rapprocher du modèle lorsqu'un 
noir neutre est représenté par un noir neutre, 
ou mieux lorsque des gris neutres ont leur image 
gris neutre. La pratique montre que si la re- 
production d’un gris est chose difficile, celle 
d'un blanc pur sans dominante ne se heurte pas 
aux mêmes difficultés, ce qui est très important 
pour la représentation des maquillages. 

Il s'ensuit que tout procédé susceptible de 
donner un blanc sans dominante apparente et 
un noir acceptable, sera capable d'être utilisé 
pour nombre d'usages, notamment pour le ciné- 
ma figuratif, même si certaines régions du spec- 
tre ne sont pas reproduites intégralement. 

On ne peut évidemment souscrire à ce rai- 
sonnement qu’en admettant la validité de l’ab- 
sence de certaines couleurs, et en tenant compte 
des lois complexe;; des sensations colorées, no- 
tamment des notions subjectives et objectives, 



Triangle de Maxwell, en coordonnées x-y. La courbe 
est celle des couleurs spectrales. BR celles des 
pourpres. La courbe désignée par b relie les points 
représentatifs de corps noirs à différentes 

températures. 


toutes choses qui atténuent la portée d’un juge- 
ment strictement technique. 

Un exemple typique de l’influence du point 
de vue de l’observation, est celui de deux étof- 
fes de même surface, l’une jaune, l'autre bleue, 
éloignées puis approchées l’une de l’autre, qui 
resteront pour nombre d’observateurs respecti- 
vement bleues et jaunes et qui, cependant, si 
elles sont analysées au moment où elles sont 
en contact, donnent une notation différente de 
ce que les dits observateurs ont l'impression de 
voir. 

Ceci signifie que la représentation correcte 
des couleurs est, comme il est dit plus haut, 
matière à discussion. 

D’autre part, des très nombreux procédés con- 
nus, rares sont ceux dont on peut attendre une 
représentation correcte des couleurs au sens 
scientifique du terme. 

Par conséquent, si l’on sait à l’avance qu’un 
blanc sera correctement reproduit, il est pos- 
sible de présenter au public des gammes colo- 
rées d’où certaines parties spectrales seront ab- 
sentes, mais où les couleurs seront agréables à 
regarder. 

On doit, pour toute image bichrome, admettre 
des lacunes spectrales. Celles-ci ne seront gê- 
nantes que si l’on prétend justement obtenir les 
couleurs qui ne peuvent être reproduites cor- 
rectement. 

Jusqu’ici, il était affirmé que, sous certaines 
conditions, seuls les procédés des couleurs addi- 
tifs donnaient le change et qu’il était parfois 
difficile à un profane d’établir une différence 
avec une image trichrome. 

Par contre, les procédés bichromes soustrac- 
tifs étaient unanimement classés comme ne pou- 
vant pas permettre la confusion. 

Le parallèle entre les deux systèmes n’étant 
pas possible, ce qui a été démontré par l’examen 
de nombreuses images réalisées avec des procé- 
dés soustratifs, on est amené à se demander 
pourquoi une telle différence pouvait être cons- 
tatée. 

Il y a l’explication simpliste : c’est celle que 
d’un côté l’on opère par addition et de l’autre 
en soustraction, attribuant la cause unique aux 
pigments colorés et aux courbes spectrales issues 
de l’examen en lumière directe ou réfléchie. 
Sur ce point un chapitre est à développer hors 
de cet article. 

On a souvent négligé de faire entrer en ligne 
de compte le processus de fabrication, c’est-à- 
dire le mode opératoire qui a donné lieu à la 
substitution d’une image colorée à une image 
argentique, opération qui amène souvent une 
perte sensible de la définition et de la gradation 
des images. 

L’examen du brevet américain 2.597.820, du 
20 mai 1952, accordé à Daniel Aragonès Puig, 
de Barcelone, apporte en matière de réalisation 
un aperçu nouveau sur la photo et la cinémato- 
graphie soustractive (procédé Réalcolor) . 

Le principe est nouveau en ce sens, qu’après 
une première impression d’un positif et la trans- 
formation de l’argent réduit en complexe coloré, 
on réserve une partie de l’haloïde argentique, 
oui subit une série d’opérations identiques, 
l’image seconde étant à son tour transformée en 
complexe coloré adéquat. 

Le procédé Réalcolor présente les caractéris- 
tiques suivantes : 

— Utilisation pour la réalisation des positifs 
d’une pellicule positive standard ; 

— - Images négatives en blanc et noir, prises avec 
un seul objectif derrière un prisme, avec 
interposition de deux filtres commerciaux 
Wratten-Kodak. 

— Superpositon des deux images négatives sur 
une pellicule positive ordinaire. 


La réalisation de cette troisième caractérisque, 
comme le montre le brevet américain men- 
tionné, est très ingénieuse et éclaire la question 
de la superposition d’images sélectionnées d’un 
jour nouveau, grâce à une solution originale : 

Partant de deux images sélectionnées derrière 
des filtres choisis, le processus de réalisation 
d’une image colorée est le suivant : 

A. — Un film positif normal du type com- 
mercial est passé (en lumière inactinique rouge) 
dans un bain de colorant, puis séché. Il présente 
alors une coloration jaune. 

Il est connu qu’un film ainsi traité a sa courbe 
caractéristique modifiée dans la partie de sola- 
risation, celle-ci étant alors retardée. D’autre 
part, la propagation d’une lumière frappant la 
couche sensible est sensiblement modifiée, la 
diffusion étant elle-même abaissée. 


Cette opération est effectuée deux fois, avant 
tirage de la première couleur et avant impres- 
sion de la seconde, le rôle du colorant étant 
dans les deux cas primordial. 


B. — Le film sec est impressionné côté émul- 
sion et par contact avec l’image du bleu. 

C. — Le film impressionné est développé de 
telle manière qu’il réponde à des conditions 
sensitométriques définies, puis lavé. 

D. - — On vire alors l'image en bleu. Le film 
est accessoirement lavé, et l’émulsion est retein- 
tée par un colorant jaune, puis séchée. 

On remarquera qu’en C, le' film r’est pas fixé 
dans le bain traditionnel d'hyposulfite de soude. 
Il reste donc la couche gélatinée, une image 
bleue , des sels d’argent encore utilisables, et de 
la gélatine teintée en faune. 

E. — On utilise la partie argentique non inso- 
lée en impressionnant, côté support, l’image 
rouge-orange. 

F. — Le film est alors développé. 

G. — Puis fixé dans un bain d’hyposulfite et 
lavé. 

H. — On procède ensuite à l’opération du mor- 
dançage, qui transforme le sel d’argent en un sel 
métallique, lequel adsorbe. c’est-à-dire fixe en 
surface, une couleur d’aniline basique appro- 
priée. 

Différentes formules de mordançage sont uti- 
lisables, toutes ayant la propriété de fixer une 
matière colorante déterminée. 


Le film est lavé. 

I. — On le plonge dans un colorant approprié, 
qui se fixe sur le colorant rouge, en renforce 
l’intensité et le ton. 

Bien que ce ne soit pas implicitement spé- 
cifié dans le brevet, il apparaît que cette opéra- 
tion permet une correction des couleurs de 
l’image rouge et, par voie de conséquence, de 
l’ensemble de l’image représentée. 

J. — Le film est lavé et l’excès de colorant 
éliminé. 

Le processus de fabrication peut subir quel- 
ques modification dans ses détails, mais le sens 
général des opérations reste le même. 

De ce qui précède on voit que le procédé dé- 
crit apporte une solution nouvelle, avec le prin- 
cipe de superposer deux images dans la même 
couche, et une série d’opérations complémen- 
taires. 

La réalisation d’une image positive bichrome 
ne se heurte à aucune difficulté, la constance de 
fabrication ne dépendant que du soin apporté 
aux conditions opératoires. 

De plus, il est clair que si l’on modifie la 
courbe d’absorption des filtres lors de la prise de 
vues, en liaison avec les colorants de virage 
et de mordançage ultérieurement utilisés, il est 
possible, tout en respectant la neutralité des 
blancs, de modifier la courbe spectrale de l’image 
définitive. 

Des films présentés, réalisés avec ce procédé, 
on peut retenir des blancs purs qui facilitent la 
reproduction des maquillages, une excellente gra- 
dation des images, une gamme étendue des cou- 
leurs ; les déformations colorées dans certaines 
zones inhérentes à la bichromie n’étant pas 
foncièrement gênantes. 

Il est évident que ce procédé peut ultérieure- 
ment devenir trichrome. 








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Tout le monde s’accorde à reconnaître, particulièrement depuis la 
généralisation du film en couleurs, les hautes qualités de !a projection 
en courant continu pur fourni par une génératrice. 

En France, comme aux U. S. A., l’expérience a démontré que ce mode 
d'alimentation était, en définitive, le plus économique et aussi le plus 
souple à l'emploi, qualité dent l'importance doit être soulignée car, en 
matière d'électricité, elle est synonyme de sécurité. . . 

Le groupe Monobloc STABYL Hypercompound Type H. 60, construit 
par les Usines PATAY. à Lyon, concrétise les derniers progrès réalisés 
dans ce domaine. 

Il a été lancé après une mise au point minutieuse en usine et une année 
de contrôles pratiques, réalisés dans les plus sévères conditions de fonc- 
tionnement dans plusieurs cabines-pilote. 

C’est un groupe à caractéristique linéaire, c'est-à-dire que sa courbe 
de consommation de courant au compteur et celle de l’intensité deman- 
dée aux arcs sont sensiblement parallèles entre 30 et 65 A., régime normal 
de fonctionnement correspondant aux projections les plus fortes avec 
charbons 7x8. 

Cette qua'ité exceptionnelle, qui dépend en partie d’une consomma- 
tion à vide extrêmement réduite (celle d’un fer à repasser), a permis 
de concentrer l’effort de production sur un modèle unique convenant à 
la fois à la grande et à la moyenne exploitation. Cette dernière est 
assurée ainsi de posséder un groupe qui couvrira sans défaillances ses 
besoins présents et futurs avec une souplesse d'utilisation inégalée et le 
même coefficient d’économie. 

Entièrement protégé et muni de buses de ventilation spéciales, le 
Groupe STABYL H. 60 est conforme aux règlements de sécurité pour 
être installé directement en Cabine. Il est livré avec 4 plots silencieux 
PAULSTRA et tableau de commande complet, comprenant résistances- 
ballast, voltmètre, rhéostat d’excitation, etc. 

Les caractéristiques mécaniques et électriques de cette machine, dont 
l’excosé suffira à frapper les techniciens, sont sanctionnées par des pro- 
cès-verbaux dressés par le Centre d’Essais des Laboratoires de l’Institut 
Electrotechnique de Grenoble, dont l’organisation est unique en France (1). 
En voici l’essentiel : 

— Rendement Réseau/Continu sensiblement linéaire (70 à 
72 % avec cosinus élevé, 0,837 à 100 A.). 

— Consommation à vide : 400 watts. 

— Tolérance de variation de tension entre simple et double 
charg.e : — O/Xl volt avec excitation fixe quel que soit le 
régime, 30 et 60 A. par exemple ou 65/130 A. donc : 

— Aucune baisse de lumière à l’écran au moment des chan- 
gements de parties. 

— Commutation très large en bipôle sur collecteur à grand 
nombre de lames, supprimant tout phénomène de batte- 
ment dû à la superposition de la composante alternative 
à la fréquence de l’obturateur, d’où projection d’un «piqué» 
remarquable et réduction considérable de l’usure des char- 
bons (plusieurs années en service permanent). 

— Absence totale d’étincelles à pleine charge (140 A.). 

— Equilibrage statiaue et dynamique rigoureux. 

Fonctionnement silencieux. 

— Echauffement très inférieur aux normes admises. 

— Entretien pratiquement nul. 

— Finition extrêmement soignée, présentation émail gris- 
bleu craquelé au four. 

Il appartenait aux Constructions Electriques Patay. spécialiste-' de la 
machine à courant continu, de réaliser ce groupe en mettant au service 
de l'Industrie cinématographique la puissance de leurs moyens et l’outil- 
lage ultra-moderne dont elles disposent. 

Les Etablissement? François, de Grenoble, oui ont acquis la distribution 
exclusive de cette machine, sous la marque STABYL, ont apporté à son 
étude leur expérience de la cabine et sanctionné ainsi l'excellence des 
résultats obtenus. 

( 1 ) Les photocopies des procès-verbaux détaillés sont à la disposition des 
clients et techniciens. 



L'ensemble des Usines Patay, à Lyon, spécialistes de la machine à courant 
continu, constructeurs du Groupe Monobloc STABVL H. 60. distribué par les 
Etablissements François, de Grenoble. 




TECHNIQUE ET MATÉRIEL 


VII 


rrxxx xX XXXXXXX XXXXXXXXXXXXXXXX: 


*h 


LACÎNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 



LA TÉLÉVISION AMÉRICAINE 


Observations sur les avis éelairés 
de Robert Florey et de Fred Orain 


La Cinématographie Française vient de faire 
paraître, en un petit opuscule, des articles parus 
récemment dans le journal, sous la signature 
de noire ami et correspondant bénévole, Robert 
Florey, le metteur en scène bien connu, qui ré- 
side depuis de longues années à Hollywood. 

Pour ceux qui n’ont pu lire Ce document, di- 
sons qu’il ne laisse pas d’être extrêmement in- 
quiétant pour le Cinéma. Cet article est concret, 
sans fioritures, sans ambages, il a la clarté latine, 
c’est-à-dire qu’on y trouve l’exposé, le dévelop- 
pement, la conclusion, le tout en termes directs 
et clairs. 

Si l’on rapproche ce que dit Florey de ce qu’on 
lit dans la presse technique américaine, l’on voit 
qu’on se trouve en face d‘une gigantesque affaire, 
où la course au job est passionnante et sans 
pitié. 

Du point de vue production, et pour qui con- 
naît R. Florey, la conscience incarnée dans un 
réalisateur, l’on se fait une idée de la tête 
de celui-ci lorsque mis en présence d’un scé- 
nario de 125 scènes, il estima à trois jours le 
travail et que là-dessus le producteur bondissant 
lui coupa la parole en estimant le travail à exé- 
cuter à deux jours. 

Si l'on rapproche ce fait de ce qu’on lit et voit 
dans la presse américaine, on est mieux à même 
de se rendre compte que si le cinéma a sur la 
conscience un grand nombre de navets, la Télé- 
vision est en passe de lui damer le pion. 

Pour les spécialistes, la télévision est une im- 
mense affaire, sur laquelle on se précipite comme 
les premiers chercheurs d’or sur l’Alaska. 

Tout est à la publicité commerciale et au spec- 
tacle offert par la firme X, Z... ce qui fait que 


production et émission télévisée atteignent par- 
fois, comme prix de revient à l’annonceur, plus 
de vingt-cinq millions de francs. De tels bud- 
gets ne Se comprennent que si le rendement de 
l’annonce les autorise. Aussi les postes d émission 
font-ils une intense propagande de leurs possi- 
bilités auprès des annonceurs. 

... Nous couvrons telle ville, cela donne X habi- 
tants, X familles et pouvons vous amener un 
chiffre d’affaires que l’on peut évaluer à... 

Là-dessus, tout entre en concurrence, ainsi la 
station Whum-Tu dessert dans l’Est de la Pen- 
syxanie un marché de 2.675.000 personnes, soit 
760.000 familles, soit environ 3 personnes et de- 
mie par famille, voilà penseront les esprits mal 
intentionnés de bien curieuses familles. 

Chaque poste couvrant une superficie donnée, 
les statisticiens ont beau jeu à démontrer chif- 
fres en marns que leur poste offre aux fabri- 
cants et commerçants des perspectives alléchan- 
tes. De là découle une concurrence acharnée qui 
va encore s’intensifier avec la création de nou- 
veaux postes d’émission. La carte jointe montre 
que dans l’état actuel de la portée des ondes 
semi-optiques de la télévision on peut encore 
créer de très nombreux postes sur toute l’étendue 
du territoire américain. 

Le nombre de postes récepteurs qui s’accroît 
chaque mois de façon vertigineuse, doit fin dé- 
cembre dépasser le chiffre de vingt millions. 

Il y a actuellement 111 stations en service 
courant, une aire où se trouvent plus de vingt- 
neuf millions dt foyers pour une population de 
quatre-vingt-dix-neuf millions et demi de per- 
sonnes. 


La télévision américaine est donc d’essence 
essentiellement commerciale, seule solution pos- 
sible en régime libéral de la faire vivre, mais, 
etc ce ma s est extrêmement inquiétant comme le 
montre l'étude de Robert Florey et cel.e de Fred 
Orain, également publiée par ta suite dans les 
colonnes de La Cinémato, les programmes com- 
merciaux donnés en pâture à la masse sont d’une 
pauvreté artistique qui fait songer que le dieu 
nouveau, pour peu que son régne se prolonge, 
va intensifier et accélérer les progrès de la vul- 
garité. 

La télévision releve très exactement des mé- 
thodes de travail du cinéma et pas un techni- 
cien ne croira qu’on puisse faire en deux jours 
vingt minutes utiles de spectacle. 

Le cinéma n’est pas 1 toujours, et de loin, 
unspeciacle d’art et de bon goût, mais que penser 
de la majorité des spectacles offerts par le T.V. 
eu public américain. Il n’en reste pas moins vrai, 
et il nous faut le reconnaître, que la télévision 
offre un terrible concurrent pour le cinéma, et 
pour notre part nous reconnaîtrons l’erreur que 
nous faisions en pensant que la télévision n'était 
pas un art de masse, c’est-à-dire que le public 
irait quand même au cinéma voir un bon spec- 
tacle dans une bonne salle. 

Les événements démentent notre optimisme. 
La vie américaine en est présentement boule- 
versée, et rien ne fait prévoir la cessation de 
cet engouement. La vie familiale américaine en 
est singulièrement modifiée, les études des en- 
fants en souffrent, les parents sont atteints du 
même mal, ce qui ne laisse pas d’être extrê- 
mement inquiétant pour l’avenir. 

A.-P. R. 


La Société des Théâtres Cinématographiques 

présente 


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Il est conçu pour équiper des salles de 700 à 1.000 places. 

Il donne une puissance de 15 watts avec une distorsion inférieure 
à 1 % de 50 à 5.000 périodes/sec. L'étage de sortie est constitué par un 
push-pull de deux lampes 1622, attaquées par une lampe déphaseuse. 
La liaison avec les lecteurs de son est réalisée par des câbles à faible 
capacité. 

Le coffre d'amplificateur contient également le séparateur de fréquences 
qui les dirige vers les haut-parleurs appropriés. Il peut éventuellement rece- 
voir un deuxième amplificateur utilisable en cas de secours par la simple 
manœuvre d'un commutateur. Son faible encombrement permet sa fixation 
entre les deux bases. 

D'autres modèles plus puissants sont prévus pour équiper des salles 
de plus grande importance. 

Ces amplificateurs fonctionnent avec un ensemble de haut-parleurs 
comprenant : un haut-parleur monté dans un déflecteur pour la reproduc- 
tion des fréquences basses et un haut-parleur à chambre de compression 
accouplé avec un pavillon multicellulaire pour la répartition des fréquences 
aiguës. 

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TECHNIQUE ET MATÉRIEL 


VIII 

txxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx: 


% 


LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


UN PRECIEUX DICTIONNAIRE 
des termes teehniques 


On est souvent embarrassé, lors de 
l'emploi d un terme ou d’une locu- 
tion technique anglaise ou américaine, 
d'en déterminer le sens et la traduc- 
tion exacte. 

Ceci tient, surtout pour la tech- 
nique américaine, à ce que les utili- 
sateurs d outre-Atlantique n’hésitent 
pas et à utiliser les contractions et 
à faire appel à un argot de métier 
difficilement accessible à un Euro- 
péen. On commet alors de nombreuses 
erreurs de traduction et souvent, ne 
trouvant pas le sens exact et le mot 
approprié, on finit par employer le 
mot anglais. Le cinéma, entre pa- 
renthèses, est coutumier du fait et, 
par exemple, des techniciens pour 
parler de la graduation, proposent de 
scaler l’objectif. 

On doit donc porter attention au 
dictionnaire anglais-français des ter- 
mes relatifs à l’« Electrotechnique, 
l'électronique, l'acoustique, l'optique, 
la radio, la télévision, le cinéma ». 

L'auteur, M. Henri Piraux, ingé- 
nieur-électricien, est bien connu des 
techniciens et l’on peut dire de lui 
que scn apport à la vulgarisation pra- 
tique de la radio, du cinéma, de 
l’acoustique, etc., offre l'exemple de 
la compétence mise à la disposition 
de la masse. 


Le livre ci-dessus est édité par 
Eyrolles, 61, boulevard Saint-Ger- 
main (5 1 '). Premièrement, un diction- 
naire de 265 pages et 31 pages con- 
sacrées à la conversion des unités 
de mesure anglo-saxonnes, en unités 
métriques internationales. On voit 
par là que le volume s’impose réelle- 
ment à l’attention de nos praticiens 
et nous ne saurions trop leur en re- 
commander l’acquisition. 

Rappelons, puisque l'occasion s’en 
présente, du même auteur, les ou- 
vrages suivants : Les cellules photo- 
électriques (épuisé). La couleur dans 
la technique cinématographique. Lexi- 
que anglo-français du cinéma. Intro- 
duction à la télévision. Bases de 
l'électronique. Atomistique et électro- 
nique modernes. Lumière et sour- 
ces lumineuses. La fluorescence (tra- 
duction). 

Les ondes courtes et ultracourtes 
(H. Piraux et P. Hémardinquer). 
Dépannage des appareils radio-élec- 
triques (H. Piraux et P. Hémsrdin- 
quer). 

En préparation : Ondes courtes et 
ultra-ccurtes (2» édition). Les cellules 
photo-électriques (2'' édition). Défini- 
tions acoustiques. Vade-mecum de la 
technique cinématographique. Appli- 
cations industrielles des tubes à 
rayons cathodiques. — A. -P. R. 



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TECHNIQUE ET MATÉRIEL 





MODERNITÉ D'UN GRAND CIRCUIT FRANÇAIS 


LES THEATRES PATHE 




La « Société Nouvelle Pathé-Cinéma ». dans son circuit d'Exploitation, groupe 
actuellement trente-quatre salles de cinéma : vingt-neuf en France métropolitaine, 

quatre à Bruxelles et une à 
New York, soit plus d'un demi- 
million de fauteuils. 

Les théâtres Pathé. de Bruxel- 
les sont consacrés exclusive- 
ment à la projection de films 
français : « Pathé - Palace » 
(1.300 places), « Marivaux » 
(1.700), et « Pathé-Ixelles » 
(400) ont été entièrement mo- 
dernisés en 1950. « Pathé-Nor- 
mandie », d'une belle présen- 
tation, programme leurs films 
conjointement avec ces trois 
salles d'exclusivité. 

Les vingt-neuf théâtres de la 
« Société des Théâtres Ciné- 
matographiques Pathé » sont 



Pathé-Marivaux, Pathé-Palace, Pathé- 
Normandie, célèbres salles belges, 
constant appel vers les films français. 
Au milieu, l’écran « aux coqs » du 
Pathé-Palace, reconstruit par l’archi- 
tecte Rie Haan. En haut, à droite : un 
autre célèbre écran Pathé : celui du 
Pathé-Palace, de Lyon. 




à Paris : « Marignan » (1.700 
places), « Impérial » (500), 
« Sélect » (1.000), « Victor- 
Hugo » (800), « Lutetia » 
(1.200), « Mozart » (1.300), 








Et dans les grandes villes : « Sélect » 
du Havre (1.400), « Caméo » de Lille 
(1.000), « Pathé-Palace », de Nancy 

(1.100), « Pathé-Palace » de Lyon (1.600), 
« Pathé-Palace » de Marseille (1.700), 
« Royal » de Grenoble (1.200). 


Ci-dessus : les 1.600 places du Pathé-Palace, de Bou- 
logne, sous le plafond acoustique de l’ingénieur 
Guibert. A droite : le nouvel écran du Pathé-Palace, 
de Nancy (1952). 


« Louxor » (1.200), « Royal » (1.000), 
« Saint-Marcel » (2.100), « Montparnasse » 
(1.000), « Pathé-Orléans » (1.600), « Mai- 
ne » (1.100), « Lyon » (1.550), « Féerique » 
(1.050), « Belleville » (900), « Pathé-Pa- 
lace » de Boulogne (1.600), « Alhambra » 
d'Asnières (1.400), « Olympia ». de Cli- 
chy (1.500), « Kursaal » de Boulogne 
(800), « Casino » de Clichy (900). 


Ci-dessus : Le plus élégant théâtre de New York : 
Le Paris (Pathé). Au centre : Nouvelle entrée du 
Montparnasse (1952). En bas : Les caisses de l’en- 
trée récente du Louxor, le nouvel 
écran du Sélect (1952) et l’adroite so- 
lution de l’entrée moderne de L’Im- 
périal, sur les Grands-Boulevards. 


Nouvelle façade du Montparnasse (1952) 


Le « Paris », de New York, élégant pe- 
tit théâtre de style français, proche de 
la Cinquième Avenue, se consacre aux 
films français de valeur, au 
cours d'exclusivités souvent 
très prolongées par leur suc- 
cès. 


SEULES SAULES MODERNES 








Nous avons groupé ici quel- 
ques photos, particulièrement 
caractéristiques de ce remar- 
quable ensemble d'écrans 
français. Très vastes établis- 
sements de spectacle, conçus, 
dès leur construction, sans mé- 
nager les espaces, le luxe, ni 
le confort, et dont la moderni- 
sation a été pratiquée depuis 
lors avec méthode, tant pour 
la perfection des projections 
et de l'acoustique, que dans 
l'attractivité des façades, des 
halls, des accès et des déco- 
rations. 

Les plus récentes transfor- 
mations ont porté, après les 
Théâtres de Belgique, sur le 
« Sélect », de Paris ; le « Pa- 
thé-Palace », de Nancy ; le 
« Caméo », de Lille. Trois gran- 
des reconstructions seront en- 
treprises cette année, sur 
le « Saint-Marcel », le « Mé- 
tropole » et l'« Alhambra » 
d'Asnières. 


Deux écrans parisiens : Celui du Pathé-Orléans (1.600 pla- 
ces), et le célèbre Synchro-Screen, du Marignan, le plus 
beau théâtre d'exclusivité des Champs-Elysées. Au milieu : 
Façades modernes du Sélect (1952) et du Caméo, de 
Lille (1950). 



Le « Lutetia » et le « Mozart », à Paris, 
le « Sélect », du Havre et le « Pathé-Pa- 
lace » de Marseille, dont la façade, comme 
celle du « Montparnasse », vient d'être 



transformée, seront prochainement mo 
demisés dans tout leur ensemble. 


Dans les programmes qu'elle choisit 
pour ses spectacles, comme dans l'atti- 
rance qu'elle ménage à ses théâtres, la 
« Société Nouvelle Pathé-Cinéma » af- 
firme la puissance de sa marque mon- 
diale. 



Trois halls d’entrée : Ceux du Royal-Pathé, de Paris, du Marivaux, de Bruxelles et du Marignan, des Champs-Elysées. 


BELLES SALLES MODERNES 






•74 

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LA CINÉMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


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RIO DE 


Voici les photos et les plans du Rio, de Bor- 
deaux, 1.800 places, dont nous avons donné la 
description sur maquette. La S.O.G.E.C. l’a ou- 
verte le 28 octobre, en une séance de gala, à 
laquelle assistaient un grand nombre de per- 
sonnalités cinématographiques et bordelaises. 

Rappelons qu’elle a nécessité d’importants 
travaux. 



Contenant 1.000 fauteuils à l’orchestre et 800 fau- 
teuils au balcon, le « Rio » est la plus grande salle 
de Bordeaux. 



La salle épouse une forme trapézoïdale avec 
un seul balcon, reposant sur une ossature en 
ciment d’une seule portée de 22 mètres. Un 
foyer a été aménagé au premier étage. Le hall 
d’entrée sur la rue Judaïque a été remarqua- 
blement aménagé sur cinq mètres de large. 

L’ensemble formé par les sols, les murs, le 
balcon et les plafonds est d’un tracé homogène, 
ne comportant que des lignes courbes à grands 
rayons. La suspension souple du plafond, ainsi 


Courant JANVIER, la COMPANIA 
VENEZOLANA DE ESTUDIOS 
Y EMPRESAS ouvre le Cinéma 
MÉTROPOLE à CARACAS 
M. DUCLUSEAU, président de 
cette société, confie l'éclairage à 
la Société 

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BORDEAUX 


Propriétaire : S.O.G.E.C. 


(eX-AP0LL0) 1.800 places Architectes: Georges PEYNET (Paris) 

et Raoul J0URDE (Bordeaux) 


que la pose du staff, ont été résolues par un 
procédé d’haubannage d’une conception hardie 



Construit comme un immense pavillon acoustique, 
le « Rio » est d’une égale qualité d’audition à toutes 
ses places. 


en une suite de larges ondulations, appuyées sur 
une corniche lumineuse qui rejoint le cadre de 



scène, garni d’un haut et large rideau en soie 
de verre plissée de teinte jaune d’or. 

Les parois verticales, en saillies légères, don- 
nent, grâce aux jeux d’éclairage, une impres- 
sion d’ondulation. Elles sont en tissu d’amiante 
à deux tons : orange et rouille ; reposant sur 
un soubassement de moquette feuille morte ap- 
pliquée sur tout le pourtour, y compris les por- 
tes. La totalité du sol (salle, escaliers et déga- 
gements), est recouverte de moquette ou d’un 
tapis en matière plastique. Les sièges sont re- 
couverts de velours rose foncé, aux dossiers 
et accoudoirs vert lumière. 



Le foyer de balcon est d’une teinte soufre et les 
portes laquées orange. 


L’éclairage est entièrement obtenu sans dif- 
fusion apparente, par des tubes au néon blancs 
et roses. 

La cabine de projection est de Brockliss-Sim- 
plex, et pourra recevoir éventuellement des ap- 
pareils de télévision. 


ENTREPRENEURS DU “RIO” DE BORDEAUX 


Equipement de cabine Brockliss-Simplex. 

Maçonnerie Entreprise E.G.I.S.O. 

Staffs Ets Eima-Lum-Art 

(Vignal Fils). 



Peintures, miroiterie 

Décoration 

Tapis et moquettes 

Eclairage fluorescent 

Lustrerie 

Fauteuils 

Climatisation et sanitaires. . 


Baron et Fils. 

Société Marocaine. 
Pinton Frères. 

Claude, Paz et Silva. 
Kobis et Lorence. 
Gallay. 

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de PARIS (1.200 Places) 

Architectes : MM. A. et Ph. VERREY s.A.O.G. 
Propriétaire : Société BATACLAN 




Le Bataclan fut un des grands Music-hall de 
Paris de 1900. La salle, conçue en « chinoiserie », 
dans l’esprit de ce temps, s’était démodée et 
était tombée dans l'oubli. 


i excellent amenagement de la scene permettra 
au Bataclan de reprendre une place de choix 
parmi les Cinémas-music-halls de la capitale. 


ENTREPRENEURS DU 
BATACLAN DE PARIS 


Ensemble ultramoderne du nouveau « Bataclan *>. 
Rideau, fauteuils tapis rouge, sur revêtements jaune 
canari et or. 

Elle vient d’être totalement reconstruite en 
un cinéma moderne qui fera revivre, avec des 
formules neuves, la gloire ancienne du Bataclan. 

Une coopération parfaite des différents corps 
de métier a permis d’exécuter, en trois mois, 
l’ensemble des travaux. 


Une étude poussée de la pente du sol donne 
à toutes les places une vision parfaite. Enfin. 


Maçonnerie : Schneider & Weber, 10, rue Pergolèse, 
Paris. 

Charpente métallique : Deleval, 102, boulevard Sta- 
lingrad, Vitry-sur-Seine. 

Serrurerie : Schwartz-Hautmont, 42, rue du Ha- 
meau, Paris. 

Plomberie-couverture : Steyaert, 44. rue Sorbier. 
Paris. 

Staffs : Toute, 26, rue Cadet, Paris. 

Revêtements muraux : Société Marocaine. 39. rue 
de Berri, Paris. 

Equipement Projection et Son : Westrex et C 1 ' . 120. 
Champs-Elysées, Paris. 

Sièges : Ciné-Sièges, 45, rue Henri-Barbusse, Au- 
bervilliers. 

Tapis : Pinton, 36, rue des Jeûneurs, Paris. 
Chauffage-ventilation : Catoire, 1. rue Emile-Zola. 
Paris. 

Peinture : La Concorde, 62, rue de la Glacière, Paris. 
Electricité : Elec-Installation, 51, rue du Chemin- 
Vert, Paris. 

Tubes : Forlux-Néon : 34, rue de l'Echiquier. Paris. 


Contraste 


On démolit l’ancien 
à galeries 1900. 


Bataclan 


Tout a été mis en œuvre pour réaliser 
une salle luxueuse et confortable : acous- 
tique parfaite par un traitement très 
poussé des murs et une étude des redents 
du plafond. Eclairage agréable, par lu- 
mière indirecte venant du plafond et de 
la scène. Gaîté des couleurs, qui allie le 
jaune canari des revêtements en tissus 
d’amiante à l’or des tissus plissés et au 
rouge du rideau de scène et des fauteuils 
et moquettes. 


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à SARREBRUCK (800 

Architectes : MM. Édouard LARDILLIER (Paris) 
et Karl KREMER (Sarrebruck) 


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30 places) 


Le plus grand magasin, genre Prisunic, de 
Sarrebruck, filiale des Grands Magasins du Prin- 
temps à Paris, disposait d’un emplacement en 
plein centre de la Ville. 

Cet emplacement, situé au premier étage, au- 
dessus d’un passage couvert reliant deux grandes 
artères, présentait certaines difficultés d’ordre 
technique pour la réalisation d’une salle de ci- 
néma. 

Edouard Lardillier a conçu une salle très ori- 
ginale, qui a bouleversé les techniques sarroises. 
La décoration très parisienne a surpris les habi- 
tants qui ne sont pas habitués aux décorations 
harmonieuses que nous estimons en France. 

Extérieurement, une façade monumentale situe 
le cinéma par son originalité. Elle coiffe le hall 
d’entrée, dont la décoration réunit les vitrines 
d’un grand magasin de nouveautés à celles pré- 


sentant les photographies et affiches des spec- 
tacles projetés au cinéma. 

Quatre escaliers ont été nécessaires pour l'éva- 
cuation du public, conformément aux règlements 
en vigueur en Sarre, règlements sensiblement les 
mêmes qu’en France. Deux de ces escaliers sont 
monumentaux, avec marches en marbre. Ils ac- 
cèdent au foyer du cinéma, situé au-dessus du 
hall d’entrée et en dessous de la corbeille. 

La salle ne comprend pas de balcon, mais 
une corbeille de 300 places qui, légèrement en 
surélévation de l’orchestre de 500 places, per- 
met de recevoir 800 spectateurs. 

La décoration de la salle, très sobre, com- 
prend sur les murs latéraux des baies lumineu- 
ses. Une corniche lumineuse complète l’éclairage. 
Le rideau d’avant-scène est en velours écru et 
le rideau d’écran est en velours gris-perle. 



COUPE LONGITUDINALE 



PLAN DELA SALLE 



PLAN DU REZ-DE-CHAUSSEE 


Les fauteuils sont très confortables et recou- 
verts de velours de laine rouge grenat. Les murs 
beige et beige rosé sont recouverts dans la par- 
tie basse, formant niches, de tapis moquette 
également grenat. 



Une salle en étage, au-dessus d'un passage com- 
mercial, entre deux rues principales. 



Notons que les Sarrois sont très amateurs de 
cinéma, cet établissement de 800 places est ex- 
ploité par M. Hollender, en permanent, et ses 
moyennes de recettes sont de l’ordre de 1.500.000 
francs. 

Les entrepreneurs qui ont construit la salle 
sont Sarrois, mais le matériel a été fourni par la 
France. 

Les fauteuils sont de la Maison Gallay. 

Les appareils de projection ont été fournis 
par la Maison Philips. 

Les rideaux et l’équipement de la scène a été 
réalisée par la Maison Gallet. 

Les tapis ont été fournis par les Etablisse- ( 
ments Georges Holbecq, de Tourcoing. 

Le conditionnement d'air et le chauffage ont 
été réalisés par la Maison Strack et Mauny. 

Les travaux ont été fait en un temps record 
de cinq mois. 


Monsieur TOULORGE termine 
actuellement la construction du 

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et ouvrira vers le 15 Janvier. 
L'éclairage 

est assuré par la société 

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Relevant péniblement ses ruines, la ville de Rouen possède maintenant 
une des plus belles salles de France, et qui est la plus grande et la plus 
luxueuse de la région. 

Monsieur Jean Dalloz, président-directeur général de la Société Onruiia, avait 
confié à MM. Maurice Grldaine et André Robirme, architectes spécialisés, le 
soin d'édifier cette nouvelle et splendide salle. 

« L’Omnia » s’ouvre sur une magnifique verrière de douze mètres carrés 
de façade, devant un hall de conception architecturale et esthétique impres- 
sionnante avec sa constellation lumineuse de hublots animant un groupe de 
fresques attrayantes. 

La salle, aux proportions harmonieuses, renferme 1.600 fauteuils Ciné-Sièges, 
type Pullman, à doubles accoudoirs et dont la distribution rationnelle assure 
une vision totale à toutes les places. En outre, la climatisation de « L’Omnia », 
réalisée par les Etablissements Tunzini, a fait l'objet de soins les plus atten- 
tifs ce qui, en toutes saisons, contribuera . à créer une ambiance agréable poul- 
ies spectateurs. 

La richesse des coloris, dont les gammes s'étendent avec bonheur du grenat 
au rose sur un fond de décor gris, est discrètement soulignée par de savants 
jeux de lumière. Ceux-ci renforcent l’effet artistique des oppositions de teintes 
entre les verts et gris alternés des fauteuils et l'ampleur du cadre aux domi- 
nantes violines. Le saisissant rideau de scène gris tourterelle, avec ses déploie- 
ments latéraux enveloppants, apporte une note d’une rare élégance à cet 
ensemble si bien équilibré. Le sol est recouvert de tapis-moquette Chevallier, 
aux tons assortis et le plafond, orné d'une immense fresque, exécutée par 
le décorateur Robert Lecoq, évoque les muses de la Musique et de la Danse. 

La décoration emprunte, en général, des lignes souples, pour lesquelles 
on a concilié la richesse des maté- 
riaux avec une grande pureté de 
style. 

L’acoustique, en tous points digne 
d'éloges, a été tout particulièrement 
étudiée par M. Gridaine, qui a repris 
les données ayant fait le succès de 
ses réalisations du Palais des Festi- 
vals, de Cannes. Afin de garder aux 
sons, paroles et musique, toutes leurs 
valeurs, disons « brillance », la cor- 
rection par absorption a été évitée 
et l'épure acoustique déterminée par 
la forme des parois et leur orienta- 
tion. De plus, le plafond plat a été 
incliné vers l'écran d’un certain an- 
gle, assurant une audition parfaite à 
tous les spectateurs. 

Particularité très importante, les ar- 
chitectes ont réussi une cabine incor- 
porée au balcon, satisfaisant ainsi aux 
conditions idéales de projection dont 
l’axe rigoureusement horizontal per- 
met d’éliminer toutes distorsions op- 
tiques et donne aux images le maxi- 
mum d’éclat et de nuances. 

Le caractère de cette salle et les 
efforts conjugués accomplis pour por- 


ter au maximum le confort, la visi- 
bilité et la qualité du spectacle, exi- 
geaient un matériel de grande classe. 
Aussi, la Direction a confié à Philips 
le soin d'équiper entièrement la ca- 
bine de « L'Omnia ». Celle-ci com- 
porte deux projecteurs de la série 
F. P., munis du lecteur rotatif type 
3837, ainsi qu’un projecteur 16 mm. 
Les arcs sont alimentés par deux re- 
dresseurs à tubes Philips et stabilisa- 
teur incorporé, réglables psr shunt 
jusqu’à régime de 100 ampères. 


Lors des galas d'ouverture, avec les 
films La Minute de Vérité et la super- 
production en couleurs, Violettes im- 
périales, les pex-sonnalités présentes 
ont été enthousiasmées de la qualité 
de la projection et du son. 

« L’Omnia » possède une scène de douze mètres de large sur dix de pro- 
fondeur, munie d’une machinerie perfectionnée, qui permet toutes représen- 
tations théâtrales, music-hall, récitals de musique, de danse ,etc. Pour ces 
spectacles, Philips a installé un système de renforcing de scène comprenant : 
plusieurs microphones « Hypereardioïde », amplificateur « haute fidélité », 
alimentant un nouveau système de haut-parleurs faisant l'objet d'une tech- 
nique toute récente. Un rideau de fer articulé de douze tonnes, satisfaisant 
aux plus récentes données de la sécurité, isole totalement la scène. 

Sous l'active direction de Mme et M. Fauroux, « L'Omnia » va poursuivre 
une longue et brillante carrière. 


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ment la lumière noire et ses effets sur la 
peinture fluorescente. 

Possédant un puissant champ d'expé- 
riences, — 200 cinémas à Paris, banlieue 
et province, — Publidécor a pu expéri- 
menter les nombreux et riches effets que 
la lumière noire et la peinture fluores- 
cente ont mis à sa portée. 

L'exposition permanente réalisée dans 
ses ateliers permet de se rendre compte 
de l'effet exceptionnel de cette nouveauté 
publicitaire. 

Un certain nombre de cinémas ont déjà 
accepté cette nouvelle formule, tels que : 
« Le Caméo », « Studio Universel », « Les 
Folies », « La Cigale », « Savoie », « Dau- 
phin », « Delta », « Berthier », « Le 
Pacific », à Charenton, « Hollywood », 
« Athéna », etc. 

La fluorescence et la lumière noire 
permettent de réaliser également des 
effets très intéressants dans la décoration 
du hall et de la salle. Ainsi, un rideau- 
réclame, réalisé chez M me Menessier, au 
« Casino », de Saint-Denis, dirigé par 
M. Morlot, a donné un résultat inespéré. 
Egalement, une décoration a été réalisée 
dans le hall des cinémas « Le Faidherbe », 
« Le Pacific », à Charenton, « Le Casino », 
à Alfortville. 

Les possibilités immenses de ces deux 
facteurs mettent à la disposition du Ci- 
néma un nouvel attrait que les directeurs 
de salles apprécieront à leur juste valeur 


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par des flambeaux de 6 mètres 
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la société 

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Voici deux appareillages muraux, construits 
par les éclairagistes Kobis-Lorence. Ils sont 
d’un effet réellement artistique, dans leurs for- 
mes autant que dans le dessin du cristal moulé. 



Les tubes luminescents sont maintenant d’em- 
ploi courant, verticalement aussi bien qu’hori- 
zontalement. 

Ces appliques se posent aisément. Elles se 
nettoient en quelques instants et sont relative- 
ment peu fragiles. 

Elles donnent un effet d’ambiance et d’inti- 
mité dans tous les petits espaces, angles d’accès, 
degrés de repos, dessous d’escaliers, fonds d’or- 
chestre ou de balcon, aussi bien que de richesse 



La décoration murale du « Zénith », de Paris 
(propriétaire M. Kobrin) est un tissu d’amiante 
entre colonnes beige, et dans les panneaux, 
rouge. (Société Marocaine de Constructions 
Mécaniques.) 


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lorsqu’elles se succèdent au long d’un couloir 
ou dans la montée d’un escalier. 

De plus, leur consommation de courant ne dé- 
passe pas celle de l’ordinaire ampoule sous globe, 
et leur prix d’achat, par la réalisation en série 
de leurs motifs, est étonnamment peu élevé. 



Ce tournant d’escalier, réalisé au Paris, de 
New York (Société Pathé-Cinéma) , apparaît 
bien caractéristique de l’élégance que l’on peut 
donner à certains endroits d’un théâtre : un 
panneau de tissu, une caisse à plantes vertes, 
une traverse en tôle peinte à lumière indirecte, 
et les spectateurs ont la surprise soudaine, d’une 
intimité. 

Les lecteurs de « Belles Salles Modernes » 
ont l’embarras du choix, parmi les documents 
que nous publions, pour bien des idées décora- 
tives économiques, adaptables à leur établisse- 
ment. 


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Ces fontaines lumineuses, que Lumilux a ins- 
tallées dans le fumoir de balcon du « Florida », 
d'Agen (M. Bonnat, propriétaire), donnent un 
excellent et économique éclairage d’ambiance, 
sont d’une présentation élégante et, les trans- 
formant en décor meublant un vaste hall, ont 
pour supports des colonnes indispensables à la 
construction. 


Soubassement latéral du Normandie, en boiseries 
incombustibles, cloisonnées, établies par la So- 
ciété Marocaine de Constructions Mécaniques. 

der les salons d’un transatlantique. De belles 
vitrines ornent l’entrée en sous-sol de l’orches- 
tre. D’accortes ouvreuses, au veston jaune, 
comme le hall, vous accueillent. 

La salle, une splendeur, d’un modernisme de 
bon goût, avec ses tons chauds, ses boiseries 
latérales, son rideau de scène et ses fauteuils 
de velours « opéra ». 

A droite seulement, un motif moderne de 
teinte bronze ; « L’Amour », du sculpteur Luc 
Barraud. 

M. Gaëtan et Mme Lagrange peuvent être 
fiers de leur établissement. 

Voici les entrepreneurs du Normandie, de 
Saint-Nazaire : 

Pour les .gros-œuvre et maçonnerie, l’entre- 
prise : Delfour et Bisseuil, de Saint-Nazaire ; 
le carrelage, l’entreprise : Festini, de Saint-Na- 
zaire ; l’agencement et ferronnerie : Entreprise : 
Caquineau, de Saint-Nazaire ; la plâtrerie, en- 
treprise : Philippe, à Guérande ; le staff et lu- 
minaire, l’entreprise : Calac, de Nantes ; la plom- 


M. Marcel Jolivel, jeune architecte, de Saint- 
Nazaire, a réussi, pour f un coup d’essai, un coup 
de maître. 

Une entrée toute de lumière vous mène dans 
un vaste hall de couleur jaune clair, qui, avec ses 
deux escaliers de côté conduisant au balcon, 
et sa rambarde, vous donne l’impression d’abor- 


berie sanitaire, l’entreprise : Voisin-Guhel, à 
Pornichet ; la peinture-décors, l’entreprise : 
Mouraud, à Saint-Nazaire ; le chauffage-ventila- 
tion, air pulsé, entreprise : Kapp, à Nantes ; 
l’installation électrique, entreprise : Sorin, à 
Nantes. 

L'équipement sonore est de la Société Philips, 
à Paris ; les matériaux de correction acoustique 
et rideaux de scène : de la Société Marocaine 
de Constructions Mécaniques ; les tapis : la So- 
ciété : Bibon-Angeneault-Guincestre, à Paris ; 
l’équipement en fauteuils et strapontins : la So- 
ciété Sicfida, à Paris ; l’équipement, projection 
de son : Société Philips, à Paris ; la miroiterie, 
g’aces : Société des Miroiteries de l’Ouest, à La 
Baule. 

Les travaux ont été ordonnancés par la Coopé- 
rative Heitz, dont le président est M. Lepage. 

Jean d’Oriol. 


SALLE de VISION S.N.E.G. 

de la rue Christophe-Colomb à Paris 

Architecte : M. Georges PEYNET 


Une petite salle de vision pour une quinzaine 
de visiteurs, dans les bureaux parisiens de la 
Société Nouvelle des Etablissements Gaumont. 
L’architecte ne s’est pas écarté du caractère 


essentiel d’un lieu de projection : confort, qua- 
lité de la projection et du rendu sonore. 

Les fauteuils clairs sont étagés sur gradins 
et encadrés de moquette sombre. Lumière indi- 
recte par corniche lumineuse autour de toute 
la salle. Candélabres décoratifs à droite et gau- 
che de l’écran réservé dans un encradrement 
classique. 

Le chauffage est masqué par une grille à vo- 
lets. Siège à commandes de cabine et téléphone. 

L'ensemble est confortable et élégant sans 
excès. Il reste d’une exécution peu dispendieuse 
pour les Agences de Vente ou de Distribution. 


Décoration du « Bond-Point », de Boulogne-sur- 
Seine, par tissus de la Société Marocaine. Les 
murs de la salle sont habillés de tissus d’amiante 
couleur opéra. Les côtés de la scène et la scène 
sent en satin plissé couleur opéra. 


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LE ROXY de CASABLANCA 

avec des appliques inédites 

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Propriétaires : M. et Mme LAGRANGE 
Architecte : M. Marcel JOLIVET 



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1100 places. 

Architecte: M. G. PEYNET 


TIVOLI 


DE PARIS 

1200 places. 

Architecte : M. Georges PEYNET 


Propriétaire : S.N.E. GAUMONT 


Maquette dessinée pour le « Tivoli », de Paris. 


Un foyer de balcon moderne. C’est le « lobby », 
de la Mezzanine du « Biarritz », de Lima (Pérou), 
établi par M. Peynet et entièrement décoré et 
équipé par des entrepreneurs français. 


La salle est havane, partant du clair sur les 
murs au plus foncé sur le sol. De jolies appli- 
ques Lumilux, en fils de nylon, permettent un 
éclairage d’ambiance. Le plafond est en staff, 
avec des coupoles au droit de la scène, éclai- 
rées par des étoiles de lumière indirecte et au 
néon. 

Le revêtement des murs est en tissu d’amiante 
de la Société Marocaine dans la partie haute 
du soubassement, ce dernier étant en plastique 
avec une décoration en acajou verni. 


Voici les photos récentes du Paris, de Lima, 
ravissant théâtre aménagé dans la Maison de 
France de la capitale péruvienne. 

La large façade se dessine toute blanche, avec 
deux taches de couleurs aux extrémités poul- 
ies panneaux publicitaires. Les revêtements sont 
en comblanchien réchauffé par le cuivre des 
vitrines. La marquise est peinte en blanc, avec 
un éclairage au néon blanc. La façade du hall 
est une grande glace, sur laquelle s’ouvrent les 
portes en glace de Saint-Gobain sans cadres. 


En bas, le rideau d’écran, motif décoratif aux 
armes de la ville de Paris, encadré de claustras 
en staff avec éclairage indirect se faisant sur 
un fond en rideau plissé. 


grande salle proche de 
blique, à Paris. 


la place de la Répu- 

L’ancien Tivoli, qui 
aura toujours son en- 
trée principale Fau- 
bourg du Temple, se- 
ra entièrement re- 
construit à l’emplace- 
ment de la grande 
cour précédant le Ci- 
néma actuel. 

D’importants tra- 
vaux seront entrepris 
pour l'aménagement 
de cette grande salle 
moderne, qui com- 
portera comme le 
Saint-Paul, un or- 
chestre et un mezza- 
nine surélevé. 

La Société Nou- 
velle des Etablisse- 
ments Gaumont 
prévoit cette trans- 
formation pour le 
courant de l’année 
qui commence. 


Voici la maquette-croquis établie par M. Geor- 
ges Peynet pour le nouveau Tivoli (1.200 places), 

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Propriétaire : M. Robert DENAIN 


Encouragé par les avantages de l’Aide à l’Exploitation, M. Robert 
Denain, directeur-propriétaire de la Gaieté-Cinéma, d’Argenteuil (Seine- 
et-Oise), vient de procéder à la transformation totale de sa salle. Conte- 
nant aujourd’hui 1.000 


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places (fauteuils Ca- 
noine), elle est décorée 
en rouge-grenat re- 
haussé de filets dorés, 
les murs son beige-ro- 
sé et le plafond est 
garni de plaques d'hé- 
clite bleues pâles. Sui- 
tes murs, de jolies ap- 
pliques diffusent un 
éclairage discret très 
apprécié, qui met en 
valeur l’ensemble. En- 
fin, l’écran a été re- 
culé dans le fond de 
la scène et celle-ci per- 
met maintenant de re- 
cevoir des attractions 
et des tournées. Parmi 
les principaux entre- 
preneurs ayant colla- 
boré à l’embellissement 
du Gaieté-Cinéma, nous 
noterons les Maisons 
Canoine (fauteuils et 
strapontins) , Gauthier 
( peinture générale ) , 
Marmion (électricité, 
sonorisation et néon), 
C'° Parisienne de Li- 
noléum et Caoutchouc 
(tapis) et appliques lu- 
minaires Lumilux. 


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“LE GRAND CONCERT” 
obtient un succès considérable 


Olcron-Saint:-Marie. — Nous avons 
appr.s que la Sté Brockliss Simplex 
a installé un de ses fameux rack 
Brockliss H. 48 équipé avec haut- 
parleur Duplex, dans la jolie salle 
de MM. Lahaderne. Cette jolie petite 
ville possède donc maintenant une 
salle équ pée avec un matériel so- 
nore d’une remarquable qualité. 


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Langcn. — La direction du « Ciné- 
ma Commercial de Langon » a équipé 
sa salle d’un écran Brockliss Wes- 
tone Plastic, ce nouvel écran si ap- 
précié des techniciens du cinéma par 
ses qualités de réflexion, de solidité 
et de facilité d’entretien. Rappelons 
que l’écran Brockliss Westone Plas- 
tic est lavable même sans le démonter. 

4 

COMMUNIQUÉ 


Une des dernières découvertes 
concernant l’hygiène et la désodo- 
risation des salles de cinéma est due 
aux biclog stes français qui permet- 
tent de régénérer l’atmosphère en 
pulvérisant des extraits de plantes 
balsam aues (sans formol) parfumés 
avec des essences qui ont* fait la 
renommée de la parfumerie française 
dans le monde entier. 


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Le film soviétique LE GRAND CONCERT, distribué en France par la Société 
d’Exploitation Cinématographique « Pax », connaît un succès considérable au 
« Pax » de Paris. Cette production remarquable par sa mise en scène somptueuse 
et la perfection de la chorégraphie, a connu à New York et à Londres le même 
engouement de la part du public. Sur notre cliché, la foule à la sortie du 
« Pax ». Plus de 75.000 spectateurs ont vu LE GRAND CONCERT à Paris depuis 

sa sortie. 


au «PAX» rue de Sèvres à Paris 

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LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


Oette scène amusante, interprétée par Lucien Bar aux, _ Jean Parédès, Lilo. 
Roland Alexandre et Geneviève Page, est extraite du film de Ralph Baum : 

PLAISIRS DE PARIS. (Cliché : Discifilm.) 


"LE MASQUE ARRACHE" 

4 . C’est le vendredi 16 janvier qu’est 
sorti, à l’« Ermitage », en version ori- 
ginale, et au « Français », en version 
française, le film RKO de Joseph 
Kaufman, Le Masque arraché (Sudden 
Fear). 

Dans ce drame pathétique, où elle 
a pour partenaires Jack Palamce et 
Gloria Grahame, la grande vedette 
Joan Crawford fait la plus belle et 
la plus bouleversante création de sa 
carrière. 

La réalisation est de David Miller. 


VIENT DE PARAITRE 

4* Le numéro 1 de la revue : Cinéisme 
paraît le 20 janvier, avec des textes 
de Jean Cocteau (Lettre à Chaplin), 
V. Poudovkine (L’œuvre de John 
Ford), Stroheim, Henry Miller, « Les 
trois étapes du cinéma », Bilan du 
cinéma 1952, Cinémachie ou La mort 
par le film, L’Amour fou (Bunuel), etc. 

Spécimen sur demande à : Cinéisme, 
boîte postale n° 186-08, Paris ( 8 P ). 


NAISSANCES 

4 « L’excellent chef-opérateur, André 
Thomas et sa charmante femme, la 
comédienne franco-britannique Patri- 
cia Roc, sont heureux d’annoncer la 
naissance d’André-Michel Thomas, le 
12 décembre 1952, à Palaiseau. 

4 . M. et Mme Jean Cremazy, assis- 
tants à la direction du « Plaza », de» 
Toulouse, sont heureux de faire part 
de la naissance de Catherine. 

4* Nous sommes heureux d’apprendre 
la naissance de Pierre Roitfeld, fils de 
M. Wladimir Roitfeld, et petits-fils du 
producteur Jacques Roitfeld. 


VIE DES SOCIETES 

4 . CONTACT ORGANISATION (SA. 
R.L.), 113, rue Vercingétorix, Paris. 
M. René Thévenet. Capital porté de 
400.000 fr. à 2 millions de fr. à la date 
du 14 décembre 1952. 


TRIBUNAL CIVIL DE SAINT-CALAIS 
Faillite Le Rallier 

4* Les créanciers du sieur Le Rallier 
Louis, entrepreneur de spectacle, de- 
meurant à Château-du-Loir, sont in- 
formés que le dépôt de l’état des 
créances prescrit par l’ar. 494 du Code 
de Commerce, a été effectué le 28-2- 
1952, au Greffe dudit Tribunal et qu’ils 
ont un délai de huit jours à compter 
de la présente insertion peur formuler 
des contredits ou des réclamations. 

Le Greffier en chef : P. Clavier. 


4* M. Guy de Ray, producteur du film, 
Les Petites Filles modè.es, a l’inten- 
tion de porter à l’écran une autre 
œuvre de la Comtesse de Ségur, L’ Au- 
berge de l’Ange gardien. Ce film, qu’il 
réaliserait lui-même en Eastmancolor, 
serait interprété par Odile Versois, 
Olga Ken, Jim Gérald, Jean Desailly 
et Jean-Pierre Kérien. 

4* Pour la troisième fois, le prix Ca- 
nudo, destiné à couronner le meil- 
leur ouvrage consacré au Cinéma, 
paru au cours de la dernière année 
(1952), sera décerné mercredi prochain 
21 janvier, au « Catalan ». 


LA FABRICATION DE LA PELLICULE AUTO-TENDUE EN FRANCE 


Si Edison faillit devancer les Frères Lumière 
dans l’invention du Cinéma, c’est peut-être à 
cause de la fabrication de la pellicule longue, 
réalisée en Amérique bien avant sa fabrica- 
tion en France et grâce à diverses inventions se 
rapportant à la Photo et surtout à la découverte 
du celluloïd en 1869 par les Frères Hytt, impri- 
meurs dans le New-Jersey. 

Les progrès rapides de la photograhie, inven- 
tée par Nicéphore Niepce, en 1822, - — prélude 
au cinéma, — sont dus, pour une grande part, 
à la découverte des propriétés du gélatino-bro- 
mure par Poitevin 1850, Gaudin 1854, Ki.ng 
1873, etc. 

Les premières plaques sèches sur verre au 
gélatino-bromure sont fabriquées en Angleterre 
(Londres), en 1874, et vers cette date, Kennett 
vend, également à Londres, des pellicules au 
gélatino. 

Cependant, Edouard Muybridge aurait déjà 
utilisé à Philadelphie, en 1872, des pellicules au 
collodion pour son « Zoopriscope » (appareil 
du genre du « Praxinoscope », de Reynaud). 
Mais ce serait l’Anglais Friese-Greene qui, vers 
1884-89, aurait commencé la fabrication de films 
en celluloïd, après avoir utilisé des bandes en 
papier. 

En France, on trouve les premières plaques 
sèches au gélatino-bromure vers 1879 ; ensuite 
an fabrique également du papier ciré au col- 
lodion (une couche de collodion était coulée sur 
glace, détachée après séchage, puis passée au 
gélatino-bromure, mais la nature du support 
réagissait sur le gélatino-bromure et provoquait 
des « voiles »...). 

Heureusement, Balagny découvrit la plaque 
souple qui fut préparée par les Usines Lumière 
et utilisée par Marey et Demeny pour leurs 
recherches vers le cinéma (voir le « Chrono- 
photographe » de Demeny, breveté en 1892). 
Peu après, les Usines Lumière fabriquaient éga- 
lement un support pelliculaire au gélatino-bro- 
mure, mais l’emploi en était très délicat et ne 
permettait pas de minutieuses recherches en la- 
boratoire. 

Tout d’abord, les bandes étaient très courtes 
(deux à trois mètres) et leur utilisation était 
fastidieuse pour les expériences. C’est George 
Eastman (Kodak) qui, en Amérique, fabrique, 
en 1884, les pellicules souples, — « stripping 


film », — en bandes de vingt à vingt-cinq mètres de lon- 
gueur ; plus tard, vers 1887, Eastman fabrique sur support en 
celluloïd. Ce matériel nouveau est utilisé par Edison pour son 
appareil le « Kinétoscope » et il réalise des projections qui 
durent environ une minute. Peu après, l’Angleterre fabrique 
elle aussi des pellicules souples. 

En France, le mérite de la fabrication de la pellicule sou- 
ple revient à Planchon. C’était en 1888 ; Victor Planchon (qui 
devait disparaître pendant la guerre 1914-18), venait d’arri- 
ver à Boulogne-sur-Mer pour diriger le Laboratoire Dépar- 
temental, au titre de jeune ingénieur-chimiste, pourvu de 
références remarquables. Tout en accomplissant avec zèle 
les devoirs de son poste officiel, il se livrait pendant ses loi- 
sirs à des recherches concernant la Photographie, recherches 
dont il se délassait en jouant du violon avec un réel talent 
(paraît-il...). 

Au cours de l’année 1890, Planchon fit breveter un procédé 
pour la Fabrication des pellicules sur cadre métallique dites 
auto-tendues et au mois de décembre de la même année, il 
trouvait des commanditaires pour l’exploitation sur place de 
cette invention. Mais l’affaire commerciale ne réussit pas... 

Au début de 1896, c’est-à-dire quelques se- 
maines seulement après la naissance officielle 
du Cinéma, Planchon quittait Boulogne-sur-Mer 
et entrait aux Usines Lumière, qui avaient ac- 
qui ses brevets de fabrication. Cette invention 
de la pellicule prit rapidement l’extension et 
l’importance considérables que tout le monde 
sait. 

Malgré l’importance de ses fonctions aux 
Usines Lumière, Planchon était un pratiquant 
passionné de l’invention nouvelle et il revint 
à Boulogne-sur-Mer le 8 mars 1896 pour don- 
ner une conférence sur la photo des couleurs 
(d’après Lippmann), sur les rayons « X » et 
sur le Cinéma. Après la conférence, Planchon, 
qui opérait lui-même, fit défiler sur l'écran les 
films bien connus ; La sortie de l’Usine Lumière, 

L’Arrivée d’un Train en gare de La Ciotat, La 
Bataille des Fleurs à Nice, Le Débarquement 
d’un Navire, etc., bref à peu près le programme 
offert aux Parisiens en décembre 1895. Ce fut un 
réel succès, qui décida de la vocation d’un Bou- 
lonnais, Achille Lemaître, lequel, dès 1897( com- 
mença à faire de l’exploitation cinématogra- 
phique — comme opérateur, directeur, bruiteur, 
speaker, etc., — et rentra, quelques années plus 
tard dans le circuit Pathé, où il resta jusqu’à 
la Guerre 1939. 

Avant Planchon, on fabriquait de larges ban- 
des de pellicule donnant des images de 4 cm. x 


PROGRAMMES DE PARIS 


SEMAINE 

DU 14 AU 20 J ANVIER 1953 

FILMS FRANÇAIS 

l re SEMAINE 

MANON DES SOURCES (Gau- 
mont-Distribution). Berlitz. Co- 
lisée, Gaumont-Palace (16-1-53). 

TAMBOUR BATTANT (Warner 

Brcs.), Normandie, Rex (14-1-53). 

UNE FILLE DANS LE SOLEIL 
(Gaumont - Distribution), Mari- 
gnan, Marivaux (14-1-53). 

2 « SEMAINE 

Cent Francs par Seconde (Pathé- 
Consortium-Cinéma), Palais-Ro- 
chechouart, Paramount, Sélect- 
Pathé (7-1-53). 

3' SEMAINE 

Elle et Moi (Sirius), Balzac, 
Helder, Scala, Vivienne (31-12- 
52). 

10 e SEMAINE: 

Belles de Nuit (Gaumont-Distribu- 
tion), Biarritz. Madeleine. 

FILMS ETRANGERS 

l re SEMAINE 

A FEU ET A SANG (Universal), 
Ermitage, Max-Linder, Moulin- 
Rouge, Les Vedettes (16-1-53). 

L’ASSASSIN REVIENT TOUJOURS 
(Orbi Films), Monte-Carlo (16- 
1-53). 

L’ILE INCONNUE (Films G. Mul- 
ler), Ritz (16-1-53). 

L’INCONNU DE MONACO (Vic- 
tory Films), Olympia, Le Paris 
(16-1-53). 

LEi MASQUE ARRACHE (RKO), 
Ermitage, Français (16-1-53). 

MON P TIT FRERE A PEUR DES 
FEMMES (Sonofilms), Caméo 
(16-1-53). 

UN HOMME PERDU (Ars Films), 
Lord-Byron (14-1-53). 

2» SEMAINE 

L’Argent pousse sur les Arbres 
(Universal), Marbeuf (9-1-53). 

Californie en Flanimes (Columbia), 
Alhambra, Cigale, George-V, Pa- 
risiana (9-1-53). 

Les Conquérants de Carson City 
(Warner Bros.), Déjazet, Eldo- 
rado, Lynx, Palace, Triomphe 
(9-1-53). 

Le Masque de Dimitrios (Warner 
Bros.), Napoléon (9-1-53). 

Suzanna la Perverse (Columbia), 
Radio-Ciné-Opéra (7-1-53). 

3” SEMAINE 

Il importe d’être Constant (Eagle 
Lion), Broadway (31-12-52). 

Raid Secret (Universal), Ciné- 
monde-Opéra (2-1-53). 

4» SEMAINE 

Un Eté prodigieux (Procinex), 
Studio 43 (24-12-52). 

5 e SEMAINE 

Grand Concert (Ars Films), Ciné- 
ma Pax (17-12-52). 

8 » SEMAINE 

Histoire de Détective 
mount), Elysées-Cinéma 
52). 

Il» SEMAINE 

L’Homme Tranquille (Films F. 
Rivers), Avenue, Le Vendôme 


(Para- 

(28-11- 


6 cm., difficiles à régler pour la projection. 
C’est l’Amérique qui adopta, en premier, les 
images du format 18 mm. X 24 mm. sur bandes 
de largeur 35 mm. (exactement 34,6 mm.), avec 
perforation d’entraînement sur les deux bords 
de la pellicule, perforation appelée « Pas d’Edi- 
son », bien que ce système était déjà employé 
dans certains appareils de télégraphie pour l’en- 
traînement du papier. En tout cas, Edison fit 
breveter ce genre de perforation... droits à l’ap- 
pui. 

Avec le procédé Planchon, on installait des 
tables couvertes de glaces pouvant atteindre, 
par assemblage, plus de cinquante mètres de 
longueur. Sur ces glaces, on coulait la solution 
de celluloïd ; ensuite on étendait l’émulsion pho- 
tographique sur le support sec, que l’on décou- 
pait en bandes de largeur 35 mm. et détachait 
des tables. 

Depuis, des modifications ont été apportées 
pour la fabrication et on utilise des supports 
de plusieurs centaines de mètres de longueur 
par coulée continue sur bande sans fin avan- 
çant lentement, sur tambour de grand diamètre 
tournant sans cesse, ou autres moyens ? Mais 
cela est une autre chose... dont les technicités dé- 
passent le cadre des quelques souvenirs ci-des- 
sus évoqués. — G. Dejob. 


LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


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452, 453, 454, 455, 465, 466. — 1928 : 1 

481, 482, 497, 512, 519, 527. — 1929 : 

531, 532, 533, 535, 536, 537, 538, 552, i 
555, 576, 579, 582. — 1930 : 583, 584, 
586, 590, 598, 610, 618, 621, 623, 628. 
— 1931 : 647, 663, 666, 673. — 1932 : 
687, 688, 692, 725, 728, 738. — 1933 : 

751, 755, 764, 774, 778, 787. — 1934 : 

818, 819. — 1936 : 912, 919, 932. 
1947 : 1202. — 1948 : 1257 et 1418, , 
1421, 1423, 1436, 1439, 1444, 1451, 
1452, 1453, 1454, 1456, 1460, 1462. 

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EXPORTATION ACCÉLÉRÉE 


En 1952, nous avons moins importé 
(1.589 milliards en 1952 contre 1.615 en 
1951), mais aussi moins exporté (1.416 
en 1952 contre 1.484 en 1951). 

Le solde débiteur, importation moins 
exportation, qui était de 131 milliards en 
1951, s'alourdit à 173 milliards en 1952. 

Les exportations de marchandises fran- 
çaises ont, en 1952, cessé de progresser, 
en valeur comme en poids, et cette si- 
tuation alarme le nouveau gouverne- 
ment qui annonce, pour le marché inté- 
rieur une « relance » des affaires, et pour 
nos ventes extérieures des « encourage- 
ments » aux exportateurs. 

La nouvelle intéresse vivement le Ci- 
néma. 

Sans être une marchandise de poids, 
puisque les 3.000 mètres d'un négatif 
emballé ne dépassent guère 30 kilos, un 
film rapporte fréquemment à l'exportation 
plus de 20 millions de francs, et souvent 
beaucoup plus de 100. 

L'Office des Changes n'étant pas un 
contrôleur des ventes mais seulement des 
recettes rapatriées, nous ne connaissons 
pas les rentrées annuelles de nos expor- 
tations de films avant 1950. Celles des 
deux récentes années sont : 

Exportation 1951 : 1 milliard 265 mil- 
lions ; 

Exportation 1952 : 1 milliard 519 mil- 
lions, 

soit 254 millions de mieux. Cette progres- 
sion est d'autant plus frappante que ces 
recettes proviennent de films de valeur 
exportable relativement faible, que les 
années antérieures (1) confirment. 

Le Cinéma est donc parvenu, malgré 
des difficultés considérables, à reprendre 
depuis la Libération, son travail d'expor- 
tateur. 

Mais il doit pouvoir obtenir beaucoup 
mieux. 

En eftet, pendant les brillantes années 
de 1933 à 1938, où le marché intérieur 
français (2) était en pleine montée du 
« parlant », son exportation comptait 
pour 30 à 50 % dans l'amortissement de 
nos productions, tandis que le rapport 
actuel est au plus de 15 à 20 %. 

A l'époque, la qualité d'attraction de 
nos films s'imposait sans conteste, les 
charges de production, relativement aux 


(1) Le « Bulletin d’information du Centre Na- 
tional », n° 17, examinant les chiffres d'exportation 
des années 1946, 1947, 1948, 1949 et 1950, les évalue 
au total à 2.838 millions pour les cinq années, soit 
600 millions par an, en moyenne. 

(2) Et, comme on a bien voulu le dire, une 
annonce dans « La Cinématographie Française » 
faisait affluer les chèques « à-valolr », ce qui est 
toujours valable. 


taux d'aujourd'hui, étaient légères, les 
crédits étaient libres, et la valeur du franc 
n'était pas en question. 

Le film reste, en tout état de cause, une 
marchandise d'exportation, dont le ren- 
dement actuel est encore au-dessous de 
ses possibilités normales. Il mérite donc 
intrinsèquement l'attention des Pouvoirs 
publics, en outre de ses effets connus de 
propagande nationale. 

Nous nous attendons à ce qu'on nous 
parle d'Aide, d'aide que nous aurions 
déjà et qui devrait suffire. 

Suffire à quoi ? A faire rentrer des 
tonds, ou à produire des films ? Il faut 
disjoindre ces deux points de vue. 

Quand on accorde 35, puis 25, puis 
15 %, pourcentage depuis trois ans cons- 
tamment dégressif, de part d'Aide aux 
recettes rapatriées, c'est, répondant au 
premier de ces points de vue, afin d'in- 
citer les producteurs-exportateurs à réin- 
tégrer en France leurs monnaies étran- 
gères. Sorte de pression, dans le jeu de 
change auquel ils sont tentés de se livrer. 

Stabilisez formellement le franc, et 
cette prime perd sa raison. Ainsi s'ex- 
plique, j'imagine, l'abaissement progres- 
sif de son taux. Sinon, elle ne pourrait 
servir qu'à d'autres jeux. 

Prenant le second point de vue, on 
observera que, si le prélèvement de 
5 francs et 10 francs sur les recettes dans 
la métropole, et la taxe de sortie sur tous 
les films en France, alimentent le Fonds 
commun de l'Aide, ils sont seuls à 
l'alimenter. Les 35, 25, puis 15 % ne sont, 
comme le 7 % , que des moyens de calcul 
de la répartition ultérieure ; répartition, 
je me répète, ne provenant en aucune 
façon de retenues prélevées, en faveur 
de la production, sur les sommes réali- 
sées par les films exportés. 

Si la part d'Aide calculée sur l'éven- 
tuel succès d'exportation peut susciter 
quelqu'espoir chez le producteur, et l'in- 
citer à viser une audience de classe in- 
ternationale, cette « faveur » n'est que 
d'un faible poids, surtout au taux actuel 
de 15 %, pour son effort d'exportation. 
Et quant à l'ensemble du Cinéma, l'in- 
dustrie ne trouve, actuellement, aucune 
aide particulière provenant d'une part 
des fonds qu'elle rapatrie de l'étranger. 

Le relèvement du taux d'Aide-export 
— après son récent abaissement — pour- 
rait sans doute, avec la confirmation de 
la stabilité du franc, accentuer les rapa- 
triements de monnaie. Il ne peut cepen- 
dant tenir lieu de mesures directes, dont 



Andrée Debar et Massimo Serato 
dans LE MARCHAND DE VENISE. 

(Cliché Discifilm.) 


le Cinéma a besoin comme toutes les 
autres industries exportatrices : 

A court terme, détaxations effectives 
sur l'exportation, et prise en charge des 
trais matériels de diffusion extérieure. 

A moyen terme, crédits d'équipement 
de la production en France, pour la pla- 
cer techniquement en avant de ses 
concurrents, c'est-à-dire immédiatement : 
couleur, magnétique, matériels de labo 
et de studio, télé-cinéma ; et crédits 
d'équipement de diffusion à l'étranger et 
en Union Française : salles, accords de 
distribution, services financiers pour la 
mobilisation des avoirs. 

Rappelons qu'il n'est pas, en matière 
de films, de trop petits efforts ni de trop 
petits résultats. Ceux-ci s'additionnent, 
dans le même sens. La clientèle s'accroît 
par engouement. Notre marchandise, si 
spéciale, se valorise en se diffusant. 

Conjointement, les journaux profes- 
sionnels, les oeuvres filmées, les maté- 
riels, les produits de base, les procédés 
techniques, les organisations mêmes, 
gagnent en succès et en recettes. 

On peut rêver de perfection théorique, 
d'organisation d'Etat, de standardisation 
nationale. En fait, c'est l'ingéniosité in- 
dividuelle, l'opiniâtreté et la peine de 
l'homme, qui tiennent et qui gagnent. 

C'est à leur liberté dans des lignes 
définies, soigneusement contrôlées c'est 
certain, que nos grands commis doivent 
travailler. P. A. HARLÉ 


LA ciNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 

M. VINCENT AURIOL 
à la Première de 
“ MANON DES SOURCES 99 

Nous avons annoncé la première parisienne 
du dernier film de Marcel Pagnol, Manon des 
Sources, au cours d’une brillante soirée au Co- 

LISEE. 

M. Vincent Auriol, Président de la Républi- 
que, avait tenu à assister à cette première. De 
jeunes et jolies Provençales en costumes régio- 



naux accueillirent le Président de la Républi- j 
que et offrirent aux invitées flacons de parfum 
et boites de bonbons. 

M. le Maréchal Juin. M. le Ministre de la 
Marine, M‘ Maurice Garçon, M. François Pon- 
cet, etc., étaient parmi les invités de M. Jean 
Leduc, président de la S.N.E. Gaumont, ainsi | 
que toutes les personnalités de l’industrie ci- { 
nématographique et de nombreuses vedettes. 
Nous avons reconnu Jacqueline Pagnol, Maria | 
Mauban, Françoise Arnoul, Colette Richard, ■ 
Nicole Courcel, Jeannette Batty, Michel Simon, J 
Pierre Larquey. Noël Roquevert, René Lefèvre, I 
Jean-Claude Pascal, Henri Genès, Jimmy Gail- j 
lard, etc. 

GERHARDT LAMPRECHT A PARIS 

La Cinémathèque Française a reçu samedi i 
dernier au Musée du Cinéma M. Gerhardt Lam- 
precht, metteur en scène de nombreux films 
allemands du temps du muet et actif réalisateur 
actuel. Le plus connu de ses anciens films est 
Emile et les Détectives. 

♦ 

L’ASSEMBLÉE DES 
COMBATTANTS DU CINÉMA 

Les Anciens Combattants du Cinéma (Guerres 
1914-1918 et 1939-1945), nous communiquent la 
cnrculaire suivante : 

Cher Camarade. 

Nous vous prions die bien vouloir assister à l'As- 
semblée générale ordinaire, qui se tiendra le diman- 
che 25 janvier 1953, à la salle « Louxor », 170, bou- 
levard de Magenta, à Paris, à 10 heures très pré- 
cises du matin (métro : Barbès-Rochecho-uart). 

Ci-dessous nous vous indiquons l’ordre du jour 
pour cette Assemblée : 

Rapport du Comité-Directeur sur- l’exercice 1952 ; j 

Compte rendu financier par le trésorier ; 

Approbation des comptes ; 

Renouvellement de quatre membres dlu Comité- 
Directeur ; 

Désignation des membres de la Commission de 
contrôle ; 

Ratification du taux de l’allocationi-retraite pour 
1953. 

Dans le cas où vous croiriez devoir poser votre 
candidature en vue de votre élection au Comité- 
Directeur, nous vous prions de le lui faire connaî- 
tre avant le 15 janvier 1953. 

Nous esoérons votre présence, et vous prions, 
cher Camarade, d’agréer l’assurance de nos senti- 
ments les meilleurs. 

Pour le Comité-Directeur : 

Le Secrétaire général, Le Trésorier, 

L. Gcurdon. G. Godin. 

P. S. — Le Comité des Anciens Combattants se 
réunira, après l’Assemblée, en un déjeuner amical, 
et les camarades désireux d’assister à ce déjeuner, 
sont priés de se faire inscrire auprès de M. Godin, 
trésorier, 6, rue Francœur, à Paris, avant le 20 jan- 
vier 1953, en lui adressant la somme de 1.000 francs, 
prix forfaitaire pour le déjeuner. ^Chèque postal : 
Paris C 1286-15), 


4 


NOMINATION 
DU CONSEIL PARITAIRE 
DU C.N.C. 

Par arrêté du 16 janvier 1953, le Conseil pari- 
taire institué auprès du directeur général du 
Centre National de la Cinématographie est ainsi 
composé pour une période d’un an, à compter 
de la date de publication du présent arrêté : 

a) Branches de la production et des industries 
techniques 

Représentants patronaux : MM. Frogerais 
(Jacques-Pierre), Chavane (François), Furth 
(Alfred), Weil-Lorac (Roger). 

Représentants salariés : MM. Autant-Lara 
(Claude), Darcante (Jean), Chézeau (Charles), I 
Péclet (Georges). 

b) Branche de la distribution 

Représentants patronaux : MM. Gentel (Mar- | 

cel) , Chéradame (Roger) . 

Représentants salariés : MM. Létué (Marcel) , j 
Grandjean (Robert). 

c) Blanche de l’exploitation 

Représentants patronaux : MM. Trichet (Adol- \ 

phe) , Xardel (Roger) . 

Représentants salariés : MM. Le Bourre (Ray- 
mond) . Ardiot (Georges) . 

♦- 

Accord Cinématographique 
Franco-Italien du 19-10-1949 

Il est porté à la connaissance des producteurs 
désireux de produire des films dans le cadre de 
l’acccrd franco-italien, qu’ils devront présenter 
leurs demandes en se conforment strictement aux 
dispositions suivantes : 

Les dossiers, établis en double exemplaire, de- 
vront être déposés par chacun des groupes de 
coproduction auprès des autorités responsables de 
l’Industrie cinématographique dans chacun des deux 
pays (Centre National de la Cinématographie, d’une 
part ; Direction générale du Spectacle, d’autre 
part). Ils devront être établis dans la langue du 
pays dans lequel la demande est formulée. Ils de- j 
vront comporter les documents suivants : 

a) demande d’admission au bénfice de l’accord 
du 19 octobre 1949 ; 

b) contrat de coproduction et projet de répartition 
des recettes ; 

c) liste des rôles par ordre d’importance et répar- 
tition envisagée entre les acteurs des deux pays ; 

d) devis provisoire : 

e) projet de plan de financement ; 

f) contrat de cession de droits d’auteur ; 

g) nationalité du réalisateur envisagé ; 

h) continuité d’une vingtaine de pages ; 

i) date envisagée pour le début des nrises de vue. 

Ces dossiers devront être déposés au moins un 

mois avant la date envisagée pour le début des 
prises de vues. • 

En ce qui concerne les producteurs français, les 
deux dossiers prévus ci-dessus ne remplacent pas 
les dossiers ordinairement présentés à la Com- 
mission d’Etude des Films de long métrage en vue 
d’obtenir l’autorisation provisoire de production. 


ANDRÉ BOURVIL 
a couronné 
le Roi et Reine 1953 
du Club de la Publicité 

Bourvil et Annie Cordy, actuellement les ve- 
dettes, avec Georges Guétary, de l’opérette La 
Route Fleurie, sont venus couronner, au cours 
d’une nuit prestigieuse, le Roi et la Reine du Club 
de la Publicité. 

Patrice et Mario prêtèrent leur concours à cette 
magnifique soirée qu’animait Pierre Doris, tandis 
que Robert Merchez dirigeait son ensemble de huit 
musiciens. Dans un décor spécial — et royal ! — 
les publicitaires et leurs amis surent fêter digne- 
ment leur Roi (M. Edgard Derouet) et leur Reine 
(Mme Marcel Chsssard) et marquèrent ainsi d’une 
nouvelle réussite cette belle soirée à porter à 
l’actif du Club de la Publicité. 

Vedettes de l’écran et de la scène se mêlèrent 
aux personnalités parisiennes et de la Publicité 
française qui avaient tenu à honorer cette « Nuit » 
de leur présence et apporter ainsi au « Club de 
la Publicité » le témoignage de leur fidèle sym- 
pathie. 


DISTINCTIONS 



Nous sommes I 
heureux d’ap- 
prendre que M. 
Georges Lamo- 
ry, directeur du 
Français, d’Ar- 
pajon, a été 
nommé au gra- 
de de Cheva- 
lier dans l’Or- 
dre du Mérite 
commercial, par 
décret en date 
gg$§|§|g|i du 5 janvier 1953 

'W rendu sur pro- 

lÜL J§s|§Hg position du Mi- 

fw nistre de l’In- 

| JS Jilllillllll dustrie et du 

IMIllW® Commerce. 

M. Lamory est 

déjà titulaire de plusieurs distinctions que lui 
ont valu ses multiples activités. 

♦ Nous relevons avec plaisir dans la dernière 
promotion du Ministère de l’Education natio- 
nale, le nom de Jacques Bloch-Becker, nommé 
Officier de l'Instruction publique. 

M. Jacques Bloch-Becker est le fondateur du 
cinéma Vox à Strasbourg, une des plus belles 
s: ailes de la région de l'Est, et également gé- 
îant du cinéma Vox à Mulhouse. 

♦ Nous sommes heureux d’annoncer la pro- 
motion au titre d’Officier de l’Instruction pu- 
blique (I e1 ' janvier 1953), de M. L. Guilmette, 
directeur-propriétaire du cinéma Le Palace 
d'Avallon, exploitant depuis 1908. Agé de 
soixante-quinze ans et toujours actif, M. Guil- 
mette est Officier d’académie (1936), titulaire de 
la Médaille d’honneur du Syndicat français (1933). 
titulaire du diplôme des « Plus de Trente Ans ». 


NOTRES CO UVERTUR E 
Une réalisation d'Alfred RODE 

“TOURBILLON” 


Scénario original d’Ernest NEUBACH 
Adaptation de Jacques COMPANEEZ 
Dialogues d’André CERF 

Interprétée par 


Claudine DUPUIS 


Marcel PAGLIERO 
Jean SERVAIS 
Pierre LOUIS 
Jean TISSIER 
Raymond CORDY 
Le couple noir 

AISS ATA, Jim PANTOBE 
Roger KARL, Jean CLARIEUX 
Philippe OLIVE 
Charles LEM0NTIER 
Les danseurs et chanteurs rvoirs de 

S0UMAH MANGUE 


Le 


Alfred RODE 
Et son grand orchestre de 100 musiciens 


Présentation corporative au Colisée le 

Jeudi 19 Février, à 10 heures 

CONSORTIUM DU FILM 

3, Rue Clément-Marot - PARIS 


► Nous apprenons avec plaisir que Christian 
j’erry vient d’être engagé par la Metro-Gold- 
vyn-Mayer comme « transportation manager » 
pour le film Saadia, qu’ Albert Lewin va réaliser 

! ou TVTarnr» 


■i 






TÉLÉVISION... 


» Au cours d'uue réunion, à laquelle prirent part 
îs représentants de la B.B.C. et de B.F.P.A., )a 
i.B.C. a déclaré qu’elle estimait avoir besoin ac- 
aellement de 12 grands films pour ses émissions 
u soir, 26 films pour l’après-midi, 26 films visibles 
ar les enfants et de courts métrages peur deux 
rogrammes par semaine en 1953. Les prix de loca- 
icn varieraient de 750 à 1.000 livres pour des films 
e bonne qualité artistique ayant effectué récem- 
îent leur sortie générale. Aucune décision n'a été 
rise par la B.F.P.A. 

► Sur les 48 Etats américains, cinq seulement sont 
rivés de stations de T.V. La création, de 175 sta- 
ions émettrices a été autorisée en 1952, 126 sont 
éjà en service actuellement. 


...T f RJYHÇJ\IQk 


LE JOURNAL TÉLÉVISÉ 

L'une des meilleures émissions de la T.V. est sans 
onteste le JOURNAL TELEVISE que les specta- 
eurs peuvent voir chaque jour à trois reprises, la 
iouvelle édition quotidienne étant projetée en début 
le soirée. 

Contrairement aux Actualités Cinématographiques, 
e Journal télévisé donne donc au jour le jour ce que 
es salles ne peuvent que projeter de façon réduite 
n une seule fois chaque semaine, ce qui déjà en 
diminue l’intérêt, étant donné le recul. Encore ne 
larlons-nous pas des salles qui projettent les Ac- 
ualités en X 1 "» semaine. 

Ceci nous amène à penser avec M. Trichet, pré- 
ident de la Fédération Nationale des Cinémas 
rançais, que l'exploitation des salles sous sa forme 
.ctuelle a vécu. 

Sur ce point précis des actualités, en effet, la 
P.V. doit apporter aux salles ses possibilités immé- 
lliates d’information. 

Il est évident que cela demande l’installation de 
P.V. sur grand écran dans chaque salle et des 
teures d’émission correspondant aux séances de 
irojection. Si le premier point n'est pas encore, 
chez nous, dans le domaine pratique, le second ne 
temande qu'un accord entre les salles et la T.V. 
rançaise, ce qui pourrait apporter à cette der- 
rière des ressources dont son développement, dans 
'état actuel des choses, a besoin. 

Laurent OLHV1ER. 

► La station de T.V. de Marseille de la Radiodif- 
usion-Télévisicn Française, actuellement en cours 
le construction, sous la direction de MM. Lajar- 
•ige et Pointu, architectes, au Parc Chanot à Mar- 
ieille, fonctionnera à dater du 1 er janvier 1954, mais 
les émissions expérimentales sont prevues dès le 
lébut de juillet 1953. Cette station comportera 
leux émetteurs dont le principal sera situé au 
commet de « Grande Etoile », à 579 mètres, cou- 
/rant les régions d’Aubagne, Aix-en-Provence, Sa- 
on, Arles, L’Etang-de-Berre, la Camargue et par 
liffraction la vallée de la Durance, ainsi qu'une 
;rande partie du Gard, dont Nîmes. Cet émetteur 
lera relayé pour l'agglomération marseillaise par 
tn second émetteur de 150 mètres de hauteur situé 
tu Parc Chanot. Toutefois il se peut que la qualité 
les terrains de « Grande Etoile » exigent le trans- 
fert de cet émetteur au sommet du Mont Carpiagne 
i 646 mètres. Alors que le premier se trouve au 
aord de Marseille, le second emplacement envisagé 
se trouve à l’est de cette ville. 

« 

ADOLPH ZUKOR A FÊTÉ 
SON 80 e ANNIVERSAIRE 

C’est le 7 janvier 1953 que Adolph Zukor, 
pionnier du cinéma et fondateur de la Para- 
nount, a célébré son quatre-vingtième anni- 
versaire. Deux mois plus tard, on fêtera le 
finquantième anniversaire de ses débuts dans 
e monde du cinéma. 

C’est, en effet, le 4 mars 1903 que Zukor 
juvrit à Broadway sa première salle de spec- 
;acle. 

A l’occasion de ses quatre-vings ans, l’Indus- 
rie cinématographique tout entière a organisé 
m banquet mémorable à l’Hôtel Ambassador 
le Hollywood, sous l’égide du Variety-Club In- 
ternational et sous la présidence de Charles 

Skouras, président de la Twentieth Century 
r ox. Toutes les firmes américaines étaient repré- 
sentées. 

Fondateur de la Paramount en 1917, Adolph 
Sukor fut le producteur de La Reine Elizabeth 
fui, pour la première fois, permit à Sarah Bern- 
îardt de paraître à l’écran. 


Les Producteurs 
demandent 

la Reconduction d’urgence 
de la Loi d’Aide 

Les membres du Syndicat Français des Pro- 
ducteurs et Exportateurs de Films, réunis en 
assemblée d’information le 16 janvier 1953, ont 
adopté les vœux suivants : 

— IL constatent qu’à la date de ce jour, con- 
trairement aux promesses formelles et réitérées 
faites par les Pouvoirs publics, la loi dite d'aide 
temporaire à l’industrie cinématographique n'a 
toujours pas été renouvelée ; 

— Affirment à nouveau qu’il est absolument 
impossible d’amortir un film français sans l’ap- 
pui financier de la loi d’aide, ainsi qu’il ressort 
à l’évidence de toutes les statistiques qui ont 
été établies et publiées tant par le Centre Na- 
tional de la Cinématographie que par l’Organi- 
sation Chéret ; 

— Constatent enfin que, placés devant le mê- 
même problème et les mêmes difficultés, les Pou- 
voirs publics de différents pays européens ont 
eu la sagesse d’adopter sans tarder des mesu- 
res simples, efficaces et durables qui ont eu 
pour résultat immédiat le développement de la 
production nationale ; 

— En conséquence, après avoir entendu les 
explications de leur Président qui a attiré leur 
attention sur la situation dramatique faite à la 
production cinématographique française, par 
suite des réductions massives apportées aux at- 
tributions de l’aide à la production, réduction 
que le non-renouvellement de la loi dite d’aide 
a rendu inévitable ; 

— Réclament de toute urgence la mise en dis- 
cussion de la loi tendant à la création d’un 
fonds de développement de l’industrie cinéma- 
tographique et en attendant demandent : 

1° Que le Parlement reconduise immédiate- 
ment pour une période de deux ans la loi du 
23 septembre 1948 ; 

2° Que les ressources du fonds soient aug- 
mentées notamment par la majoration de la 
taxe additionnelle au prix des places ; 

3° Que les mesures de trésorerie nécessaires 
soient prises pour permettre au fonds de res- 
pecter les droits des producteurs ; 

— Approuvent les directives de leur comité 
directeur qui, dans l’attente de ces mesures, 
recommande à tous les adhérents de suspendre 
dès à présent et jusqu'à nouvel ordre la mise 
en chantier de tout nouveau film. 


TEXTES OFFICIELS 


A PROPOS 

DU BLOCAGE DES PRIX 


Suite aux interventions du Centre National de la 
Cinématographie, la Direction Générale des Prix 
et des Enquêtes Economiques du Secrétariat d’Etat 
aux Affaires économiques vient de donner, en ce 
qui concerne l’application dans les cinémas de l’ar- 
rêté de blocage des prix du 11 septembre 1952, les 
précisions suivantes : 

« Les salles de cinéma qui auraient, dans la pé- 
riode antérieure au 31 août 1952 et plus spéciale- 
ment au cours des huit premiers mois de 1952, ap- 
pliqué des grilles de prix supérieurs lors de cer- 
taines séances, auront la possibilité de continuer 
cette pratique, à la double condition que les prix 
majorés ne soient pas supérieurs à ceux déjà ap- 
pliqués avant le 1 er août et que la proportion des 
séances à des prix élevés ne soit pas supérieure 
pour chacune des exploitations, prises individuel- 
lement, à la proportion constatée avant le 31 août 
1952. » 

Toute modification temporaire des prix, dans les 
conditions ci-dessus précisées, doit faire l’objet de 
la notification préalable, en double exemplaire par 
lettre recommandée avec accusé de réception, 
adressée au Centre National de la Cinématographie 
avant toute mise en application, suivant les pres- 
criptions de l’article 5 de la décision n» 21. 

Les directeurs de salles de cinéma qui auraient 
adressé des demandes de dérogation sont priés de 
considérer le présent communiqué comme une ré- 
ponse à ces demandes, dans les limites fixées par 
cette information. 


LA ciNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE Jf- 



Michel Simon et Georges Gafley dans une scène 
du film FEMMEiS DE PARIS, que Jean Boyer vient 
de terminer. C’est un film Hoche Production, 
distribué par Corona. 


LE COMMANDANT COUSTEAU 
AUX ETATS-UNIS 

Le Commandant Jacques-Yves Cousteau s’em- 
barque pour les Etats-Unis pour achever cer- 
tains préparatifs de sa croisière d’études de 
géographie sous-marine autour du monde, à 
bord de la « Calypso » ; il doit examiner cer- 
tains appareils d’observation physique et biolo- 
gique et des dispositifs de détection de certains 
rayons et ondes dans l’eau. A New York et à 
Washington, il présentera, devant plusieurs so- 
ciétés savantes, le film (16 mm., Kodachrome) 
qu’il a réalisé avec Jacques Ertaud, sur ses 
fouilles sous-marines dans la galère grecque, 
chargée d’amphores de vin, coulée depuis 2.100 
ans au pied du roc du Grand-Congloué devant 
Marseille, par 40 mètres de fond. — P. M. 


Paris 


BALZAC - HELDER - SCALA 
VIVIENNE 

• 

Deux premières semaines 

25.527.720 Frs 

96.835 entrées 

Site et mai 

Lille 


RECETTE RECORD DU REXY 


4.450.000 Frs 

En trois semaines 







#jjj| LACiNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 



AUGMENTATION DES RECETTES EN 1952 
DANS L'EXPLOITATION LILLOISE 


C omme chaque année, nous allons jeter un coup 
d’œil d’ensemble, à la lueur des statistiques, 
sur la marche de l’exploitation lilloise des 
salles de première vision, pour essayer d’en faire le 
point, aussi précis que possible, durant les douze 
mois écoulés- 

De l’examen des deux tableaux ci-dessous, il res- 
sort de suite qu’incontestablement les « Recettes » 
1952 sont nettement supérieures à celles des deux 
années précédentes. Ce résultat provient uniquement 
de l’augmentation du prix des places, car les « En- 
trées » 1952 sont malheureusement en régression 

sur 1950 et 1951. 


A la lecture de ce relevé, il appert que les films 
français sont en tète et que dans l’ensemble, ils 
remportent un succès indiscutable sur les films 
américains qui ont sensiblement rétrogradé au cours 
du dernier trimestre. Quant aux films franco-ita- 
liens, ils remportent également un beau succès, 
grâce à leur film vedette Le petit monde de Don 
Camillo, dont nous parlerons plus loin. 

Bilan par salles 

Si nous jetons un regard rétrospectif sur l’année 
cinématographique qui se termine, nous consta- 


qu’avant. Il choisit ses films et sait fort bien à l’oc- 
casion faire leur publicité, peut-être parfois, ave< 
quelques erreurs de psychologie, mais non sans par- 
celle de vérité. Il est évident que dans l’ensemble, ur 
film est un spectacle et que s’adressant au public, il 
doit lui donner ce qu’il aime, sans tomber dans la 
vulgarité. Il lui faut donc un caractère attractif, et 
qui prouve qu’un grand film attire toujours la foule. 
Toutefois, nous regrettons que bien souvent les films 
à thèses ou d’évasions n’obtiennent pas le succès 
qu’ils méritent. 

Ces quelques considérations générales peuvent ex 
pliquer également les différences de recettes que l’or 


COMPARAISON DES ENTRÉES POUR LES ANNÉES 1950-51 52 


ANNÉES 

JANVIER 

1950 

430.340 

1951 

330-775 

1952 

296.194 


379.996 

325.538 

329.960 


427.875 

421.359 

310.009 


344.054 

319.327 

359-472 


304.930 

326.954 

369.544 


256.205 

322.271 

249.012 


315-447 

233.627 

204.868 


248.739 

266.148 

299.226 


SEPTEMBRE 


396.647 

400.090 

305.965 


322.865 

324.509 

347.741 


NOVEMBRE 


359.514 

431.924 

397-149 


DÉCEMBRE 


330.079 

357.460 

299.007 


TOTAL 


4.113.691 

4.059.982 

40.708.930 


COMPARAISON DES RECETTES POUR LES ANNÉES 1950-51-52 


1950 

1951 

1952 


33.694.745 

32.860.700 

38.888.395 


FÉVRIER 

MARS 

AVRIL 

MAI 

JUIN 

JUILLET 

AOUT 

SEPTEMBRE 

OCTOBRE 

NOVEMBRE 

DÉCEMBRE 

30.112.175 

32-609.610 

47.398.320 

37.474-205 

54.933.915 

41.351.005 

31.828.435 
35.158.230 
48. 653.505 

28.253.175 

35.111-135 

50.043.760 

23.114.490 

34.201.245 

32.946.775 

28.646.425 

24.978.410 

27.219-535 

22-424.270 

29.104.920 

39.885.745 

36.860.545 

43.589.275 

41.133.705 

30.569.340 

37-996.260 

47.389.930 

35.123.870 

51.876.975 

53.772.755 

32.677.580 

46.707.360 

26-186.945 


TOTAL 


A notre avis, une seule explication s’impose, celle 
du pouvoir d’achat qui s’amenuise. La clientèle se 
voit obligée d’une part à ne fréquenter qu’irrégu- 
lièrement les salles de première vision ei d’autre 
part, le cinéma étant une distraction, une détente, à 
se diriger sur les salles de deuxième vision ou de 
quartier, où le prix des places est moins élevé. 

Programmation des salles 

Durant l’année 1952 jusqu’au 23 décembre inclus, 
les neuf salles lilloises d’exclusivité ont programmé 
347 films dont 47 en tandem- 

Le tableau ci-dessous fixera exactement la pro- 
grammation des différentes salles. 


tons que l’activité a été assez satisfaisante durant 
les quatre mois de février à mai, mais tombe en 
juin et plus encore en juillet, le plus mauvais mois 
de l’année. Août et septembre, mois des vacances, 
des congés payés sont nettement meilleurs. Octobre 
est bon et novembre bat le record de l’année, enre- 
gistrant les meilleures recettes. 

En un mot, l’année cinématographique aura connu 
des fluctuations assez diverses et il est assez dill- 
cile, outre le pouvoir d’achat diminué, de les expli- 
quer d’une façon précise. 

Comme nous l’avons déjà dit et sans vouloir nous 
répéter, il est de plus en plus avéré, que le public 
instable, ne se dérange plus aussi facilement 


SALLES 


Bellevue 
Caméo 
Capitole 
Cinéac . . 
Cinéchic 
Famil ia 
Lilac . . . 
Le Régent 
Rexy 


FILMS 


Français 

Américains 

Franco-It. 

Italiens 

Anglais 

Divers 

et 2” vision 

21 

9 

5 

2 

5 

5 

4 

23 

6 

5 

3 


8 

1 

18 

12 

2 

3 

5 

4 

l 

21 

20 


3 


4 

3 

2 

39 

1 

3 


2 

2 

13 

22 

5 

4 


2 

5 

16 

12 

1 

3 


4 

14 

19 

5 . 


5. 

3 

3 

3 

19 

17 

1 

4 


5 

6 

152 

142 

20 

30 

13 

37 



Soit : 394 — 47 (tendem) = 347 films. 


370.779.255 

459.188.065 

494.900-435 


enregistre parfois d’une semaine à l’autre pour une 
même salle. 

Ci-dessous, les tableaux récapitulatifs de l’exploi- 
tation durant toute l’année, relicts exacts des résul- 
tats obtenus. 

Films ayant obtenu 
le meilleur rendement 
au cours de l’année 1952 

Nous donnons à la page 9 le palmarès des films 
programmes durant toute l'annee, mais ayant eu 
d apres leurs résultats un caractère assez commer- 
ciale que nous avons fixé à un rendement moyen 
de 15.u00 entrées correspondant à des recettes d'en- 
viron deux millions, à deux exceptions près. 

De ce relevé, il ressort que sur les 58 films ren- 
trant dans cette catégorie. 30 sont français contre 
17 américains, 7 franco-italiens et 4 divers, appor- 
tant ainsi la confirmation de ce que nous avons 
avancé dans l’étude des films par nationalité. 

L’événement de l’année, le film pour lequel « la 
trompette de la renonunee » a sonné est sans con- 
teste « Le petit monde de Lon Camillo » de Julien 
Duvivier ou Eernandel est at.acliant, donnant le 
summum de son grand talent. Ce film a pulvérisé 
a Lille tous les recoras, aussi bien sur le plan des 
entrées que sur celui des recettes. 

( Suite page 9.) 


Décomposition du bilan 
général par nationalités 

Ann de pouvoir déterminer, d’une façon précise, 
les positions obtenues en fin d’année par chacun 
des films énoncés au tableau ci-dessus, nous avons 
établi un relevé général qui fixera en sus les résul- 
tats obtenus. 


Ce relevé se décompose comme suit : 


ORIGINE 

Nbre 

de 

films 

Entrées 

Recettes 

Française 

126 

1.525.118 

203.975.240 

Américaine . . . .1. 

130 

1.226.199 

165.775.005 

Franco-Ital 

15 

304.819 

43.704.010 

Italienne 

29 

213.605 

28.444.675 

Anglaise 

15 

109.923 

14.914.770 

Suédoise 

4 

47.579 

6.121.645 

Mexicaine 

4 

46.493 

6.045.340 

Allemande 

4 

22.756 

3.041.785 

Danoise 

2 

19.003 

2.457.530 

Hindoue 

1 

15.696 

2.145.110 

Portugaise 

1 

14.275 

1.807.935 

Autrichienne .... 

2 

13.085 

1.772.250 

U.R.S.S 

1 

13.838 

1.770.060 

Anglo-amér 

1 

12.031 

1.724.355 

Franco-améric. . . 

0 

11.139 

1.555.175 

Finlandaise 

ï 

10.903 

1.457.570 

Xorv. -Franc 

1 

10.842 

1.447.830 

Anqlo-ilal 

1 

8.696 

1.203.665 

Franco-espagn. . . 

1 

8.447 

1.111.400 

Italo-Améric 

1 

8.251 

1.157.526 

Polonaise 

1 

8.153 

1.021.165 

Franco-Benelux . 

1 

5.678 

758.420 

Norvégienne 

1 

4.833 

670.070 

Franco-canadien . 

1 

3 343 

418.460 

Vénézuélienne . . . 

1 

2.895 

399.445 


347 

3.667.630 

494.900.435 


ENTRÉES I e SEMESTRE 1952 


SALLES 

JANVIER 

FÉVRIER 

MARS 

AVRIL 

MAI 

JUIN 

TOTAL 

Bellevue 

18.123 

17.323 

23.370 

32.498 

31.170 

19.329 

141.813 

Caméo 

29.117 

31.695 

36.333 

45.302 

40.304 

18.157 

200.908 

Capitole 

36.879 

49.215 

50.877 

60.827 

56.398 

37.662 

291.858 

Cinéac 

47.785 

58.170 

42.842 

48.497 

50.021 

45.935 

293.250 

Cinéchic 

41.768 

32.927 

42.533 

41.369 

42.146 

24-224 

224.967 

Familia 

34.057 

45.043 

34.424 

32.410 

40.664 

25.113 

211-711 

Lilac 

27.232 

27.266 

20.118 

28-741 

34.409 

22.813 

160.579 

Le Régent 

33.010 

27-918 

23.168 

33.706 

35.294 

24.892 

177.988 

Rexy ~ 

28.223 

40.403 

36.344 

36.122 

39-138 

30.887 

211.117 


296.194 

329.960 

310.009 

359.472 

369.544 

249.012 

1.914.191 


RECETTES 1 er SEMESTRE 1952 


SALLES 

JANVIER 

FÉVRIER 

MARS 

AVRIL 

MAI 

JUIN 

TOTAL 


2.518.440 

2.385.170 

3.184-780 

4.705.515 

4.753.500 

2-489.330 

20.036.735 


4.022.815 

4-223.920 

4.825.130 

6.289.880 

5.390.955 

2.434.640 

27.187.340 

Capitole 

Cinéac 

5.219.100 

6.847.675 

7.902.700 

8-494.540 

8.053-275 

5.312.070 

41.829.360 

5.908-075 

7.433.725 

5.466.300 

6.270.815 

6.391.370 

5.867.570 

37-337.855 

Cinéchic 

5.085.750 

4.023.960 

5.274-270 

5.432.790 

5.602.440 

3-203.700 

28.622.910 

Familia 

4.655.080 

8-024.765 

4.397.285 

4.435.490 

5.573.390 

3.390.205 

30.476.215 

Lilac 

3.555.050 

5.745.640 

2.573.125 

3-692.005 

4.339.295 

2.883.370 

22.788.485 

Le Régent 

4.276.145 

3-634.905 

3.077.905 

4.408.740 

4.683.355 

3.263.780 

23.344-330 

Rexy “ 

3.647.940 

5.079.060 

4.649.510 

4.423.730 

5.256.180 

4-102.110 

27.658.530 



38.888.395 

47.398.320 

41.351.005 

48.653.505 

50.043.760 

32.946.775 

259. 281. 760 


w, 


LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


ENTRÉES 2 SEMESTRE 1952 


SALLES 

JUILLET 

AOUT 

SEPTEMBRE 

OCTOBRE 

NOVEMBRE 

DÉCEMBRE 

au 

23-12-52 

TOTAL 

Relie vue 

18.133 

21.939 

28.973 

26.871 

38.759 

15.596 

150.271 

Caméo 

10.730 

24.094 

31.629 

34.742 

48.977 

17. 327 

173.499 

Capitole 

22.823 

35.005 

50.332 

88.324 

75.017 

36.439 

307.940 

Cinéac 

30.259 

55.555 

38.047 

43185 

54.022 

37.942 

259.010 

Cinéchic 

30.996 

39.904 

30.328 

30.341 

38.246 

24.264 

194.079 

Familia 

22.724 

23.413 

33.436 

35.911 

36.594 

21.350i 

173.455 

Lilac 

15.548 

29 216 

28.136 

27.362 

31.634 

13.890 

145.786 

Le Relient 

19.360 

36.013 

27 881 

24.956 

34.141 

17.130 

159.484 

ÎRexil 

28.295 

34.087 

37.200 

36.019 

39.762 

14.552 

189.915 


204.868 

299.226 

305.965 

347.741 

397.149 

198.490 

1.753.439 


fmj CHAMBRE SYNDICALE B S 51 

WP DI BRETAGNE ET DE L’OUEST Ü 


PETITE EXPLOITATION 

La Commission mixte de la Petite Exploitation 
s'est réunie le lundi 12 janvier, au siège de la 
Chambre syndicale du Cinéma de Bretagne et de 
l’Ouest, à Nantes. Vingt-huit dossiers, dont dix- 
neuf de renouvellement, et neuf de nouvelles de- 
mandes ont été examinés et les décisions transmi- 
ses à la Commission nationale. 


RECETTES 2 SEMESTRE 1952 


SALLES 

JUILLET 

AOUT 

SEPTEMBRE 

OCTOBRE 

NOVEMBRE 

DÉCEMBRE 

au 

23-12-52 

TOTAL 

Bellevuc 

2.490.135 

3.069 900 

4.041.500 

5.319.840 

3.671.540 

2.125.460 

20-748.375 

Caméo 

2.245.980 

3.295.900 

4.299.910 

4.672.740 

6.716.000 

2 231.870 

23.552.40!) 

Capitole 

3.232.345 

1.838.745 

7.087.800 

12.939 825 

10.778.445 

4.900.365 

43.777.525 

Cinéac 

3.795.470 

7.1 78.275 

4.880.935 

5.503.575 

6.962 130 

4.775.315 

33.155.700 

Cinéchic 

4.054.850 

5.273 830 

1.005.300 

4.028.510 

5.083.830 

3.210.010 

25.656.330 

Familia 

3.083.960 

3.179.765 

4.553.500 

4.913.910 

5.021.930 

2.914. 465 

23.667 530 

Lilac 

1.968.305 

3.773.74(1 

3.574.590 

3515.360 

-4.093.475 

1.783.570 

18.709.010 

Le Régent 

2.625.570 

1.723.200 

3.699.110 

3.246.890 

4.475.825 

2.222.550 

20.993.145 

Rern 

3.752.920 

1.552. 390 

4.991.120 

1.837.580 

5.291.280 

1.933.340 

25.358.630 


27.219.535 

39.885.745 

11.133.765 

47.389.930 

53.772.755 

26.180.945 

235 618. 675 


FILMS AYANT OBTENU LE MEILLEUR RENDEMENT 


Le Petit monde de Don Ca- 

millo 

Samson et Dalila 

Nous irons à Monte-Carlo. . . 

Fanfan la Tulipe 


FILMS 


Allô, je t’aime 

7 Péchés Capitaux 

Le Fruit défendu 

Les Belles de Nuit. . . 

Coiffeur pour Dames 

Un Américain à Paris 

Adorables créatures 

Nous sommes tous des As- 
sassins 

Paris chante toujours 

Jamais 2 sans 3 

Jeux interdits 


La Minute de Vérité 

11 est minuit Docteur 

Schweitzer 

Les 2 Vérités . 

Le Costaud des Batignoües. 

L’Amour Madame 

Nez de Cuir 

Le Grand Caruso 

Procès au Vatican 

E tier interdit 

ué au fer 

aine sans Peur 

Le Revanche des Gueux 

Le Grand Assaut 

Messaline 

Brelan d’As 

-a P... Respectueuse 

M. Leguignon, lampiste 

Gibier de Potence 

Echec au Hold-Up 

David et Betlisabée 

Les Diables de Guadalcanal. 
La Maison dans la Dune..,.. 
Les surprises d’une nuit de 

noces i 

Massacres en Dentelle 

Ouvert contre X 

Anna 

Monsieur Taxi 

Le Plaisir 

Dallas, ville frontière 

Plume au vent 

Les loups chassent .là nuit. 

Sergil chez les Filles 

Voleur de Tanger 

Le choc des Mondes 

La plus belle fille du Monde. 

Le Fleuve 

La Table aux Crevés 

La Princesse de Samarcande. 
Opération dans le Pacifique 
Les fils des Mousquetaires.. 
La fille au Fouet 


ORIGINE RECETTES 


F.l. 

A. 

F. 

F. 

F. 

F.l. 

F. 

F.l. 

F. 

A. 

F. 


F. 

F. 

F. 

F. 

F. 

I. 

F. 

F. 

F. 

A. 

F. 

Mex. 

A. 

A. 

A. 

A. 

F.L 

F. 

F. 

F. 

F. 

A. 

A. 

A. 

F. 

F. 

F.l. 

F. 

F.L 

F. 

F. 

A. 

F. 

F.l. 

F. 

A. 

A. 

Hind. 

F. 

A. 

A. 

A. 

F. 


15. 8-10.710 
11.850.620 

7.335.150 

0.080.370 

0.193.080 

5.504.955 

4.725.470 

1.681.390 

1.543.850 

1.238.260 

1.033.090 

1.027.500 

3.767.025 

3.572.020 

3. 133.620 
3.387.280 

3.307.845 

3.256.440 

3.222.405 

3.115.150 

3.000 550 
2.819.095 
2.772 890 
2.738.140 
2.027 990 
2.589.560 
2.580 105 

2.566.000 
2.494.045 
2491 430 
2.483.205 
2.452.300 
2.434 455 
2. 424.0 10 
2.417.220 
2.411 120 
2.397.680 


2.380 

2.370 

2.300 

2.335 

2.319 

2.207 

2.246 

2.227 

2212 . 

2.201 

2.178 

2.107. 

2.140. 

2.145. 

2.134 

2.116. 

2 . 110 . 

2.109. 

2 . 001 . 


.730 

15(1 

940 

080 

710 

095 

500 

050 

020 ' 

240 

380 

340 

705 

110 

985 

830 

400 

525 

580 


ENTREES 


104.68 I 
58.051 
56.890 

19.597 

10.215 

33.654 

34.200 

34.970 

34.449 

29.524 

30.033 

28.955 

28.569 

27.119 

25.259 

23.106 

25.000 

24.657 

24.871 

24.502 

21.880 

17.150 

21.788 

21.075 

19.368 

29.680 

20.831 

21.141 

15.210 

18.296 

19.198 

17.678 

17.718 

17.059 

10.697 

18.601 

17.782 

17.771 
17.811 
16.621 
1 0 920 
17.294 
15.389 
17.472 
1 0 733 
16.385 
10.741 
16.644 
16 442 
10.515 
1 0.0190 
15.411 
15.889 
1.6.501 
15.183 
15.867 


SALLES 

DUREE 

Capitole 

1 s. 

Familia-Lilac 

2 s.-l s. 

Cinéac 

4 s. 

Capitole 

16 j. 

Reliante 

1 S- 

Familia-Lilac 

2 s. -3 s. 

Caméo-Rellevne 

1 s. -3 s. 

Cciméo-Bellevuc 

2 s. 

Cii mco-Bellevite 

2 s. 

Cinéac-Rext / 

1 s.-2 s 

Capitole 

10 j. 

Reliante 

1 S. 

Rextj 

3 s. 

Cnmro-H ellenur 

2 s. 

Le Renaît 

4 s. 

b'amilirt- 7 ilac 

- s. 

Caméo-Bellevue 

1 s- 

Cinéac 

1 s- 

Capitole 

12 j. 

Capitole 

2 s. 

Le Rénent 

3 s. 

Familia-Lilac 

1 s. -2 s. 

R ex n 

2 s. 

Caméo-Bellevue 

2 s.-l s. 

Capitole 

Il» j- 

Familia-Lilac 

1 s. -2 s. 

Rexa 

2 s. 

Familia 

2 s. 

Cinéac-J ilac 

1 s. -2 s. 

Cinéac-Rext/ 

1 S. 

Cinéchic 

2 s. 

Capitole 

i" ,i 

Caméo-Bellevue 

1 S. 

Cinéac-Rext/ 

1 S- 

Capitole 

10 ,i. 

Capitole 

u» i. 

Familia 

2 s 

Capitole 

io i. 

Cinéac-Rexfi 

1 S- 

Caméo-Bellevue 

1 S. 

Bexy 

2 s. 

Caméo-B ellev u e 

1 s. 

Capitole 

Ü j- 

Caméo-Bellevue 

1 s. 

» » 

1 S- 

Cinéac-Rexii 

1 s. 

Cinéac-Re.vii 

! s. 

Familia-t ilac 

1 s.-2 s. 

Caméo-Bellevue 

1 S 

Le Rénent 

15 j. 

Cinéchic 

12 i. 

Familia-Lilac 

1 s. 

Le Rénent 

2 s. 

Caméo-Bellevue 

1 S- 

Capitole 

io i. 

Cinéchic 

13 j. 

Cinéac-Rexti 

1 s. 

Capitole 

1 s. 

Le Régent 

2 s. 


En résumé, après étude de l’exploitation lilloise, 
nous pouvons conclure, malgré les diverses fluctua- 
tions enregistrées dans la courbe des entrées, infé- 
rieures dans l’ensemble d’environ 10 % sur celles de 
1951, que l’année 1952 n’a pas été mauvaise, attendu 
que les recettes sont en excédent de 35 millions, du 
fait de l’augmentation du prix des places. 

Souhaitons que 1953 rétablisse la situation. Quel- 
ques productions intéressantes et de classe, nous sont 


annoncées dès le mois de janvier : Manon île. s Sour- 
ces. Violettes impériales (français en oevaeolori. Elle 
et moi. Le Mur du Sou, Le Chemin de Damas, 
Le Monde lui appartient. Adieu Paris. La Revanche 
d’ Ali-Baba, Les Aman/s de Tolède, lieux Sous d'Es- 
poir, etc .., etc... 

A tous, nous disons « Bonne chance ». 

T.-M. Cardinaud. 


LES TRENTE ANS DE CINÉMA 

Nous rappelons que nos adhérents et leur per- 
sonnel ayant trente ans et plus d’activité cinéma- 
tographique, sont priés de se faire connaître au 
secrétariat de la Chambre syndicale, en donnant 
dates et références. 

LA RÉUNION DU GONSEIL D'ADMINISTRATION 

En raison de la réunion fédérale à Paris, qui a 
lieu au début de février, la réunion de Rennes de 
la Chambre syndicale est reportée à une date ulté- 
rieure. Elle devait avoir lieu à la Chambre de 
commerce le mardi 10 février. 

DEUIL 

M. et Mme Poirier, propriétaires du cinéma 
« Rex », à Cholet (Maine-et-Loire), nous font part 
du deuil qui vient de les frapper en la personne 
de Mme Jeanne Duret, sœur de Mme Poirier. Nos 
bien vives condoléances. 

MARIAGE 

En l’église Sainte-Anne de la Maison Blanche, à 
Paris, le mard 20 janvier, a été béni le mariage 
de M. Paul-Louis Lavollée, Croix de guerre, direc- 
teur du cinéma « Le Royal », à Saint-Brieuc, avec 
Mlle Lemière. Nos bien sincères félicitations. 

POUR CEUX N'AYANT PAS LE C.A.P. 

Les opérateurs n’ayant pas encore le C.A.P. et 
désireux d’obtenir l’autcrisation de travailler en 
cabine devront envoyer au C.N.C. une demande 
par lettre recommandée. La copie de cette lettre 
avec le talon de recommandation, leur tiendra lieu 
d’autorisation provisoire avant leur passage devant 
la nouvelle commission qui sera chargée de les 
interroger et de leur faire obtenir par le C.N.C. 
l’autorisation sollicitée. Celle-ci sera valable deux 
ans. 

LE C.A.P. 

Nous informons nos adhérents que la session 
1953 pour l’examen, du C.A.P. aura lieu le 14 avril. 
S’inscrire à l’Echelon départemental de l’Ensei- 
gnement technique, 15, avenue de Lcunay à Nantes 
avant le 14 mars ,1953. 

VALENCIENNES 

Semaine du 9 au 15 janvier 1953 

Le « Colisée » remporte un notable succès avec 
le film d’André Haguet, Il est Minuit. Docteur 
Schweitzer. 

Les directeurs des collèges, lycées et écoles, in- 
vités à la première représentation, ont tenu à ce 
que leurs élèves voient ce film, aussi les recettes 
se stent élevées à 1.365.430 francs pour 6.467 entrées. 

RENNES 

♦ Le film M.G.M., Ivanhoë, projeté en tandem au 
« Club » et à « La Tcur-d’ Auvergne » a obtenu un 
très beau succès, puisqu’il a obtenu le nombre 
d’entrées reccrd de 16.149 pendant sa première 
vision à Rennes. 

+ L’Inspection principale de l’Enseignement tech- 
nique, 5, rue Marten'ot à Rennes, nous commu- 
nique : 

La session 1953 de l'examen du brevet profession- 
nel de projectionniste de spectacles cinématogra- 
phiques s’ouvrira le 14 avril 1953. Les candida- 
tures seront leçues jusqu'au 14 mars 1953 par les 
Inspections académiques (échelons départementaux 
de l’Enseignement technique) du lieu de résidence 
des candidats. — J. d’Oriol. 

SAINT-NAZAIRE 

A Saint-Marc, banlieue die Saint-Nazaire, a eu 
lieu, le samedi 10 décembre, en soirée, l'inaugura- 
ticn de la salle des fêtes qui est appelée à de- 
venir un cinéma. Cette très belle salle est l'œuvre 
de M. Joly, architicte à Saint-Nazaire. Elle con- 
tient 450 places avec des fauteuils de la Mai- 
son Quinette. Un lunch a été servi l’après-midi 
et des discours ont été prononcés par M. F. Blan- 
che, maire de Saint-Nazaire, et M. Guitton, député. 

Jean d’Oriol. 



LA CINEMATOGRAPHIE FRANCAÎSE 




PRODUCTEURS 

DIRECTEURS DE PRODUCTION 

TITRE 

REALISATEUR 

AUTEURS 

1° Assise -Réalisateur. 

2» Chef-Opérateur. 

3° Décorateur. 

4° Régisseur. 

INTERPRETES 

LIEUX DE TOURNAGE 
DATES 

JAD-FILMS-S.G.C. TITANUS 
(Rome) 

Paul Temps 

76, Champs-Elysées 

BAL. 79-16 

Quand tu liras cette 
Lettre. 

J. -P. MELVILLE. 

Scén. orig., adapt. et 
dial. : Jacques Deval. 

1° Pierre Blondy. 

2° H. Alekan. 

3° Gys. 

4° Caudrelier. 

Philippe Lemaire. 

Jean Parédès. 

Daniel Cauchy. 

Yvonne de Bray. 

Yvonne Sanson. 

STUDIOS DE BILLAN- 
COURT. 

2 février 1953. 

U.G.C. 

François Caron 

104, Champs-Elysées, Paris 
BAL. 56-80 

L’Etrange Désir de 
Monsieur Bard. 

GEZA RADVANYI. 

Scén. et dial de G. Rad- 
vanyi et R. Barjavel. 

1° M. Camus. 

2" L.-H. Burel, 

3° Pierax. 

4° E. Nase. 

Michel Simon. 

Yves Deniaud. 

Henri Crémieux. 

STUDIOS DE LA VIC- 
TORINE. 

9 février 1953. 

PARIS-FILMS-PRODUCTION 
Mme G oui i an 

91, Champs-Elysées 

EL Y. 88-61 

Thérèse Raquln. 

MARCEL CARNE. 

Adapt. de M. Camé et 
Charles Spaak, d’après 
le roman d'Emile Zola. 

1° Jean Valère. 

2° Roger Hubert. 

3° Paul Bertrand. 

4“ 

Simone Signoret. 

Raf Vallone. 

STUDIOS DE NEUILLY. 

23 février 1953. 

c.f.p7c.-sun FILMS 

Robert Floral 

28, boulevard Malesherbes, Paris 
ANJ. 11-84 

Le Gang des Book- 
makers. 

WALTER KAPPS. 

Adapt. et dial, de R. -P. 
Dagan, d’après une 
idée de Jean Negro. 

1° C. Walter. 

2° Willy. 

3° Cl. Bouxin. 

4° Jean Clairval. 

Ginette Leclerc, Albert 
Préjean, Robert Berri. 
Armontel, Dinan. 

OfiCORS NATURELS. 

(Paris). 

15 février 1953. 

ROY-FILM - PUHL FILM 
André Roy 

18. rue Pigalle 

TRI. 12-30 

Le Petit Jacques. 

ROBERT BIBAL, 

Roman de Jules Clare- 
tie, adapt. par R. Bi- 
bal et dial, par Michel 

Dulud. 

1» 

2° P. Dolley. 

3° L. Le Barbenchon. 

4° G. Mahaut. 

Christian Fourcade, Hé- 
lène Perdrière, Daniel 
Ivemel, H. Vemon, 
Jean Tissier. 

EXT. FEVRIER. 

S. N. FILMS M. PAGNOL 

Jean Martinetti et Charles Pons 

53, avenue George-V 

BAL. 62-68 

Dardamelle. 

HENRI VERNEUIL. 
Superv. Marcel Pagnol. 
Pièce de Mazaud, 

adapt. et dial. Marcel 
Pagnol. 

1» 

2 ° André Germain. 

3° Robert Giordani. 

4° 

Femandel, Jacqueline 

Pagnol. 

STUDIOS DE MAR- 
SEILLE. 

23 février 1953. 

C.I.C.C. -REFORMA EÏLMS 
(Mexico) 

Louis Wipf 

6. rue Christophe-Colomb 

ELY. 01-10 

Les Orgueilleux. 

YVES ALLEGRET. 

Scén. orig. de J. -P. Sar- 
tre; adapt. et dial par 
Jean Aurenche. 

1° Paul Feyder. 

2 ° Gabriel Figueroa. 

3» 

4° Lucien Lippens. 

Michèle Morgan. 

Gérard Philippe. 

Pedro Armendariz. 

EXT. MEXIQUE. 

Mars 1953. 

VOX FILMS 

Claude Ganz 

3. rue Trovon 

ETO. 06-47 

L’Amour fait Appel. 

ANDRE PERGAMENT. 
Scén. orig. de Robert 
Tarcali ; adapt. et 

dial, de J. Vilfrid. 

1° 

2» L.-H. Burel. 

3° Raymond Nègre. 

4° Noël. 

Robert Dhéry. 

Brigitte Aubert. 

Henri Salvador. 

Mars 1953. 

FILMS DU CYCLOPE- 
INDUS FILMS-I.C.S. (Rome) 
René Vuattoux 

20 .avenue Rapp 

INV. 85-83 

Le Guérisseur. 

YVES CIAMPI. 

Scén. d’Y. Ciampi et 
Pierre Very. 

1° J. -J. Vieme. 

2° Marcel Grignon. 

3° René Moulaert. 
i° Jean Desmouceaux. 

Jean Marais. 

Avril 1953. 




PROJETS 


PRODUCTEURS 

DIRECTEURS 

de 

PRODUCTION 

TITRE ET AUTEURS 

REALISATEUR 

ET INTERPRETES 

PRODUCTEURS 

DIRECTEURS 

de 

PRODUCTION 

TITRE ET AUTEURS 

REALISATEUR 

ET INTERPRETES 

CINEMA FILM 
PROD. 

61, boul. Suchet 
JAS. 90-86 

Le Mal est mon Destin. 

Scén. orig. de Roland Quignon 
et R. Grazzi ; dial, de Jacque- 
line Cartier. 

ROLAND QUIGNON. 
Interp. : Martha Labarr. 
Date : février 1953. 

P.A.C. 

PATHE CINEMA 
S G C 

TITANUS (Home) 

Les Trois Mousquetaires (Eastman- 
oolor). 

Roman d’Alexandre Dumas, 

adapt. et dial, par Michel Au- 
di ard. 

ANDRE HUNEBELLE. 

Date : Avril 1953. 

NEPTUNE- 

SIRIUS 

Simone Devaivre 
38, r. François-I er 
BAL. 60-29 

Alerte au Sud. 

Scén. et dial, de J. Devaivre, 
d’après « Chasse couplée au 
Caire », de Pierre Nord. 

JEAN DEVAIVRE. 

Date : Février 1953. 

SONODIS- 

LUTETIA 
Paul Pantaléon 
73, Ch.-Elysées 
ELY. 10-38 

Mon Frangin du Sénégal. 

Scén. orig. d’Henri Kubnick ; 
adapt. de Norbert Carbonnaux. 

GUY LACOUR. 

Interp. : Bussières et 
Annette Poivre. 

Date : Avril 1953. 

FILMS MONT- 
MORENCY 
Maurice Saurel 
16. rue Delabor- 
dère. Neuilly 
MAI. 04-44 

La Vie intime de Raspoutine. 
Scén. orig. de Léonide Komé- 
rovsky. 

LEONIDE KOME- 
ROVSKY. 

Interp. J.-M. Tenn- 

berg. 

Date : février 1953. 

FRANCO 
LONDON-FILM 
114. Ch.-Elysées 
ELY. 57-36 

Madame de... 

Adaptation de l'œuvre de Louise 
de Vilmorin. 

MAX OFTÉIULS. 

Interp. : Charles Boyer, 
Danielle Darrieux, 
Vittorio de Sica. 

Date 15 avril 1953. 

Fît MS EGE 

49 bis. av. Hoche 
WAG. 77-27 

Le Dortoir des Grandes (titre pro- 
visoire). 

Roman de S. A. Steeman. 

HENRI DECOIN. 

Date : Mars 1953. 

CARMINA 

FILM 

4. rue Castellane 
Pars. ANJ. 89-78 

Le Crime ne paie jamais. 

Scén. du D r Locard, adapté par 
Henri Lepage. 

HENRI LEPAGE. 

Interp. : Michel Simon, 
le D r Locard. Jean 
Tissier, M. Régamey. 
Date : mal 1953. 

OPTIMAX 

FILMS 

21, r. J.-Mermoz 
BAL. 02-03 

L’Ecole des Faisans. 

Pièce de Paul Nlvolx, adapt. 
par J. Loubignac. 

JEAN LOUBIGNAC. 
Date : février 1953. 

TRANS- 
CONTINENTAL 
36, av. Hoche 
WAG. 62-43 

Les Hommes en Blanc. 

Roman d’André Soubiran ; adap- 
tât. et dial, par Pierre Bost et 
Jean Aurenche. 

RENE CLEMENT. 

Date : Mai 1953. 

CITE FILMS 
58, rue Pierre- 
Charron. Paris 
ELY. 77-47 

Sang et Lumière (Gevacolor). 
Roman de Joseph Peyré, adapt. 
par Maurice Barry. 

GEORGES ROUQUIER. 
Date : avril 1953. 
Interp. : Daniel Gélin, 
Anna-Marla Ferrero. 

U.G.C. 

François Caron 
104. Ch.-Elysées. 
Paris. BAL. 56-80 

Avant le Déluge. 

Scén. d’André Cayatte et Char- 
les Spaak. 

ANDRE CAYATTE. 

Date : Mai 1953. 

Prod. J. A. BORIS 
78. Ch.-Elysées 
ELY. 66-19 

Le Prêtre Ouvrier. 

Scén. orig. d’H. Calef. 

HENRI CALEF. 

Date : Avril 1953. 

SONODIS- 

LUTETIA 

Paul Pantaléon 
73. Ch.-Elysées 
ELY. 10-38 

Terrain vague. 

Scén. de Jean Perrine ; adapt. : 
Georges Gauvin. 

JEAN GOURGUET. 

Date : Juin 1953. 

FILMS S.F.P. 

4, rue Copernic. 
Paris. PAS. 67-77, 

Maternité. 

Scén., adapt, dial. Jean et Mi- 
chèle Gourguet. 

JEAN GOURGUET. 

Date : Avril 1953. 

FILMS VEGA 
40, r. Francois-I er 
Evrard de Rouvre 
ELY. 66-44 

La Vierge du Rhin. 

Roman de Pierre Nord, adapt. 
et dial, par Pierre Nord et 
René Wheeler. 

GILLES GRANGIER. 
Date : 6 avril 1953. 
Interp. : Jean Gabin. 
Lieux ; Ext. Alsace et 
Allemagne. 

FILMS VEGA 
Evrard de Rouvre 
40, r. François-I cr 
ELY. 66-44 

L’Heure d’aimer. 

Scén. orig., adapt. et dial, de 
Roland Laudenbach et Pierre 
Blondy. 

GUY LEFRANC. 

Date : Juillet 1953. 

Interp. : François Pé- 
rier. 






Joseph Kosma est actuellement à 
Londres, où il termine la musique du 
film. Innocent tn Paris, dont l’action 
se situe pendant une session de 
l’O.N.U. Le film est interprété par 
Claude Dauphin, Irène Strozzi et 
Alastalr Sim 


4» C’est Roland Petit qui a réglé le 
ballet « La Petite Sirène », qui est un 
des clous du grand film en Techni- 
color, Hans Christian Andersen, et qui 
permet à la danseuse française Renée 
Jeanmaire de réussir les plus éblouis- 
santes variations. 


* Jack L. Warner vient de confirmer 
la nouvelle selon laquelle il avait né- 
gocié avec Milton L. Gunzburg, pré- 
sident de la Natural Vision Corpo- 
ration, la réalisation d’un film en cou- 
leurs et en relief à l’aide des pro- 
cédés Wamercolor et Natural Vision. 


4» 7 films ont été réalisés en Cine 
fotocolor en Espagne en 1952. Ce 
sont : Muchachas de Bagdad, Estrella 
de Sierra Morema, La Hermana San 
Sulplcio, Dtiende y Mlsterio del Fla- 
menco, Bronce y Luna, Dona Fran- 
cisquita et El Seductor de Granada. 


11 


LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


CRITIQUES DES FILMS 

24 janvier 1953 s i 


LA SARABANDE 
DES PANTINS (G.) 

(O'Henry’s full House) 
Comédie dramatique à sketches 
(15 min.) 

(V.O.-D.) 


Origine : Américaine. 

, Prod. : André Hakim, 1952. 

Béal. : Henry Hathaway, Howard 
Hawks, Henry King, Henry Koster, 
i Je;n Négulesco. 

Auteurs : R. Breen, W. Bullock, 

I. Gcff, B. Roberts, L. Trotti. 
Chefs-Opérateurs : L. Ahern, J. Mac- 

Donald, M. Krasner, L. Ballaxd. 
Musique : Alfred Newman. 

Dir. artistique : L. Wheeler, Ch. Gore, 

J. C. Wright, R. Irvine, A. Hohr. 
Montage : N. de Maggio, B. Mac 

Lean, W.B. Murphy. 

Interprètes : Fred Allen, Anne Baxter, 
Je: nue Cfain, Farley Granger, 
Charles Laughtcn, Oscar Levant, 
M. Monroe, J. Peters, G. Ratoff, 
D. Robertson, D. Wayne, R. Wid- 
mark, L. Mac Kenzie, L. Aker, 
R. Raber. 

Présentations corporatives (Marseil- 
le) : 19 novembre 1952 ; (Paris) : 

J! 12 janvier 1953. 

CARACTERE. — Cette suite de cinq 
nouvelles d'après le célèbre écrivain 
humoriste américain O’Henry ferme 
"un ensemble varié, haut en couleurs, 
allant du pathétique à la fantaisie en 

(passant par le sentimental, la vio- 
lence, la tendresse. Elle est l'œuvre de 
cinq réalisateurs de premier plan avec 
; comme interprètes une constellation 
de grandes vedettes. Les sketches, pré- 
j sentés par John Steinbeck, possèdent 
chacun la matière d’un grand film, 
bénéficiant d’une mise en scène de 
grande classe. 

SCENARIO. — Deux vagabonds 
(Charles Laughton et David Way- 
|i ne) s’efforcent en vain de se faire 
arrêter pour passer l’hiver en pri- 
son. Leurs échecs les amènent dans 
Il une église où ils seront appréhendés 
au moment où Us viennent de trou- 
i ver un bon emploi. 
i D.ux maîtres-chanteurs (Fred 
Allen et Oscar Levant) sont les vic- 
times de l’homme qui’ls viennent de 
| kidnapper. Pour s’en débarrasser, 
i ils devront lui donner tout ce 
qu’ils ont. 

j Un gangster (Richard Widmark) 
a prêté de l’argent à un policier 
(Dale Robertson) qui, restant son 
débiteur, ne peut moralement l’ar- 
rêter. Grâce à l’argent d’un jour- 
nal pour ses souvenirs, il rembour- 
sera Is gangster et l’arrêtera. 

Une jeune femme (Jean Peters) 
se laisse mourir, convaincue que sa 
vie s’envolera avec la dernière 
feuille, malgré tous les efforts de 
sa sœur (Anne Baxter) . Un vieux 
peintre (Gregory Ratoff) peint de 
r.u't, dans la tempête, une feuille. 
C’est lui qui mourra de froid, tandis 
| qu’elle reprendra goût à la vie. 
Lui (Farley Granger) rêve d’une 
chaîne de montre et Elle (Jeanne 
Crain) d’un peigne d’écaille. Il ven- 
dra sa montre pour lui acheter le 
j peigne et Elle se fera couper les 
cheveux pour acheter la chaîne. 
Leur jeunesse et leur amour lis 
• consoleront de leur mutuelle décep- 
1 tien, 

REALISATION. — Dans chaque 
sketch se reconnaît nettement le style 
et la sensibilité de son réalisateur. 
Malgré des sujets trop riches et d’une 
rare originalité, l’ensemble reste éoui- 
I libré, mettant en valeur l'esprit, l’hu- 
mour, L finesse de O'Henry. Le 
montage est excellent prenant son 
rythme dans l’essence même de cha- 
que récit, tour à tcur rapide, violent, 
tendre, calme, émouvant. Les images 
sont excellentes et créent d'emblée 
l’ambiance que soutient une musique 
agréablement adaptée au temps de 
charnue récit. 

INTERPRETATION. — L’ensemble 
de T'nterprétation qui réunit une 
p'éiade de vedettes de tout premier 
p’an est excellent, chacun typant 
avec adresse et intelligence chaque 
personnage, parfaitement dans la note 
qui lui convient. — P. -A. B. 


(A) Pour adultes seulement. 

(G) Pour tous publics. 

(S) Officiellement interdit aux en- 
fants de moins de seize ans. 


CONVOI DE FEMMES (G.) 

(Westward the Women) 
Aventures au Far-Wlest (117 min.) 

(V.O .-D.) 

Origine : Américaine. 

Prod. : Dore Schary - 1951. 

Réal. : William A. Wellman. 

Auteurs : F. Capra ; adapt. de Ch. 
Schnee. 

Chef-Opérateur : William Mellor. 
Musique : Jeff Alexander. 

Dir. artistiques : C. Gibbons, D.B. 
CâtT 1 cart 

Décors : Ed. B. Willis, R. S. Hurst. 
Montage : James E. Newcom. 
Interprètes : Robert Taylor, Deni- 
se Darcel, B. Dennis, J. Mac Intire, 
R. Vanni, J. Bishop, H. Emerson, 
M. Erskine, L. Lcnergan, H. Ma- 
kamura. 

Première représentation (Monte-Car- 
lo) : 11 août 1952. 

Présentation corporative (Paris) : 22 
décembre 1952. 

CARACTERE. — Ce scénario, si- 
gné Frank Capra, résume à peu près 
toutes les situations formant la tra- 
me habituelle des « Western », 
possédant en, sus l’originalité d'être 
vécu par des femmes. L’idée d’un 
convoi de futures épousées en route 
vers la Californie, luttant contre les 
multiples embûches de la nature 
comme centre celles des hommes, est 
originale 1 . Aux côtés de Robert Tay- 
lor apparaît Denise Darcel. 

SCENARIO. — En 1851, un riche 
fermier de Californie, Roy Whit- 
man (John Mac Intire) charge le 
guide Buck Wyatt (Robert Taylor) 
de mener coûte que coûte à bon 
port un convoi de 140 femmes, fu- 
tures épouses des hommes de son 
ranch. Décidé à surmonter tous les 
obstacles, Buck est obligé de se 
montrer impitoyable. Il reste sourd 
au sentiment qui l’attire vers Fifi 
Danon (Denise Darcel). Peu à peu, 
abandonné par ses hommes, il reste 
seul avec le cuisinier chinois Ito 
(Henry Makamura) après la mort 
de Whitman, tué par les Indiens. 
Grâce au courage des femmes, dé- 
cimées par la maladie, la dureté et 
las risques du voyage, Buck finira 
par parvenir en Californie. Fifi 
trouvera en Buck l’époux souhaité. 

REALISATION. — William A. Well- 
man a fort bien dosé son récit bien 
que celui-ci reste fort touffu du fait 
de la multiplicité des personnages et 
des nombreux épisodes du voyage. 
Le film a de la grandeur, de l’émo- 
tion. Certains détails sont de la 
meilleure venue, qu'ils soient émou- 
vants ou humoristiques. Tout y est 
visuel et mouvementé. 

INTERPRETATION. — Robert Tay- 
lor joue en puissance son rôle. Seule 
compte peur lui la mission dont il 
est chargé. Sa création a beaucoup 
de vigueur et de relief. Denise Dar- 
cel, pour sa première apparition à 
l’écran, laisse espérer un réel talent. 
Henry Makamura, en cuisinier chi- 
nois, donne avec esprit et fantaisie 
la note humoristique. Tous les nom- 
breux autres rôles (140 femmes) sont 
tenus avec justesse. — P.-A. B. 


Les premières représentations « pri- 
vées » de La Charge héroïque (prod. 
Lux Film), ont obtenu, de la part 
de la presse, un, grand succès; c’est 
révocation du destin tragique des ré- 
giments de cavalerie italiens jetés dans 
la guerre en Crimée, en 1943 et 1944. 


L'ETOILE DU DESTIN (G.) 

(Loue Star) 

Film d’aventures (93 min.) 

(V.O.-D.) 

Origine : Américaine. 

Prod. : Z. Wayne Griffin - 1952. 

Réal. : Vincent Sherman. 

Auteur : Borden Chase. 

Chef-Opérateur : Harold Ross'on. 

Musique ; David Buttolph. 

Dir. artistiques : C. Gibbons, H. Pe- 
ters. 

Décors : Edwin. B. Willis, Alfred E. 
Spencer. 

Montage : Ferris Webster. 

Interprètes : Clark Gable, Ava Gard- 
ner, Broderick Crawford, Lionel 
Barrymore, B. Bondi, Ed. Begley, 
J. Burke, W. Farnum. L. Gilmore, 
M. Oison, R. Simpson, W. Conrad. 

Première représentation (Monte-Car- 
lo) : 17 août 1952. 

Présentation corporative (Paris) : 18 
décembre 1952. 


CARACTERE. — Certains épisodes 
historiques de la réunion du Texas 
à rUnïcn forment la trame de cette 
suite d’aventures mouvementées, où 
le patriotisme, l’ambition, l’intérêt se 
mêlent. Le dénouement par sa vio- 
lence forme un passage très cinéma, 
où galopades et fusillades se dérou- 
lent au milieu d’une bagarre fort bien 
venue. Clark Gaine, Ava Gardner, 
Broderick Crawford forment un en- 
semble au jeu solide et puissant. 

SCENARIO. — En 1845, le Pré- 
sident des Etats-Unis, Andrew 
Jackson (Lionel Barrymore) > char- 
ge Devereaux Burke (Clark Ga- 
ble) de négocier la réunion du 
Texas à l’Union et de contrecarrer 
les efforts de Tom Gradden (Bro- 
derick Crawford), politicien ambi- 
tieux. Burke s’éprend de Martha 
Rondu (Ava Gardner), une journa- 
liste patriote amie de Cradden. 
Peu à peu, Martha se tourne vers 
Burke et, au moment crucial, lui 
permettra de réussir en se ran- 
geant à ses côtés. L’insurrection 
menée par Cradden ayant échouée, 
le Texas votera unanime sa réu- 
nion aux Etats-Unis. Les adver- 
saires d’hier formeront alors un 
front uni contre les envah sseurs 
mexicains. Burke épousera Martha. 

REALISATION. — Toute la partie 
des tractations politiques met en va- 
leur avec adresse l’ambition des uns, 
la rapacité des autres sans scuci de 
l’intérêt général. Les scènes de mou- 
vement sont bien menées et ont de 
la vigueur. La bagarre finale est fort 
habilement réalisée. 

INTERPRETATION. — Clark Ga- 
ble joue honnêtement son rôle qui 
ne lui fournit que peu d'occasions de 
donner toute la réelle valeur de sa 
forte personnalité. Il incarne un 
homme de devoir qui a perdu ses 
illusions et il retrouve à la chaleur 
d’un grand amour sa foi patriotique. 
Ava Gardner, belle et séduisante, a 
toute la féminité désirable. Brode- 
rick Crawford est un traître aux 
noirs desseins avec toutefois une 
flamme chevaleresque. Il donne de 
l’ambitieux effréné un portrait haut 
en couleurs. — P.-A. B. 

f 

"THE GLENN MILLER STORY" 

•î* James Stewart sera le principal in- 
terprète de The Glenn Miller Story, 
super - production en Technicolor 
qu’entreprendra bientôt Universal. 


MON FRERE 

A PEUR DES FEMMES (A.) 

(L’Inafferabile 12) 

Comédie gaie (93 min.) 
(V.O.-D.) 


Origine : Italienne. 

Prod. : Niccolo Theodoli, 1950. 

Réal. : Mario Msttoli. 

Auteurs : A. Aiberti et F. Bezzi ; 

adapt. de Sténo et Monicelli. 
Chef-Opérateur : Aldo Tonti. 

Décors : Piero Filippone. 

Dir. de Prod. : Ferrucio de Martino. 
Montage : Giuliana Attenni. 
Interprètes : Walter Chiari, Silvana 
Panp;nini, Isa Barzazza, C. Carapa- 
nini, Y. Sanson, A. Tjeri, M. Buferd, 
L. Gore, A. Dubbini, P. Gallini, B. 
Corelli, F. Colliffo et les équipes de 
football « Juventus » et « Roraa ». 
Premières représentations (Marseille) : 
8 octobre 1952 ; (Paris) : 16 janvier 
1953. 


CARACTERE. — Traitant avec hu- 
mour des complexes d'infériorité 
sexuelle et d’impulssamce psychique, 
cette comédie vaudeville, basée sur 
des quiproquos dus à des sosies, a de 
fort amusants moments. La présence 
de deux équipes vedettes de football 
permet de présenter des joueurs trans- 
alpins fort connus. L’imbroglio des 
situations met en valeur les dons 
de fantaisiste de Walter Chiari, dans 
un double rôle autour duquel évolue 
un essa m de jolies femmes aux désha- 
billés suggestifs et à la plastique fort 
agréable. 

SCENARIO. — Obsédé, Carletto 
Esposito (Walter Chiari), ne peut 
embrasser une femme sans revoir 
l’affreuse institutrice qui lui donna 
son premier baiser. Il aime et est 
aimé de Teresa (Isa Barzazza), dont 
le père s’oppose à leur union si Car- 
letto n’est pas riche. Toutes ses ten- 
tatives échouent et il part pour 
Rome, où , son ami Beppe (Carlo 
Campanini) usant de sa ressem- 
blance avec la vedette du football, 
Ercole Brandoletti (Walter Chiari), 
le substitue à lui, l’entraînant dans 
une suite d’aventures amoureuses. 
Esposito, du fait d’une erreur dit 
médecin, qui doit le guérir de son 
complexe, absorbe des pilules de 
super-orang-outang, qui le trans- 
forme en sensationnel gardien de 
but. Il obtient ainsi la main de Te- 
resa et découvre que Brandoletti 
n’est autre que son frère jumeau, 
dont il fut séparé dès l’enfance. 

REALISATION. — Dans un style 
très vaudevillesque, ce scénario, dû 
à Sténo et Monicelli, auteurs de Gen- 
darmes et Voleurs, est animé avec 
une verve toute latine par Mario Mat- 
toli, spécialiste du genre. L’ensemble 
a de la fantaisie à forte dose. La pho- 
tographie d'Aldo Tonti est bonne, ani- 
mant agréablement l’action et mettant 
en valeur le galbe des interprètes 
féminines. 

INTERPRETATION. — Walter Chia- 
ri, — dont les traits rappellent ceux 
de Robert Lmoureux, — dans un 
double rôle, est à la fois un impuis- 
sant psychique affolé par les présences 
féminines, et un « combinard » aux 
projets ahurissants. Isa Barzizza est 
une dynamique jeune femme, qui a 
choisi son « homme » et l’autre en- 
vers et contre tous. Silvma Pampa- 
nini est fort jolie, habillée comme 
déshabillée. Yvonne Sanson joue un 
sketch plein d'esprit et de Lscivité. 
Laura Gore et Marilyn Buferd (Miss 
America), el'es aussi sont pleines de 
sex-appeal dans des tenues fort lé- 
gères. — P.-A. B. 


EN ALLEMAGNE DE L'OUEST 

•î» Les soixante-sept maisons de dis- 
tribution de l’Allemagne de l’Ouest 
disposent, pour la saison 1952-53, de 
456 films de long métrage. Parmi 
ceux-ci on note la présence de 110 
fi'ms allemands. 212 américains et 29 
français (troisième position). Les films 
français se répartissent ainsi : 4 en 
V O. et VD. (dont deux déjà sortis), 
17 en version doublée seulement (8 
déjà sortis), 4 en V.O. seulement (1 
déjà sorti) et 2 versions allemandes 
de coproduction tournées en France. 
A ce total de 27 films il convient 
d’ajouter deux productions d’avant 
guerre. En outre, les sociétés Allianz, 
Pallas et Prisma présenteront proba- 
blement. au cours de la saison, d’au- 
tres films français qui ne sont pas 
encore terminés ou sortis en France 


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LA ciNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 


I FILM COMMENCÉ 


L’ESCLAVE (titre provisoire) (Stu- 
dio Francœur) (26-1-53). 

Prod. : Cormoran Film-I.C.S. 
Réal. : Yves Ciampi. 


10 FILMS EN COURS 


2*’ SEMAINE 

LES COMPAGNES DE LA NUIT 

(Billancourt). 

Prod. : Metzger et Woog-Hoche 
Production. 

Réal. : Ralph Habib. 

3° SEMAINE 

L’ENVERS DU PARADIS (Ext. 

Haut-de-Cagnes). 

Prod. : PA.FI.CO. 

Réal. : Edmond T. Gréville. 
IIOLD-UP (titre provisoire) (Stu- 
dios de Boulogne). 

Prod. : C.C.F.C. 

Réal. : Georges Lacombe. 

4« SEMAINE 

JEUNES MARIES (ex-HISTOIRE 
DE BRIGANDS) (Studios de 
Boulogne). 

Prod. C.I.C.C. -Indus Films- 
Marina Films. 

Réal. : Gilles Grangier. 

QUELQUE PART DANS LE 
MONDE (Studios de Saint-Mau- 
rice). 

Prod. : Filmaur-Berganos Prod.- 
United Artists. 

Réal. : Anatole Litvak. 

LA NUIT EST A NOUS (Geva- 
color) (Studios de Joinville). 
Prod. : Comp. Nouvelle du Ci- 
néma. 

Prod. : Jean Stelli. 

6- SEMAINE 

LES AMANTS DE MINUIT (Stu- 
dios de Neuilly). 

Prod. : Films Roger Richebé. 
Réal. : Roger Richebé. 

9 e SEMAINE 

LE RETOUR DE DON CAMILLO 

( Cinecitta-Rome ) . 

Prod. : Francinex - Filmsonor - 
Ar iane-Rizzoli . 

Réal. : Julien Duvivier. 

12 e SEMAINE 

LA CARAQUE BLONDE (Gevaco- 
lor) (ext. Camargue). 

Prod. : Protis Films. 

Réal. : Jacqueline Audry. 

13® SEMAINE 

LUCRECE BOKGIA (Technicolor) 
(Studios de Billancourt). 

Prod. : Ariane-Filmsonor-Fran- 
cinex-Rizzoii Produzione. 

Réal. : Christian-Jaque. 


4 FILMS TERMINÉS 


LA NEIGE ETAIT SALE (19-1- 
53). 

Prod. : Telius Films. 

Réal. : Luis Saslavsky. 

FEMMES DE PARIS (12-1-53). 
Prod. : Hoche Prod. 

Réal. : Jean Boyer. 

AMICAL SOUVENIR (24-1-53). 
Prod. : Courts et Longs Métra- 
ges- Athena-Cinematografica. 
Réal. : Maurice Labro et Giorgio 
Simonelli. 

LA MOME VERT-DE-GRIS (24-1- 

53). 

Prod. : C.I.C.C. -Pathé-Cinéma. 
Réal. : Bernard Borderie. 


DEUIL 

4* Nous apprenons le décès, le 13 jan- 
vier, de Mme Bealay, mère de M. 
Bealay, directeur des cinémas « Vox » 
et « Rex » du Mans. 

♦ 

SUR LA COTE D'AZUR 

4 1 Aux Studios de La Victorine à 
Nice la, construction des décors pour 
la production U.G.C., dirigée par 
Radvany, L'Etrange Désir de Mon- 
sieur Bard, dont Michel Simon sera 
la vedette, vient d’être commencée 
sur trois des plateaux. Le premier 
tour de manivelle est définitivement 
fixé au 9 février. 

•J* Les extérieurs en Camargue, de 
La Caraque blonde, production Pro- 
tis Films, mise en scène par Jacque- 
line Audry, d’après un scénario de 
Paul Ricard, adapté et dialogué par 
Pierre Laroche, sont terminés. Les 
intérieurs ont été commencés le 12 
janvier aux nouveaux studios de 
Sainte-Marthe, à Marseille. D'impor- 
tants décors y ont été édifiés, qui se- 
ront utilisés durant les deux semaines 
prévues. Des extérieurs seront en- 
suite faits à Cannes sur le port et à 
bord d’un yacht. Rappelons que ce 
film est réalisé en Gevacolor. 

♦ 

"RENCONTRES SUR LE RHIN" 

4* Mmes B. Falaize et M. N.-A. Cos- 
tantini, directeurs des productions 
« Le Trident », ont présenté, lundi 
soir, dans la s?lle du Ministère de 
l’Information), le court métrage de 
1.100 mètres, Rencontres sur le Rhin. 
Ce film met en valeur l’activité de 
Strasbourg, petite capitale de l’Eu- 
rope, ses industries et son contact 
moral entre les peuples, matérialisé 
par le Rhin, voie ouverte sur le 
Monde. En tête des personnalités pré- 
sentes, citons M. Jean-Marie Louvel, 
ministre de l'Industrie et de l'Energie, 
et le directeur de son Cabinet, M. 
Ambroise Roux. 

ÿ 

VIVIEN LEIGH et DANA ANDREWS 
interprètes du film de W- DIETERLE 

4* Vivien Leigh et Dana Andrews se- 
ront les interprètes d'un grand film 
en Technicolor, tiré d'un roman cé- 
lèbre de Robert Standish, paru en 
France sous le titre, La Piste des 
Eléphants. Les prises de vues com- 
menceront à Ceylan, le 2 février, sous 
la direction du metteur en scène 
William Dieterle et du producteur Ir- 
ving Asher. Après les extérieurs, qui 
dureront un mois environ, les inté- 
rieurs seront réalisés à Hollywood. 


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LES CRITIQUES 

DE NOTRE AVANT-DERNIER NUMÉRO 
N 1500, 10 janvier 1953 

PAGE 9 : 

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LA REINE DE S AB A, 112'. Dist. : GAMMA-JEANNIC FILMS. 
RAID SECRET. 84'. Dist. : UNIVERSAL. 

LES AMANTS DE L'ENFER. 100'. Dist. : WARNER BROS. 

PAGE 10 : 

SCARAMOUCHE, 110'. Dist. : M.G.M. 

CHANTONS SOUS LA PLUIE. 98'. Dist. : M.G.M. 


DE NOUVELLES VEDETTES TENTENT 
CHANCE SOUS LA DIRECTION DE 

BERNARD BORDERIE DANS 



“ LA MOME VERT-DE-GRIS ” 


Bernard Borderie, le jeune réali- 
sateur de Bon Voyage Mademoiselle 
et Les Loups chassent la Nuit, met 
actuellement en scène un nouveau 
film, dont les prises de vues ont lieu 
aux studios Photosonor. Le père de 
Eernard Borderie, M. Raymond Bor- 



Domini-aue Wilms aux côtés de 
J.-M. Robain et Howard Vemon dans 

LA MOME VERT -DE-GRIS. 

derie, préside aux destinées de la 
C.I.C.C., société productrice du film 
avec Pathé-Ccnsortium, tandis que 
son oncle, Charles Borderie, en est 
administrateur. C’est donc toute une 
famille, bien connue depuis longtemps 
dans notre métier, qui donne vie à 
la Môme Vert-de-Gris .film pour le- 
quel son metteur en scène a fait ap- 
pel à une équipe avec laquelle il a 
déjà travaillé pour ses deux précé- 
dents films, comprenant le décorateur 
Moulaërt et le chef-opérateur Lemare. 

Nous avons été favorisés par un 
long entretien avec Bernard Borde- 
rie. Une indisposition de Dominique 
Wilms, vedette féminine du film, 
ayant obligé à une modification du 
pian de travail, laissait un loisir forcé 
au réalisateur, tandis que l’on termi- 
nait à la hâte un décor représentant 
le pont du yacht et son bar. C’est 
assis à l’intérieur de ce bateau que 
nous avons pu bavarder. 

« J’ai choisi ce sujet de Peter Che- 
ney, nous dit Bernard Borderie, après 
avoir lu vingt-quatre des quarante 
ouvrages écrits par cet auteur et j’ai 
l’intention, en juin prochain, de por- 
ter à l’écran un autre Peter Cheney : 
« Les Femmes s'en balancent », avec 
le même interprète principal, Eddie 
Constantine. 

« Cet artiste américain est un chan- 
teur qui passe en ce moment chaque 
soir au Moulin-Rouge, qui n’a tourné 
qu’un seul film au Caire, avec Sto- 
loff. Il créera le rôle du policier Sem- 
my Caution, de nationalité améri- 
caine. Certains passage du film seront 
en langue anglaise, lorsque le scéna- 
rio l’exigera, ce qui nécessitera quel- 
ques sous-titres. 

« Dominique Wilms, qui débute à 
l’écran dans le principal rôle fémi- 
nin, est toute jeune. Elle a fait des 


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tournées en Amérique et en Orient, 
récitant des poèmes de Frévert et 
c'est Edmicnd-T. Gréville qui a at- 
tiré mon attention sur elle. Les es- 
sais ont été concluants et je n'ai pas 
hésité à lui confier le personnage de 
la « Môme Vert-de-Gris ». J'ai de 
nombreux autres interprètes, parmi 
lesquels Howard Vernon dans un rôle 
de gangster, Jean-Marc Tennberg, 
Philippe Hersent, Dario Moreno. » 
Interrogé sur les caractéristiques de 
son film, Bernard B'crderie poursuit : : 


« C'est bien entendu un film poli- 
cier, mais également un film d'aven- 
tures. Mon adaptation suit fidèlement 
le sujet avec quelques transformations 
de détail pour le rendre plus actuel. 
Je m'efforce de traiter cette œuvre, 
qui comprend quatre meurtres et de 
nombreuses bagarres, avec mouve- 
ment et rapidité, dans le style amé- 
ricain. 


« L'intrigue se situant dans la ré- 
gion de Tanger, j’irai, pendant une 
quinzaine de jours, tourner sur place 
et à Casablanca, afin de créer l'in- 
dispensable ambiance marocaine. » 

Au moment où j’allais le quitter, 
le metteur en scène m’entraîne dans 
un décor de boîte de nuit, pour me 
faire admirer la conception originale 
de Moulaërt et les modèles réduits 
de voiliers de toutes les époques qui 
ornent les murs. Le film se termine 
cette semaine et nous espérons voir, 
cette saison, sur nos écrans La Môme 
Vert-de-Gris. — G. Turquan. 


FICHE TECHNIQUE 


LA MOME VERT-DE-GRIS 


Titre : LA MOME VERT-DE-GRIS. 
Prod. : C.I.C.C. -Pathé-Cinéma. 

Vente à l’étranger : C.I.C.C. 

Réaf. : Bernard Borderie. 

Assist.-Réal. : André Smagghe. 

Auteur : Peter Cheney. 

Adaptation : Bernard Borderie. 
Dialogues Jacques Berland. 
Chef-Opérateur : Jacques Lemare. 
Opérateur : Gustave Raulet. 
Assist.-Opérateurs : Luc Mirot, Lou- 
lou Pastier. 

Décors : René Moulaërt. 
Assist.-Décorateur : Yves Olivier. 
Maquettiste : Jacques Mely. 

Dir. de Prod. : René G. Vuattoux. 
Administrateur : Charles Borderie. 
Moutage : Jean Feyte. 

Assist.-montage : Colette Lambert. 
Chef-Opérateur du Son : William Si- 
wel. 

Recorder : Pierre Zarrn. 

Perchman : Arthur Van den Merren. 
Photographe : Guy André. 

Script-Girl : Charlotte Lefèvre. 
Régisseur général : Henri Jacquillard. 
Régisseur extérieurs : Albert Volper. 
Accessoiriste : Raymond Lemoigne. 
Secrétaire de Prod. : Janine Solo- 
mons. 

Couturière : Marcelle Desvignes. A 
Maquilleur : Paule Déan. 

Coiffeur : Michèle Dumont. 

Habilleuse : Micheline Bonnet. 
Tapissier : Marius Martin. 
Enregistrement : Artec. 

Studios : Photosonor. 

Extérieurs : Casablanca, Tanger. 
Commencé le : 24 novembre 1952. 
Interprètes : Eddie Constantine, Do- 
minique Wilmls, Howard Vernon, 
Philippe Hersent, J.-M. Tennberg, 
Dario Moreno, Nie Vogel, J.-M. Ro- 
bain, Maurice Ronet, Gaston Mo- 
det, Paul Azaïs. 

Sujet (genre) : Policier. 

Cadre-époque : Moderne. 

Résumé du scénario. — Une cargai- 
son d’or, en provenance des Etats- 
Unis, a été dérobée par le gang que 
dirige Rudy Satiera (H. Vemon), 
Chargé de cette affaire, Lemmy Cau- 
tion (E. Constantine) trouve, assas- 
siné dans une boîte de nuit, l’agent 
avec lequel il doit prendre contact. 
Grâce à Carlotta, une chanteuse ap- 
pelée la Môme Vert-de-Gris (D. 
Wilms), Lemmy réussira à récupérer 
Per et à conquérir Carlotta après 
bien des péripéties. 



13 


LACiNÉMATOGRAPHiE FRANÇAÎSE 


CRITIQUES DES FILMS 

l — 24 Janvier 1953 — £ 


PECHE D'UNE MERE (A.) 

(Cuore Ingrato) 

Drame psychologique (102 min.) 

(V.O .-D.) 

Origine : Italienne. 

Prod. : Manenti Film - 1951. 

Réal. : Guido Brignone. 

Auteurs : Scén. crig. de Sténo E. 
Monicelli ; adapt. et découpage de 
I. Perilli, G. Cataldo, L. Serri et 
G. Brignone. 

Chef-Operateur : Mario Albertelli. 
Musique : A. Fragna. 

Décors : Luigi Gervasi. 

Dir. de Prod. : Romolo Laurenti. 
Montage : Iolanda Benvenuti. 
Interprètes : Caria del Poggio, Frank 
Lattimore, G. Serzetti, C. Sposito, 

I T. Lattanzi, S. Menti, O. Solbelli, 
G. Galetti. 

Présentation corporative (Paris) : 15 
décembre 1952. 

CARACTERE. — Sujet assez som- 

I bre montrant les souffrances d'une 
jeune femme injustement soupçon- 
née d’un vol. Acquittée faute de 
preuves, une ombre demeure, en- 
travant ses projets d’avenir. Ce cas 
est traité sur un mode souvent tra- 

I gique. Une importante intrigue amou- 
reuse s'intégre à l’étude d'un carac- 
tère dont les réacticns ne semblent 
pas toujours extrêmement logiques. 

SCENARIO. — A la mort de la 
cantatrice , Eugenila Battistoni, iscs 
bijoux ont disparu et sa secrétaire, 
Helena Francosi (C. del Poggio) 
est inculpée, alors que l’auteur du 
jj vol est Alberto (G. Serzetti), jeune 
homme amoureux de la jeune fiVe. 
Helena est acquittée grâce au dé- 
vouement de son avocat, Alexan- 
dre de Marchis (F. Lattimore). 
Alexandre est devenu amoureux 
de sa cliente et il l’épouse secrète- 
ment. La mère de l’avocat, devi- 
nant le penchant de son fils, fait 
pression sur Helena pour qu’elle 
renonce à Alexandre. Helena re- 
, trouve alors Alberto, qui la terro- 
rise et la compromet dans un vol 
avec meurtre. La jeune femme, 
dans une scène violente, tue invo- 
ii lontairement le criminel. Elle est 
jugée, acquittée définitivement et 
Alexandre peut enfin vivr e au 
I grand jour avec Helena et l’enfant 
né de leur union. 

REALISATION. — Le cas traité est 
intéressant, mais le comportement 
de l’héroïne manque souvent de lo- 
gique. Bonnes scènes dramatiques 
i émouvantes. Une jolie chanson met 
une note agréable dans ce sujet sé- 
: rieux. Quelques bons premiers plans 
sont très réussis. 

INTERPRETATION. — Caria del 
Poggio est une excellente interprète 
au jeu nuancé, attachante et émou- 
vante à la fois. Frank Lattimore est 
sobre et mesuré en toutes circons- 
tances. Serzetti. dans un rôle de 
gangster, est cynique et brutal à 
souhait. — G. T. 


DES JUPONS A L'HORIZON 

(G.) 

(Skirts Ahoy) 

Ccmédie murica.le (110 min.) 
Technicolor 
(V.O.-D.) 


Origine : Américaine. 

Prod. : Joë Pasternrk. 1952. 

Réa.l. : Sidney Lanfield. 

Auteur : Scén. de Isobel Lennart. 
Chef Opérateur : William Mellor. 
Musique : Géorgie Stoll. 

Décors : C. Gibbons D B. Cathcart. 
Mon+age : Cottcn Warburton. 
Interprètes : Fslher Williams, Joan 
Evans, Keefe Brasselle Dean Miller, 
Vivian Biaine. Barry Sul’ivan. 
Présentation ecrporative (Paris) : 15 
décembre 1952. 


CARACTERE. — Ce fi'm musical, 
qui renoue la tradition des produc- 
tions sur l’armée, réalisées aux U. S. A. 
entre 1912-45, nous montre d'insou- 
ciantes Wacs chantant, paradant et 
flirtant avec de sympathiques militai- 
res. Tro’s oodettes féminines . i a be j le 
nageuse Esther Williams et deux es- 
poirs : Jean Evans et Vivian Blâme. 

SCENARIO. — Trois jeunes filles 
connaissent d n s déboires sevt'mev- 
taux. L’une. Marv-Kate (J. Evans), 
a été abandonnée par son fiancé, 
le matin , même du mariage. La se- 
conde. Withney (E. Williams), s’en- 
fuit de chez elle le jour où elle 


HOLD-UP EN MUSIQUE (G.) 

Comédie musicale (74 min.) 


Origine : Française. 

Prod. : Poris-Mcnde-Prod., 1952. 

Réal. : Gillet A. de Turenne. 

Supervision : Jacques Daniel-Norman. 

Auteur : Pierre Delestang. 

Chef-Opérateur : Pierre Lèvent. 

Musique : Manfrino. 

Décors : Robert Hubert. 

Dir. de Prod. : Raymond Lejart. 

Montage : G. Artus. 

Chef-Opérateur du Son : Goumy. 

Interprètes : Emile Prudhomme et ses 
compagnons, Ginette Leclerc, Jean 
Tiasier, Georges Pcujouly, R. Pa- 
torni, P. Dem:nge, J. Angelvin, S. 
Pays, J. Christian. 

Présentation corporative (Paris) : 8 
janvier 1953. 


CARACTERE. — Cette farce poli- 
cière a, avant tout, été réalisée afin 
de mette et valeur Emile Prudhomme 
et sou accordéon. Ce film s’adresse 
donc à tous les amateurs de cet ins- 
trument, à tous ceux qui pensent, 
comme le héros du film, qu’il peut 
s’attaquer à la musique la plus clas- 
sique comme c’est le cas ici avec un 
morceau très connu de Franz Liszt. 

SCENARIO. — - Une bande pari- 
sienne attend l’arrivée d’un gangster 
américain venu pour prendre la di- 
rection de leurs affaires. Ils man- 
quent son arrivée et l’Américain 
(R. Patorni), entre en relations avec 
un accordéoniste, Emile (E. Prud- 
homme), que les facéties de son 
frère (G. Poujouly), font prendre 
pour un « dur ». Associé à Ginette 
(G. Leclerc), l’Américain prépare 
un vol de bijoux avec l’aide, invo- 
lontaire, d’Emile. Mais tout cela est 
gâché par l’arrivée de la bande, tou- 
jours à la recherche du spécialiste 
yankee, et de la police. 

REALISATION. — On a voulu faire 
une œuvre rythmée et l’on y est par- 
venu Dar l’emploi de scènes très cour- 
tes et de personnes dynamiques. Le 
procédé ne va pas toutefois sans quel- 
que confusion et la caméra ne par- 
ticipe que rarement à l'action. Ben 
enregistrement sonore des multiples 
interprétations d'Fmile iFrudhomme. 

INTERPRETATION. — Ginette Le- 
clerc, en femme-gangster, Raphaël 
Patorni, en gentleman-cambrioleur 
nv de-in-U.S.A., Jean Tissier, en mau- 
vais garçon apathique, et Georges 
Poujouly, en gavroche moderne, met- 
tent en valeur le texte gai d'Alexan- 
dre Breffort. On ne peut en vouloir 
à Emile Pi’udhomme et à ses com- 
pagnons (dont Robic et sa famille), 
de leur manque d’aisance devant la 
caméra ; d’autres talents leur ont 
valu leur renommée. — C. B. 


comprend qu’elle n’aime pas le 
grand benêt qu’elle allait épouser. 
La troisième, Yancy (V. Biaine), 
voudrait retrouver Charlie, un ma- 
rin dont elle est tombée amoureuse. 
Toutes trois s’engagent dans la ma- 
rine et deviennent amies. Withney 
fait la connaissance d’un major (B. 
Sullivan). Ayant passé leurs con- 
cours avec succès, les trois jeunes 
filles vont partir pour l’Europe. 
Mary-Kate a la joie de voir 
son fiancé lui dire au revoir ; il en 
est de même pour Withney et son 
major et pour Yancy et Charlie. 

REALISATION. — A défaut de su- 
jet bien déterminé, le film possède 
beaucoup d'entrain. Les chansons et 
les numéros de danse, qui tiennent 
souvent de la parade militaire et des 
mouvements d’ensemble impeccable- 
ment réalisés, s’intégrent directement 
à l’act’on. Bonne séquence de nage ar- 
tistique avec Esther Williams et deux 
enfants. 

INTERPRETATION. — Par leur per- 
sonnalité. les trois vedettes donnent 
une particularité différente à chacun 
des trois rôles principaux : Esther 
Williams est la sportive gracieuse mais 
volontaire. Joan Evans la jeune fille 
rêveuse et timide et Vivian B'ame 
la fantaisiste pleine de dynamisme. 
Barry Sullivan ? beaucoup d’allure 
dans un rôle assez terne. — C. B. 


LE MASQUE DE DIMITRIOS 

(G.) 

(The Mask of Drmitrios) 
Aventures policières (95 min.) 
(V.O.) 

Origine : Américaine. 

Prod. : Henry Blanke, 1944. 

Réal. : Jean Négulesco. 

Auteurs : Scén. de F. Gruber, d’après 
le roman de Eric Ambler. 
Chef-Opérateur : Arthur Edeson. 
Musique : Adolph Deutsch. 

Dir. artistique : T. Smith. 

Décors : Walter Tilford. 

Montage : Frederick Richards. 
Chef-Opér. du son : Oliver S. Gar- 
retson. 

Interprètes : Sidney Greenstreet, Za- 
ehary Scott, Faye Emerson, P. Lor- 
re, V. Francen, S. Gersy, F. Bâtes. 
Premières représentations (Nice) : 
18 juillet 1951 ; (Paris) : 9 janvier 
1953. 

CARACTERE. — Peinture d’un per- 
sonnage mystérieux tel qu’il a été vu 
par diverses personnes, le fait succes- 
sivement apparaître sons des aspects 
très différents et donne au récit un 
ton plein d’intérêt et à l'intrigue une 
vigueur qui ne cesse de se renouve- 
ler. Ce film « noir » est une réussite 
par son ambiance impénétrable. 

SCENARIO. — L’écrivain Corné- 
lius Lcyden (Peter Lorre) s’intéresse 
à un cadavre repêché dans le Bos- 
phore que l’on affirme être celui 
de Dimitrios Makropoulos (Zacha- 
ry Scott), aventurier d’envergure. 
Dans les villes où il a vécu, Leydcn 
retrouve ceux qui Vont connu. A 
Sofia, c’est Irana (Faye Emerson) 
qu’il a aimée ; à Belgiade, Bullic 
(Alfred Meker) qu’il a déshonoré ; 
à Genève, Grodek (Victor Francen) 
qu’il a trompé; à Paris, Peters (Syd- 
ney Greenstreet) qui fut sa victime. 
Ayant démasqué Dimitrios qui n’est 
pas mort, Peters veut le faire chan- 
ter. Blessé par Dimitrios, Peters le 
tue et se livre à la police. 

REALISATION. — Jean Négulesco 
a fait un film en usant de tous les 
artifices d’un habile scénario servi 
par un excellent montage. Les re- 
tours en arrière permettent de pein- 
dre l’homme recherché, vu chaque 
fois sous un aspect différent et sui- 
vant un point de vue dissemblable. 
Les angles de prises de vues sont in- 
téressants et souvent curieux. 

INTERPRETATION. — Peter Lorre, 
nonchalant, désabusé, mais fouineur 
passionné par sen enquête, fait une 
création fort curieuse. Sidney Green- 
street, maître - chanteur ne visant 
qu’à une vengeance fructueuse, rou- 
blard sans intelligence, apparaît sous 
un aspect plein de relief. Zachary 
Scott fait du mystérieux Dimitrios, 
une peinture aux multiples facettes. 
Victor Francen, en maître-espion mé- 
lomane, denne une intéressante per- 
sonnification. Faye Emerson, en « res- 
pectueuse » toujours sous le charme 
d’un grand amour, joue avec beau- 
coup de vérité. — ■ P. -A. B. 


PRÉCISION 

•F A la suite de la critique que nous 
avons publiée dans notre numéro du 
27 décembre 1952 sur le film de court 
métrage Le Gouffre de la Pierre de 
Saint-Martin, on nous prie de préci- 
ser qu’à l’exception d’une conversa- 
tion entre le docteur Mairey et le 
spéléologue Labeyrie, qui a lieu au 
fond du gouffre, tous les enregistre- 
ments sonores ont été réalisés au 
Studio Marignan, dont les producteurs 
et les techniciens du film ne peuvent 
que louer les qualités du travail. Cette 
précision s'avérait nécessaire du fait 
qu’un « carton » du générique pou- 
vait laisser supposer que les « échos 
sonores » résultaient d’enregistrements 
directs de la Radiodiffusion française, 


•ï» Après la cessation d'activités ciné- 
matographiques de l'Office central 
d’informations britanniques, les stu- 
dios c’e Beaconsfield, loués par le Mi- 
nistère du Travail, sont devenus dis- 
ponibles. Ces studios vont passer aux 
mains d’un organisme de production 
scutenu par la National Film Finance 
Corporation, le Group 3 Ltd. 


SOYEZ LES BIENVENUS (G.) 

Comédie musicale (85 min.) 


Origine : Française. 

Prod. : C.F.P.C., 1952. 

Réal : Pierre Louis. 

Auteurs : Scén. orig. de P. Louis ; 
adapt. de J. Nohain et A. Leclerc ; 
dial, de J. Nohain. 

Chef-Opérateur : Fred Langenfeld. 
Musique : Henri Betti. 

Décors : Nègre. 

Dir. de Prod. : Georges Chariot. 
Montage : Jeannette Berton. 
Chef-Opérateur du Son : R. Longuet. 
Interprètes : Raymond Bussières, Jean 
Nohain, Dréan, H. Betti, R. Des- 
mond, P. Carton, A. Poivre, R. Lan- 
zac, A. Leclerc, A. Mestral, Yonal. 
Pierre-Louis, Fh. Olive, M. Nastorg. 
E. Cheval, P. Olaf, Jupille, J. C. 
Marion, S. Sel, J. Daniel, Ch. Jac- 
quier, M Maurène, C. Agier. 
Présentation corporative (Paris) : 13 
janvier 1953. 


CARACTERE. — Une émission ra- 
diophonique de Jean Nohain, compre- 
nant différentes attractions, est le 
noeudl central autour duquel a été 
bâti un scénario dans le style gai. 
L’histoire se déroule dans un village 
dent les habitants prennent part à 
Rémission. La musique et les chansons 
constituent un important attrait, ainsi 
que les membres de la Compagnie 
Jean Nohain, que l'on entend plus 
souvent sur les ondes qu’on ne les 
voit. 

SCENARIO. — Le car conduisant 
la Compagnie Jean Nohain faire, 
dans une station balnéaire, l’émis- 
sion, la Voix de la Surprise, tombe 
en panne à Saint-Eloi-le-Brave. Les 
habitants aggravent l’incident afin 
que Jean Nohain soit immobilisé 
assez longtemps pour être contraint 
de faire 1 son émission dans le vil- 
lage. Le succès couronnera cette 
entreprise, grâce aux efforts de 
l’instituteur (Pierre-Louis), qui a 
voulu, de cette manière, faire con- 
naître la fontaine aux eaux béné- 
fiques de Saint-Eloi. 

REALISATION. — Mise en scène 
trépidante, d’une grande nervosité. Le 
jeune réalisateur a multiplié les tra- 
vellings et abusé peut-être du mou- 
vement, mais son film est* mené avec 
entrain. Les attractions et les chan- 
sons sent mises en valeur. L'ensemble 
est jeune, divertissant, la musique 
excellente. 

INTERPRETATION. — Les nom- 
breux interprètes lont preuve de qua- 
lités scéniques, bien que certains man- 
quent d’expérience devant la caméra. 
Très bonnes créations, pleines de fan- 
taisie, de Raymond Bussières et Pau- 
line Carton. On remarque Jean No- 
hain, Armand Mestral à la voix bien 
connue et un groupe de jeunes fem- 
mes pleines d'entrain. — G. T. 


“SCRUPULE ET POISSON" 

»£• Les Films Paradis préparent Scru- 
pule et Poisson (titre provisoire), 
d’après la pièce de J. Bommart, dia- 
loguée par lui et adaptée par J. Bom- 
mart et J. Rey. La mise en scène 
sera effectuée par Jacques Daroy. Le 
premier tour de manivelle est prévu 
pour le 9 février. Pathé-Consortium- 
Cinéma en assurera la distribution. 
♦ 

"LE COIN DES TEMPÊTES" 

4» Viharsarok (Le Coin des Tempêtes), 
film hongrois, que met en scène Vince 
Lakatos, racontera l’évolution de cette 
région agraire qui s’étend autour de 
la ville de Bekescsaba. Cette partie du 
sud-est de la Hongrie fut, sous l’an- 
cien régime, surnommée « Le Coin des 
Tempêtes », à cause du caractère par- 
ticulièrement révolutionnaire de la 
paysannerie locale ; là. en effet, na- 
quirent les grandes grèves d’ouvriers 
agricole qui firent trembler les féo- 
daux. 

♦ 

"L'INSPECTEUR TOM" 
premier film des Productions Rocca 

4* Sous peu. les Productions Michel 
Rocca vont entreprendre à Cannes et 
aux environs leur première produc- 
tion, L’Inspecteur Tom, un moyen 
métrage, d’après un scénario de Mi- 
chel Rocca, adapté en collaboration 
avec Louis Pascal, réalisation et ima- 
ges de Michel Rocca, assisté de Victor 
Merenda. L.es principaux interprètes 
en seront Georges Alban, Brutus et 
le chien Tom. 


% 


LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


14 


NOS PETITES ANNONCES 


TARIF POUR LES PETITES 
ANNONCES 

La ligne comprend 30 lettres, signes 
ou espaces. 

La ligne : 

Demandes d’emploi 50 fr. 

Offres d'emploi 100 fr. 

Achats, ventes matériel et 

divers 200 fr. 

Achats, ventes de salles et 

divers 300 fr. 

Ventes de films 1.000 fr. 

Les annonces domiciliées au jour- 
nal donnent lieu à un supplément de 
60 fr. pour la France et l’Empire Fran- 
çais. de 150 fr. pour 1 Etranger. 

PAIEMENT DES ANNONCES 

Afin d’éviter les frais excessifs de 
correspondance, nous prions nos an- 
nonciers de vouloir bien nous couvrir 
du montant de leurs petites annonces 
par mandat, chèque bancaire, chèque 
postal à notre Compte Paris 706-90 en 
même temps qu ils nous adressent 
leurs textes. 


ACHATS DE NUMEROS 


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méros suivants : 

Annee complète 1924. — 1925 : 
355, 358, 35b, 360, 365, 366, 368, 
369. 372. - 1926 : 375, 377, 380, 385, 

386. 390. 391, 392. 395, 396, 400, 402, 
405, 407, 408, 412, 417, 418, 422. — 
1927 : 426, 435, 436, 441, 442, 448, 
452. 453, 454, 455, 465, 466. — 1928 : 

481, 482, 497, 512, 519, 527. — 1929 : 

531. 532, 533, 535, 536, 537, 538, 552, 

555 576. 579, 582. — 1930 : 583, 584, 

586, 590, 598, 610, 618, 621, 623, 628. 

— 1931 : 647, 663, 666, 673. — 1932 : 

687, 688, 692, 725, 728, 738. — 1933 : 

751, 755, 764, 774, 778, 787. — 1934 : 

818, 819. — 1936 : 912, 919, 832. 
1947 : 1202. — 1948 : 1257 et 1418, 
1421, 1423, 1436, 1439, 1444, 1451, 

1452. 1453, 1454, 1456, 1460, 1462. 

Ces numéros sont repris à 10 fr. 
(augmentés des frais d'envoi). 

Prière de libeller très lisible- 
ment le nom et l'adresse de l ex- 
pedtteur. Le remboursement sera 
effectué par mandat-carte. 

ACHATS L)’« INDEX » 

Nous sommes acheteurs d'in- 
dex 1947-1948, 1948-1949, en bon 

état et complets, à 300 francs 
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(augmentés des frais d’envoi). 


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Présentations 

de la semaine 

MARDI 27 JANVIER 

I JEUDI 29 JANVIER 

NORMANDIE, 10 h. - Lux 

MARIGNAN, 10 h - Lux 

C’est arrivé à Paris 

Dernier Rendez-vous 

VENDREDI 

30 JANVIER 

MARIGNAN, 

10 h. - Lux 

Les Amants de Tolède 

Présentations 

annoncées 

LUNDI 9 FEVRIER 

VENDREDI 13 FEVRIER 

MARIGNAN. 10 h. - Ciné-Sélection 

MARIGNAN, 10 h. - Ciné-Sélection 

Les Musiciens du Ciel 

Lettre ouverte 

MARDI 10 FEVRIER 

LUNDI 16 FEVRIER 

MARIGNAN, 10 h. - Ciné-Sélection 

COLISEE. 10 h. - Conscrt. du Film 

Moineaux de Paris 

Le Chemin de la Drogue 

JEUDI 12 FEVRIER 

MARDI 17 FEVRIER 

MARIGNAN, 10 h. - Ciné-Sélection 

COLISEE, 10 h. - Consort. du Film 

L’Appel du Destin 

La Dame de Fatima 

JEUDI 19 

FEVRIER 

COLISEE. 10 h. - 

Consort. du Film 

Tourbillon II 


PROGRAMMES DE PARIS 


SEMAINE 

DU 21 AU 27 JANVIER 1953 


FILMS FRANÇAIS 


2" SEMAINE 

Manon, des Sources (Gaumont-Dis- 
tribution), Berlitz, Cclisée, Gau- 
mont-Palace (16-1-53). 

Tambour battant (Warner Bros.), 
Normandie, Rex (14-1-53). 

Une Fille dans le Soleil (Gaumont- 
Distribution), Marignan, Mari- 
vaux (14-1-53). 

4 e SEMAINE 

Elle et Moi (Sinus), Balzac, 
Helder, Scala, Vivienne (31-12- 
52). 

11 e SEMAINE 

Belles de Nuit ^Gaumunt-Distribu- 
tion), Biarritz, Madeleine. 


FILMS ETRANGERS 


l re SEMAINE 

L’INCONNU A DEUX COLTS 
(Dismage), California (21-1-53). 

L’INEXORABLE ENQUETE (Co- 
lumbia), Olympia, Le Paris (23- 
1-53). 

MAISON DE; RENDEZ-VOUS (So- 
nofilms), Déjazet, Eldorado, Pa- 
lace, Lynx (23-1-53). 

MONTAGNES ROUGES (Para- 
mount), Eiysées-Cinéma, Palais- 
Rochechouart, Paramount, Sé- 
lect-Pathé (23-1-53). 

LES PREMIERS JOURS (Proci- 
nex). Studio 43 (21-l r 53). 

LE SENTIER DE L’ENFER (Para- 
mount), Napoléon (21-1-53). 

VIVA ZAPATA (Fox-Europa), 
Alhambra, Cigale, Cinemonce- 
Opéra, Comœdia, Parisiana, 
Triomphe (23-1-53). 

2 e SEMAINE 

A Feu et à Sang (Universal), Er- 
mitage, Max-Linder, Moulin- 
Rouge, Les Vedettes (16-1-53). 

L’Assassin revient toujours ( Orbi- 
• Films), Monte-Carlo (16-1-53). 

L’Ile inconnue (Films G. Muller), 
Ritz, Midi - Minuit - Pcisonnière 
(16-1-53). 

Le Masque arraché (RKO), Fran- 
çais (16-1-53). 

Mon Frère a peur des Femmes 
(Sonofilms), Caméo (16-1-53). 

Un Homme perdu (Ars Films), 
Lord-Byron (14-1-5). 


3 e SEMAINE 

L’Argent pousse sur les Arbres 
(Universal), Marbeuf (9-1-53). 
Suzanna la Perverse (Columbia), 
Radio-Ciné-Opéra (7-1-53). 

4» SEMAINE 

H importe d’être Constant (Eagle 
Lion), Broadway (31-12-52). 

6» SEMAINE 

Grand Concert (Ars Films), Ciné- 
ma Pax (17-12-52). 


12» SEMAINE 

L’Homme Tranquille (Films F. 
Hivers), Avenue, Le Vendôme 


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PARIS (8 e ) 

Tél. : BAL. 37-23 


EQUIPEMENTS 

SONORES 



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CINEMA 

6, me Frameœur (18*) 
Tél. : MON. 72-01 



92. avenue des Ternes 
PARIS (17 e ) 

Tél. : GALvani 55-10 



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DÉPARTEMENT CINÉMA 
101, bd Haussmann-8 e 
Tél. : ANJou 25-66 



40, rue Françols-I ,r 
Adr. télég. : CINERIUS 
ELY. 66-44, 45, 46, 47 


PRODUCTIONS 

J. ROITFELD 

19, rue de Bassano 
PARIS (8°) 

Tél. : COP. 28-74 


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SOCIÉTÉ PARISIENNE 

DE SONORISATION 

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pour doublages et mélanges 

Procédé d’enregistrement 


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KM, Champs-Elysées 
Tél. : BAL. 56-80 



33, Champs-Elysées 
Tél. : BAL. 17-50 



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LABorde 88-50 


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Revue Hebdomadaire 
Prix : 75 Francs 



LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 

au cfetnice de l’induàliie du cinéma fiançai A 



1 

Samedi 24 m 
1955 . N i0 





Eléonc-ra 1 Rossi Drago et Frank Latimore dans 
HISTOIRES INTERDITES, film de Augusto Genina, qui 
sortira prochainement sur les écrans parisiens. 

(Cliché Discifilm.) 


★ 


'fil' 


Fernand Solier, 
Rosita Quintana 
sonrt avec Victor 
Manuel Mendoza, 
les principaux in- 
terprètes de SU- 
SANA LA PER- 
VERSE (Susana), 
film mexicain, 
réalisé par Luis 
Bunuel distribué 
par Columbia. 





Georges Guétary, Carmen Sévilla. 
et Jean Gaven dans une scène de 
PLUME AU VENT, un film de Louis 
Cuny, qui sortira prochainement sur 
les écrans parisiens en grande exclu- 
sivité. C'est une production Célia 
Films-Cocinor, distribuée par Cocinor. 


Une scène du film, MANON DES SOURCES, avec 
Marcelle Géniat et Jacqueline Pagnol. 

(Cliché Gaumont-Dist.) 



Dans le Technicolor Hal Wallis— Paramount, Ala I 
Lad a pour partenaire Lizabeth Scott qui, poi 
la première fois, lui donne la réplique. Cette pri 
duction p:sse depuis le vendredi 23 janvier au ( 
« Paramount », « Palais-Rochechouart », « Sélec 
Pathé » (V.F.), ainsi qu’à l’« Elysées-Cinéma » (V.O. 



Syl\(fïna Pampanini et Jean-Pierre Aumont dans une scène du film 
KŒNIGSMARK, mis en scène par Solange Térac. C’est une coproduction 
Excelsa Film-Sigma- Vog. 


★ 


Kirk Douglas et 
Eleanor Parker dans 
une scène du film, 
HISTOIRE DE DE- 
TECTIVE, qui vient 
de terminer une 
brillante carrière à 
l’« Elysées-Cinéma ». 

(Cliché Paramount.) 











Sa m ed i 7 Fé v ri e r 

1953 - N 1504 



ICHE PRODUCTIONS (RAY VENTURA) 

LES FILMS DE L'ÉPERVIER 
PRÉSENTENT 






'% -■% y 


RÉALISATION DE GILBERT PROUT 


AGE DE J 


TEXTES 


L'histoire d'une existence 
plus fabuleuse qu'un roman ! 


Dans la mesure prodigieuse 
où un simple mortel peut 
incarner un pays , il a été 

la France. 

WINSTON CHURCHILL 


, 


) 


PRESENTE PAR HOCHE DI STRIBUTIOH, DISTRIBUE PAR € 0 R G N A 



"2 de l'Escadrille" 


est joyeusement fêté ! 



DEUX DE L ESCADRILLE 

qui remporte actuellement 
un grand succès en triple 
exclusivité à Paris, vient 
d’être joyeusement fêté 
lors d’un cocktail de presse 
au « (Pied de Cochon ». 
Sur notre cliché, la ve- 
dette du film Jean Richard, 
Mme Suzanne Gossens et 
M. Hubert d'Achon, les 
producteurs du film ; M. 
Thévenot, M. Roger Ver- 
cel, directeur du cinéma 
« Le Français », et M. Léon 
Dodrumez, directeur de la 
Cie Européenne de Films. 

Production Jason-Latino. 




A gauche : Henri Guisol 
et Catherine Erard sont 
les interprètes du film de 
Dimitri Kirsanof, Le Té- 
moin de Minuit, qui sor- 
tira en exclusivité, à Paris, 
le 13 février. 

(Cliché A.G.D.C.) 


A droite : Anne-Maria Al- 
berghetti et Léo Coleman 
sont, avec la célèbre can- 
tatrice Marie Powers, les 
principaux interprètes du 
film de Gian Carlo Mé- 
notti, LE MEDIUM, qui 
passe actuellement en ex- 
clusivité au cinéma « Le 
Vendôme ». 

(Cliché Cinédis.) 


"QUITTE OU DOUBLE” un film gagnant! 


Tamer Balci dans une scène du film TARZAN 
ISTANBULDA, sous la régie de Orhan Atade- 
niz, qui vient de sortir en Turquie dans plu- 
sieurs cinémas. C'est un film produit et dis- 
tribué par Milli Film-Sabahatdin Tulgar, 
Beyoglu, Hava Sokak 14, Istanbul, Turquie. 




La présentation cor- 
porative de QUIT- 
TE OU DOUBLE 
fut un véritable suc- 
cès. Sur notre cliché, 
Zappy Max, la ve- 
dette du film, en- 
touré d’admirateurs 
et d'admiratrices, dé- 
dicace de nombreu- 
ses photographies. 
Production Olympic 
Films. Distribution 
C.C.F.C. 



Shelley Winters dans une scène du film LE BISTRO DU 
PECHE. C’est une production Universal Film qui passera 
sur les écrans parisiens au cours de l'année 1953. 




35 e Année. — 75 Francs 


N 1504. — 7 FEVRIER 1953 



LA 


^CINEMATOGRAPHIE 

française 



LE CINEMA FRANÇAIS 


Abonnement annuel : France et Union Fran- 
çaise : 2.000 fr. — Pays étrangers : 3.500 fr. — 
U.S.A. : S 12. Changement d'adresse : 50 fr. 
Chèques postaux : 706.90, Paris 


REDACTION, ADMINISTRATION : 
29, rue Marsoulan, Paris (12°) 
R.C. Seine : 216.468 B. 
Téléphone : DIDEROT 85-35, 85-36, 


Klliril iiTiiiririlllTTriiitiTilllJ REVUE HEBDOMADA 


*5-37 

I R E 


Directeur : 1948 t Valéry Roger. Directeur général : 
Paul-Auguste Harlé. Directeur commercial : Antonia 
Eytard. Conseiller de Direction : M. Colin-Reval. 
Rédacteur en Chef : Laurent Ollivier. Chef de la 
Publicité : Jacques Gaisser. 
iimiiTiaïriiiYTriiiitixyx rr rrmn 


SIMPLE RAPPEL AUX CONVENANCES 


La projection d'un film dans la forme 
que lui ont donnée ses créateurs est une 
règle absolue. 

Ce ne sont pas les règlements qui 
manquent. Les textes officiels affirment 
l'intangibilité de l'oeuvre une fois ache- 
vée et complète, par l'obligation faite à 
ses distributeurs et à ses exploitants de 
la projeter intégralement, telle qu'elle 
était lors de l'attribution du visa qui ac- 
compagne la copie. 

Toute modification des images ou des 
sons oblige à un nouveau visa. 

Mais cette règle, on l'oublie souvent 
de nos jours. 

Sans pousser aujourd'hui aux lieux 
élevés où siègent les tout-puissants de 
l'industrie et de l'administration, nous 
appellerons seulement l'attention • — et 
quelques remords peut-être — grâce à la 
description que nous fait l'un de nos 
bons lecteurs, de ce qui se passe en ce 
moment même dans Tune de nos villes 
de France. On voudra bien excuser 
l'imprécision des lieux : 

« Nous avons ici, à N..., un « Cinézède ». 
Nous avons aussi un « Cinéigrec », mais il est 
devenu un cinéma comme les autres. Seul « Ci- 
nézède » continue de donner des séances d’une 
durée de 60 à 75 minutes. Or, vous savez bien 
qu’à l’origine la raison d’être des « Ciné- 
zède » était le programme composé de courts 
métrages. Il y a des semaines où le « Ciné- 
zède » de N... fonctionne selon cette formule. 
Mais il y a aussi des semaines où il passe les 
actualités et un « grand film », mais sans aug- 
menter la durée du programme. 

<i Alors les « grands films » sont en vérité 
des ex-grands films, puisqu’on les réduit, d’un 
tiers à la moitié selon leur longueur originale, 
peut-être avec l’autorisation du distributeur, 
mais en tous cas avec les ciseaux de l’exploi- 
tant ou de son opérateur, dont les compétences 
en la matière m’échappent totalement. Ainsi 
Whisky à Gogo, Nous les Hommes, Quatorze 
Heures et La Porte s’ouvre (pour ne nommer 
que quatre films de qualité récemment présen- 
tés et massacrés) ont été projetés par le 
« Cinézède » sous forme de « digest ». Sou- 
vent on sacrifie même une partie du générique, 
d’où le nom du metteur en scène a disparu. 
Je vous laisse le soin d’imaginer ce que sont 
alors le développement et la compréhension 
par le public d’un film qui a subi pareil trai- 
tement. 

« Je sais bien que vous défendez avant tout 
la production, la distribution et l’exploitation, 
mais avouez que ces procédés sont inqualifia- 
bles. Je suis certain que jamais on ne demande 
l’autorisation des auteurs du film. Et pour 
cause ! Car ni vous ni moi ne consentirions à 
la mutilation d’un film dont nous serions l’au- 
teur ou le metteur en scène, et que la Presse 
a salué comme une œuvre de qualité. 


« S'il est vrai que dans certains domaines 
le Cinéma manque de libertés dont il aurait 
grandement besoin, on peut dire qu’en voilà 
une qui va trop loin. Un film, qu’il soit bon 
ou mauvais, est toujours une création, souvent 
même d’une qualité impérissable. De quel droit 
des marchands, peut-être habiles en affaires, 
mais incapables d’écrire ou de réaliser un film, 
mutilent-ils l’œuvre d’un autre ? Je n’ai jamais 
entendu dire qu’un libraire arrache d’un livre 
200 pages qui ne répondent pas à ses goûts 
personnels ou qui tiennent trop de place sur 
ses étagères, ni qu’un boucher ait déclaré que 
le samedi son kilo de viande n’aura que 
800 grammes ! 

« J'aimerais que vous souleviez prochaine- 
ment cette question importante. Ce serait jus- 
tice. Vous ne choquerez pas les exploitants 
corrects et honnêtes. Si quelques margoulins 
sans scrupules et indécrottables se sentent vi- 
sés, alors tant mieux. Mais je voudrais un 
décret-loi clair et précis pour interdire doré- 
navant un procédé qui relève du sabotage, de 
l’escroquerie et de l’abus de confiance. » 

Voilà donc un cas très simple. Je crois 
qu'il provient bien davantage des dif- 
ficultés qu'un modeste exploitant ren- 
contre pour une combinaison de ses 
programmes, de ses recettes et des ser- 
vitudes qui lui sont imposées, que des 
pratiques affreuses que notre correspon- 
dant relève, en fin de propos, contre lui. 

Cependant, nos films originaux vont 
être projetés, de plus en plus, au delà 
de leur marché initial, à l'étranger, dans 
les établissements non-commerciaux, et 
sous des formes nouvelles, telles que les 


L'Assemblée nationale avait décidé, par un vote 
obtenu à une large majorité, ainsi que nous le 
relations dans notre dernier numéro, d’inscrire la 
discussion sur l'aide à son ordre du jour du 5 fé- 
vrier. Contrairement à cette décision, l'aide ne sera 
évoquée que le vendredi 6, à la séance de l’après- 
midi. Ensuite les Chambres se metttront en va- 
cances jusqu’au mardi 17 février et ce n’est que 
le jeudi 19 qu’est prévue la suite de la discussion 
sur l'aide... On le voit, l’Assemblée n’est pas 
pressée de régler cette question, la séance du ven- 
dredi 6 n’étant probablement que le prologue et 
ne pouvant pas, de ce fait, donner beaucoup d’in- 
dications sur la suite du débat. 

* 

Nous avons annoncé il y a plusieurs semaines, 
1 manifestation organisée à Londres en faveur des 
films français. Cette manifestation commencera 
mardi prochain 10 février par une réception à 
l'Ambassade de France et le lendemain soir 11 fé- 



Jean-Pierre Aumont dans une scène du film 
KŒNIGSMARK, mis en scène par Solange Térac. 
Les principaux interprètes sont Sylvana Pampa- 
nini, Renée Faure (de la Comédie-Française), Louis 
Seigner (de la Comédie-Française), Roldano Lupi 
et Sauvaire. 

(Coproduction Excelsa Film-Sigma-Vog.) 


formats réduits, là télévision, les dou- 
blages et le son magnétique. C'est donc 
le moment de rappeler qu'une œuvre 
lilmée est un ensemble auquel il ne doit 
pas être touché, pour le moins sans l'au- 
torisation de ses créateurs. 

Des décisions nationales et internatio- 
nales sont nécessaires, en outre de ces 
serments platoniques qu'il est d'usage 
d'émettre, comme des articles de pure 
forme, dans les ordres du jour des 
Congrès. 

P. A. HARLÉ 


vrier la Reine Elisabeth assistera, au « Rialto », à 
la présentation du film de René Clair, Belles de- 
Nuit. 

MM. Louvel, ministre de l’Industrie et de l’Ener- 
gie ; Flaud, directeur général du C.N.C. ; Weil- 
Lorac, délégué général de la Confédération, réali- 
sateurs et vedettes des films présentés pendant 
cette Semaine du Cinéma français à Londres, 
M. Robert Cravenne, d'Unifranee-Film, etc., se 
rendront à cette occasion dans la capitale du 
Royaume-Uni. 

Il n'est pas inutile de signaler que le lendemain 
12 février, plusieurs ministres, dont M. Mayer, 
président du Conseil, et M. Buron, ministre des 
Affaires économiques, se rendront à Londres. 

*** 

Nous avons indiqué la composition du Conseil 
paritaire du C.N.C. et la non-participation des 
représentants des organisations affiliées à la 
C.G.T. La première réunion du Conseil a été si- 


LES FAITS DE LA SEMAINE 

L'ASSEMBLÉE REPORTE AU 19 FÉVRIER 
LA DISCUSSION SUR L'AIDE 


Jjjk IA ciNÉMATOGRAPHiE FRANÇAÎSE 


4 


LE PROJECTEUR AUXILIAIRE 
16 mm. DERRIE 

DÉTAILS SUR SON FONCTION SEMES T 


Nous avons signalé, la semaine dernière, les 
démonstrations techniques, sur les grands écrans 
du Palais-Rochechouart et du Gaumont-Palace, 
des nouveaux appareils de projection en 16 mm. 
de M. André Debrie. 

Au Gaumont-Palace, il s’agissait d'une pro- 
jection à 72 mètres sur un écran de 11 m. 50 
de base. L’appareil était un projecteur com- 
plet 16 mm. avec une lanterne à arc spéciale, 
sous 75 ampères. La démonstration était effec- 
tuée avec des copies courantes, noir et blanc 
et couleurs. La luminosité était bonne, mais il 
est évident que pour un agrandissement d’un 



L'Auxiliaire 16 mm. Debrie en position de pro- 
jection sur une base de 35 mm. 

million et demi de fois l’image du film, il faut 
réaliser avec grand soin les finesses que per- 
met la pellicule moderne. 

Au Palais-Rochechouart, les mêmes films 
étaient projetés, mais avec l’appareillage auxi- 
liaire 16 mm., créé et breveté par M. André 
Debrie, qui s’adapte sur les projecteurs courants 
en standard 35 mm. 

Ce projecteur auxiliaire 16 mm., dont nous 
publions ci-contre les photographies, permet, 
en particulier, à une salle équipée uniquement 
en 35 mm., et dont la cabine est trop étroite 
pour ajouter une troisième base, de passer ins- 
tantanément du 16 mm. sur son grand écran, 
pouvant atteindre 6 mètres de large. 

Nous donnons ci-dessous quelques détails 
techniques sur ce remarquable appareil : 

Tout d’abord, afin de pouvoir être adapté 
entre le projecteur 35 mm. et la fenêtre, le 
défilement du film se fait perpendiculairement 
à l’axe de projection, c’est-à-dire « à plat ». 
Le passage dans le canal de projection s’effectue 
à l’aide de deux boucles, haut et bas, comme 
dans les appareils de prise de vues 35 mm. à 
magasin intérieur, de fabrication Debrie (Parvo, 
Super-Parvo) . 

Puis, tout le faisceau lumineux d’un projec- 
teur de 35 mm. (jusqu’à 60 ampères), étant 
concentré sur la surface cinq fois plus petite 
d’un film de 16 mm., dans l’appareil lui-même, 
un verre catathermique assure l’élimination des 
rayons calorifiques du faisceau et, de plus, l’ob- 
turateur tournant à 120° d’ouverture forme ven- 
tilateur pour refroidir la fenêtre. 

Enfin, afin de ne rien changer au 35 mm., 
dont on utilise le faisceau lumineux, on em- 
ploie, pour la transmission sonore, un préampli 
spécial, qui permet d’attaquer directement l’am- 
pli de cabine sans changement du réglage de 
ce dernier. 



L’Auxiliaire 16 mm. Debrie sur son support d’at- 
tente, en position de chargement. 

Mise en place du projecteur auxiliaire 

Afin de permettre, en l’espace de quelques 
secondes, de passer du 35 au 16 et du 16 au 35, 
le projecteur auxiliaire, en position de fonc- 
tionnement, est simplement verrouillé sur un 
support, orientable en tous sens, et fixé à de- 
meure près de la base de 35 mm., sur le mur 
frontal de la cabine. 

En dehors de son utilisation, il se fixe, dans 
sa position normale, sur un deuxième support 



Vue arrière de l’Auxiliaire en position. On voit 
notamment le branchement d’entraînement et le 
câble allant au préampli. 

d’attente, scellé au mur. C’est là qu’il est préa- 
lablement chargé, prêt à la projection. 

Avant cette mise en place très rapide, l’opé- 
ration principale consiste à enlever l’objectif 
du projecteur 35 mm. et à le remplacer par 
un condensateur dont les caractéristiques sont 
déterminées suivant les types différents d’ap- 
pareils de projection 35 mm. utilisés. Des butées 
sur l’objectif 35 mm. et le condensateur sont 
prévues pour que ceux-ci soient rigoureuse- 
ment en place au moment où l’on changera 
un appareil pour l’autre. 


Après avoir accroché le projecteur à son sup- 
port, il ne reste plus qu’à raccorder l’en- 
traînement du mécanisme, soit sur un moteur 
indépendant, lorsque l’obturateur du 35 mm. 
reste ouvert, soit sur l’entraînement du 35 mm. 
et en synchronisme avec l’obturateur 35 mm. 
quand ce dernier continue à tourner. 

Caractéristiques de projection 

Au cours de tous les essais qui ont été faits 
avec des films de 16 mm. de bonne qualité, les 
résultats se sont montrés comparables à ceux 
du 35 mm., à la fois pour l’image et pour le 
son. L’éclairement fourni par le 16 mm. est 
sensiblement le même que celui fourni par le 
35 mm. 

De plus, l’appareil a été muni d'un système 
spécial d’orientation de l’objectif (brevet André 
Debrie), qui permet de rattraper l’angle d’in- 
clinaison du projecteur 35 mm., et de donner 
une image nette sur toute la surface. 

Signalons pour terminer que ce projecteur 
sera équipé ultérieurement du son magnétique. 
D’autres matériels sont, par ailleurs, réalisés 
par M. André Debrie, pour compléter le pro- 
gramme d’Actualités locales, qui a été discuté 
avec la Société Nouvelle des Etablissements 
Gaumont. 

♦ 

CINÉ-MIROIR 

reparaît 

Après quelque temps d’interruption, notre ex- 
cellent confrère « Ciné-Miroir », hebdomadaire 
public d’informatiohs cinématographiques, est 
reparu jeudi dernier. 

Dirigé par M. Pierre Laureys, avec la colla- 
boration technique de notre ami René Manevy, 
auquel le titre « Ciné-Miroir » est attaché de- 
puis de nombreuses années, « Ciné-Miroir » se 
présente sous la forme d’une luxueuse revue, 
avec deux couvertures en couleurs (un por- 
trait de Martine Carol dans Un Caprice de Ca- 
roline Chérie, en première couverture et un 
autre de Betty Hutton, vedette de Sous le Plus 
Grand Chapiteau du Monde, sur la quatrième), 
renfermant de nombreuses rubriques abondam- 
ment illustrées, rédigées par une équipe de ré- 
dacteurs spécialisés. 

A l’occasion de la parution de ce premier 
numéro (c’est-à-dire du n° 952, puisque notre 
confrère compte trente-trois années d’exis- 
tence), une sympathique réception a réuni au 
bar « Ricard » de nombreuses personnalités 
de l’Industrie cinématographique, des vedettes, 
des journalistes, ainsi que MM. Antériou, direc- 
teur du cabinet de M. Cornu, secrétaire d’Etat 
aux Beaux-Arts et le directeur du cabinet de 
M. Montel, secrétaire d’Etat à l’Air. 

LES FAITS DE LA SEMAINE 


( Suite de la page 3.) 


gnalée à tort comme devant avoir lieu le 5. Il 
n’en pouvait être question puisque la discussion 
au Parlement avait été fixée à cette date. Bien 
que celle-ci n’ait pas lieu, la réunion du Conseil 
a été reportée à une date ultérieure, probable- 
ment après cette discussion parlementaire si at- 
tendue. 

A 

*# 

On sait que la Commission de sélection des 
films pour les festivals ne sera plus placée sous 
l’égide de la Confédération mais sous l’égide du 
C.N.C. Celui-ci assumera désormais la responsa- 
bilité de la procédure pour le choix des films, 
qui seront présentés à la Commission par leurs 
producteurs et devront se soumettre ensuite aux 
décisions prises par cette dernière. Celle-ci com- 
prendra deux collèges : le premier composé des 
membres de la Confédération et de deux critiques, 
le second composé de techniciens et de deux cri- 
tiques également. Chaque collège votera séparément. 
En cas de désaccord entre les deux collèges sur 
la sélection d'un ou plusieurs films, une séance 
plénière comprenant tous les membres de la Com- 
mission sera organisée. Nous attendons le texte 
officiel fixant définitivement cette nouvelle règle. 

A propos de sélection de films pour les festivals, 
nous sommes heureux de signaler que M. Favre 
Le Bret, au cours d’un voyage aux Etats-Unis, 
s’est entretenu avec les principales personnalités 
de l'industrie cinématographique américaine et a 
obtenu une large participation de celle-ci à Can- 
nes. Cecil B. DeMille a promis de venir lui-même 
a Cannes entouré d’une « brillante délégation ». 

Laurent OLLIVIER. 



LA TELEVISION A CANNES 


Au cours d'un bref séjour à Cannes, M. Tou- 
zet, secrétaire général adjoint du Comité du 
Festival international du Film de Cannes, a 
bien voulu faire pour nous un tour d’horizon 
des innovations qui marqueront la prochaine 
manifestation. 

« Le Festival se déroulera du 15 au 29 avril 
1953, ces dates étant absolument définitives. 
A dater du 5 avril débutera, à Cannes, la pré- 
sélection. Les séances en seront réservées ex- 
clusivement au Jury. Il verra donc d’abord les 
films en dehors de toutes contingences et in- 
fluences. Lors des projections publiques en cours 
de Festival, le Jury sera alors à même de juger 
des réactions du public et de les comparer avec 
les siennes. Ainsi visions techniques et visions 
publiques permettront au Jury de faire équi- 
tablement la part des choses. 

« Le Jury sera composé de MM. Jean Coc- 
teau (auteur de films), Abel Gance (réalisa- 
teur), Van Parys (musique de films), Noël-Noël 
(acteur), Raguis (exploitation), André Lang et 
Louis Chauvet (critiques de cinéma), Il reste 
à désigner le délégué des Producteurs. Des 
deux membres étrangers, choisis parmi des 
lauréats du Festival de Cannes, Zavattini, a 
fait connaître son acceptation. Le second mem- 
bre eût dû être Graham Greene, mais il dut 
se récuser, un film extrait d’une de ses œuvres 
étant projeté au cours du présent Festival. Un 
membre étranger reste donc à désigner. 

« Les personnalités ci-dessus auront à sélec- 
tionner parmi les films de longs métrages les 
14 œuvres qui seront projetées, au cours des 
soirées de gala, parmi les envois des 25 nations 
inscrites. Simultanément, le Jury des Courts 
métrages, siégeant dans la Petite Salle, pro- 
cédera à la sélection des 20 courts métrages 
qui compléteront les programmes des soirées. 
Parmi les 5 membres français sont actuellement 
désignés: MM. Franju (réalisateur) , Jean Théve- 
not (critique de cinéma), ainsi qu’un représen- 
tant de la Commission supérieure Technique. 
Le membre étranger sera Bert Haamstra, hol- 
landais, couronné pour son film, Miroirs de 
Hollande. 

« Tous les films officiellement inscrits seront 
projetés dans la grande salle du Palais des Fes- 
tivals et entreront en ligne de compte pour le 
Prix de la Meilleure Sélection Nationale. Seuls 
les films présentés en soirée seront en compé- 
tition pour les autres prix. 

« Il y aura trois séances complètes, longs et 
courts métrages, chaque jour : l’une nommée 
« Aurore », à 10 h. 30 ; la seconde, « Matinée », 
à 15 h. 30 ; la troisième, « Soirée », à 21 h. 30. 
Pour cette dernière, la tenue de soirée sera 
exigée chaque jour à toutes les places afin de 



Fredric Mardi, principal 'interprète du film LA 
MORT D’UN COMMIS-VOYAGEUR, vient de rece- 
voir, dans les bureaux de la Columbia, à New 
York, des mains de M. Jack Cohn, vice-président 
de la Columbia Pictures Corporation, le célèbre 
trophée du Lion de Saint-Marc, qui lui a été attri- 
bué à la dernière Biennale de Venise pour la 
<« meilleure interprétation masculine ». LA MORT 
D’UN COMMIS-VOYAGEUR va sortir prochaine- 
ment, à Paris, au « Broadway ». 

(Cliché Columbia.) 


rehausser l’ambiance d’élégance du Festival de 
Cannes. 

« L’achèvement du quatrième étage du Palais 
permet d’abriter, outre le bureau de M. Favre 
Le Bret, secrétaire général, ceux des délégués 
(Mme Buydens), du jury (secrétaire M. Pérol) 
des fêtes que préside M. Havez, et celui du 
secrétaire général adjoint. Comme l’an dernier, 
un hall sera réservé à la Presse et une salle 
pour les conférences de presse. Le troisième 
étage abritera les divers stades de documenta- 
tion des nations participantes et d'Unifrance, 
ainsi que de la presse corporative. Au deuxiè- 
me étage se trouvera l’hébergement. Dans le 
hall, les Services d’accueil, de documentation, 
de délivrance des invitations, ainsi qu’un bu- 
reau de poste et les cabines téléphoniques. Nous 
espérons pouvoir obtenir de la direction des 
P.T.T. que la dernière levée pour Paris soit 
effectuée vers 20 heures et transportée par mo- 
tocycliste à l’aérodrome de Nice, donnant ainsi 
un plus large délai pour les envois postaux, 
ceux-ci étant distribués dans la capitale au 
premier courrier du lendemain. 

« Aucune présentation de films hors Festival 
ne se fera dans l’enceinte du Palais du Festival, 
tant dans la grande que la petite salle, qui 
seront l’une et l’autre réservées aux films offi- 
ciellement inscrits. 

« 25 nations participeront au Festival 1953, 
où seront accueillis pour la première fois le 
Pérou et le Pakistan. 

« Bien entendu, outre les réceptions des délé- 
gations, diverses fêtes se dérouleront dans le 
cadre du Festival. Le 15 au soir aura lieu le 
Gala d’ouverture qui se déroulera dans un 
cadre très cinéma, de caractère inédit et ori- 
ginal. Le 23 avril, jour de repos, une bataille 
de fleurs se déroulera sur la Croisette. Le tra- 
ditionnel déjeuner aux Iles est inscrit au pro- 
gramme. Quant au Gala de clôture, il se dé- 
roulera sous le signe du « Costume », ceux 
des films présentés comme ceux d’autres œuvres 
cinématographiques étant présentés par des 
vedettes et des mannequins de la haute cou- 
ture parisienne. 

« Un effort particulier a été fait dans le 
domaine du tourisme pour faire du Festival 
de Cannes une manifestation de propagande 
qui ne peut qu’aider son expansion et son 
rayonnement. 

« C’est volontairement que j’ai conservé pour 
la fin l'initiative la plus marquante du Festival 
1953 : la Télévision. Cette question peut au- 
jourd’hui être considérée comme tranchée. 
J’arrive d’ailleurs directement par avion de 
Hollande où des accords ont été définitivement 
passés avec la Sté Philips. Par ailleurs, un 
accord doit intervenir sur le plan national avec 
la Fédération des Exploitants pour la projec- 
tion sur grand écran des films des soirées. Ces 
films, longs et courts métrages, seront repro- 
jetés sur un écran de 12 mètres carrés dans 
une salle de Cannes de vaste dimension au- 
tant que possible. Cette salle sera sous peu 
désignée par M. Vivié, secrétaire général de 
la Commission Supérieure Technique, après un 
examen approfondi, car il convient que ces 
retransmissions s’effectuent dans les meilleures 
conditions possibles. 

« Les émissions seront faites du Palais des 
Festivals même, par les soins de la Cie Radio- 
Industrie qui, très prochainement, va procéder 
à l’installation du matériel indispensable dans 
des locaux prévus à cet effet, au cinquième 
étage du Palais. 

« La réception et la projection sur grand 
écran seront effectuées par la Sté Philips, qui 
utilisera un appareil du type « Mamouth ». Là 
également, la mise au point du matériel com- 
mencera dès que la salle aura été sélectionnée. 
D’après les prévisions, la projection se fera à 
une distance d’environ huit mètres, soit en 
avant, soit en transparence. 

« Ce programme sera sans nul doute précédé 
de reportages effectués au cours de la journée, 
ou en direct, par les Services de la Télévision 
française, présentant des montages des événe- 
ments marquants ou des interviews de ve- 
dettes et personnalités. 

« Ces projections en T.V. dans une salle 
importante permettent une expansion du nom- 
bre des places et un dégorgement du Palais 
des Festivals. 

« D’ici l'ouverture, déjà prochaine, du Fes- 
tival de Cannes 1953, d’autres innovations peu- 
vent intervenir, mais il est préférable, pour 
l’instant ,ne pas en faire mention. » 

P.-A. B. 


LA ciNÉM ATOGRAPHÎE FRANCAÎSE Jf- 



POUR 

L'INSTALLATION 

DE 

PROJECTION 

ET DE SON 

LA 

DIRECTION 


DE 

B A - 

TA-CL AN 


A CHOISI 




Un film en «Relief» déclanche 
aux Etats-Unis la Révolution N° 2 
de l’Industrie Cinématographique 

Avec la généralisation de la « couleur », le 
Cinéma parlant est parvenu à un sommet que 
l’ensemble des spectateurs du monde entier 
a depuis longtemps constaté et l’on sait que 
le Cinéma perdant de son intérêt auprès des 
foules, depuis quelques années, était à la re- 
cherche de techniques nouvelles susceptibles 
de le régénérer. Au surplus, la Télévision, en 
Amérique principalement, lui faisant une re- 
doutable concurrence, il était urgent de décou- 
vrir le moyen d’attirer à nouveau les spec- 
tateurs dans les salles, de provoquer, après la 
première « révolution » du « Parlant », une 
seconde révolution aussi décisive que la pré- 
cédente. 

Que restait-il à acquérir au Cinéma ? Le Re- 
lief. 

De nombreuses expériences ont été tentées 
dans le monde entier, par Louis Lumière en 
France, par les Russes, par les Anglais et par 
les Américains, mais aucun procédé n’avait 
été, jusqu’ici, utilisé rationnellement. 

Pourtant, une nouvelle sensationnelle nous 
parvient des Etats-Unis : un film de long mé- 
trage, en couleurs et en relief, sorti récem- 
ment à Los Angelès, bat tous les records de 
recettes de la ville. Ce film, Bwana Devil (qui 
s’intitulera peut-être Le Diable Blanc en 
France) , produit par Arch Obder et distribué 
par les Artistes Associés, raconte une Jjistoire 
africaine, illustrée de chasses, de poursuites, 
de scènes passionnantes avec des animaux sau- 
vages. 

Le procédé de relief utilisé, « Polaroid », 
est un perfectionnement de celui qui fut pré- 
senté l’été dernier à Paris aux cinémas Broad- 
way et New York. C’est-à-dire qu’il nécessite 
le port de lunettes polarisantes et l’emploi de 
deux pellicules projetées simultanément en 
étroit synchronisme. La modification des appa- 
reils existant dans les cabines peut être réa- 
lisée dans un temps très court et pour une 
dépense peu élevée, comparativement à l’attrait 
exercé par cette nouveauté sur le public. 

Bwana Devil sortira bientôt à Londres et 
dans quelques mois, Paris pourra aussi appré- 
cier ce film qui est, rappelons-le, le premier 
long métrage commercial susceptible d’être pro- 
jeté dans toutes les salles. 

Depuis Le Chanteur de Jazz, qui fut le pre- 
mier grand film parlant, aucun spectacle n’avait 
suscité un tel engouement. En Amérique, où 
il est projeté depuis le 19 décembre, son suc- 
cès est tel que les places doivent, maintenant, 
être retenues plusieurs semaines à l’avance. 

Le « Relief » étant né, le Cinéma à trois 
dimensions ne tardera certainement pas à rem- 
placer l’image « plate » dont toutes les res- 
sources ont été exploitées. 


0jk LA ciNÉMATOGRAPHÎE FRANÇAISE 

ms-, 


6 


FRANCO-LONDON FILM S.A. 

coproduction ERNEST NEUBACH 


p [épate 



NANTES 

♦ Nous avons annoncé le gala qui a eu lieu au 
« Katorza », de Nantes, pour le film II est Minuit 
Docteur Schweitzer. La foule s’est pressée nom- 
breuse dans cette salle (notre cliché), puisque le 
« Katorza » a enregistré, avec ce film, 13.140 en- 
trées et 2.002.970 francs de recettes. 



D’autre part, du 31 décembre 1952 au 6 janvier 
1953, Elle et Moi a réalisé 11.420 entrées et 1.755.960 
francs. Du 7 au 13 janvier, Les Clairons sonnent 
la Charge a eu pour résultats 6.188 entrées et 
923.520 francs. Enfin, du 21 au 27 janvier, La Fli- 
bustière des Antilles a compté 7.050 entrées et une 
recette de 1.051.000 francs. 

♦ A l’« Apollo », malgré le froid qui a sévi pen- 
dant ces derniers jours, les recettes ont été des 
plus satisfaisantes avec le film Histoire de Détec- 
tive, tandis qu'au « Palace » Buridan, Héros de 
la Tour de Nesle faisait également une semaine 
très brillante. 

Au « Rex » où l'on projetait pour la troisième 
fois Coiffeur pour Dames, avec Fernandel, le pu- 
blic n’a cessé d’affluer à chaque séance. Au 
« Royal », Jeunes Filles derrière les Grilles a ob- 
tenu son franc succès. 

♦ Sous le patronage de Mgr. Villepelet, évêque 
de Nantes, un gala a été organisé le mardi 3 février, 
en soirée, à l’« Apollo », avec le film Moineaux de 
Paris. Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois 
prêtèrent leur concours, sous la direction de Mgr. 
Maillet. 

♦ Le mardi 10 février, dans la même salle, aura 
lieu la sortie du film Cent Francs par Seconde. 
Jean- Jacques Vital présentera sur scène son émis- 
sion au cours de cette soirée. 

♦ On a présenté, le mardi 20 janvier en soirée, au 
« Rex », le film La Naissance d’une Locomotive, 
de la Section cinématographique de la S.N.C.F., 
entièrement réalisé dans les ateliers des Batigno- 
les à Nantes. 

+ Le mardi 27 janvier a été projeté au « Rex » 
le film L’Athlète aux Mains nues sur les religieux 
de Betharram. Le R.P. Oyhcimart, grand mutilé 
de guerre, a présenté le film. — J. d’O. 


NOUVELLES REGIONALES 


NICE 

RESULTATS D’UNE ANNEE A L AUTRE 
l ri> semaine 



Recettes 

Entrées 

1951 

13.506.445 

127.604 

1952 

14.219.835 

101.080 

1953 

18.150.650 

116.735 


2 e semaine 

1951 

8.968.970 

87.764 

1952 

13.428.190 

84.793 

1953 

10.402.745 

71.237 


3° semaine 

1951 .... 

9.232.345 

91.921 

1952 

10.828.115 

77.351 

1953 .... 

11.186.935 

78.072 


4 e semaine 

1951 .... 

7.985.760 

79.227 

1952 .... 

10.461.940 

74.859 

1953 .... 

10.969.590 

76.308 


Semaine du 31 décembre 1952 au 6 janvier 1953 

Ivanhoë (l re semaine), au tandem « Paris-Pala- 
ce »-« Mondial » (prix des places : 180 et 220 fr.) 
5.804.530 fr.. 30.926 entrées. Quitte ou Double, au 
tridem « Casino »-« Fémina »-« Rialto » : 2967.440 
francs, 20.234 entrées. Carnaval au Texas, au qua- 
tuor « Escurial »-« Excelsior »-« Forum »- 
« Royal » : 2.956.440 fr., 20.234 entrées. Les Con- 
quérants de Carson City, au tridem « Hollywood »- 
« Politéama »-« Studio » : 34.658.360 fr., 10.876 en- 
trées. Mariage Royal, aux « Variétés » (l r1, semai- 
ne) : 1.501.350 fr., 9.259 entrées. 

Parmi les continuations, notons : La Manon des 
Sources (5' semaine), à l’« Olympia » (prix des 
places : 200 et 250 fr.) : 1.313.050 fr., 6.125 entrées 
(totaux à ce jour : 9.864.150 fr. et 40.444 entrées). 
Le plus heureux des Hommes (&• semaine), au tan- 
dem « Cluny »-« Ritz » : 532.430 fr.. 3.587 entrées 
(totaux à ce jour : 3.430.075 fr. et 22.210 entrées). 
Piédalu fait des Miracles (2' semaine), au « Vog » : 
279.700 fr., 1.831 entrées (totaux à ce jour 

2.673.890 fr. et 11.519 entrées). 

Semaine du 7 au 13 janvier 

Les Clairons sonnent la Charge, au tandem 
« Casino »-« Fémina » : 1.659.070 fr., 10.795 en- 
trées. Wanda la Pécheresse, au tridem « Excel- 
sior »-« Forum »-« Royal » : 1.518.995 fr., 9.591 en- 
trées. Viva Zapata, au tandem « Escurial »- 

« Vog » : 959.345 fr., 6.300 entrées. Parmi les con- 
tinuations, citons Ivanhoë, en 2" semaine, au 
tandem « Paris-Palace »-« Rialto » : 1.568.695 fr., 
8.668 entrées (totaux à ce jour : 7.373.225 fr. et 
39.594 entrées). La Manon des Sources (6' semaine), 
à l’« Olympia » : 907.400 fr., 4.288 entrées (totaux 
à ce jour : 10.771.550 fr. et 44.732 entrées). Ma- 
riage Royal, en 2* semaine, aux « Variétés » : 
628.680 fr., 3.899 entrées (totaux à ce jour : 

2.130.030 fr. et 13.158 entrées). Carnaval au Texas, 
en 2 e semaine, au tandem « Politéama »-« Stu- 
dio » : 34.625.840 fr., 4.061 entrées (totaux à ce 
jour : 3.582.090 fr. et 22.582 entrées). Les Conqué- 
rants de Carson City (4'' semaine), au « Holly- 
wood » : 137.400 fr., 951 entrées (totaux à ce jour : 
1.795.760 fr. et 11.827 entrées). Parmi les princi- 
pales reprises, notons : Le Schpountz, au « Mon- 
dial » : 1.208.410 fr., 7.710 entrées. Durango et le 
Bandit Fantôme, au « Cinéac » : 545.520 fr., 9.092 
entrées. Au Pays du Dauphin Vert, au « Central » : 
341.640 fr., 3.048 entrées. Echec à Borgia, au « Clu- 
ny » : 238.130 fr., 1.620 entrées. Meurtres, au 
« Ritz » : 163.620 fr., 1.216 entrées. Les Diables 
de Guadalcanal, à l’« Esplanade » : 140.880 fr., 
1.417 entrées. 

Semaine du 14 au 20 janvier 

L'Affaire Cicéron, au tandem « Mondial »- 
« Rialto » : 2.677.040 fr., 17.097 entrées. Deux Sous 
d’Espoir, aux « Variétés » : 1.378.240 fr., 8.604 en- 
trées. Sacré Printemps, au tridem « Excelsior »- 
« Forum »-« Royal » : 1.289.620 fr., 8.343 entrées. 
Lé Démon s’éveille la Nuit, au tandem « Casino »- 
« Fémina » : 984.440 fr., 6.441 entrées. Mutinerie 
à Bord, au « Paris-Palace-Gaumont » : 912.730 fr., 
5.991 entrées. Le Loup de la Frontière, au tandem 
« Hollywood »-« Politéama » : 689.965 fr., 4.582 en- 
trées. Satan conduit le Bal, à l’« Escurial » : 618.770 
francs, 4.056 entrées. 

Parmi les continuations, notons Manon des 
Sources (7 e semaine), à l’« Olympia » : 811.850 
francs, 3.862 entrées (totaux à ce jour : 11.583.400 
francs et 48.594 entrées). Mariage Royal, au 
« Vog » (3 e semaine) : 193.350 fr., 1.299 entrées 
(totaux à ce jour : 2.323.380 fr. et 14.457 entrées). 
Wanda la Pécheresse, au « Ritz » (3° semaine) : 
105.080 fr., 780 entrées (totaux à ce jour : 1.624.075 
francs et 10.371 entrées). 

Semaine du 20 au 27 janvier 

Bannie du Foyer, au tridem « Hollywood »-« Po- 
litéama »-« Studio 34 » : 1.753.820 fr., 11.347 en- 


trées. Un Ange dans la Foule, au tandem « Mon- 
dial »-« Rialto » : 1.515.780 fr., 9.763 entrées. Riche, 
Jeune et Jolie, au tandem « Casino »-« Fémina » : 
1.383.430 fr., 9.052 entrées. Onze Heures sonnaient 
au tridem « Excelsior »-« Forum »-« Royal » : 
1.327.490 fr., 8.591 entrées. La Belle Aventurière, 
au « Paris-Palace-Gaumont » : 1.235.960 fr., 8.052 
entrées. Histoires Interdites, au tandem « Escu- 
rial »-« Vog » : 970.160 fr., 6.371 entrées. 

Parmi les continuations, notons : La Manon des 
Sources (8' semaine), à l’« Olympia » : 756.650 fr., 
3.608 entrées (totaux à ce jour : 12.340.050 fr. et 
52.202 entrées). Deux Sous d’Espoir (V.O.) (2° se- 
maine), aux « Variétés » : 778.580 fr„ 4.839 entrées 
(totaux à ce jour : 2.156.820 fr. et 13.443 entrées). 
Sacré Printemps (4° semaine), au « Cluny » : 
236.600 fr., 1.606 entrées (totaux à ce jour : 1.526.220 
francs et 9.949 entrées). 

Parmi les principales continuations, notons : 
L’Aigle Rouge de Bagdad, au « Central » : 261.170 
francs, 2.216 entrées. Edouard et Caroline, à l’« Es- 
planade » : 115.340 fr., 1.117 entrées. Le Bagne 

des Filles Perdues, au « Ritz » : 94.440 fr., 638 en- 
trées. La recette de « Cinéac » s’est élevée à 
540.480 fr. et les entrées à 9.108. 

Les 20 meilleurs résultats : 
de 1952 

Parmi les 20 films ayant réalisé les meilleures 
récettes, du 26 décembre 1951 au 23 décembre 1952, 
figurent 8 films français, 4 films américains, 1 film 
italien et 7 coproductions franco-italiennes (le 
calcul de ces résultats a été fait en tenant compte 
uniquement de la première vision et des conti- 
nuations ou reprises dans les mêmes salles ou 
même groupe de salles). 

Don Camillo, 11 semaines, 20.687.940 fr., 120.619 
entrées. 

Samson et Dalila, 7 semaines, 10.039.650 fr., 
48.682 entrées. 

Le Grand Caruso, 10 semaines, 8.681.590 fr., 50.529 
entrées. i 

Anna (1), 4 semaines, 6.529.050 fr., 40.453 entrées. 

Fanfan la Tulipe, 8 semaines, 6.482.220 fr., 42.296 
entrées. 

Le Fruit Défendu, 5 semaines, 5.952.200 fr., 39.382 
entrées. 

Un Américain à Paris, 4 semaines, 5.544.155 fr., 
34.356 entrées. 

Adorables Créatures, 5 semaines, 5.529.480 fr., 
35.575 entrées. 

La Table aux Crevés, 8 semaines, 5.307.755 fr., 

Un Grand Patron, 5 semaines, 5.259.150 fr., 34.270 
35.009 entrées. 

Nous irons à Monte-Carlo, 5 semaines, 5.230.270 
francs, 33.214 entrées. 

Coiffeur pour Dames, 5 semaines, 5.079.660 fr., 

32.830 entrées. 

La Minute de Vérité, 6 semaines, 5.046.400 fr., 

31.477 entrées. 

Il est Minuit, Docteur Schweitzer, 6 semaines, 

4.746.210 fr., 30.919 entrées. 

Les Belles de Nuit, 3 semaines, 4.521.120 fr., 
28.950 entrées. 

Messaline, 6 semaines, 4.333.900 fr., 23.636 entrées. 

Allô, je t’aime, 4 semaines, 4.292.090 fr., 27.470 
entrées. 

Les 7 Péchés Capitaux, 3 semaines, 4.266.140 fr., 
24.292 entrées. 

Kim, 3 semaines, 4.179.960 fr., 26.425 entrées. 

La Manon des Sources, 2 semaines, 3.993.600 
francs, 15.540 entrées. 

+ Au cours d'un gala va être présenté à Nice Le 
Mur du Son au « Paris-Palace-Gaumont », au cours 
duquel se fera entendre la Musique de l’Air, et 
en présence des plus hautes personnalités mili- 
taires, administratives et politiques du départe- 
ment des Alpes-Maritimes. 

♦ Le « Capitole », salle de près de 1.000 places, 
qui a réalisé avant guerre jusqu’à 15.000 entrées 
par semaine, en ne passant que des deuxièmes 
visions, vient de réaliser quelques belles recettes. 

Il est incontestable que ce cinéma, parfaitement 
équipé (Western Electric), bien ventilé et situé, 
dépasserait facilement le million par semaine s’il 
pouvait, comme d’autres salles pourtant moins 
grandes et moins bien situées, projeter des pre- 
mières visions, ou les gros films en deuxième vi- 
sion, comme avant-guerre. 

Voici, à titre indicatif quelques recettes : 

Meurtres, 851.740 fr. ; Comment j'ai découvert 
l’Amérique, 769.670 fr. ; Enterrée vivante, 701.360 
francs ; Anna, 882.750 fr. ; Andalousie, 782.530 fr. ; 
Samson et Dalila, 617.800 fr. ; La Chauve-Souris, 
879.320 fr. ; La Chute de Berlin, 815.390 fr. ; La 
Bête se réveille, 706.940 fr. 

P.-A. Buisine. 



NOUVELLES REGIONALES (suite) 


MARSEILLE 


Première semaine 


1948... 

Recettes 
15.183.830 

Entrées 
235 283 

1949. . . . 

18.710.270 

224.956 

1950. . . . 

’. 20.084.280 

210.097 

1951 . . . . 

23.086.560 

192.681 

1952.... 

34.599.210 

239.008 

1953. . . . 

35.541.410 

213.G43 

1948. . . . 

Deuxième semaine 
10.558.780 

167.227 

1949. . . . 

13.047.020 

163.377 

1950. . . . 

16.375.520 

175.624 

1951 . . . . 

16.259.455 

149 220 

1952. . . . 

21.787.060 

151.792 

1953. . . . 

24.149.075 

160.204 

1948. . . . 

Troisième semaine 
10.721.335 

170.216 

1949.... 

13.506.095 

167.061 

1950. . . . 

17.583.385 

185.737 

1951 . . . . 

19.150.530 

173.434 

1952.... 

23.043.550 

160.339 

1953. . . . 

24.343.315 

161.921 


Semaine du 31 décembre 1952 au 6 janvier 1953 

Ivanhoë, au quatuor « Capitole »-« Majestic »- 
« Odéon »-« Rialto » (prix des places : 180 et 200 
francs) : 13.892.230 fr., 74.456 entrées ; Manon des 
Sources (l re semaine, au tandem. « Rex »-« Le 
Français ») (prix des places : 200 et 250 fr.) : 
6.525.735 fr., 31.183 entrées ; Les Evasions du Ca- 
pitaine Blood, au tandem « Hollywood »-« Stu- 
dio » : 3 086.480 fr., 21.010 entrées ; Son Dernier 
Noël, au tandem « Pathé-Palace »-« Cinévog » : 
2.608.030 fr., 17.599 entrées ; Faussaires, au tandem 
« Noailles »-« Ruhl » : 1.481.400 fr., 10.344 entrées ; 
Je l’ai été trois fois (l re semaine), au « Meilhan » : 
1.673.850 fr., 11.159 entrées; Sensualité, à l’« Ecran » : 
641.920 fr„ 5.495 entrées ; L’Ile Inconnue, au 
« Club » ; 955.195 fr., 7.958 entrées ; Je chante pour 
vous (V.O. ), à l’« Etoile » : 388-080 fr., 3.569 en- 
trées. Parmi les continuations, notons : Violettes 
Impériales (S® semaine), aux « Variétés » : 1.908.100 
francs, 9.541 entrées (totaux à ce jour : 16.699.700 
francs et 82.263 entrées) ; Le plus Heureux des 
Hommes (3 e semaine), au « Phocéac » : 819.600 fr., 
5.687 entrées (totaux à ce jour : 5.545.570 fr. et 
36.880 entrées) ; Mara-Maru (3° semaine), au « Ca- 
méra » : 665.610 fr., 5.583 entrées (totaux à ce jour : 
6.247.530 fi', et 39.538 entrées). En reprise Les 
Aventures du Capitaine Wyatt a totalisé, au « Ci- 
néac-Belsunce » : 895.180 fr. et 10059 entrées. 

Semaine du 7 au 13 janvier 1953 

Viva Zapata, tandem « Capitole »-« Majestic » : 

3.493.240 fr., 22.636 entrées ; Le Fils de Personne, 
tandem : « Hollywood »-« Studio » : 2.455.550 fr., 
16.713 entrées ; Le Banquet des Fraudeurs, tan- 
dem « Pathé-Palace »-« Cinévog » : 2.025.380 fr., 
13.721 entrées ; Le Péché d'une Mère, tandem 
« Noailles »-« Ruhl » : 1.451.420 fr., 10.275 entrées ; 
Deux Nigauds chez les Barbus (V.O.), à l’« Etoile »: 
795.000 fr., 7.260 entrées. 

Parmi les continuations, notons : Manon des 
Sources, en 2” semaine, au tandem « Rex »-« Le 
Français » : 5.325.170 fr., 25.213 entrées (totaux 

à ce jour : 11.850.905 fr. et 56.396 entrées) ; Ivan- 
hoë, 2 ® semaine, au tandem « Odéon »-« Rialto » 
(après quatre sorties en l re semaine) 3-825.650 fr., 
20.689 entrées (totaux à ce jour : 17.717.880 fr. 
et 95.145 entrées); Violettes Impériales (6 e semaine), 
aux « Variétés » : 1.192.700 fr., 5.964 entrées (totaux 
à ce jour : 17.892.400 fr. et 88.227 entrées) ; Les 
Evasions du Capitaine Blood (3° semaine), au « Ca- 
méra » : 662.620 fr., 5.549 entrées (totaux à ce 
jour : 3.749.100 fr. et 26.559 entrées) ; Son Dernier 
Noël (3 e semaine), au « Phocéac » ; 595.230 fr., 

4.240 entrées (totaux à ce jour : 3.203.260 fr et 
21.839 entrées) ; Je l’ai été trois fois, en 2 e semaine, 
« Meilhan » : 1.344.750 fr., 8.965 entrées (totaux à 
ce jour : 3.018.600 fr. et 20.124 entrées). 

Parmi les principales reprises, notons entre au- 
tres : Alerte aux Gardes-Côtes, au « Cinéac-Bel- 
sunce » : 880.780 fr.. 9.869 entrées ; Echec à Bo*-gia, 
au « Club » : 676.230 fr., 5.646 entrées ; Le Pirate 
de Capri, à P« Ecran » : 402.355 fr., 3.464 entrées. 

Semaine du 14 au 20 janvier 1953 

Une Place au Soleil, au tandem « Rex »-« Le 
Français » ; 4.160.555 fr., 26.852 entrées ; Montagne 
Rouge, au tandem « Capitole »-« Rialto » : 4.141.870 
francs, 26.753 entrées ; Etoile du Destin, au tan- 
dem « Hollywood »-« Studio » ; 2.769.900 fr., 18.912 
entrées ; La Belle Aventurière, au tandem 
« Odéon »-« Majestic » ; 2.445.950 fr., 15.747 entrées ; 
Onze heures sonnaient, au tandem « Pathé-Palace »- 
« Cinévog » : 2.239.100 fr., 15.227 entrées ; Tout ou 
Rien (V.O.), à l’« Etoile » : 763.200 fr., 7.067 entrées. 


Les principales continuations ont réalisé : Vio- 
lettes Impériales (7® semaine), aux « Variétés » : 
1.057.900 fr., 5.291 entrées (totaux à ce jour 
18.950.300 fr. et 93.518 entrées) ; Ivanhoë (7 e se- 
semaine), au « Caméra » : 1.091.500 fr., 7.828 entrées 
(totaux à ce jour ; 18.809.380 fr. et 102.963 entrées) ; 
Manon des Sources (6 e semaine), au tandem « Noail- 
les »-« Ruhl » : 2.777.300 fr., 14.203 entrées (totaux 
à ce jour : 14.628.205 fr. et 70.599 entrées) ; Je 
l’ai été trois fois, en 3 e semaine, au « Meilhan » ; 
816.600 fr., 5.444 entrées (totaux à ce jour : 3.835.200 
francs et 25.568 entrées). 

Parmi les reprises ayant donné les meilleurs ré- 
sultats, notons entre autres : Les Pirates de la 
Floride, au « Cinéac-Belsunce » : 694.040 fr., 7.748 
entrées ; Deux Nigauds et l’Homme invisible ; 
662.070 fr., 4.696 entrées ; Les Clairons sonnent la 
Charge, au « Club » : 365.245 fr., 3.080 entrées ; 
La Mort n’était pas au Rendez-vous, à l’« Ecran » : 
360.085 fr., 3.083 entrées. 

♦ Depuis le 1 er janvier 1953, le « Rialto », une 
des principales salles de cette ville, comptant 
environ 1.000 places, et dont M. Milliard, récem- 
ment décédé, était le directeur, a été pris en gérance 
par la S.O.G.E.C. La direction sera dorénavant as- 
surée par M. Bucamp, qui dirige déjà le « Capi- 
tole » et le « Meilhan ». 

♦ C’est également depuis le 1 er janvier que 
MM. Font exploitent, en gérance, les deux salles 
de la Canebière, le « Cinévog », qui compte 550 
places et le « Phocéac », qui compte 500 places, 
par suite d’un accord intervenu avec M. Ghiglione. 

♦ Sous peu, Ciné Sélection doit présenter à Mar- 
seille sa première tranche de la sélection 1953, 
comportant entre autres : Les Musiciens du Ciel, 
Moineaux de Paris, L’Appel du Destin et Lettre 
Ouverte, avec Robert Lamoureux. 

♦ A l’occasion de la sortie à Marseille, au tan- 
dem « Pathé-Palace »-« Cinévog », du film de Geor- 
ges Péclet, Les Révoltés du Danaé, qui fut en 
grande partie tourné en cette ville, « La Société 
de Productions », M. Georges Péclet et les Films 
F. Méric, ont offert, le 28 janvier, dans les salons 
du Grand Hôtel, un brillant cocktail, qui précéda 
la soirée de gala au « Pathé-Palace », où Georges 
Péclet présenta lui-même son film. De très nom- 
breuses personnalités marseillaises assistèrent à 
ces deux manifestations, qui obtinrent l’une et 
l’autre un brillant succès. 

♦ Pour ses premières sorties dans les villes-clefs 
du Sud-Est, le film de Marcel Pagnol, Manon des 
Sources, que distribue « Gaumont », a établi de 
très brillants résultats. A Marseille, en 8 semai- 
nes, aux « Rex »-« Le Français » (2 semaines 
en tandem) et « Noailles »-« Ruhl » (2 semaines 
en tandem) : 17.118.205 fr. et 83.039 entrées, pour- 
suivant actuellement sa carrière aux « Noailles » 
et « Ruhl ». A Nice, en 8 semaines, aux « Pa- 
ris-Palace-Gaumont » et « Mondial » (2 semaines 
en tandem) et « Olympia » (4 semaines en conti- 
nuation) ; 12.340.050 fr. et 52.202 entreés, et pour- 
suivant actuellement sa carrière à l’« Olympia ». 
En Avignon, en 5 semaines, dont 2 semaines au 
« Paris » et 3 semaines de continuation au « Vox » : 
4.433.370 fr. A Nîmes, en 3 semaines, dont 2 semai- 
nes au « Colisée » et 1 semaine à l’« Eldorado » : 
4.547.810 fr. A Béziers, en 3 semaines, dont 2 se- 
maines aux « Variétés » et 1 semaine au « Rex » : 
2.935.725 fr. Début février, Manon des Sources va 
sortir à Cannes, Antibes, Montpellier, Toulon. 

Paul-A. Buisine. 


TOULOUSE 

Semaine du 21 au 27 janvier 1952 

Semaine dans son ensemble assez calme, pour 
plusieurs raisons : fin de mois, épidémie de grippe, 
mauvais temps. 

Au « Plaza » : Carnaval au Texas : 10.746 entrées, 
1.473.560 fr. ; « Trianon » : Onze heures sonnaient : 
9.426 entrées, 1.381.410 fr ; « Variétés » : Les Clai- 
rons sonnent la Charge : 8.899 entrées, 1.269.500 fr. ; 
« Gaumont » : Le Cavalier de la Mort : 7.012 en- 
trées, 1.006.740 fr. ; « Club » : Le Prince Esclave : 
5.642 entrées, 737.080 fr. ; « Rio » : Duel dans l’Om- 
bre : 3.573 entrées, 513.540 fr. ; « Vox » : Pandora 
(2 e vision) : 2.818 entrées, 324.810 fr. ; « Zig-Zag » : 
Le Désert de la Peur : 2.692 entrées, 317.760 fr. ; 
« Français » ; Propre à rien (2 e vision) : 2.557 en- 
trées, 262.420 fr. ; « Gallia » La Flibustière des An- 
tilles (2« vision) : 1.695 entrées, 195.400 francs ; 
« A.B.C. » : Pattes blanches (reprise) : 1.268 en- 
trées, 226.250 fr. 

♦ Albert Mahuzier a présenté, au cinéma « Es- 
poir », quelques films de son expédition cinémato- 


LA CÎNÉMATOGRAPHiE FRANÇAiSE 

POUR 

LE RÉÉQUIPEMENT 
COMPLET 

DE 

L ' O D É O N 

MARSEILLE 

(1.800 places) 

M. G. MARTEL 


A CHOISI 



graphique en Afrique en compagnie de sa famille. 
Ses excellentes prises de vues en couleurs ont sa- 
tisfait les amateurs de belles photos et son suc- 
cès a été très vif. 

♦ La troisième séance du « Cinéma d’Essai » a 
eu lieu au cinéma « Vox », avec le film La Femme 
en Question. 

♦ Le « Gaumont-Palace » présentera prochaine- 
ment, en exclusivité : La Fête à Henriette, le der- 
nier film de Julien Duvivier. Signalons également 
que c’est les « Variétés » (S.O.G.E.C.), qui ont 
retenu le film de Charles Chaplin : Limelight. 

P.-A. Bruguière. 


LILLE 


Semaine du 21 au 27 janvier 1953 

Cette semaine fait constater un nouveau fléchis- 
sement de l’exploitation lilloise des salles de pre- 
mière vision qui se traduit par une baisse de 
431.105 fr. sur les recettes et de 3.907 entrées. De 
ce fait, le bilan s’élève à 61.733 entrées pour 
8.206.005 fr. de recettes. 

Il nous est difficile d’expliquer ce rendement 
médiocre, sensiblement égal à celui de fin août 
(période des vacances). 

A signaler dans l’ordre du rendement : 

Plaisirs de Paris, comédie musicale de Ralph 
Baum, « Capitole », 1.424.160 fr., 10.173 entrées. 

La Revanche d’Ali-Baba, conte des Mille et 
une Nuits en Technicolor, « Familia », 1.019.715 fr., 
7.604 entrées. 

Onze Heures sonnaient, drame de Guiseppe de 
Santis, « Caméo », 1.003.040 fr., 7.504 entrées. Au- 
rait mérité, un plus grand succès. 

Mara-Maru, film d’aventures de Gordon Douglas, 
« Rexy », 927.690 fr., 6.989 entrées. 

Les Hommes Grenouilles, documentaire romancé 
de Lloyd Bacon, « Bellevue », 875.720 fr., 6.463 
entrées. 

Rires de Paris, comédie musicale d’Henri Le- 
page, avec André Claveau, « Cinéac », 818.845 fr., 
6.463 entrées. 

La Forêt de l’Adieu, drame de Ralph Habib. 
« Le Régent », 784.895 fr., 6.086 entrées. 

Deux Nigauds Vendeurs, avec Abott et Costello, 
« Cinéchic », 728.980 fr., 5.588 entrées. 

Tempête sur la Colline, film policier de Douglas 
Sirk, « Lilac », 622.960 fr., 4.863 entrées. N’a pas 
obtenu le succès qu’il méritait. — T.-M. C. 

BORDEAUX 

♦ C’est dans le courant de ce mois que la nouvelle 
agence de distribution « Films Méric-Sélecta » com- 
mencera son activité à Bordeaux. Les bureaux 
sont situés 114, rue Judaïque, à Bordeaux. Cette 
nouvelle agence, fruit de la concentration des 
efforts de deux firmes l’une marseillaise, « Les 
Films F. Méric », et l’autre lyonnaise, « Sélecta- 
Ciné Lyon », que dirigent M. F. Méric à Marseille, 
et MM. Boulin et Thollon à Lyon, distribuera pour 
sa première tranche 1953 : Les Hauts de Hurlevent, 
Tourbillon, Alina, fille de la Nuit, Monsieur le Pro- 
cureur. — P.-A. Buisine. 


LACINÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 


PRISONNIERS DU MARAIS 

(G.) 

(Lure of the Wilderness) 

Film d’aventures (94 min.) 
Technicolor 
(V.O.-D.) 


Origine : Américaine. 

Prod. : Robert L. Jacks, 1952. 

Réal. : Jean Négulesco. 

Auteurs : Scén. de L. Lantz, d’après 
une nouvelle de Vereen Bell. 
Chef-Opérateur : Edward Cronjager. 
Musique : Franz Waxman. 

Dir. artistiques : L. Wheeler, A. Hehr. 
Montage : Barbara McLean. 
Interprètes : Jeanne Peters, Jeffrey 
Hunter, C. Smith, W. Brennan, J. 
Elam, P. Hogan. 

Présentation corporative (Paris) : 21 
janvier 1953. 


CARACTERE. — Ce film d’action 
est un remake en couleurs de L’Etang 
tragique, l’un des meilleurs films amé- 
ricains de Jean Renoir, après L’Hom- 
me du Sud. Le sujet en est d’ailleurs 
original et prenant et a été étoffé ici 
dans le sens spectaculaire. Cette pro- 
duction est d’un constant intérêt et 
souvent même passionnante et se 
passe avec facilité de vedettes à grand 
renom. 

SCENARIO. — Ben (J. Hunter), 
jeune chasseur, part à la recherche 
de son chien qui s’est perdu dans 
les terribles marais d’où personne 
n’est jamais revenu. Perdu lui 
aussi, il découvre Jim Harper (W. 
Brennan) et sa fille Laurie (J. Pe- 
ters), qui vivent là depuis huit ans. 
Jim avait été accusé d’un meurtre 
dans son village et, prêt d’être lyn- 
ché, s’était réfugié là où tout le 
monde le croyait mort. Grâce à Jim 
et Laurie, Ben peut sortir des ma- 
rais. Il vend des peaux confiées par 
les deux exilés et, avec l’argent, 
entreprend de faire réviser le pro- 
cès de Jim. Après une lutte san- 
glante et victorieuse contre les vé- 
ritables assassins, Jim et Laurie 
peuvent rentrer au village et re- 
prendre possession de leur ferme. 

REALISATION. — On retrouve ici 
presque exactement l’histoire contée 
par Renoir, la seule différence étant 
que la jeune héroïne vit cette fois 
avec son père dans les marais. Et 
pourtant, malgré cette similitude de 
scénario, les deux films diffèrent com- 
plètement. Alors que Renoir avait 
tout sacrifié, même la clarté, à la 
création d'une atmosphère lourde et 
enveloppante, Négulesco a surtout 
traité les aventures des trois person- 
nages principaux. Le marais n’est 
plus la vedette, lieu fétide où règne 
la mort, mais un cadre agreste et 
pittoresque, où le véritable ennemi de 
l’homme reste l’homme lui -même. 
Cette version est valable et possède 
de grandes qualités de photographie, 
d’émotion et de rythme. 

INTERPRETATION. — Jeanne Pe- 
ters est, avec beaucoup de naturel, 
la fille farouche ; son rôle est plus 
important que celui d’Ann Baxter 
dans la première version. Bon co- 
médien, Jeffrey Hunter est un Ben 
plus jeune, plus indécis que ne l’avait 
montré Dana Andrews ; cette diffé- 
renciation n’est pas sans intérêt pour 
l'histoire. Walter Brennan reprend 
son rôle de L’Etang tragique : c'est 
dire assez qu’il était irremplaçable. 
Tom Tully reprend sans défaillance 
le personnage créé par Walter Hus- 
ton. Constance Smith est jolie et Jack 
Elam, au regard torve, un sinistre 
assassin. — C. B. 


FAUTEUILS d* CINEMAS 

LO N G ATT E ' MAYBEL 

4, RUE TRAVERS! EUE - B0UL0GNE-8ÜUHC0URT (Saint) 



Tél : MOL. 38-30 Métro : Sembat 
Maison fondée en 1920 


CRITIQUES DES FILMS 

t — ^ 7 Février 1953 


QUITTE OU DOUBLE (G.) 

Comédie sentimentale (83 min.) 


Origine : Française. 

Prod. : Olympic Films - 1952. 

Réal. : Robert Vernay. 

Auteur : Scén. orig., adapt. et dial, 
de René Wheeler. 

Chef-Opérateur : Arménise. 

Musique : Norbert Glanzberg. 

Décors : Bouxin. 

Dir. de Prod. : Robert Florat. 

Montage : Hélène Baste. 

Chef-Opérateur du son : Lagarde. 

Interprètes : Zappy Max, Danielle 
Godet, Jean Tissier, S. Dehelly, 
Armontel, R. Blancard, J. Marin, 
Th. Bourdelle, P. Azais, S. Sicard, 
G. Basset, F. Asselin, M. Dalban, 
Line Renaud et l’orchestre Henry 
Martinet. 

Première représentation (Nice) : 31 
décembre 1952. 

Présentation corporative (Paris) : 29 
janvier 1953. 


CARACTERE. — Cette transposition 
à l’écran restitue habilement dans 
une intelligente conception visuelle, 
les émissions radiophoniques à grand 
succès, avec leur cadre coloré et 
bruyant, leurs animateurs pleins de 
verve et d’humour, leurs « jeux » 
cocasses et inattendus. La vie d'un 
grand cirque, la réalisation de pro- 
grammes de radio, l’engouement du 
public, y apparaissent avec vigueur 
et vérité, tout en ménageant les pos- 
sibilités d’une intrigue sentimentale. 

SCENARIO. — A Bourganeuf, 
une vieille fille, Charlotte Bour- 
“ dier (Suzanne Dehelly), avoue à 
Marie Chassagne (Danielle Godet) 
avoir sous son nom noué une in- 
trigue sentimentale par correspon- 
dance avec l’animateur du Radio 
Circus, Zappy Max (Zappy Max). 
Marie accepte de le rencontrer 
lors de sa venue, mais elle s’éprend 
à son tour de Zappy Max, qui lui 
avoue son amour. Pour permettre 
à Marie d’agir au gré de son cœur, 
Charlotte gagne le jeu de « quit- 
te ou double ». Marie triomphe 
dans « Emportez-le avec vous ». 
Elles avouent la vérité à Zappy 
Max. oui évousera Marie. 

REALISATION. — Robert Vernay 
a restitué avec adresse la vie d'un 
cirque ambulant. Il a rendu avec 
exactitude l’ambiance des émissions 
radiophoniques publiques. L’impor- 
tance des foules, l’atmosphère du 
cirque, les surprises des émissions, 
donnent vie et mouvement. Les ima- 
ges sont bonnes, avec de bons effets 
d’éclairage. Les chansons sont agréa- 
bles et la musique entraînante. 

INTERPRETATION. — Zappy Max 
— qui fait parfois songer à un Grou- 
cho Marx pondéré — joue avec une 
réelle sûreté d’expression. Il évite 
de charger son rôle et d’apparaître 
grimaçant. A l’aise dans les scènes 
sentimentales et dramatiques, il reste 
plein de verve dans les présentations 
des « Jeux radiophoniques ». Da- 
nièle Godet, jeune et charmante, 
joue avec intelligence et chante avec 
goût. Suzanne Dehelly fait une ex- 
cellente création comme à l'habitude 
et Jean Tissier apparaît plein de 
bonhomie. — P.-A. B. 


LA DERNIERE FLECHE (G.) 

(Pony Soldier) 

Film d'aventures (83 min.) 
Technicolor 
(V.O.-D.) 


Origine : Américaine. 

Prod. : Samuel G. Engel, 1952. 

Réal. : Joseph M. Newman. 

Auteurs : Scén. de J. C. Higgins, 
d’après une nouvelle de Garnett 
Weston. 

Chef-Opérateur : Harry Jackson. 

Dir. musicale : Alfred Newman. 

Musique : Alex North. 

Dir. artistiques : Lyle Wheeler, Ches- 
ter Gore. 

Montage : John McCafferty. 

Interprètes : Tyrone Power, Cameron 
Mitchell, Thomas Gomez, P. Ed- 
wards, R. Horton, S. Randall. 

Présentation corporative (Paris) : 20 
janvier 1953. 


CARACTERE. — Ce film, qui re- 
late un épisode de la lutte entre In- 
diens et Anglais, au siècle dernier, 
possède une évidente originalité, celle 
de prendre pour décor exclusif un 
village indien. On y voit, souvent avec 
angoisse, un valeureux policier bri- 
tannique tenter, en dépit d’événe- 
ments imprévus et dangereux, de ra- 
mener le calme dans toute une tribu. 
Ce personnage courageux et sympa- 
thique est campé par le toujours sé- 
duisant Tyrone Power. 

SCENARIO. — Duncan MacDo- 
nald (T. Power), de la police mon- 
tée, est envoyé dans la tribu des 
Cris pour obliger ceux-ci à rentrer 
dans leur réserve. Guidé par un 
métis, Natayo (T. Gomez), il par- 
vient chez les Cris qui sont plus 
nombreux qu’il ne croyait. Le vieux 
chef est prêt à traiter avec Duncan 
et à restituer les deux prisonniers 
blancs qu’il détient. Mais les jeu- 
nes guerriers, dirigés par Konah, 
ne sont pas de cet avis. Persuasif, 
Duncan est prêt de réussir quand le 
meurtre d’un Indien par l’un des 
otages blancs risque de tout com- 
promettre. Grâce à un mirage, 
Duncan reprend son ascendant sur 
les Indiens et, après un combat vic- 
torieux contre Konah, termine heu- 
reusement sa mission. 

REALISATION. — Film très aéré, 
où le mode de vie des Indiens et 
leurs coutumes pittoresques tiennent 
une grande place. Cette sincérité de 
la reconstitution rend les personna- 
ges très attachants. Excellents tru- 
cages donnant la vision très réussie 
de deux mirages dont le dernier, par- 
ticulièrement, est fort impressionnant. 
Le son est employé avec une grande 
habileté et renforce, dans bien des 
cas, l’impression suscitée par plu- 
sieurs scènes d’action. 

INTERPRETATION. — Jouant avec 
beaucoup de naturel, d’allant et de 
flegme, Tyrone Power interprète fort 
bien les soldats britanniques restant 
impassible dans les pires circonstan- 
ces. Parmi les autres acteurs, dont 
la gracieuse Penny Edwards, c’est 
Thomas Gomez qui a le rôle le plus 
important : il est souvent irrésistible 
en métis hirsute, malicieux et ba- 
vard. — C. B. 


LES CRITIQUES 
DE NOTRE DERNIER NUMÉRO 
(I5®3, 31 janvier 1953) 

PAGE 10 : 

LA TOURNEE DES GRANDS DUCS, 85'. Dist. : SOFRADIS. 
LA VIE DE JEAN VALJEAN, 102'. Dist. : FOX. 

SOUS LA RAFALE, 90'. Dist, : CINEFI. 

PAGE 14 : 

LE GAUCHO. 92'. Dist. : FOX. 

LES CONOUERANTS DE CARSON CITY. 87'. Dist. : WAR- 
NER BROS. 

LES ROIS DE LA COUTURE, 98'. Dist. : M.G.M. 

LE MASQUE ARRACHE, 110'. Dist. : RKO. 

L'ILE INCONNUE, 75'. Dist. : FILMS G. MULLER. 


ÇA POUSSE SUR LES ARBRES 

(G.) 

(It Grows on Bees) 

Comédie humoristique (90 min.) 

(V.O.) 

Origine : Américaine. 

Prod. : Universal Film, 1952. 

Réal. : Arthur Lubin. 

Auteurs : Scén. de L. Praskils et B 
Flater. 

Chef-Opérateur : Maury Gertsman. 
Décors : R. Gausman, J. Héron. 
Montage : Milton Carruth. 
Chefs-Opérat. du Son : L. Carey, R 
de Weese. 

Interprètes : Irene Dunne, Dean Jag- 
ger, Joan Evans, R. Crenna, E. Mei- 
ser. 

Première représentation (Paris) : 9 

janvier 1953, 

CARACTERE. — Amusante compo- 
sition fantaisiste, traitée dans le style 
humoristique. Conte de fée moderne 
dans lequel une femme trouve de 
l’argent dans les fleurs de son jardin, i 
ce qui entraîne des conséquences 
inattendues et burlesques. Irene Dun- 
ne, vedette du film, contribue à lui 
donner une valeur particulière et une 
allure spirituelle et pleine de vie. 

SCENARIO. — Le ménage Baxter 
connaît des fins de mois pénibles, 
dues en partie aux dépenses incon- 
sidérées faites par Polly Baxter 
(I. Dunne). Cette dernière découvre 
un jour que deux arbustes qu’elle I 
a plantés dans son jardin produi- 
sent un billet de banque dans cha- 
que fleur. Polly fait secrètement la 
récolte afin de ne rien révéler à 
Phil (D. Jagger), son scrupuleux 
mari, et profite de l’absence de ce 
dernier pour remettre à neuf sa 
maison et payer ses dettes. Malheu- 
reusement, au bout d’un certain 
temps, les billets se fanent et tom- 
bent en poussière. Les autorités 
gouvernementales, que Polly avait 
prévenues du phénomène et qui 
l’avaient autorisée, la prenant pour 
une démente, à utiliser ces billets, t 
sont compromis dans ce désastre. 
Ils viennent sur les lieux, consta- > 
tent le phénomène et achètent les \ 
arbres fort cher pour les détruire. 
Pendant ce temps, une forte gelée 
fait mourir les précieux végétaux 
et tout rentre dans l’ordre à la sa- i 
tisfaction générale. 

REALISATION. — Sujet original, 
traité avec l’humour et la fantaisie 
qui s’imposaient. L’ensemble est lé- 
ger, amusant et de bon goût dans son 
invraisemblance. Quelques excellentes 
idées donnent à certaines scènes une 
exceptionnelle drôlerie. Chaque ca- 
ractère a son importance et ajoute 
une note inattendue au développe- 
ment de l’intrigue. 

INTERPRETATION. — Irene Dunne 
est éblouissante d’esprit et de fan- 
taisie. Tout en restant sur le plan 
humain, elle fait vivre son rêve et 
nous entraîne à sa suite. Elle est 
l’âme du film et est entourée de bons 
artistes judicieusement choisis, tous 
bien adaptés à leur rôle. — G. T. 



K» MÇBt/UJCO LUIL'I 

Distributeur régional 


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Prochaine réalisotion de 
'THE DIAMOND QUEEN' 


•îi Le producteur Frank Melford en- 
treprendra prochainement pour War- 
ner Bros. The Diamond Queen. Il 
s’agit d’un grand film d’aventures en 
Eastman Color, retraçant les exploits 
de Jean-Baptiste Tavernier, le célè- 
bre navigateur français qui fut le 
premier Européen à pénétrer aux 
Indes, au XVI e siècle, et qui en rap- 
porta le plus gros diamant bleu du 
monde. 


+ 


Yvonne de Carlo sera la vedette 
de "DEVIL'S CANYON" 


•J» Yvonne de Carlo qui doit tourner 
un film par an pour Universal sera 
prochainement la vedette du Tech- 
nicolor Devil’s Canyon. Tiré d’un ro- 
man de « Les Savage Jr. », ce film 
retracera l’histoire d’une hardie ca- 
valière qui chasse les chevaux sau- 
vages afin de sauver son ranch de 
la ruine. 


LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 


* 



PRODUCTEURS 

DIRECTEURS DE PRODUCTION 

TITRE 

REALISATEUR 

AUTEURS 

1° Assist.-Réalisateur. 

2» Chef-Opérateur. 

3° Décorateur. 

4° Régisseur. 

INTERPRETES 

LIEUX DE TOURNAGE 
DATES 

LES FILMS PARADIS 

17, boulevard Chancel 
Marseille 

LY. 72-52 

Scrupule et le Pois- 
son Chinois. 

(Titre provisoire). 

JACQUES DAROY. 

Pièce de J. Bommart, 
adapt. par J. Rey et 
J. Bommart, dial, de 
J. Bommart. 

1° J.-L. Pellecuer. 

2 ° 

3° 

4» 

Yves Vincent. 

Tilda Thamar. 

Fernand Ledoux. 

Dalio. 

DECORS NATURELS : 
Marseille et Côte d’A- 
zur. 

16 février 1953. 

U.G.C. 

François Caron 

104, Champs-Elysées, Paris 
BAL. 58-80 

L’Etrange Désir de 
Monsieur Bard. 

GEZA RADVANYI. 

Scén. et dial de G. Rad- 
vanyi et R. Barjavel. 

1° M. Camus. 

2° L.-H. Burel. 

3“ Pierax. 

4° E. Nase. 

Michel Simon. 

Yves Deniaud. 

Henri Crémieux. 

STUDIOS DE LA VIC- 
TORINE. 

16 février 1953. 

PARIS-FILMS-PRODUCTION 
Mme Goulian 

91, Champs-Elysées 

ELY. 88-61 

Thérèse Raquin. 

MARCEL CARNE. 

Adapt. de M. Carné et 
Charles Spaak, d'après 
le roman d’Emile Zola. 

1° Jean Valère. 

2° Rcger Hubert. 

3« Paul Bertrand. 

4° T. Sune et P. Laf- 
fargue. 

Simone Signoret. 

Raf Vallone. 

STUDIOS DE NEUILLY. 

23 février 1953. 

S. N. FILMS M. PAGNOL 

Jean Martinetti et Charles Pons 

53, avenue George-V 

BAL. 62-68 

Dardamelle. 

HENRI VERNEUIL. 

Pièce de Mazaud, adapt. 
et dial. Marcel Pa- 
gnol. 

1 » 

2° André Germain. 

3° Robert Giordani. 

40 

Femandel, Jacqueline 

Pagnol. 

STUDIOS DE MAR- 
SEILLE. 

23 février 1953. 

C.F.P.C.-SUN FILMS 

Robert Florat 

28, boulevard Malesherbes, Paris 
ANJ. 11-84 

Le Gang des Book- 
makers. 

W A T, TER KAPPS. 

Adapt. et dial, de R. -P. 
Dagan, d'après une 
idée de Jean Negro. 

1 » C. Walter. 

2» Willy. 

3° Cl. Bouxin. 

4° Jean Clairval. 


DECORS NATURELS. 
(Paris). 

2 mars 1953. 

ROY FILM 

André Roy 

18. rue Pigalle 

TRI. 12-30 

Le Petit Jacques. 

ROBERT BIBAL. 

Roman de Jules Clare- 
tie, adapt. par R Bi- 
bal ; dial. : M. Dulud. 

lo 

2° P. Dolley. 

3° L. Le Barbenchon. 

4° G. Mahaut. 

Christian Fourcade, Hé- 
lène Perdrière, Daniel 
Ivemel, H. Vemon, 
Jean Tissier. 

EXT. PARIS ET MAR- 
SEILLE. 

2 mars 1953. 

CHAMPS-EI .YSFES 
PRODUCTION 

33, Champs-Elvsées 

BAL. 34-12 

Virgile. 

CARLO R IM. 

Scén. et dial, de Carlo 
Rim, d’après une 

idée de R. Vinci. 

1° P. Chevalier. 

2° R. Juillard. 

3° R. Clavel. 

4° J. Desmouceau. 

Robert Lamoureux. 

STUDIOS DE BOULO- 
GNE. 

Mars 1953. 

GIBE 

Louis Winf 

1, rue Francois-I pr 

ELY. 30-00 

Le Bon Dieu sans 
Confession. 

CT. AUDE AUTANT-LA- 
RA. 

Roman de Paul Vialar 
« M. Dupont est 

mort », adapté par 
Claude Autant - Lara 
Ghislaine Auboin et 
Roland Laudenbach ; 
dial, de G. Auboin. 

1° G. Auboin. 

2° André Bac. 

3° Max Douy. 

4° L. Lippens. 

Danielle Darrieux. 

Henri Vilbert. 

STUDIO FRANCŒUR. 
Mars 1953. 

C.I.C.C. -REFORMA FILMS 
(Mexico) 

Louis Wipf 

6 , rue Christophe-Colomb 

ELY. 01-10 

Les Orgueilleux. 

YVES ALLFGRET. 

Scén. orig. de J. -P. Sar- 
tre: adapt. et dial par 
Jean Aurenche. 

1° Paul Feyder. 

2° Gabriel Figueroa. 

3o 

4° Lucien Lippens. 

Michèle Morgan. 

Gérard Philipe. 

Pedro Armendariz. 

EXT. MEXIQUE. 

Mars 1953. 

FRANCO-LONDON-FILM 
Henri Baiim 

114, Champs-Elysées 

ELY. 57-36 

Madame de... 

MAX OPHULS. 

Adantation et dial, de 
Marcel Achard, d’a- 
près l’œuvre de Loui- 
se de Vilmorin. 

A WDrr TTTTTVTrp.r-T j 

Roman d’ Alexandre Du- 
mas, adanté et dial, 
par Michel Audiard. 

1 » 

2° Christian Matras. 

3° Jean d’Eaubonne. 

40 

Charles Boyer. 

Danielle Darrieux. 
Vittorio de Sica. 

15 février 1953. 

P.A.C.-PATHE CINEMA 
S.G.C.-TITANUS (Rome) 

Paul Cadéac 

26, rue Marbeuf 

BAL. 18-01 

Les Trois Mousque- 
taires (Eastman- 

Color). 

1° J. Garcia. 

2° M. Grignon. 

3° L. Carré. 

4° R. Boulais. 


Avril 1953. 

VOX FILMS 

Claude Ganz 

3, rue Trovon 

ETO. 06-47 

L’Amour fait Appel. 

ANDRE PERGAMENT. 
Scén. orig. de Robert 
Tarcali : adant. et 

dial, de J. Vilfrid. 

1 » 

2° L.-H. Burel. 

3° Raymond Nègre. 

4° Noël. 


Avril 1953. 

FTLMS DU CYCLOPE- 
INDUS FILMS-I C S. (Rome) 
René Vuattoux 

20 .avenue Rapp 

INV. 85-83 

Le Guérisseur. 

YVES CTAMPI. 

Scén. d’Y. Ciampi et 
Pierre Very. 

1° J. -J. Vieme. 

2" Marcel Grignon. 

3° René Mou'aert. 

4° Jean Desmouceaux. 

Jean Marais. 

Juin 1953. 


PROJETS 


PRODUCTEURS 

DIRECTEURS 

de 

PRODUCTION 

TITRE ET AUTEURS 

NEPTUNE - 
SIRIUS 

Simone Devaivre 
38, r. François-I er 
BAL. 60-29 

Alerte au Sud. 

Scén. et dial, de J. Devaivre 
d’après « Chasse couplée au 
Caire », de Pierre Nord. 

FILMS MONT- 
MORENCY 
Maurice Saurel 
16. rue Delabor- 
dère, Neuilly 
MAI. 04-44 

La Vie intime de Raspoutine. 
Scén. orig. de Léonide Komé- 
rovsky. 

FILMS EGE 

49 bis, av. Hoche 
WAG. 77-27 

Le Dortoir des Grandes (titre pro- 
visoire). 

Roman de S. A. Steeman. 

CINEMA FILM 
PROD. 

61, boul. Suchet 
JAS. 90-86 

Le Mal est mon Destin. 

Scén. orig de Roland Quignon 
et R. Grazzi ; dial, de Jacque- 
line Cartier. 

FILMS S.F.P. 

4, rue Copernic, 
Paris. PAS. 67-77. 

Maternité Clandestine. 

Scén.. adapt, dial. Jean et Mi- 
chèle Gourguet. 


REALISATEUR 

ET INTERPRETES 

PRODUCTEURS 

DIRECTEURS 

de 

PRODUCTION 

TITRE ET AUTEURS 

REALISATEUR 

ET INTERPRETES 

JEAN DEVAIVRE. 

Date : Février 1953. 

CITE FTT.MS 
ATENEA 
(Madrid) 

58, rue Pierre- 
Charron, Paris 
ELY. 77-47 

Sang et Lumière (Gevacolor). 
Roman de Joseph Peyré, adapt. 
par Maurice Barry. 

GEORGES ROUQUIER. 
Date : avril 1953. 

Interp. : Daniel Gélin, 
Anna-Maria Ferrero. 

LEONIDE KOME- 
ROVSKY. 

Interp. : J.-M. Tenn- 

berg. 

Date : mars 1953. 

FILMS VEGA 
40, r. François-I er 
Evrard de Rouvre 
ELY. 66-44 

La Vierge du Rhin. 

Roman de Pierre Nord, adapt. 
et dial, par Pierre Nord et 
René Wheeler. 

GILLES GRANGIER. 
Date : 6 avril 1953. 
Interp. : Jean Gabin. 
Lieux : Ext. Alsace. 

FILMS 

M. CLOCHE 
SLORALVA 
(Madrid) 

25, aven. Kléber 
COP. 46-63 

Nuits Andalouses. 

Scén. orig. et dial, de René Bar- 
javel, adapté par M. Cloche 
et Barjavel. 

MAURICE CLOCHE. 

Date : 15 avril. 

HENRI DECOIN. 

Date : Mars 1953. 

ROLAND QUIGNON. 
Interp. : Martha Labarr. 
Date : mars 1953. 

C.F.P.C. 

79, Ch.-Elvsées 
ELY. 90-71 

Monsieur le Procureur. 

Scén. orig. d’André Lormeau ; 
adapt. de P. Louis, André Ta- 
bet ; dial. d’A. Tabet. 

PIERRE LOUIS. 

Interp. : Frank Villard, 
Madeleine Lebeau, 
Pierre Louis. 

Date : 13 avril 1953. 

JEAN GOURGUET. 

Date : Avril 1953. 




12 


LAciNÉMATOGRAPHiE FRANCAÎSE 


C'EST ARRIVE A PARIS (G.) 

Comédie (90 min.) 

Origine : Française. 

Prod. : Le Monde en Images, 1952. 
Réal. : Henri Lavorel. 

Auteurs : Scén. orig. de S. B. Leven- 
son, adapt. de H. Lavorel, dial, de 
M. Audiard. 

Chef-Opérateur : Yves Bourgoin. 
Musique : Norbert Glanzberg. 

Décors : Henri Schmitt. 

Dir. de Prod. : Jean Jeannin. 
Montage : Marinette Cadix. 
Chef-Opérat. du Son : Pierre Calvet. 
Interprètes : Evelyn Keyes, Henri 
Vidal, P. Faivre, C. Guérini, R. 
Lombard, O'Brady, R. Ozenne, G. 
Reuver, A. Roanne, P. Sergeol, M. 
Vadet, J. Wall. 

Présentation corporative (Paris) : 27 
janvier 1953. 

CARACTERE. — Cette fantaisie 
sans prétentation se déroule dans le 
Paris habituel des touristes, avec 
gangsters, restaurants chics et jeune 
et richissime américaine. Un couple 
jeune et plein d’entrain est composé 
par la vedette américaine Evelyn 
Keyes et le jeune premier français 
Henri Vidal. 

SCENARIO. — Wladimir (H. Vi- 
dal), jeune aventurier sans scru- 
pules -fait la connaissance d’une ri- 
che héritière américaine, Patricia 
(E. Keyes) . Il entreprend sa con- 
quête et y parvient aisément, mais 
il est démasqué par l’oncle de la 
jeune fille, qui connaît les activi- 
tés de Wladimir et de ses deux 
complices (O’Brady-J. Wall). Pa- 
tricia ne voulant pas croire son 
oncle, celui-ci la déshérite. Mais 
Wladimir aime réellement Pat et 
veut l’épouser en dépit de sa pau- 
vreté. Grâce à un bienheureux con- 
cours de circonstances, auquel par- 
ticipe involontairement l’oncle de 
Patricia, les jeunes qens ne par- 
tiront pas vers le bonheur sans 
quelques millions. 

REALISATION. — Une réalisation 
rythmée donne de l’entrain à une his- 
toire qui ne manque pas de gaieté. 
Une proportion honorable du film est 
constituée d’extérieurs à Paris : 
champs de course, restaurant célèbre, 
rues pittoresques, gare de Lyon. 
Dans ce dernier cadre se déroule une 
poursuite enlevée. 

INTERPRETATION. — Familière 
des rôles de comédie, Evelyn Keyes 
interprète celui-ci avec fantaisie et 
Son amusant accent est un atout pré- 
cieux. Moins à l’aise que. dans des 
personnages plus solides. Henri Vidal 
Se tire pourtant honorablement de ce- 
lui-ci. Les emplois secondaires sont 
Bien tenus. — C. B. 


LE LOUP 

DE LA FRONTIERE (G.) 

(Il Lupo délia Frontîera) 

Film d’espionnage (87 min.) 

(V.O.-D.) 

Origine : Italienne. 

Prod. : S.A.F.A. - 1951. 

Réal. : E. Anton. 

Chefs-Opérateurs : C. Carlini et R. 
Garroni. 

Musique : Alberto de Castello. 

Dir. de Prod. : Luigi Nannerini. 

Interprètes : Tamara Lees, Piero 
Lulli. Maria Frau, le petit Jacky, 
le chien Lupo. T. Selwart, E. An- 
ton, Joanna. F. Sceizo. 

Présentation corporative (Paris) : 7 
janvier 1953. 


CARACTERE. — Ce film d’aventu- 
res. assez peu banal, possède le grand 
mérite de se dérouler entièrement 
dans le beau décor naturel de super- 
bes montagnes et de donner, de la 
vie de ses villageois, une image très 
fidèle et très attachante. Les princi- 
paux personnages y sont, sans arti- 
fice aucun, extrêmement sympathiques. 

SCENARIO. — Georges (P. Lul- 
li) , agent secret, est envoyé dans 
un petit village frontalier de mon- 
tagnes pour découvrir les auteurs 
de sabotages de ponts et de bar- 
rages. Avec l’aide d’un jeune ber- 
ger, Jacky, et de son chien Lupo, 
il réussit à capter un message en- 
voyé par des espions. Pourchassé 
par eux dans la montagne, il est 
rejoint par Gilda (M. Frau), sœur 
de l’un d’entre eux. Après une 
poursuite épuisante, ils réussissent 
à repasser la frontière, mais Jacky 


CRITIQUES DES FILMS 

t 7 Février 1953 *3 


CHERIE, JE ME SENS 
RAJEUNIR (G.) 

(Monkey Business) 
Comédie (100 min.) 
(V.O.-D.) 


Origine : Américaine. 

Prod. : Sol C. Siegel - 1952. 

Réal. : Howard Hawks. 

Auteurs : Scén. de Ben Hecht, Ch. 
Lederer et I.A.L. Diamond, d’après 
une histoire de H. Segall. 
Chef-Opérateur : Milton Krasner. 

Dir. musicale : Lionel Newman. 
Musique : Leigh Harline. 

Dir. artistiques : L. Wheeler, G. Pa- 
trick. 

Décors : Th. Little, W.M. Scott. 
Montage : William B. Murphy. 
Interprètes : Cary Grant, Ginger Ro- 
gers, Charles Coburn, M. Monroe, 
H. Marlowe, H. Letondal, R. 
Cornthwaite, L. Keating. 
Présentation corporative (Paris) : 13 
janvier 1953. 

CARACTERE. — Cette divertissante 
comédie utilise un sujet amusant et 
a.ssez peu employé, celui de la dro- 
gue-miracle provoquant un rajeunis- 
sement réel et important et aboutis- 
sant à des conséquences inattendues. 
Le film doit une grande partie de sa 
gaieté au fin et spirituel Cary Grant, 
à l’entraînante Ginger Rogers et à 
un cocasse chimpanzé. 

SCENARIO. — Un savant aus- 
tère, Fulton (C. Grant), est employé 
dans un laboratoire et cherche à 
mettre au point une potion pour 
rajeunir. Un singe, utilisé comme 
cobaye, profite d’un moment de li- 
berté pour faire des mélanges sa- 
vants qu’il jette dans un réservoir 
d’eau potable. Après avoir ingurgité 
un verre de cette eau, Fulton ra- 
jeunit de vingt ans et commet les 
pires excentricités. Redevenu nor- 
mal, il attribue son rajeunissement 
à sa dernière mixture. Des quivro- 
quos naissent de cette erreur d’in- 
terprétation. Fulton en vient mê- 
me à se disputer avec sa femme 
(G. Rogers). Tout s’arrange auand 
on découvre la vérité. Mais le di- 
recteur du laboratoire passe son 
temps, désormais, à essayer d’ob- 
tenir du singe qu’il réussisse à taire 
de nouveau le fameux mélange 
rajeunissant. 

REALISATION. — Réalisation aler- 
te mettant en valeur les trouvailles 
drôles du scénario Le gag de l’auto 
roulant à toute allure et sans con- 
trôle est d’un effet toujours sûr et 
est techniauement impeccable. La 
meilleure scène comique reste pour- 
tant celle, très simple, du chimpanzé 
se livrant, avec une mine doctorale, 
à des ouverture de flacons et. à des 
mélanges précis des liquides qu’ils 
contiennent. 

INTERPRETATION. — Gary Grant 
trouve ici un excellent rôle oui lui 
permet de donner libre cours à toute 
sa fantaisie -, il est irrésistible. L’in- 
telligente Ginger Rogers fait nreuve 
également de beaucoup d’entrain. 
H Marlowe. Charles Coburn et Ma- 
rilyn Monroe jouent avec conviction 
des personnages sans surprise. - C. B. 


est tué. Le message capté parvient 
enfin aux autorités qui pourront, 
ainsi prévenues, mettre fin aux ac- 
tes de terrorisme. Georges restera 
dans le village aux côtés de Gilda. 

REALISATION. — Si le scénario 
manque de précision, du moins tel 
que la version doublée nous permet 
d’en juger, le ton documentaire don- 
né au récit rend l’histoire très va- 
lable et il est impossible de ne pas 
suivre avec intérêt les péripéties de 
l’histoire. L’amour de la vie au grand 
air est parfaitement exprimé. Quel- 
ques répliques gaies fustigent avec 
humour l’existence sophistiquée des 
villes. 

INTERPRETATION. — Jouant so- 
brement et sans maquillage. Maria 
Frau campe avec vérité une jeune 
et belle paysanne. Piero Lulli fait 
preuve de décision. Tamara Lees 
joue avec une belle assurance et 
beaucoup d’ironie. — C. B. 


LES AMANTS DE TOLEDE (G.) 

Drame (86 min.) 


Origine : Franco-italienne. 

Prod. : E. G. E. - Athéna Films - Lux 
Films, 1952. 

Réal. : Henri Decoin. 

Auteurs : Roman de Stendhal ; adapt. 
et dial, de Claude Vermorel. 

Chef-Opérateur : Michel Kelber. 

Décors : Léon Barsacq. 

Dir. de Prod. : Prévost. 

Montage : Denise Reis. 

Chef-Opérat. du Son : Carrère. 

Interprètes : Alida Valli, Pedro Ar- 
mendariz. Gérard Landry, Françoise 
Arnoul, Marisa de Leza. 

Première renrésentation (Paris) : 28 
janvier 1953. 

Présentation corporative (Paris) : 30 
janvier 1953. 


CARACTERE. — Réalisée en Es- 
naene, cette conrodurtion franco-ita- 
lienne est un film d’une rare qualité 
restituant, à travers une histoire puis- 
sante et émouvante due à Stendhal 
toute la vio'ence ibérique. Le cadre 
et l’époque (XlTX e siècle), donnent au 
récit, toujours vivant, une valeur 
spectaculaire indéniable. Des vedet- 
tes internationales interprètent les 
princinaux rôles et il est intéressant 
de voir ensemble Pedro Armendariz, 
Alida Valli. Gérard Landry et Fran- 
çoise Arnoul. 

SCENARIO. — Inès (A. Valli). 
aime et est fiancée à Fernando (G. 
Landry). Mais celui-ci, rebelle, 
doit fuir le cruel chef de la police. 
Don Blas (P. Armendariz) . Fait 
prisonnier, Fernando va être exé- 
cuté et Don Blas. amoureux d’Inès, 
propose à cette dernière la vie de 
Fernando en échange de leur ma- 
riage, ce aue, la mort dans l’âme 
elle accepte. Don Blas comprend 
la haine d’Inès et, prêt à tout pour 
gagne r sot) amour, incendie la pri- 
s< n d’où ious les détenus s’échap- 
pent. Avec l’aide de Sancha (F. 
Arnoul), servante d’Inès. Fernando 
pénètre dans le palais dn Don Blas, 
caglrn dans un rntfrp Inès et. Fer- 
nando, réunis, décident de fuir en- 
semble le soir même. Mais quand 
Fernando monte dans la voiture 
d’Inès, c’est son cadavre qu’il y 
trouve et, sur le sièae du cocher. 
Don Blas ricanant. Les deux hom- 
mes se collettent sur le coupé ma- 
cabre qui disparaît dans la nuit. 

REALISATION. — Henri Decoin a 
traduit très cinématographiquement 
tous les sentiments de ses personna- 
ges. Son film est un modèle de dé- 
coupage et d’enchaînement et il se- 
rait bien difficile, par exemple, d’en 
ôter un plan sans nuire à l’harmo- 
nie de l’ensemble. Même dans le luxe, 
décors et costumes conservent tou- 
jours une très grande vérité. La pho- 
tographie ne se contente pas d’être 
excellente et tirer tout le parti du 
brûlant soleil de la péninsule. La 
composition des images est, de plus, 
bien souvent remarquable et il est 
impossible de ne pas ressentir toute 
la poésie fulgurante et tragique de 
la séquence terminale. 

INTERPRETATION. — Remarqua- 
ble d’arrogance et de noblesse. Pedro 
Armendariz joue avec une parfaite 
maîtrise de tous les sentiments variés 
et contradictoires oui agitent son per- 
sonnage. Alida Valli est sensible et 
émouvante dans son rôle de belle es- 
pagnole farouche et malheureuse. Le 
ton de Gérard Landry est toujours 
juste et la personnalité de Françoise 
Arnoul convient bien à son rôle de 
confidente fidèle et souvent railleuse. 

C. B. 


(A) Pour adultes seulement. 

(G) Pour tous publics. 

(S) Officiellement interdit aux en- 
fants de moins de seize ans. 


M.I.R. 

PROECLAIR 


MIROIRS 

INCASSABLES 
8, r. Villehardoain 
PI RIS- J' TUR 88-76 


IL IMPORTE 
D'ETRE CONSTANT (G.) 

(The Importance of Bcing Earnest) 
Comédie humoristique (100 min.) 
Technicolor 
(V.O.) 


Origine : Britannique, 1952. 

Prod. : J. Arthur Rank Organisation. 

Réal. : Anthony Asquith. 

Auteur : Scén. tiré de la comédie 
d’Oscar Wilde. 

Chef-Opérateur : Desmond Dickinson. 

Musique : Benjamin Frankel. 

Décors : Carmen Dillon. 

Dir. de Prod. : Teddy Baird. 

Chef-Onér. du son : George Blackber. 

Interprètes : Michael Redgrave, Ri- 
chard Wattis. Edith Evans, Joan 
Greenwood. M. Denison, W. Hudd, 
D. Tutin, M. Rutherford, M. Mal- 
leson. 

Première représentation (Paris) : 31 
décembre 1952. 


CARACTERE. — Charmante comé- 
die d'Oscar Wilde, typiquement bri- 
tannique dont l’esprit s’apparente à 
celui des meilleures œuvres de La- 
biche. L’humour du dialogue, particu- 
lièrement sensible dans la V.O., n’es- 
tomre pas l’attrait des situations vau- 
devillesoues qui illustrent l'action ni 
les qualités de l’interprétation. 

SCENARIO. — Jack Worthing 
(M. Redgrave) et Algermon Mon- 
crieff (M. Denison), riches céliba- 
taires. désirent se marier. Jack, 
avec Gwendolen Fairfax (J. Green- 
wood), cousine d’ Algermon et ce- 
lui-ci avec Cecily Cardew (D. Tur- 
tin), pupille de Jack. Ce dernier, 
lorsqu’il vient à Londres, a la mau- 
vaise habitude de se faire passer 
pour un frère imaginaire nommé 
Ernest (en anglais « sérieux », 
d’où le nom de « Constant » qui 
lui est donné dans cette version 
destinée à la France). Algermon 
adopte lui aussi ce prénom ; ainsi, 
chacune des deux jeunes filles se 
croit fiancée à l’inexistant Ernest. 
Partant de cette situation, les qui- 
proquos se succèdent, mais le dé- 
nouement sera heureux pour tous. 

REALISATION. — Il est réellement 
impossible de résumer en quelques 
lignes le scénario de ce film. Cha- 
que séquence, chaque scène est utile, 
sinon indispensable à la parfaite 
compréhension de l’histoire et celle- 
ci est bien divertissante. Il s’agit, 
répétons-le, d’une pièce et l’excel- 
lent réalisateur Anthony Asquith a 
tenu à jouer le jeu, c’est-à-dire qu’il 
a porté la pièce à l’écran. Cependant, 
comme Laurence Olivier le fit pour 
Hamlet, Asquith a su utiliser toutes 
les ressources de la technique ciné- 
matographique et, en fin de compte, 
le film ne se ressent pas de son ori- 
gine théâtrale. 

INTERPRETATION. — Elle est à 
louer dans son ensemble, en tenant 
compte du fait que les acteurs se 
devaient de jouer comme à la scène. 
La raideur et l’humour à froid, très 
britanniques, de Michael Redgrave 
sont savoureux, ainsi que les plai- 
santes fantaisies de Michael Denison. 
Le maintien aristocratique et victo- 
rien de la « old lady » (mère de 
Gwendolen) personnifiée par Edith 
Evans avec un esprit digne des plus 
grandes comédiennes, suffisait à lui 
seul pour provoquer l’intérêt de ce 
film. Excellentes créations, pleines de 
charmes, de Joan Greenwood et Do- 
rothy Tuttin. Margaret Rutherford 
(préceptrice de Cecily) est toujours 
cette extraordinaire comédienne au 
visage mobile et si spirituel qui fit 
notre joie dans L’Esprit s'amuse no- 
tamment. — P. K. 

♦ 

"AVRIL A PARIS" 

•î» A l’occasion de la sortie en Amé- 
rique d’Avril à Paris, la somptueuse 
comédie musicale avec Doris Day, Ray 
Bolger et Claude Dauphin, Warner 
Bros, a organisé un grand concours 
aux Etats-Unis. Les deux lauréats 
auront droit à un séjour d’une se- 
maine à Paris, qu’ils gagneront par 
un avion d’Air-France et où ils seront 
les hôtes de l’Office du Tourisme. Il 
s’agit pour les concurrents d’écrire un 
bref article sur le thème suivant : 
« Quels sont pour un Américain les 
charmes d’Avril à Paris ? » 


13 


12 FILMS EN COURS 


2" SEMAINE 

QUAND TU LIRAS CETTE LET- 
TRE (ext. Paris). 

Prod. : JAD Films-S. G. C.-Tita- 
nus (Rome). 

Réal. : Jean-Pierre Melville. 

3" SEMAINE 

L’ESCLAVE (titre provisoire) (Stu- 
dio Francoeur). 

Prod. Cormoran Film-I.C.S. 
Réal. : Yves Ciampi. 

4« SEMAINE 

LES COMPAGNES DE LA NUIT 
(Billancourt). 

Prod. : Metzger et Woog-Hoche 
Production. 

Réal. : Ralph Habib. 

5 " SEMAINE 

L’ENVERS DU PARADIS (Ext. 
Haut-de-Cagnes ) . 

Prod. : PA.FI.CO.-U.C.I.L. 

Réal : Edmond T. Gréville. 
HOLD-UP (titre provisoire) (Stu- 
dios de Boulogne). 

Prod. : C.C.F.C. 

Réal. ; Georges Lacombe. 

6' SEMAINE 

JEUNES MARIES (ex-HISTOIRE 
DE BRIGANDS) (Studios de 
Boulogne). 

Prod. : C.I.C.C. -Indus Films- 
Marina Films. 

Réal. : Gilles Grangier. 
QUELQUE PART DANS LE 
MONDE (Studios de Saint-Mau- 
rice). 

Prod. : Filmaur-Berganos Prod.- 
United Artists. 

Réal. : Anatole Litvak. 

LA NUIT EST A NOUS (Geva- 
color) (ext. Melun-Villaroehe). 
Prod. : Comp. Nouvelle du Ci- 
néma. 

Prod. : Jean Stelli. 

7' SEMAINE 

LES AMANTS DE MINUIT (Stu- 
dios de Neuilly). 

Prod. : Films Roger Richebé. 
Réal. : Roger Richebé. 

10» SEMAINE 

LE RETOUR DE DON CAMILLO 

( Cinecitta-Rome ) . 

Prod. : Francinex - Filmsonor - 
ArianerRizzoli. 

Réal. : Julien Duvivier. 

13» SEMAINE 

LA CARAQUE BLONDE (Gevaco- 
lor) (ext. Camargue). 

Prod. : Protis Films. 

Réal. : Jacqueline Audry. 

15 n SEMAINE 

LUCRECE BORGIA (Technicolor) 
(Studios de Billancourt). 

Prod. : Ariane-Filmsonor-Fran- 
cinex-Rizzolî Produzione. 

Réal. Christian- Jaque. 


Grand succès du film RKO 
"LE MASQUE ARRACHÉ" 

<{• Le film RKO de Joseph Kaufman, 
Le Masque arraché, qui a connu un 
beau succès durant deux semaines à 
P« Ermitage » et au « Français », 
poursuit sa carrière au cinéma « La 
Royale » (rue Royale). 

La critique parisienne, sans ex- 
ception, a loué sans réserves la ma- 
gnifique création de Joan Crawford, 
soulignant également le talent de ses 
deux partenaires, Jack Palance et 
Gloria Grahame, ainsi que la mise 
en scène de David Miller. 


C A N O I N E 


m 


21, rue du Château - Bagnolet 
(Seine) AVRON 08-83 

FAUTEUILS 

pour Salles de Spectacles 

Réparation et recouverture 
de tous fauteuils 



LACÎN£MATOGRAPHiE FRANÇAISE 


DEUILS 

4* M. Fernand Meyer, professeur de 
Chimie appliquée et de Technologie 
à l’Ecole des Hautes Etudes commer- 
ciales, vient de mourir. Il fut, avec 
son collègue, M. Marc Cantagrel, le 
fondateur de la Cinémathèque des 
Ecoles d Enseignement commercial 
supérieur. Cette Cinémathèque, aussi- 
tôt reconnue et encouragée par l'En- 
seignement technique et par Anatole 
de Monzie alors ministre, entreprit 
la réalisation d’une série de films im- 
portants illustrant les cours : Mal- 
terie. Brasserie, Verrerie, Coke métal- 
lurgique... 

Nous apprenons le décès de John 
Birkel, survenu à Paris le 29 janvier, 
après une courte maladie. John Bir- 
kel avait travaillé plusieurs années 
dans les studios d’Hollywood, ensuite 
aux Studios Paramount de Saint- 
Maurice et plus récemment dans de 
grandes productions françaises. Il 
venait de terminer Le Salaire de la 
Peur. L’inhumation a eu lieu à Nice 
le 4 février. 

4» M. Flottes, directeur de l’« Escu- 
rial » de Nice, appartenant à M. Ayu- 
so, vient d’avoir la douleur de per- 
dre sa femme, décédée subitement 
le 26 janvier 1953. 


4* Boris Karlof, le grand spécialiste 
des films d'épouvante sera le parte- 
naire des rois du rire, Bud Abbott 
et Lou Costello, dans le prochain film 
qu’ils tourneront pour Universal 
Abbott and Costello Meet Dr. Jekyll 
and Mr. Hyde. 


CHANGEMENT DE TITRE 

•î* Le premier film réalisé par Gilbert 
A. de Turenne, sous la supervision 
de Jacques Daniel-Norman et intitulé 
Hold-up en Musique pendant la pro- 
duction, s’intitule désormais Gang- 
sters en Jupon. Nous rappelons qu’il 
est basé sur un scénario original de 
Pierre Deletang, adapté et dialogué 
par lui. 

Notre confrère Alexandre Bref- 
ford, dont le nom avait été cité en 
qualité de dialoguiste pendant le tour- 
nage, nous prie de préciser qu’il n’a 
jamais collaboré à ce film de Paris- 
Monde-Production. 


UN DON DE 

"PARIS CHANTE TOUJOURS" 

Au cours d’une réception placée 
sous la présidence effective de MM. 
Jean-Marie Louvel, ministre de l'In- 
dustrie ; André Cornu, préfet de Sei- 
ne-et-Oise et Jean Baylot, préfet de 
Police, M. Clément Duhour, entouré 
des interprètes de son film Paris 
chante toujours, a remis à la Maison 
de Retraite de Ris-Orangis (fondation 
Dranem), un chèque de 500.000 fr. 
Destinée aux vieux du spectacle, cette 
somme représentait une importante 
part des bénéfices réalisés par le 
film Paris chante toujours, qui avait 
été réalisé sous les auspices de cette 
œuvre de bienfaisance. 


"LA NUIT EST A NOUS" 
en extérieurs 

4 1 Jean Stelli vient de terminer les 
prises de vues en studio de La Nuit 
est à Nous (en couleurs par Geva- 
color) dont la réalisation va se pour- 
suivre en extérieurs, à Melun-Villa- 
roche. Simone Renant, dans la tenue 
réglementaire des pilotes d’avions à 
réaction, doit effectuer, pour les be- 
soins du film, l’eSsai d’un prototype. 
Cette scène constitue le point cul- 
minant de l’action dramatique. Au- 
cun journaliste n’est admis à ces 
prises de vues placées sous le con- 
trôle des spécialistes pour une au- 
thenticité absolue du moindre détail. 

L’interprétation réunit, avec Simo- 
ne Renant, Jean Danet, Jean Murat, 
Jean Debucourt et Virginia Keiley, 
qui remplace Mary Meade souffrante. 

Tous les cinéastes se réjouiront de 
retrouver Henri Ullmann qui reprend 
son activité d’avant-guerre, avec 
cette nouvelle production. 

Jean Stelli et Nicolas Hayer enre- 
gistrent avec le plus grand soin des 
scènes dont la couleur atteint la per- 
fection. Roger Le Bon est le direc- 
teur de production. Le film est dis- 
tribué par Cora Film. 


ESPAGNE 

Le film de René Clair, Les Belles 
de Nuit, sera prochainement présenté 
à Madrid, sous le titre Mujeres so- 
nadas (Les Femmes Rêvées). 

•i* Cesareo Gonzalez va réaliser avec 
le producteur mexicain Wallerstein 
six films de caractère international 
oui seront tournés en Espagne, en 
France, en Italie, à Cuba, au Brésil 
et en Argentine. 

4 

RÉÉDITION DU FILM " PREMIER 
PRIX DU CONSERVATOIRE" 

A Premier Prix du Conservatoire, 
film, réalisé par René Guy-Grand, en 
1943. va être réédité en complément 
de Musiciens du Ciel, dont on an- 
nonce la reprise prochaine. Il sera 
amusant d’y retrouver, alors qu’ils 
étaient élèves du Conservatoire et 
inconnus, nombre d’artistes devenus 
célèbres, comme Danv Robin, Sophie 
Desmarets, Michel Auelair, Jacques 
François, etc. 


FICHE TECHNIQUE 


GANGSTE R S EN JUPON 

Titre : GANGSTERS EN JUPON 
(ex-Hold-up en Musique). 

Prod. : Paris-Monde-Production (Jean 
Lefait, Guy Diamant). 

Vente à l’étranger : Paris-Monde-Pro- 
duction. 

Réal. : Gillet A. de Turenne. 

Sunerv. : Jacques Daniel-Norman. 
Assist.-Réal. : Tony Seÿtor. 

Auteur : Pierre Delestang. 

Adapt. et dial. : Pierre Delestang. 
Chef-Opérateur : Pierre Lèvent. 
Opérateur : Roger Fellous. 
Assist.-Opérateurs : Louis Miaille, 
Maurice Fellous. 

Musique : Manfrino. 

Décors : Robert Hubert. 

Dir. de Prod. : Raymond Lejart. 
Montage : G. Artus. 

Assist.- montage : Monique André. 
Chef-Ooérateur du son : Goumy. 
Recorder : Georges Loiseau. 
Perehman : Yves Bacquay. 
Phonographe : Guv André. 

SrriTV-G’rl : Brigitte Dubois. 
R»cï«seur général : Monbailly. 
Régisseur extérieurs : Pierre Lefait. 
Accessoiriste : Jean Sawa. 

Secrétaire de Prod. : Micheline Ro- 
bert 

Manuî'ieuse : Rosine Planson. 
Bobineuse : Henriette Ribard. 
Taniss'er : Anda. 

Enregistrement : Magneta Film. 
Studios : Billancourt. 

Extérieurs : Paris. 

Commencé le : 4 novembre 1952. 
Terminé le : 21 novembre 1952. 
Interprètes : Ginette Leclerc, Jean 
Tissier. Emile Prudhomme et son 
orchestre, Cora Camoin, Georges 
Poujouly, Raphaël Patorni, Paul 
Dsmange. Jacques Angelvin, Su- 
zanne Pays, José Christian. 

Suiet (genre) : Comédie. 
Cadre-époque : Moderne. 

Résumé du scénario. • — Les U.S.A. 
viennent d’acheter, à la France, des 
tractions avant destinées à la lutte 
contre le gangstérisme. Les gangsters 
américains, inouiets. envoient un des 
leurs. Ail, en France. Après bien des 
difficultés, deux mariages termineront 
ces aventures mouvementées et... mu- 
sicales. 


LISTE DES FILMS CRITIQUES 

t 

DU I er DÉCEMBRE 1952 AU 31 JANVIER 1953 


Affaire de Trinidad (L’) (V.O-D.). Columbia 

Amants de l’Enfer (Les) (V.O.), Warner Bros 

Ange du Péché (L’) (V.O.-D. ), C.E.F 

Au-delà du Missouri (V.O.-D.) (C.). M.G.M 

Au Pays de la Peur (V.O.-D.) (C.). M.G.M 

Bagne des Filles Perdues (Le) (V.O.-D.), Columbia. 

Baïonnette au Canon (V.O.), Fox 

Bandits de Rio Grande (Les) (VO.), Dismage.... 
Bannie du Foyer (V.O.-D), Gamma-Jeannic Films. 

Belles de Nuit (Les). Gaumont-Distribution 

Carnaval au Texas (V.O.-D.) (C.), M.G.M 

Cent Francs par Seconde, Pathé Consortium Cinéma 

Chantons sous la Pluie (V.O.-D.) (C ). M.G.M 

Conquérants de Carson City (Les) (V.O.-D.) (C.), 

Warner Bros 

Convoi de Femmes (V.O -D ), M.GM 

Coupable de Trahison (V O.), U. P F 

Démon s’éveille la Nuit (Le) (V.O-D.), RKO 

Des Jupons à l’Horizon (V.O.-D.) (C.), M.G.M 

Deux de l’Escadrille. C.E.F 

Diable fait le Troisième (Le) (V.O.), M.G.M 

Elle et Moi, Sirius 

Espion (L’) (V.O.-D.). Artistes Associés 

Etoile du Destin (L’) (V.O.-D.), M.G.M 

Fête à Henriette (La), Cinédis 

Fille de la Nuit (La) (V.O.-D). Héraut Film 

Gaucho (Le) (V.O.-D.) (C.), Fox 

Gouffre de Saint-Martin (Le). M.A.I.C 

Grand Concert (Le) (V O.) (C.), Pax Films 

Hold-up en Musique. Films G. Muller 

Homme Tranquille (L’) (V.O.-D.) (C.), Films F. 

Rivers 

De aux Femmes nues (L’), Gamma-Jeannic Films.. 
Ile Inconnue (L’) (V.O.-D.) (C.), Films G. Muller. 

Il est Minuit, Docteur Schweitzer, Cocinor 

Implacable Ennemie (L’) (V.O-D), Mondial Films. 

Ivanhoë (V.O.-D.) (C.l, M.G.M 

Je retourne chez Maman (V.O.), Columbia 

Manon des Sources, Ga”mon+ Distribution 

Masque arraché (Le) (V.O.-D.). RKO 

Masque de Dimitrios (Le) (V.O.l, Warner Bros... 
Mes Belles Années (V.O.-D.), Pathé Consortium 

Cinéma 

Mon Frère a peur des Femmes (V.O.-D.), Sonofilm. 
Mon Mari est Merveilleux, Pathé Consortium 

Cinéma 

Mousquetaires de la Mer (Les) (V.O.-D.), Pathé 

Consortium Cinéma 

Mutinerie à Bord (V.O.-D.) (C ), Artistes Associés. 

Paris est toujours Paris, O.I.F 

Péché d’une Mère (V.O.-D.), Gamma-Jeannic Films. 
Pirates de la Floride (Les) (V.O.-D.) (C.). Columbia 

Raid Secret (V.O.), Universal 

Reine de Saba (La) (V.O.-D.), Gamma-Jeannic Films 

Riche. Jeune et Jolie (V.O.-D.) (C.), M.G.M 

Rois de la Couture (Les) (V.O.-D.) (C.), M.G.M... 

Sacré Printemps (V.O.-D ), Columbia 

Sarabande des Pantins (La) (V.O.-D.), Fox 

Scaramouche (V.O.-D.) (C.), M.G.M 

Son Dernier Noël. Mondial Films 

Sous la Rafale (V.O.-D). Cinéfi 

Soyez les Bienvenus, C.F.F 

Susana la Perverse (V.O.-D.), Columbia 

Tournée des Grands Ducs (La), Sofradis.. 

Un Ange dans la Foule (V.O.-D.), Cosmorama. . . . 

Vie de Jean Valjean (La) (V.O.-D.), Fox 

Violettes Impériales, C.C.F.C 


93’, 1496, 

13 

décembre 

52 

100’, 1500. 

10 

janvier 

53 

85’, 1498, 

27 

décembre 

52 

78’, 1497, 

20 

décembre 

52 

96’, 1499, 

3 janvier 

53 

80\ 1497, 

20 

décembre 

52 

92’, 1497, 

20 

décembre 

52 

58’, 1496, 

13 

décembre 

52 

95’, 1499. 

3 

janvier 

53 

89’, 1495, 

6 

décembre 

52 

77’, 1496, 

13 

décembre 

52 

88’, 1496, 

13 

décembre 

52 

98’, 1500, 

10 

janvier 

53 

87’, 1503, 

31 

janvier 

53 

117’. 1502. 

24 

janvier 

53 

90’, 1496, 

13 

décembre 

52 

98’, 1495, 

6 

décembre 

52 

110’. 1502. 

24 

janvier 

53 

90’, 1498, 

27 

décembre 

52 

90’, 1497, 

20 

décembre 

52 

101’, 1500, 

10 

janvier 

53 

85’, 1495, 

6 

décembre 

52 

93'. 1502, 

24 

janvier 

53 

118’, 1498. 

27 

décembre 

52 

87’, 1497, 

20 

décembre 

52 

92’. 1503, 

31 

janvier 

53 

30* , 1498, 

27 

décembre 

52 

105’, 1499, 

3 

janvier 

53 

74’, 1502, 

24 

janvier 

53 

127’, 1495, 

6 

décembre 

52 

96’, 1497. 

20 

décembre 

52 

75’, 1503. 

31 

janvier 

53 

95’, 1495, 

6 

décembre 

52 

88'. 1499. 

3 

janvier 

53 

105’, 1498 

27 

décembre 

52 

89', 1497. 

20 

décembre 

52 

200 ’, 1498 

27 

décembre 

52 

110’, 1503, 

31 

janvier 

53 

95’, 1502, 

24 

janvier 

53 

100', 1496, 

13 

décembre 

52 

93’, 1502, 

24 

janvier 

53 

95’, 1499, 

3 

janvier 

53 

78', 1498, 

27 

décembre 

52 

83’. 1497, 

20 décembre 

52 

95’, 1496, 

13 

décembre 

52 

102’, 1502, 

14 

janvier 

53 

73’, 1495, 

6 

décembre 

52 

84’, 1500, 

10 

janvier 

53 

112’, 1500, 

10 

janvier 

53 

95’, 1497, 

20 

décembre 

52 

98’. 1503. 

31 

janvier 

53 

95’, 1495, 

6 

décembre 

52 

115’, 1502, 

24 

janvier 

53 

110’, 1500, 

10 

janvier 

53 

104’, 1497, 

20 décembre 

52 

90’, 1503, 

31 

janvier 

53 

85', 1502, 

24 

janvier 

53 

78’, 1496, 

13 

décembre 

52 

85’, 1503, 

31 

janvier 

53 

90’, 1498, 

27 

décembre 

52 

102’, 1503, 

31 

janvier 

53 

108’, 1498, 

27 

décembre 

52 




14 


LA CINÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 


CRITIQUES DES FILMS 

\ 7 Février 1953 

LE TEMOIN DE MINUIT (G.) 


LES NEIGES 

DU KILIMANDJARO (G.) 

(Snows of Kilimandjaro) 

Comédie dramatique (123 min.) 

Technicolor 

(V.O.-D.) 

Origine : Américaine. 

Prod. : Darryl F. Zanuck, 1952. 

Réal. : Henry King. 

Auteurs : Scén. de C. Robinson, 
d’après une nouvelle d’Hemingway. 

Chef-Opérateur : Leon Shamroy. 

Musique : Bernard Herrmann. 

Dir. artistiques : L. Wheeler, J. de 
Cuir. 

Montage : Barbara McLean. 

Interprètes : Gregory Peck. Susan 
Hayward, Ava Gardner, H. Neff, 
L. G. Caroll, T. Thatcher, H. Stan- 
ley. 

Présentation corporative (Paris) : 22 
janvier 1953. 


CARACTERE. — Cette production 
de qualité est la transposition ciné- 
matographique d’un roman du célèbre 
auteur de Pour qui sonne le Glas, Er- 
nest Hemingway. Le récit, qui est 
d’ordre psychologique, on pourrait 
même dire philosophique puisqu’il 
montre l’absurdité de chercher bien 
loin un bonheur qu’on côtoie quoti- 
diennement, se déplace dans des ca- 
dres variés dont les plus importants 
sont l'Afrique et l’Espagne au temps 
de la guerre civile. A l’intérêt qu’a 
suscité ce film dès ses premiers jours 
de tournage s'ajoute l’attrait d’une 
distribution de grand style avec, dans 
les rôles marquants, Gregory Peck. 
Susan Hayward, Ava Gardner et Hil- 
degarde Neff. 

SCENARIO. — Harry Street (G. 
Peck) , reporter et écrivain, par- 
court le monde en quête d’aven- 
tures. A Paris, il rencontre une 
compatriote, Cynthia (A. Gardner) 
et l’entraîne en Afrique. Bien 
qu’elle rêve d’une existence fami- 
liale, Cynthia n’hésite pas à avor- 
ter pour pouvoir suivre Harry. 
Mais en Espagne, elle comprend 
qu’ils seront, malgré tout, toujours 
séparés et le quitte. Désespéré, il 
la recherche, mais ne peut la re- 
trouver. Sur la Côte d’Azur, il fait 
la connaissance de Li? (H. Neff), 
mais ne peut oublier Cynthia. Ap- 
prenant qu’elle est toujours en Es- 
pagne, il s’y rend. La guerre lui 
fait perdre sa piste et il se bat avec 
les gouvernementaux. Il la retrouve 
enfin quelques minutes, hélas, avant 
qu’un obus anéantisse l’ambulance 
qu’elle conduit. Cynthia à jamais 
perdue, il épouse à Paris une jeune 
femme (S. Hayward) qu’il avait 
prise pour elle. Avec sa femme, il 
retourne en Afrique. Une bles- 
sure, qui met quelque temps sa vie 
en danger, lui fait découvrir en sa 
femme un être compréhensif et 
dévoué qui l’aidera à supporter la 
perte de Cynthia. 

REALISATION. — Les séquences 
africaines ont été tournées sur place 
et la beauté de la brousse équato- 
riale, dominée par l’imposant Kili- 
mandjaro, donne un certain relief à 
la lutte du héros contre la mort et 
contre ses souvenirs ; le film n’est, 
en effet, qu’un immense retour en 
arrière s’ouvrant sur le combat de 
Harry contre la maladie et se ter- 
minant sur sa guérison. La chasse aux 
gros animaux et la guerre fournis- 
sent des scènes d’action bien photo- 
graphiées et agrémentées d’une cou- 
leur très agréable. Ces événements 
mouvementés neutralisent la lenteur 
d’un sujet très psychologique s’ap- 
puyant souvent sur des dialogues 
fournis. 

INTERPRETATION.— Gregory Peck 
campe à merveille ce rôle d’aventu- 
rier intellectuel. Ava Gardner pos- 
sède beaucoup d'allure en femme pas- 
sionnée, qui sacrifie tout à l’homme 
ou’elle aime. Egalement bien choisie, 
Susan Hayward joue avec sensibilité. 
Hildegarde Neff prête son étrange 
personnalité à un rôle épisodique. 
C’est évidemment Dalio qui incarne 
le Parisien type. 


TROIS DES CHARS 
D'ASSAUT (G.) 

Film de guerre (97 min.) 
(V.O.-D.) 


Origine : Britannique. 

Prod. : Two Cities Films. 

Réal. : Herbert Smith. 
Chef-Opérateur : Harry Waxman. 
Musique : Lambert Wiiliamsom. 

Dir. de Prod. : Rey Goddard. 
Montage : R. Kemblen, G. Campbell. 
Interprètes : R. Edward Umberdown, 
Helen Sherry, Ralph Clanton. 
Présentation corporative (Paris) : 16 
janvier 1953. 


CARACTERE. — Cette reconstitu- 
tion britannique du débarquement 
en Normandie et des combats qui sui- 
virent. jusqu’à Arnhem, est compo- 
sée d’un montage de bandes d’ac- 
tualités et de quelques scènes roman- 
cées tournées plus tard. C’est avant 
tout l’intérét historique de ce film, 
fait à la gloire des blindés anglais, 
qu’il convient de souligner. 

SCENARIO. — 1941. Trois sol- 
dats de la Garde Galloise, David, 
Philip et O'Connor, sont d'excel- 
lents amis. L’un d’eux, Philip, est 
marié ; un autre, David, tombe 
amoureux d’une jeune infirmière. 
Après des mois d’entraînement, 
leur unité part en Normandie où 
vient d’avoir lieu le débarquement. 
Tandis que les Américains se diri- 
gent vers Paris, les troupes britan- 
niques, qui ont participé à l'encer- 
clement de divisions allemandes, 
sont chargées de l’anéantissement 
de ces noyaux de résistance. Puis 
ils vont en Belgique aider Amé- 
ricains et Canadiens. C'est là que 
David et Philip se font tuer ; 
O’Connor ensevelit et pleure ses 
deux camarades. 

REALISATION. — Grosse majorité 
de plans d’actualités, l’histoire des 
trois soldats n’intervenant que pour 
donner plus de vie et un lien aux 
scènes prises sur le vif. Les raccords 
sont assez soigneusement faits pour 
que l’ensemble soit cohérent. Quel- 
ques pointes d’humour britannique 
font oublier certaines longueurs. 

INTERPRETATION. — Les ac- 
teurs sont à peu près inconnus. Ils 
jouent tous avec beaucoup de sincé- 
rité et mettent bien en évidence les 
caractéristiques de leur personnage. 


“ON TUE A CHAQUE PAGE ..." 

4* Trois élèves de l’I.D.H.E.C., MM. 
Cantenys, Guilbaud et Rossi, ont réa- 
lisé (prod. U.F.O.C.E.L.) : On tue 

à chaque page (40 min, en 16 mm.), 
pour poser le problème de la presse 
enfantine. Cette presse a son rôle 
parmi les facteurs de déséquilibre de 
l’enfance avec les conditions du lo- 
gement familial, le spectacle de la 
rue, la grande presse... Les thèmes 
favoris en sont la violence, la bru- 
talité, le meurtre, la sexualité, la 
guerre. On surprend le marché 
noir des journaux d’occasion (rue 
Mouffetard) ; on mesure l’importance 
de ce facteur inquiétant : 1.500.000 
exemplaires par semaine ; 250-000 par 
jour. — P. M. 


Aventure policière (80 min.) 

Origine : Française. 

Prod. : Paris-Monde-Prod-, 1952. 

Réal. : Dimitri Kirsanoff. 

Auteurs : Scén. orig. de Barjavel, 
Morvan et Lebesque ; adapt. et dial, 
de Barjavel. 

Chef-Opérateur : Roger Fellous. 

Musique : Raymond Legrand. 

Décors : Douarinou. 

Dir. de Prod. : Jean Lefait. 

Montage : Mme Douarinou. 

Chef-Opérat. du Son : Carrouet. 

Interprètes : Henri Guisol, Claude 
May, Catherine Erard, Raymond 
Pellegrin. 

Présentation corporative (Paris) : 23 
janvier 1953. 


CARACTERE. — L’originalité du 
sujet consiste en un crime exécuté 
par un spécialiste de la question, au- 
teur de romans policiers. Le crime 
parfait semble avoir eu un témoin 
et nous assistons aux tortures mora- 
les de l’assassin. L’atmosphère drama- 
tique tendue, l’interprétation de gran- 
de classe d’Henri Guisol donnent 
toute sa valeur au sujet de Barjavel. 

SCENARIO. — Un écrivain, Jac- 
ques Moutet (H. Guisol), auteur de 
romans policiers, décide de renon- 
cer à ce genre de sujet, que sa 
femme (C. May), l’oblige à écrire. 
Renversé par une auto conduite par 
Muriel (C. Erard), il en devient 
amoureux et décide de supprimer 
sa femme qui lui fait mener une 
vie pénible. Il monte un crime par- 
fait et tue sa compagne. Croyant 
que le meurtre a eu un témoin, 
Moutet vit dans l’angoisse et finit 
par raconter son crime au cours 
d’une scène d’ivresse. Il sera dé- 
noncé et arrêté par la police. 

REALISATION. — Intérêt habile- 
ment soutenu d’un bout à l’autre du 
film., grâce à un scénario conçu avec 
logique. Les scènes ont été réalisées 
en grande partie à Louveciennes dans 
le château et le parc historique de 
Coeur Volant, ce qui donne de belles 
images d’extérieur. L’ambiance est 
élégante grâce aux toilettes exécu- 
tées nar Balmain et le travail très 
soigné. 

INTERPRETATION. — Henri Gui- 
sol. qui a rarement eu sa chance à 
l’écran, joue avec beaucoup de ta- 
lent et une grande richesse d’expres- 
sion son rôle d’homme inquiet à 
l’âme tourmentée. Claude May, qui 
a une classe certaine, est un peu 
froide dans les scènes dramatiaues. 
Catherine Erard manque encore d’au- 
torité à l’opposé de Raymond Pelle- 
grin, sobre et énergique. — G. T. 

4 

4« Les studios de Budapest du film 
documentaire et d’actualités (studios 
spécialisés en général dans la pro- 
duction de courts métrages), tour- 
nent actuellement une nouvelle bande 
en relief intitulée Conte d Hiver. 
Elle a pour cadre la grande pati- 
noire du Bois de Ville de Budapest, 
et pour thème le patinage artistique. 
Tous les champions hongrois de ce 
sport y sont mis en scène : Melle 
Eszter ' Jurek, Gyorgy Czako, et le 
couple Marianne Nagy avec son frère 
Laszlo. 


TRAHISON (G.) 

(Il Tradimento) 
Mélodrame (85 min.) 
(V.O.-D.) 


Origine : Italienne. 

Prod. : S. A. F. A. - 1951. 

Réal. : Riccardo Freda. 

Auteurs : Scén. de M. Monicelli, E. 
de Concini et R. Freda, d’après une 
idée de Mario Monicelli. 
Chef-Opérateur : Enzo Serafini. 
Musique : Carlo Innocenzi. 

Décors : Sergio Baldacchini. 

Dir. de Prod. : Luigi Nannerini. 
Montage : Otello Colangeli. 
interprètes : Amedeo Nazzari, Gian- 
na Maria Canale, Armando Fran- 
cioli, Vittorio Gassmann, G. Bo- 
ratto, A. Foa, C. Pilottio. R. Livesi. 
Première représentation (Marseille) : 
4 juin 1952, « Hollywood », « Stu- 
dio ». 

Présentation corporative (Paris) : 6 
janvier 1953. 

CARACTERE. ■ — Cette production 
au scénario mélodramatique solide- 
ment charpenté intéresse et émeut. 
Une suite de machinations et de 
coïncidences permet de développer 
une histoire où la passion et la ven- 
geance se mê'ent étroitement. Ce film 
fait particulièrement vibrer les spec- 
tatrices. 

SCENARIO. — En 1935. l’archi- 
tecte Pascal Vatigny (Amedeo Naz- 
zari) est condamné pour un meur- 
tre qu’il n’a pas commis, victime 
des machinations de son associé 
Stanislas Salva (Vittorio Gassmann) 
qui convoite sa femme Clara (Ca- 
terina Boratto). En 1951, libéré en- 
fin, Pascal apprend la mort de 
Clara. Recherchant sa fille, L oui- 
sctte (Giana Maria Canale), il ren- 
contre Salva qui, après l’aveu de 
son forfait, s’enfuit. Stéphane Sol- 
dani (Armando Francioli) veut 
épouser Louisette. qui est chassée 
par les parents du jeune homme, 
opposés au mariage. Elle est à bout 
de ressources lorsaue le hasard la 
met en présence de Pascal à qui 
elle vient en aide. Le père et la 
fille réunis, ce sera bientôt le ma- 
riage avec Stéphane. Salva veut 
alors faire chanter Pascal, qui le tue 
en état de légitime défense. Il sera, 
cette fois, a.canitté. Tous voueront 
alors iouir enfin d’un bonheur bien 
mérité. 

RKaLTSATION. — P’ccardo Freda, 
à qui l’on doit L’Aigle Noir et L’Eva- 
dé du Bagne, a donné l’ambiance 
émotive née de l’accumulation des 
coups du sort, qui font le succès d’un 
bon mélodrame. Il développe son su- 
jet avec habileté. Les images sont 
étudiées, usant de la pluie et du temps 
gris pour augmenter l’ambiance dra- 
matique. 

INTERPRETATION. — Amedeo Naz- 
zari, acteur au jeu souple et nuancé, 
donne à son personnage la subtilité 
dans les évolutions physiques et psy- 
chologiques. Vittorio Gassmann. le 
« traître-type » du cinéma italien, 
conserve à son personnage de la 
vraisemblance. Giana Maria Canale 
a de la personnalité, tout en restant 
volontairement très « jeune fille ». Le 
reste de la distribution est homo- 
gène. — P.-A. B. 


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Ces numéros sont repris à 10 fr. 
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Présentations 

LUNDI 16 FEVRIER 
COLISEE. 10 h. - Consort. du Film 
Le Chemin de la Drogue 
MARDI 17 FEVRIER 
COLISEE, 10 h. - Consort. du Film 
La Dame de Fatima 
JEUDI 19 FEVRIER 
COLISEE, 10 h. - Consort. du Film 
Tourbillon 


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Alerte à l’Arsenal 

VENDREDI 20 FEVRIER 
COLISEE, 10 h. - Cinéfi 
Docteur Holl 

MARDI 24 FEVRIER 
COLISEE, 10 h. - Cinéfi 
M. Dupont, Roi de la Jungle 


PROGRAMMES DE PARIS 


SEMAINE 

DU 4 AU 10 FEVRIER 1953 


FILMS FRANÇAIS 


l re SEMAINE 

LE CHEMIN DE DAMAS (Films 
F. Rivers), Pax-Sèvres (4-2-53). 

QUITTE OU DOUBLE (C.C.F.C.), 
Olympia (6-2-53). 

PLCivlis AU VENT (Cocinor), Ely- 
sées - Cinéma, Palais - Roche- 
chouart, Paramount, Sélect-Pa- 
thé (6-2-53). 

2» SEMAINE 

Les Amants de Tolède (Lux 
Films), Marignan, Marivaux (2a- 
1-03). 

Deux de l’Escadrille (C.E.F.), 
Français (30-1-53), Eldorado, 
Lynx, Déjazet (6-1-53). 

4 e SEMAINE 

Manon des Sources (Gaumont-Dis- 
tribution), Berlitz, Colisée, Gau- 
muni-Paiace (16-1-53). 

6" SEMAINE 

Elle et Moi (Sirius), Balzac, 
Helder, Scaia, Vivienne (31-12- 
52). 

13 e SEMAINE 

Belles de Nuit (Gaumont-Distribu- 
tion), Biarritz, Madeleine. 


FILMS ETRANGERS 


U» SEMAINE 

LA COURONNE NOIRE (Colum- 
bia), Cigale, Parisiana (6-2-53). 

L'HOMME A L’AFFUT (Colum- 
bia), Napoléon (4-2-53). 

LE MEDIUM (Cinédis), Vendôme 
(4-2-53). 

TRAQUE DANS LA SIERRA (Dis- 
mage), California (4-2-53). 

La Bataille de Stalingrad (Proci- 
nex). Studio 43 (4-2-53) (re- 

prise). 

2- SEMAINE 

Le Chevalier des Croisades (C.F. 
F.), Latin, Midi-Minuit-Poisson- 
nière, Radio-Ciné-Opéra (30-1- 
53). 

Convoi de Femmes (M.G.M.), Er- 
mitage, Max-Linder, Moulin- 
Rouge, Les Vedettes (30-1-53). 

Le Monde lui appartient (Univer- 
sal), Normandie, Rex (28-1-53). 

Satan conduit le Bal (Discifilm), 
Astor (30-1-53), Bataclan, Stu- 
dio de l’Etoile (28-1-52). 

Une Fille à Bagarres (Uni- 
versal), Caméo, Images, Monte- 
Carlo, Ritz (30-1-53). 

Pierre-le-Grand (Procinex), Lord- 
Byron (29-1-53) (reprise). 

3 e SEMAINE 

L’Inexorable Enquête (Columbia), 
Le Paris (23-1-53). 

Maison de Rendez-Vous (Sono- 
films), Palace (23-1-53). 

Viva Zapata (Fox-EUropa), Ciné- 
monde-Opéra, Triomphe (23-1- 
53). 

6" SEMAINE 

H importe d’êire Constant (Eagle 
Lion), Broadway (31-12-52). 

14 e SEMAINE 

L’Homme Tranquille (Films F. 
Rivers), Avenue (7-11-52). 


TÉLÉVISION 


Dimanche l or février. — 16 h. 45 : 
Le Bataillon du Ciel (l rc épo- 
que) ; 21 h. : Les Portes de la 
Nuit. 

Mardi 3 février. — 18 h. 45 : 

Court métrage. 

Mercredi 4 février. — 18 h. 45 : 

Court métrage. 

Vendredi 6 février. — 20 h. 45 : 

A vous de juger. 

Samedi 7 février. — 20 h. 45 : 
Le Bataillon du Ciel (2 e époque). 


DIVERS 


Cède parts S.A.R.L. av. direction 
ciné banl. Nord, 300 pl., rec. moy. 
40.000. 

Ecrire : M. G. Café, 25, rue Dou- 
deauville, Paris ( 18 e ) . 


PRÉSENTATIONS CORPORATIVES 
A PARIS 

Présentations de la semaine 

LUNDI 9 FEVRIER I MARDI 10 FEVRIER 

MARIGNAN, 10 h. - Ciné-Sélection MARIGNAN, 10 h. - Ciné-Sélection 
Les Musiciens du Ciel I Moineaux de Paris 

JEUDI 12 FEVRIER 
MARIGNAN, 10 h. - Ciné-Sélection 
L’Appel du Destin 


LE MOIL ET PASCALY, 88, Cours de Vincennes, Paris ( 12°) . 


Le Directeur : Paul-Auguste HARLÉ. 


Revue Hebdomadaire 
Prix : 75 Francs 



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au cSeiaice de L’induélzie du cinéma (lançai A 

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Samedi 7 
1953 - r I 


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* LA CÎNÉMATOCRAPHiE FRANCAÎSE * 

Supplément au n1506 

DU 21 FÉVRIER 1953 


Dernière minute 


L'Assemblée Nationale a commencé la discus- 
sion des articles du projet de loi, rapporté par 
M. Desson, et dont nous avons donné le texte 
intégral dans notre numéro 1496, du 13 décem- 
bre 1952, page 15. auquel nous prions nos lec- 
teurs de vouloir bien se reporter. 

A l'heure où nous expédions notre journal, la 
discussion n'a porté que sur les quinze premiers 
articles du projet. 

Donnons, dès à présent, le résumé succinct des 
mesures adoptées en première lecture par l'As- 
semblée Nationale : 

1° L'aide au cinéma prend le nom de Fonds 
de développement de l'industrie cinématogra- 
phique. 

2" La durée d'application de la présente loi 
est de quatre années pouvant être portée à six. 

3“ Les ressources du fonds sont constituées par 
la taxe additionnelle au prix des places et la 
taxe de sortie des films. 

La taxe additionnelle est fixée à : 

— 5 francs pour les billets inférieurs à 100 francs, 

— 10 francs pour les billets de 100 à 149 francs, 

— et 5 francs en sus par tranche inférieure ou 

égale à 50 francs pour les billets égaux ou 

supérieurs à 150 francs. 

Cette taxe est exonérée d'impôts. 

La taxe de sortie des films est fixée dans la 
limite des maxima suivants : 

— Films français ou parlant français de plus de 

1.300 mètres : 1.800 francs par mètre. 

— Films français ou parlant français de moins de 

1.300 mètres : 200 francs par mètre, 

— Films étrangers en V.O. de plus de 1.300 mè- 

tres : 150 francs par mètre. 

4“ Le fonds est géré par le directeur général 
du Centre National, assisté d'un conseil d'admi- 
nistration, renouvelable tous les deux ans. 

5° La détermination du concours financier du 
fonds de développement à la production de 
films a fait l'objet de nombreux amendements, 
sur lesquels nous reviendrons. Ces amendements 
portent sur les acomptes possibles sur avis, le 
minimum d'aide garanti pour les films de qua- 
lité, etc. 

M. Lanet a fait adopter un article 12 bis, obli- 
geant tout producteur à s'assurer la collaboration 
d'un expert comptable, membre de l'Ordre, dès 
le début du tournage d'un film et jusqu'à la fin 
des paiements. 

Enfin, l'apport obligatoire en espèces des pro- 
ducteurs est fixé à 10 % du devis du film, et 
une caution bancaire est exigée pour un film de 
réinvestissement. 

La discussion des articles se poursuit. Il est 
vraisemblable qu'elle ne pourra se terminer ce 
soir vendredi et qu'elle sera reportée à la séance 
de l'Assemblée du mardi 24 février 1953. 

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Directeur : 1948 t Valéry Roger. Directeur générai : 
Paul-Auguste Harlé. Directeur commercial : AntonJn 
Eytard. Conseiller de Direction : M. Colin- Rêvai 
Rédacteur en Chef : Laurent Ollivier. Chef de la 
Publicité : Jacques Gaisser. 


A LA RECHERCHE DE LA VISION INTEGRALE 

CE QUI S’OFFRE 

A L’EXPLOITANT 


Répétons encore qu'il ne faut pas 
confondre l'écran large et le relief. 

Ce sont deux nouveautés qui vont 
s'offrir en même temps au public, mais 
elles sont absolument différentes. 

L'une et l'autre seront tout d'abord 
des sujets de curiosité, voire d'émerveil- 
lement pour nos spectateurs, et, ce pre- 
mier effet passé, elles garderont une 
valeur supplémentaire d'amusement, et 
seront sans doute de nouvelles ressour- 
ces pour l'Art. 

A ces deux titres elles possèdent, on 
l'a dit, une capacité d'attraction analo- 
gue à celle du parlant en 1929. 

Les grandes Compagnies américaines 
se lancent, au coude à coude, dans une 
course impressionnante. 

Chacune d'elles réalise dès à présent 
un ou plusieurs films en relief avec lu- 
nettes, procédé désigné sous des quali- 
ficatifs divers. 

D'autre part, M. Spyros Skouras, dont 
le sens de l'Exploitation est connu, vient 
pour la 20th Century Fox de prendre la 
décision de pousser à fond l'emploi de 
l'écran large par objectifs hypergonar 
Chrétien, accru d'effets stéréophoniques 
par haut-parleurs latéraux. Le président 
de la Fox a déclaré à la presse fran- 
çaise qu'il réalisera uniquement en Ciné- 
mascope la presque totalité de sa pro- 
duction 1953. 

En conséquence, l'exploitation fran- 
çaise, dès ce printemps, verra des films 
des deux genres se programmer à Paris. 


Une réelle expansion est à prévoir pour 
octobre. 

Quant aux conditions de location de 
ces films et aux prix des matériels néces- 
saires à leur projection, nous ne tenons 
pas encore de précisions. Nous savons 
cependant qu'ils ne nécessiteront pas de 
transformation extraordinaire des instal- 
lations actuelles. 

Des observations détaillées sur la 
technique même exigent, pour être sé- 
rieuses, quelque délai. Résumons dès 
aujourd'hui ce que sera cette adapta- 
tion matérielle : 

Première en date, puisqu'elle s'exploi- 
tait sur les Champs-Elysées l'année der- 
nière, est la projection en relief, en cou- 
leurs naturellement. 

Elle nécessite la remise aux specta- 
teurs de lunettes polaroïdes (celles-ci 
peuvent être offertes ou vendues) ana- 
logues à des lunettes de soleil. La pro- 
jection se fait sur un écran ordinaire, 
mais métallisé pour en accentuer la lu- 
minosité. On projette deux bandes, 
droite et gauche, passant sur les deux 
projecteurs de la cabine, que l'on tait 
tourner à la même vitesse. Pour éviter 
les arrêts de chargement trop fréquents, 
on monte des bobines et des carters de 
grand diamètre. Le son est inscrit sur 
l'une des bandes, et rien n'est changé à 
la diffusion sonore actuelle. 

Le premier grand film en relief projeté 
en France sera « Bwana Devil », distri- 
bué par Artistes Associés sous le terme 
« Natural Vision ». 


L'écran large, application analogue 
et simplifiée du « Cinérama » qui fait 
courir tout New York, est, nous l'avons 
dit, le cheval de bataille de 20th Cen- 
tury Fox. M. Spyros Skouras a passé un 
accord le 10 février avec le professeur 
Chrétien, pour l'exploitation du système 
optique « hypergonar », lequel permet 
de compresser une image large sur une 
seule bande de 35 mm., et de la projeter 
sur un écran, au double, en largeur 
ou en hauteur, de l'image habituelle. 

Le « Cinémascope » de la 20th Cen- 
tury Fox complète cet écran, légèrement 
courbe, par des effets sonores stéréopho- 
niques, obtenus par trois haut-parleurs 
disposés à droite, centre et gauche de 
l'écran, et alimentés par trois bandes de 
son, inscrites sur le film projeté. 

Les projecteurs de cabine sont utili- 
sés normalement, avec l'adjonction d'ob- 
jectifs hypergonar, et l'adaptation de 
lecteurs et d'amplis pour l'effet stéréo- 
phonique. 

L'écran, large ou courbe, sur cadre, sera 
établi, comme l'optique, suivant la capa- 
cité de la salle. 

On peut prévoir le premier film Fox 
en Cinémascope pour le mois de juin. 
Mais la généralisation de l'écran large 
(qui peut être rapide) dépend de la fa- 
brication du matériel, dont M. Skouras a 
dit qu'il assurerait la distribution en 
même temps que les films. 

Il n'est guère question de production 
française en tout ceci. On peut penser 
que l'aménagement des salles incitera 
nos réalisateurs à tâter de ces nouvelles 
techniques, d'autant plus que la Fox, 
nous est-il déclaré, met des hypergo- 
nars de prise de vues à leur disposition. 
L'accord a été sur ce point complet en- 
tre le professeur Chrétien et M. Skouras. 

Nos techniciens ont donc le champ 
libre, aussi bien en écran large qu'en 
relief. 

P. A. HARLÉ 


FILMS EN RELIEF, OU POUR ÉCRAN 
LARGE, EN COURS DE 
PRODUCTION OU EN PROJETS 


I 

NDEX 

-gÿ 

LES 

REC 

^ DE LA 

CÎNÉMATOGRAPHiE 

JFRANCAiSE J 0 Q 

e. it pat u 

SOUSCRIPTEURS LE 
EVRONT CETTE SEMAINE 


Il se dessine une véritable révolution 
dans le domaine cinématographique. A Holly- 
wood, pour chaque grande compagnie, le pro- 
blème est d’agir le plus rapidement possible, 
afin de devancer les sociétés concurrentes et 
d’imposer son propre procédé. Les « majors », 
c’est-à-dire les sept grandes sociétés, se sont 
donc mises au travail, et la réalisation de films, 
soit en trois dimensions (relief), soit en vision 
panoramique (écran large) est déjà commen- 
cée, tandis que les projets de diffusion s’écha- 
faudent. 

Les Artistes Associés détiennent le premier 
grand film en « Natural Vision » d’Arch Obo- 


ler, Bwana Devil, déjà en exploitation et qui 
doit sortir, dans quarante grandes villes amé- 
ricaines, et au State de Broadway, après son 
succès considérable à Boston et à Chicago. 

A la Paramount, un film en 3 D., Sangaree, 
est en cours de réalisation. Those sisters jrom 
Leattle et Red Gasters sont annoncés. Les films 
utiliseront le procédé de « Paravision » (re- 
lief). Aux dernières nouvelles, de grands pro- 
grès seraient réalisés par cette firme dans 
l’étude du procédé de conversion des films nor- 
maux pour leur projection sur écran large. 

Hal Wallis, pour la Warner, tourne un film 
en relief avec Martin et Lewis, Money jrom 






Tfc LA CÎNÉMATOGRAPHiE FRANÇAÎSE 



Shirley Tegge est « Miss 3 e -Dimension » et, à ce 
titre, elle paraît dans le prologue du film de 
Arch Oboler, BWANA LE DIABLE, la première 
grande production en couleurs et en relief qui 
va bientôt être présentée en France. BWANA LE 
DIABLE a été réalisé avec le procédé « Natural 
Vision 3 e dimension », et est distribué par les 
Artistes Associés. 

home, tandis que Sol Lesser réalise pour cette 
société The runaway Train, selon le procédé 
« Tri-opticon » (relief) . On signale un autre 
film en cours de tournage à la Warner, Ho use 
of wax, en Natural Vision. 

Columbia annonce un film en relief en Tech- 
nicolor, Fort Ticonderoga. 

La Metro-Goldwyn-Mayer, qui se trouve en 
tête pour la conquête du marché étranger, a 
commencé, le 11 février, la réalisation d’un 
film en 3 D. (trois dimensions), Arena et elle 
annonce pour le 15 mars la mise en chantier 
de Rope’s End, suivie du film Les Chevaliers 
de la Table Ronde, avec Robert Taylor et Ava 
Gardner, dont la réalisation doit avoir lieu 
en Angleterre sous la direction du metteur en 
scène Richard Thorpe. D’autre part, cette so- 
ciété, à la suite d’un accord avec la 20th Cen- 
tury Fox, se propose de réaliser des films selon 
le procédé Cinémascope. 

Chez Universal-International, un premier film 
en 3 D., It came from outer space, est en cours 
de réalisation, mais le procédé employé n’a 
pas été révélé. On sait que cette société suit 
de près la Métro et la Fox dans leurs projets 
pour monter à l’assaut du marché mondial. 

La 20 th Century Fox, qui lance le procédé 
de vision panoramique « Cinémascope », an- 
nonce qu’à partir du 1 er octobre toute sa pro- 
duction sera réalisée d’après ce nouveau sys- 
tème. D’ici là, après The Robe (La Tunique), 
dont le premier tour de manivelle a eu lieu 
le 16 février, cette société réalisera successi- 
vement How to many a millionnaire, Twelve 
mile reef, Hell and high water, Story of De- 
metrius, Iver of no return, Prince Vaillant, Sir 
Walter Raleigh, King of the khiber rifles, Show 
Business, sous la direction d’Irving Berlin, et 
The Egyptian, de Darryl Zanuck. 

La 20th Century Fox doit tourner également 
deux films en « Natural Vision » (relief) : 
lnferno, commencé le 16 février, et Vickie, prévu 
pour le 2 mars. 

La RKO utilisera pour sa production une 
nouvelle stéréo-caméra de J. -A. Norling, pos- 
sédant un réglage susceptible de varier les 
effets de profondeur. On ignore quels équipe- 
ments seront nécessaires pour la projection. 

Monogram, de son côté, annonce la réalisa- 
tion de The Maze, dans le même procédé. 

Signalons enfin que la Société Natural Vi- 
sion, qui prévoit la réalisation de 12 à 15 films 
en 1953, perçoit 25.000 dollars par production 
pour l’emploi de son équipement et un pour- 
centage de 5 % sur les recettes du film. 

Voilà les premiers projets dont nous avons 
connaissance pour l’année 1953. Ce n’est qu’un 
début. D’autres suivront certainement dans un 
avenir prochain si, ainsi que les augures le 
prévoient, la conversion totale de la production 
en trois dimensions et en vision panoramique 
doit être accomplie en moins de deux ans. 

Espérons d’ici là que, selon le souhait ex- 
primé par Columbia, une standardisation sera 
établie afin de faciliter le travail des exploi- 
tants. 

G. Turquan. 


La 20th CENTURY FOX 

a acquis à Nice les droits du 

“CINÉMASCOPE” 

Venant de New York, M. Spyros Skouras, 
président de la 20th Century Fox, est arrivé 
à Nice le 7 février, où il a rencontré le Pro- 
fesseur Henri Chrétien afin de discuter avec 
lui les termes de l’accord relatif au Ciné- 
mascope. Cet accord a été signé le mardi 
10 février. En voici les termes essentiels : 

— La 20th Century Fox acquiert les droits de 
fabrication des lentilles du système « Ciné- 
mascope » dans le monde entier, sauf en 
France et Union Française, où elles seront 
exclusivement fabriquées par le Professeur 
Henri Chrétien. 

— La totalité de la production du Professeur 
Chrétien est réservée à la 20th Century Fox. 

— La 20th Century Fox acquiert les droits de 
distribution dans le monde entier, France 
et Union Française comprises. 

— Cet accord a été conclu pour une durée de 
dix ans. 

M. Spyros Skouras a assisté à Hollywood, le 
16 février, au premier tour de manivelle de 
La Tunique, premier film réalisé avec le pro- 
cédé « Cinémascope », inspiré du roman de 
Lloyd C. Douglas « The Robe ». Victor Ma- 
ture, Richard Burton, Jean Simmons, Michaël 
Rennie et Dean Jagger sont les principaux in- 
terprètes de cette production de Frank Ross 
(en préparation depuis un an), mise en scène 
par Henry Koster. 


Le Cinémascope est un procédé simple et 
peu coûteux qui donne l’illusion de la troi- 
sième dimension, de sorte qu’il semble aux spec- 
tateurs que les acteurs et les objets se trou- 
vent dans la salle. Plusieurs haut-parleurs, si- 
tués en différents points, donnent le relief so- 
nore. Les prises de vues sont faites avec une 
seule caméra standard, et la projection avec 
les appareils projecteurs standard. Pour la pre- 
mière fois dans l’histoire du Cinéma, le spec- 
tateur perçoit une image d’une netteté parfaite, 
quelle que soit la place qu’il occupe. 

Le Cinémascope est un procédé qui rend ses 
proportions normales à une image primitive- 
ment déformée. Il se compose d’un système 
optique à lentilles. On place, devant l’objectif 
de la caméra, une lentille qui « comprime » 
littéralement l’image d’un sujet (pris en lar- 
geur ou en hauteur) sur l’emplacement d’une 
image normale d’un film de 35 mm. 

A la projection, une autre lentille placée de- 
vant l’objectif du projecteur redonne à l’image 
comprimée ses proportions normales (ainsi 
l’image d’une personne donnée par une glace 
déformante redevient normale si l’on place de- 
vant le miroir une seconde glace dont les dé- 
formations compensent celles de la première). 

Pratiquement, les lentilles « Cinémascope » 
placées sur les caméras et les appareils de pro- 
jection standard, permettent de photographier 
et de projeter une image qui correspond exac- 
tement au champ de vision de l’œil. 

Pour obtenir le relief sonore, l’équipement 
actuel des salles devra être modifié, mais ce 
changement, fort simple, n’entraînera que des 
dépenses très réduites. 

L’image est projetée, à travers la lentille, 
sur un écran concave qui donne l’illusion de 
la troisième dimension (le spectateur ne porte 
pas de lunettes spéciales). Les écrans, mis au 
point par la 20th Century Fox, seront de di- 
mensions variables, de façon à pouvoir être 
installés sans difficultés dans toutes les salles, 
petites ou grandes. 

Ainsi l’écran qui servit aux essais mesurait 
environ 20 mètres de long (64 feet) et près de 
8 mètres de haut (25 feet), alors que le Rexy 
de New York sera équipé avec un écran de 
25 m. de long (80 feet) et d’une hauteur cor- 
respondant à sa largeur. La courbe, spéciale- 
ment étudiée pour éviter les reflets d’une ex- 
trémité de l’écran sur l’autre (ce qui se produit 
avec des écrans trop profonds) est d’une pro- 
fondeur d’un mètre et demi (5 feet). 

Par suite de l’immensité de l’écran, plusieurs 
scènes peuvent être saisies d’un simple coup 
d’œil, ce qui donne l’illusion de la réalité, com- 
me sur la scène d’un théâtre lorsque les ac- 


1 

4 


teurs jouent aux deux extrémités du plateau. 

La réalisation d’un film avec le procédé Ci- 
némascope ne coûtera pas plus cher que celle I 
d’un film ordinaire. Le Cinémascope a été in- 
venté par M. Henri Chrétien, professeur hono- 
raire à la Faculté des Sciences et à l’Institut 
supérieur d’optique de Paris. Les droits de 
cette invention ont été acquis par M. Spyros 
P. Skouras. Le procédé a été mis technique- 
ment au point par Earl I. Sponable, directeur 
du bureau des recherches de la 20th Century 
Fox, et Sol Halprin, directeur de la photogra- 
phie des studios à Hollywood. 

Rappelons que la 20th Century Fox mettra 
les lentilles « Cinémascope » et l’équipement 
complémentaire à la disposition des producteurs 
et directeurs de salles du monde entier. 

EXPLOITATION PROCHAINE 
EN GRANDE-BRETAGNE 
DE FILMS EN TROIS DIMENSIONS 

Un film en trois dimensions sera présenté à 
I’Empire de Londres dans un mois, annonce la 
M.G.M. Le film ne nécessiterait pas de chan- 
gement important dans l’équipement de la 
salle, étant projeté par les appareils ordinaires 
de projection avec emploi de lunettes pola- 
roïdes. 

En mars également, le film américain en trois 
dimensions, Bwana Devil sortirait dans les 
circuits anglais « Odéon » et « Gaumont ». 

Des programmations de ce film seront faites 
par l’Organisation Rank et les Artistes Asso- 
ciés en exclusivité à I’Odeon de Marble Arch 
et dans des salles des villes de Leeds, Bir- * 
mingham et Glasgow. Ces salles ont été choi- 
sies afin d’utiliser les plus larges possibilités 
d’exploitation actuellement possibles. Au fur 
et à mesure, le film sera projeté dans de nou- 
velles salles équipées. L’emploi par les specta- 
teurs de lunettes polaroïdes est nécessaire. 

Une des principales sociétés d’actualités bri- 
tanniques étudierait la possibilité d’utiliser la 
troisième dimension aux actualités. Ce nouvel 
élément permettrait de lutter contre la con- 
currence créée en matière d’actualités par la 
télévision. 

♦ 

RAYMOND BRICON 
signe avec WALT DISNEY I 


M. Raymond Bricon, producteur apprécié de 
courts métrages en couleurs, rentre d’un voyage 
en Californie, invité par Walt Disney, pour 
y recevoir un contrat de réalisateur. 

Au cours d’un voyage qu’il fit en France, en 
juillet dernier, Walt Disney s’était mis en rela- 
tions avec M. Bricon et lui avait demandé de 
lui projeter « toute sa production ». Il avait 
fait grand « éloge de la qualité photographique 
de ces reportages en 16 mm. direct » Koda- 
chrome, sur la Bretagne et l’Afrique du Nord, 
entre autres. 

Les ateliers Walt Disney, nous dit Raymond 
Bricon, poursuivent, d’une part, leur production 
de dessins animés, de court et long métrages : 
le dernier long métrage réalisé, Peter Pan, sort 
en ce moment à New York. Aussitôt le prochain 
a été mis en chantier : La Belle au Bois dor- 
mant. 


D’autre part, on y continue la série « C’est 
la Vie », consacrée aux animaux : on a vu Les 
Castors et Les Phoques ; on va voir Seigneurs 
de l’Atlas et un autre sur les oiseaux, qui 
s’achève sur un extraordinaire ballet aérien 
d’oiseaux, monté sur une Rhapsodie de Liszt. 
D’autres sont prêts sur les ours, les crocodiles, 
Le Désert de Floride. 

Enfin, Walt Disney commence une nouvelle 
série : « Peuples et Pays », pour laquelle il 
fait appel à Raymond Bricon pour ce qui con- 
cerne la France. Les deux premiers films à 
réaliser sont La Bretagne et Le Maroc. M. Bri- 
con commence ses prises de vues à la fin de 
février. Il opérera en 16 mm. Kodachrome, et 
éventuellement en Technicolor 35 mm. Les pri- 
ses de son par Magnétophone compléteront ces 
enregistrements. 

Le programme ultérieur portera probable 
ment sur le Pays basque, l’Alsace, la Provence. 

M. Bricon trouve dans cet appel fait à sa 
compétence la consécration d’une belle carrière 
de réalisateur-producteur, marquée par un cons- 
tant effort vers la vérité et la qualité. — P. M. 





s 


LES FAITS DE LA SEMAINE 


LA CINEMATOGRAPHE FRANÇAISE 


L'INTERVENTION DE M. LECANUET 
dans la discussion sur l’aide 


Nous avons résumé dans notre dernier numéro 
la séance du 6 février consacrée, par l’Assemblée 
Nationale, au début de la discussion sur la nou- 
velle loi d’aide à l’industrie. Cette discussion s’est 
poursuivie mardi 17, lors de la rentrée parlemen- 
taire après une semaine de vacances. En fait, l’As- 
semblée a réservé peu de temps au Cinéma, tout 
occupée des interpellations sur la présence de M. 
Boutemy au gouvernement, et le jugement du tri- 
bunal militaire de Bordeaux contre les Alsaciens 
incorporés de force dans l’armée allemande et 
ayant participé aux massacres d’Oradour-sur-Glane. 

Nous nous contenterons de constater que ces 
interpellations avaient attiré la grande foule, tant 
des députés que du public, dans l’enceinte du 
Palais-Bourbon, alors que, lors de la séance du 
6 février, on comptait une vingtaine de députés 
dans l’hémicycle... 

M. Jean Lecanuet, député de la Seine-Inférieure, 
a seul pris la parole dans la discussion sur l'aide, 
M. Louvel, ministre de l’Industrie et de l’Energie, 
ayant demandé à parler pendant trois quarts d’heu- 
re, alors que l’horaire de l’ordre du jour ne lui 
laissait plus qu’une vingtaine de minutes. De ce 
fait, la discussion a été reportée au jeudi 19, 
séance de l’après-midi. 

M. Lecanuet a tout d’abord souligné les direc- 
tions opposées des discours de MM. Lanet et Gre- 
nier, le premier prônant « les contraintes les plus 
vives, les plus incisives, les plus fermes », le se- 
cond se faisant « assez paradoxalement l’apologiste 
du libéralisme économique dans l’industrie du ci- 
néma ». 

« A mi-chemin de ces points de vue », M. Le- 
canuet se range à l'avis de M. Desson, rapporteur 
de la proposition de loi, en ce qui concerne les 
difficultés de la production et la nature même 
de l’aide qui est « une manière d'autofinancement 
sans fiscalité mais contrôlée ». 

L’orateur a signalé au passage qu’il n’accepte 
pas facilement le quota à l’écran mais qu’il se 
réjouit que le texte proposé augmente le volume 
de l’aide. Il a admis d’autre part les « erreurs » 
qui ont pu être commises au cours de l’applica- 
tion de la précédente loi d’aide mais celle-ci cons- 
truit des « digues ». M. Lecanuet est heureux de 
la prime à la qualité mais il prévoit de larges 
débats lors de la discussion de l’apport propre en 
espèces des producteurs. Le M.R.P. s’opposera sur 
ce dernier point à des formules qui se propose- 
raient d’escamoter entièrement la part d’apport 
personnel. 

Voilà donc, très brièvement résumé, ce qui se 
rapporte à la production. 


BELLES DE NUIT Grand Prix du Cinéma 

Comme chaque année, la Société d’Encoura- 
gement à l’Art et à l’Industrie a décerné son 
« Grand Prix du Cinéma ». 

C’est Belles de Nuit, de René Clair, qui a eu 
cet honneur mérité. 

« Nous avons voulu couronner un film de 
qualité faisant honneur à notre pays, déclara 
M. Emile Bollaërt, directeur honoraire des 
Beaux-Arts et président du jury, un film com- 
prenant un ensemble de facteurs intellectuels 
et artistiques. » 

Les autres films qui briguaient ce prix étaient 
Les Conquérants Solitaires, La Fête à Henriette, 
La Minute de Vérité, La Jeune Folle, Il est 
Minuit Docteur Schweitzer et La P... Respec- 
tueuse. 


LES DÉCLARATIONS D’IMPOTS EN 1953 

LE TABLEAU FISCAL ET JURIDIQUE, 65, 
rue de la Victoire, Paris (9»), vient d’éditer, 
dans la série des publications découlant de son 
abonnement annuel, un très important numéro 
spécial, ayant pour titre : 

« L’ART DE FAIRE SES DECLARATIONS 
FISCALES EN 1953 ». 

Tous les contribuables, particuliers et sociétés, 
trouveront dans ce numéro spécial tous les ren- 
seignements utiles pour rédiger correctement et 
facilement leurs déclarations fiscales. 

La reproduction paragraphe par paragraphe, 
de l’imprimé de déclaration de surtaxe progres- 
sive, des commentaires nombreux et d’une ap- 
plication pratique immédiate, font de cette bro- 
chure un instrument d’une utilité incomparable 
pour tout contribuable soucieux de ses intérêts. 


En ce qui concerne l’exploitation, M. Lecanuet 
souligne un certain nombre de dispositions in- 
troduites dans la présente loi et notamment celle 
qui, pour la première fois, définira la petite ex- 
ploitation par un critère simple et pratique : le 
nombre des entrées. Il compte également, lors 
de la discussion des textes, « proposer que le 
forfait soit introduit dans les dispositions pré- 
vues ». Enfin M. Lecanuet estime que la puissance 
publique est suffisamment armée pour que ne soit 
pas utile la correctionnalisation des fraudes qui, 
d’ailleurs, n’a pas été retenue dans le texte qui 
va venir en discussion et le M.R.P. se rallie à 
l’ensemble des orientations qu’il contient. 

Signalons, d’autre part, que le Conseil Economi- 
que, par 130 voix et 23 abstentions, a adopté un 
avis présenté par M. René Richard sur le projet 
de loi d’aide. Le Conseil Economique demande 
notamment aux Pouvoirs publics « d’établir un 
plan complet de redressement de l’industrie du 
cinéma avant de renouveler la loi d’aide. Il recom- 
mande d’exiger un apport suffisant des producteurs 
afin de ne pas recourir à des moyens aléatoires 
de financement ». Laurent OLLIVIER. 

4 

Déjeuners Interprofessionnels de 
l'Association Française de la Critique 

L’Association Française de la Critique de Ci- 
néma et de Télévision se propose d’organiser 
chaque mois un déjeuner interprofessionnel 
qui réunira tous les membres de la profession, 
afin d’en resserrer les liens et établir un contact 
plus étroit entre ses divers éléments. Toutes 
les organisations professionnelles contactées 
ont donné leur accord de principe et le premier 
de ces déjeuners aura lieu le jeudi 26 février 
au Colisee. 

Les repas, qui ne revêtiront aucun caractère 
protocolaire seront strictement réservés aux 
membres de la profession et aux journalistes 
et seront servis entre 12 h. 30 et 15 heures. 


CONGRÈS INTERNATIONAL DU COURT 
MÉTRAGE DU 2 AU 7 MARS A PARIS 

Au cours de cet important Congrès, seront 
étudiés et présentés, par plus de trente pays 
participants, la production, la diffusion, les 
rapports avec la télévision, pour les courts 
métrages commerciaux et non-commerciaux. 

Les projections et manifestations se suc- 
céderont à cadence serrée, matin, après-midi 
et soirée, du lundi 2 au vendredi 6, dans les 
salons du George-V et dans un cinéma des 
Champs-Elysées. 

Le samedi 7, réception à l’Hôtel de Ville 
et banquet de clôture. 

Le programme intégral sera communiqué 
à la presse à partir du 27 février. 


LE FRANÇAIS DE TROYES 

Dans la modeste rue Louis-Ulbach, à Troyes, sur 
l’ancien emplacement de l’Hôtel du Sauvage, s’est 
érigé un jour un splendide cinéma, et la ville peut 
s’enorgueillir de posséder avec le « Paris » et le 
« Français », les deux plus belles salles de la région. 

L'homme qui a osé est M. Ferdinand Pineau. Le 
réalisateur, notre ami Lardillier, architecte. 

L’inauguration du « Français » a été des plus 
brillantes. Plus de 8.000 spectateurs ont assisté aux 
représentations du film d'ouverture : Le Fruit dé- 
fendu, avec Fernandel. 

Le « Français » possède une façade moderne ac- 
cueillante, avec un hall d’entrée très plaisant. La 
salle est toute d’harmonie avec la pureté de ses 
lignes ovalaires et l’élégance de sa décoration tou- 
jours nette et sobre. Le ton des murs, champagne, 
est du plus heureux effet, avec un plafond tout 
blanc. La moquette est grenat. Les fauteuils bas- 
culants, de chez Gallay, avec accoudoirs couleur 
ivoire, ainsi que le rideau de scène, sont rouges 
vifs. 

L’éclairage est diffusé par un magnifique lustre 
central, dessiné par l'architecte, avec de très belles 
appliques Kobis. 

L’équipement sonore Radio-Cinéma donne une 
projection impeccable et un rendement exception- 
nel. — Jean d’Oriol. 



Françoise Arnoul et Raymond Pellegrin, dans une 
scène du film, LES COMPAGNES DE LA NUIT. 
C’est une production Metzger et Woog et Hoche- 
Productions, distribution Hoche-Distribution. 
Agences Corona. 


TiLtVlglO'H... 


A l’occasion de la Foire de Lille, qui se tiendra 
du 18 avril au 3 mai, des présentations de télévi- 
sion du grand écran de trois mètres de base, seront 
données par Cinemeccanica, dans une des salles de 
cinéma de Lille, avec le concours de la Télévision 
Lilloise (émetteur de Lille) et de la Télévision 
Française, qui assurera la réalisation de quelques 
émissions spéciales. Des « Journées » seront consa- 
crées aux membres de la Corporation cinématogra- 
phique du Nord et de la Belgique. L’appareillage 
mécanique et électronique est fourni par Cine- 
meccanica-Milan et l’optique par la Galileo de 
Florence. 

* 

A la Foire de Paris, du 9 au 25 mai, pour la 
première fois en France, sera exposé, dans l’en- 
ceinte de la Foire (pavillon de l’Italie, stand Cine- 
meccanica), l’appareil de télévision sur grand écran, 
type commercial, pouvant projeter sur écran nor- 
mal de 5 à 8 m. 50 de base, entièrement construit 
en Europe, et identique à l’appareil du Festival 
de Venise 1952, installé au cinéma « Rossini ». 

A la fin de la Foire, l'appareil exposé sera ins- 
tallé dans une importante salle de Paris, qui 
adoptera dans ses programmes les retransmissions 
de télévision : ainsi, très probablement, seront re- 
transmises, pour les Parisiens, les Fêtes du Cou- 
ronnement de la Reine d'Angleterre. A cette oc- 
casion des « Journées » spéciales seront réservées 
aux membres de la Corporation cinématographique 
et aux techniciens. Ces séances constitueront la 
première application en France de la télévision 
sur grand écran dans une salle de cinéma publique. 
Peut-être des retransmissions du Tour de France 
continueront cette première réalisation de télévi- 
sion commerciale. 


A la Foire de Marseille (second semestre de 
1953), sera également exposé, au stand de la Cine- 
meccanica, l’appareil de type commercial pour pro- 
jection sur grand écran normal de 5 à 8 m. 50 
de base. 

C’est là le premier programme d’une activité po- 
sitive dans le domaine de la télévision commerciale 
publique sur grand écran que nous avons pu 
connaître. 

**# 

Le Centre Européen du Spectacle a organisé, ven- 
dredi dernier, au théâtre Hébertot, une conférence 
sur le thème : « Télévision peut-elle contribuer 
à l’unification de l’Europe et aider à résoudre la 
crise du spectacle ?» Y prirent successivement la 
parole, MM. André Mutter, vice-président de l’As- 
semblée Nationale, membre du Conseil de l’Europe ; 
Jacques Antériou, directeur du cabinet de M. le 
Secrétaire d’Etat aux Beaux-Arts ; A. Trichet, prési- 
dent de la Fédération des Cinémas Français ; Jac- 
ques Hébertot, président du Centre Européen du 
Spectacle ; Pierre Bourgeois, président-directeur 
de la Société Pathé-Marconi. 

Tous les orateurs exposèrent la valeur de la 
télévision en tant que moyen de compréhension 
entre les peuples et par conséquent de rapproche- 
ment entre eux. Quant à résoudre la crise du spec- 
tacle, M. Trichet préconisa la création de deux 
chaînes de télévision, une pour l’écran familial, 
l’autre pour la transmission de spectacles dans les 
salles déjà existantes. Nous reprendrons cette idée, 
tout à l’honneur du président de la Fédération de 
l’Exploitation. 




LACiNÉMATOGRAPHÎE FRANCAÎSE 

ANDRÉ BRULÉ 

André Brulé, qui était né en 1879 d’une fa- 
mille de manufacturiers, fut élève de Paul 
Mounet au Conservatoire et débuta, encore 
adolescent, au Théâtre Sarah-Bernhardt dans 
Lorenzaccio. En 1924, associé avec le regretté 
Robert Trébor, il ouvrit le Théâtre de la Ma- 
deleine qu’il dirigea jusqu’à ces derniers jours. 

Au théâtre, André Brulé interpréta entre au- 
tres La Samaritaine, L’Enfant de l’Amour, Ma- 
man Colibri, Arsène Lupin (son plus grand 
succès), L’Amazone et l’Accordeur, Mon Double 
et ma Moitié, Une Partie de Cartes, etc. 

Au cinéma, on le vit principalement dans 
Les Gens du Voyage, Métropolitain, Vidocq, 
L’Etrange Nuit de Noël, Le Château des Quatre 
Obèses, Retour de Flammes, La Part de l’Om- 
bre, etc. 

André Brulé, qui était Officier de la Légion 
d’Honneur (1947), était président du Syndicat 
des Directeurs de Théâtres de Paris. Il avait 
succédé à ce poste à son ami Robert Trébor. 

GEORGES FLATEAU 

Georges Flateau, fils de l’ancien directeur de 
la « Cigale », est mort jeudi soir en son domi- 
cile parisien. Il avait 71 ans. Premier Prix de 
comédie du Conservatoire en 1905, il créa une 
centaine de pièces chez Gémier, puis à l’Odéon 
d’Antoine, au Théâtre Sarah-Bernhardt, au 
Théâtre Réjane, au Gymnase, un peu dans tous 
les théâtres parisiens. Puis il partit en Amé- 
rique, joua cinq ans à Broadway, revint à Pa- 
ris faire une deuxième carrière dans l’opérette 
et le music-hall. Il était, depuis 1933, l’un des 
meilleurs comédiens de la Radio française. 

Au cours de ces dernières années, on le vit 
à l’écran dans Marinella, Katia, La Route du 
Bagne, Mission Spéciale, L’Homme de la Tour 
Eiffel, La Taverne de New-Orléans, La Vie 
chantée, etc. Aux temps du muet, il fut l’inter- 
prète de Louis Feuillade et Léonce Perret. 

HENRI POUPON 

Henri Poupon, chansonnier et acteur mar- 
seillais avait eu pour interprètes Paulin, Mayol 
et Dranem. Son célèbre succès Je sais que vous 
êtes jolie, connaît encore une certaine vogue. 

Au Cinéma, il tint d’importants rôles dans 
Cendrillon de Paris en 1930, puis dans de 
nombreux films de Marcel Pagnol ( Angèle , 
Joffroi, Merlusse, Cigalon, Manon des Sources). 
Il est mort à 68 ans, juste après avoir ter- 
miné de tourner dans La Caraque Blonde. 

CARL FROELICH 

Cari Froëlich qui venait de fêter ses cin- 
quante ans d’activité dans l’industrie cinéma- 
tographique est mort à l’âge de 77 ans. Après 
avoir réalisé de nombreux films, dont Les Frè- 
res Karamazov et L’Idiot, il devint producteur 
(entre autres de La Nuit est à nous et de Jeunes 
Filles en Uniforme et devint président de la 
Reich Filmkammer, association de producteurs 
dépendant du Ministère de la Propagande. 


FOX PRÉSENTERA DANS QUELQUES 
MOIS LA VISION PANORAMIQUE 

La 20th Century-Fox espère être en mesure 
de fournir des équipements pour la projection 
du Cinémascope aux principales villes étran- 
gères en même temps qu’aux salles américaines 
dans un très bref délai. Selon les estimations 
actuelles, 5.000 salles pourraient être équipées 
avant le 1 er octobre. La mise de fonds pour les 
modifications apportées aux appareils de pro- 
jection, l'installation du son stéréophonique et 
la pose d’un écran courbe, serait assez modeste. 

La 20th Century-Fox se propose d’organiser 
des présentations corporatives du nouveau sys- 
tème dans les grands centres mondiaux dès le 
milieu du mois de mars. 

Au point de vue financier, on estime que 3.000 
salles installées aux Etats-Unis rapporteront 
75 % du capital investi dans le Cinémascope 
et 1.000 salles équipées à l’étranger 60 %. 

FILMS STÉRÉOSCOPIQUES EN 16 mm. 

Un programme de courts métrages stéréos- 
copiques intitulé Triorama a été annoncé pour 
la mi-février au Rialto de New York, utilisant 
la méthode en 16 mm. Bolex Co, nécessitant 
l’emploi de lunettes. 

BR0CKLISS PEUT ÉQUIPER DES SALLES 
POUR LE RELIEF ET L'ÉCRAN LARGE 

L’exploitation cinématographique sera heu- 
reuse d’apprendre que 1 a Société Brockliss 
Simplex suit de très près les développements 
techniques, tels que l’écran panoramique, les 
projections en relief, pour lesquells elle est 
la seule à avoir une expérience complète de 
la question ayant déjà réalisé et mis au point 
des projections de ce genre, notamment au 
Broadway aux Champs-Elysées, pour le film 
en relief de la Stereoptic de Londres. 

Simplex aux Etats-Unis a déjà équipé 150 
salles pour le relief, et la Société Brockliss 
à Londres a équipé des salles où sont présen- 
tés, les films en relief de la Stereo-Technic, 
ainsi que la salle de vision des Artistes As- 
sociés. 

Ce travail a été également confié à Brockliss 
pour la salle de vision des Artistes Associés 
où sera projeté le premier film en relief et 
en couleurs de cette compagnie de distribution 
de films. 

Dès à présent, la Société Brockliss-Simplex 
est à même de fournir les écrans spéciaux et 
accouplements mécaniques ou électriques, sour- 
ce de lumière puissante avec leur système 
d’alimentation pour la présentation des films 
en relief ou de projection sur écrans panora- 
miques. 


ANATOLE LITVAK TOURNE A PARIS 



QUELQUE PART DANS LE MONDE marque la première grande collaboration du Cinéma américain et 
du Cinéma français. Réalisateur et producteur, Anatole Litvak tourne ce film pour le compte de 
Benagoss Production, Inc., dont M. H. R. Benjamin est président, Mme Gossler, vice-president, 
et de la Société Filmaur dont M. Georges Maurer — qui fut le producteur de « Monsieur Vincent » — 
est le président. Sur le cliché, on reconnaît de gauche à droite : M. Jacques Flaud, directeur général du 
C.N.C. ; M. Benjamin Mme Gossler, M. Maurer, Anatole Litvak, Zizi Jeanmaire et Kirk Douglas. 
QUELQUE PART DANS LE MONDE est tourné en deux versions, anglaise et française, avec Kirk Dou- 
glas, Dany Robin, Serge Reggiani, Barbara Laage, Marthe Mercadîer, Fernand Ledoux, Brigitte Bardot, 

et Gabrielle Dorziat. (Dist. Artistes Associés.) 




UNE DÉCLARATION 
DU PROFESSEUR CHRÉTIEN 

(Interview exclusive recueillie à Nice le 16 fé- 
vrier 1953 par notre correspondant sur la Côte 
d'Azur P. A. BUISINE.) 

« Lors des pourparlers engagés avec 20 th 
Century Fox il y a deux mois, un de mes exem- 
plaires personnels de l’Hypergonar lui fut con- 
fié, précisant que cet appareil devait m’être 
retourné le 15 février au plus tard. Il en fut 
ainsi quelques jours avant cette date, lorsque 
MM. Spyros Skouras et Sponable vinrent me 
voir à Nice après avoir assisté à la projection 
expérimentale effectuée à leur intention, à 
Paris, au Rex. 

« Contrairement à ce qui a été dit un peu 
trop rapidement, je n’ai cédé à cette Société 
aucun de mes brevets. Ceci pour deux raisons : 



Le Professeur Chrétien prend connaissance de 
l’article de notre directeur, P. -A. Harlé, dans notre 
dernier numéro. 

la principale est que le brevet original de 
l’ « Hypergonar », déjà vieux de plus de vingt 
ans, est tombé dans le domaine public ; la se- 
conde est qu’il n’est pas dans mes intentions 
de permettre la création d’un monopole, alors 
que l’intérêt général exige une collaboration 
entre créateur et exploitant. 

« Mais il existe depuis le 10 février 1953 entre 
la 20th Century Fox et moi-même un accord, 
donnant à cette Société une priorité pour l’uti- 
lisation de l’« Hypergonar ». Dès maintenant, 
M. Spyros Skouras a à sa disposition les « Hy- 
pergonar » lui permettant la réalisation d’un 
film, ainsi que ceux nécessaires à sa projec- 
tion. 

« Ce film, en cours de réalisation à Holly- 
wood, est The Robe, (La Tunique), un tech- 
nicolor à grande mise en scène dont la pre- 
mière mondiale est prévue pour septembre pro- 
chain. Toutefois, il est convenu qu’un film fran- 
çais utilisant le même procédé sera réalisé chez 
nous et que sa projection à Paris coïncidera 
avec celle de The Robe aux Etats-Unis. 

« Pour la fabrication des milliers d’« Hy- 
pergonar » dont la commande m’a été passée 
par M. Spyros Skouras en vue de l’équipement 
de nombreuses salles, mon laboratoire de Pa- 
ris ayant été entièrement pillé et détruit par 
les Allemands en 1940, causant la perte d’un 
matériel irremplaçable, je vais devoir remettre 
sans tarder en route la création d’un nouvel 
atelier qui sera spécialisé dans cette fabrication. 

« Cet atelier sera mis en route à très brève 
échéance à Paris. Toutefois, la finition et le 
contrôle seront effectués sous ma direction per- 
sonnelle dans mes laboratoires de Nice. Les 
« Hypergonar » seront ensuite acheminés par 
la voie des airs directement de l’aérodrome de 
Nice aux Etats-Unis. 

« Pour ce qui concerne le cinéma à trois 
dimensions, je reste confiant dans l’avenir du 
cinéma en relief, à condition qu’il n’impose 
aucune gêne au spectateur et lui laisse une 
entière liberté de vision et d’interprétation des 
images. Sur ce point, je dois dire que si, pour 
au maximum 25 % d’entre nous, la perception 
exacte de l’image stéréoscopique par la vision 
binoculaire est une réalité, les 75 % autres, 
tout en la possédant, ne savent pas en faire un 
bon usage dans la vie courante. 

« Il est fort probable que la diffusion du 
film en relief permettra à beaucoup d’entre 
nous de mieux juger de ce qui les entoure. » 


LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE 




Personnalités officielles et service 
d'ordre attendent l’arrivée des invités 
au « Rialto », brillamment illuminé. 

maugé, président de la Confédération Natio- 
nale ; M. Georges Lourau, président d’Uni- 
france-Film ; M. Frogerais, président du Syn- 
dicat général de la Production ; M. de Hubsch, 
président des Courts Métrages ; M. Weil-Lorac, 
délégué général de la Confédération, et parmi 


Magali Vendeuil, Simone Signoret, Danielle Godet, 
Madeleine Robinson, Yves Montand et Gérard Phi- 
Lpe à la réception de la presse britannique à l’Ins- 
titut Français de Londres. 

tait à cette première londonienne, a connu un 
véritable triomphe. 

Le lendemain mercredi, la Reine Elisabeth 
a honoré de sa présence la projection des 


M. Massigli, M. Lourau, M. Lieutaud 
et (de dos), M. Desson et M. Robert 
Cravenne, en conversation à l’Ambas- 
sade de France à Londres. 

toi, spécialement chargé des questions cinéma- 
tographiques, une très efficace compréhension et 
il faut enfin remercier nos amis anglais qui ont 
donné tout leur appui à cette manifestation 
qu’un journaliste a appelé le « V-Day » du 
Cinéma français. — Laurent Ollivler. 


les producteurs des films présentés, Mme 
Goetze, M. Mnouchkine, M. Costantini, M. Sar- 
rut, etc. 

Les Pouvoirs publics étaient représentés par 
M. Louvel, ministre de l’Industrie et de l’Ener- 
gie, accompagné de M. Ambroise Roux, direc- 
teur de son Cabinet ; M. Flaud, directeur gé- 
néral du C.N.C. ; M. Jeauffre, contrôleur d’Etat ; 


La Reine Elisabeth d'Angleterre arrive au « Rialto » 
de Londres. 

M. Desson, député, vice-président de la Com- 
mission Presse-Radio-Cinéma de l'Assemblée 
nationale et auteur de la proposition de loi 
actuellement en discussion ; M. Lieutaud, con- 
seiller de la République et président de la Com- 
mission de la Presse. 

La « Semaine Française » a débuté le mardi 
par la projection, dans la coquette salle du 
Rialto, de l'excellent Crins Blancs et du fameux 
Fanfan la Tulipe. Ces deux films ont obtenu 
un énorme succès et Gérard Philipe, qui assis- 


Belles de Nuit et du Petit Soldat. A son arrivée 
au Rialto, la petite Brigitte Fossey lui offrit 
des fleurs et M. Massigli lui présenta les réa- 
lisateurs et comédiens cités plus haut. A la fin 
de la soirée, Sir Laurence Olivier présenta sur 
scène Magali Vendeuil, Martine Carol, Gérard 
Philipe et René Clair. Il est inutile de souligner 
l’ovation qui l’accueillit. 

Le même succès fut fait les jours suivants 
à Barbe-Bleue, La Table aux Crevés, La Minute 
de Vérité et surtout Don Camillo qui fut pré- 
senté lors d’un gala franco-italien auquel as- 
sistaient les ambassadeurs à Londres de France 
et d’Italie. 

A signaler que Don Camillo passera dans 
trois salles en trois versions : française, ita- 
lienne et une doublée en anglais. 

Au cours de cette « Semaine » eurent lieu 
de nombreuses réceptions de la délégation 
française. M. Lourau donna un très brillant 


(De notre envoyé spécial Laurent Ollivier ) 

Les exigences de l’horaire ne nous ont pas 
permis, la semaine dernière, de rendre compte 
dans ces colonnes du très grand succès remporté 
par la « Semaine du Cinéma Français » à 
Londres. Nous revenons aujourd’hui sur cet 
événement international — le mot n’est pas 
trop fort — qui aura le plus profond reten- 
tissement non seulement en Angleterre mais 
dans tous les pays du Commonwealth britan- 
nique pour la pénétration sur ces marchés. 

Organisée par Unifrance-Film et son bureau 
de Londres, dirigé par M. Raymond Cravenne, 
frère du délégué général de l’Association, cette 
manifestation a attiré vers le Cinéma français 
la foule anglaise et la présence de la Reine 
Elisabeth et du Duc d’Edimbourg à la projec- 
tion des Belles de Nuit, de René Clair, a poussé 
nos confrères d’outre-Manche à faire une très 


La Reine, le Duc d’Edimbourg, M. 
l’Ambassadeur de France et M me Mas- 
sigli, M. Remaugé, M. Lourau et M. 

Flaud écoutent les hymnes nationaux 
avant la projection de BELLES DE 
NUIT. 

large place aux comptes rendus de la « Semaine 
Française » et une énorme publicité aux ve- 
dettes françaises présentes à Londres. Il faut, 
en effet, souligner que les quotidiens londo- 
niens ont tous, pendant plusieurs jours, publié 
notamment des photos de ces vedettes et quand 
on sait que leurs tirages varient de trois à 
quatre millions d’exemplaires, on voit l’im- 
mense portée de nos confrères. Je crois que 
tous les Anglais connaissent maintenant, si ce 
n’était fait, Madeleine Robinson, Gérard Phi- 
lipe, Martine Carol, Yves Montand, Danielle 
Godet, Simone Signoret, Magali Vendeuil, 
Simone Simon, etc., et ceci n’est pas un mince 
avantage pour les futures productions dans 
lesquelles ces comédiens paraîtront. 

Il en sera de même pour les œuvres de René 
Clair, Jean Delannoy, Jacques Becker, Max 
Ophüls, René Clément, Henri Jeanson, Georges 
Van Parys, dont les interviews ont rempli de 
nombreuses colonnes de journaux britanniques. 

Une très importante délégation française 
s’est rendue à Londres, notamment M. Re- 


La foule londonienne se presse devant 
le « Rialto » pour apercevoir la Reine 
et... les vedettes françaises. 


déjeuner au Claridge, M. l’Ambassadeur de 
France et Mme Massigli un cocktail en leur ré- 
sidence, Unifrance-Film reçut la presse britan- 
nique à l’Institut Français de Londres, Sir 
Alexander Korda donna une magnifique soirée 
au Claridge à l’issue du gala royal, Sir Michaël 
Balcon un très sympathique déjeuner à Ealing 
Studios, le B.F.P.A., le British Film Institute 
et enfin Unifrance-Film offrirent des réceptions, 
notamment aux distributeurs et directeurs de 
salles passant nos productions. 


Je ne voudrais pas terminer ce très rapide 
compte rendu de la « Semaine Française » 
à Londres sans souligner encore la réussite 
d’Unifrance-Film et de MM. Robert et Ray- 
mond Cravenne. Ils ont trouvé auprès de l’Am- 
bassade de France, des services du conseiller 
commercial M. Libersart et auprès de M. Apos- 


LA REINE ELISABETH D'ANGLETERRE 

a honoré la Semaine Française de Londres 




LACl'NÉMATOGRAPHiE FRANCAÎSE 


8 


% 


APPEL DE L’EXPLOITATION 
EN FAVEUR DES 
SINISTRÉS HOLLANDAIS 


A son tour, l'Exploitation Française, 
en la personne de M. Trichet, président 
de la Fédération Nationale des Cinémas 
Français et secrétaire général de l'Union 
Internationale de l'Exploitation, lance un 
appel de solidarité en faveur des sinistrés 
de Hollande. 

Voici la circulaire adressée par la Fé- 
dération aux Présidents des organisations 
affiliées : 

Mon cher Président, 

La catastrophe qui s’est abattue sur la Hol- 
lande a bouleversé le cœur du monde entier 
et partout un grand élan de solidarité se ma- 
nifeste pour venir en aide aux Sinistrés. 

Au moment même où l’Exploitation Cinéma- 
tographique vient de se constituer en Union 
Internationale pour la défense de ses intérêts, 
ne vous semble-t-il pas normal qu’un des pre- 
miers gestes qu’elle fasse, soit tout d’abord un 
geste de solidarité caractéristique de cette 
Union ? 

Nous pensons, quant à nous, qu’un pareil geste 
aurait le mérite de soulager des foyers entiè- 
rement détruits par les cataclysmes que vous 
connaissez, tout en resserrant ces liens qui vien- 
nent d’être créés. 

L’Exploitation Cinématographique Française 
prendra donc, si vous le voulez bien, la tête 
de ce mouvement auquel je vous demande de 
vouloir bien associer les Adhérents de votre 
Organisation Syndicale. Vous saurez, j’en suis 
sûr, trouver les mots auxquels tous nos Col- 
» lègues auront à cœur de répondre d’un élan 
unanime. 

Nous avons déjà sur ce point, pris contact 
avec la Presse professionnelle qui nous apporte, 
bien entendu, son concours entier. Nous pensons 
cependant que pour être efficace, cet appel doit 
être concrétisé par une lettre que chacun de 
nos Adhérents recevra de ses dirigeants. 

♦ 

TRÈS GRAND SUCCÈS DE 

"JEUX INTERDITS" 

A LONDRES 

JEUX INTERDITS, projeté au Cinéma « Aca- 
demy », de Londres, depuis plusieurs semaines 
en prélude à la « Semaine du Cinéma Fran- 
çais », obtient un immense succès auprès du 
public et de la critique. 

Brigitte Fossey, l’inoubliable interprète de 
ce film, qui fut en quelque sorte l’ambassadrice 
de toute la Délégation française en présentant 
un bouquet à la Reine d’Angleterre lors du 
Gala d’ouverture de la « Semaine du Cinéma 
Français », a obtenu un accueil prodigieux. 

Rappelons que plusieurs exploitants de gran- 
des villes anglaises ont exprimé le désir de 
projeter JEUX INTERDITS, et que c’est une 
production Robert Dorfmann de Silver Films, 
distribuée par Corona. 

f_ 

EN QUELQUES LIGNES 

♦ Arnold Picker, vice-président des United 
Artists, responsable de la distribution à l’étran- 
ger, a annoncé cette semaine la nomination de 
Louis Lober au poste de directeur du départe- 
ment étranger. 

M. Lober, qui a son quartier général à New 
York, fut, on s’en souvient, directeur conti- 
nental à Paris, d’où il supervisait les succur- 
sales d’Europe et du Proche-Orient. 

♦ De Rome où il se trouve actuellement, John 
Ford gagnera dans quelques jours l’Angleterre 
d’où il repartira ensuite pour l’Italie sans pas- 
ser par Paris. On prête, en effet, au célèbre 
réalisateur américain l’intention de tourner un 
film dans la péninsule. Il se pourrait également 
qu’il se voit prochainement décerner une dé- 
coration italienne. 


Nous comptons sur votre entier concours dans 
cette grande entreprise, en vous signalant que 
d’ores et déjà la Fédération s’est inscrite pour 
50.000 francs et la Chambre Syndicale des Ciné- 
mas de la Région parisienne pour 25.000 francs, 
ceci bien entendu en dehors de l’appel qui est 
fait à chacun de nos Collègues. 

Nous vous prions de croire, mon Cher Pré- 
sident, à l’assurance de nos meilleurs sentiments. 

Le Président : A. Trichet. 

Voici, d'autre part, la circulaire adres- 
sée par la Chambre Syndicale aux Direc- 
teurs adhérents : 

Messieurs, 

La catastrophe qui s’est abattue sur la Hol- 
lande a bouleversé le cœur du monde entier, 
partout un grand élan de solidarité se mani- 
feste pour venir en aide aux Sinistrés. 

Il nous a paru que dans ce concours de bonne 
volonté, l’Exploitation Cinématographique fran- 
çaise ne pouvait, en aucun cas, rester en arrière 
et qu’elle se devait, au moins à l’intérieur de 
l’Industrie Cinématographique, être au contraire 
à la tête du mouvement. 

Notre Fédération a, dans ces conditions, décidé 
d’ouvrir une souscription à laquelle chacun des 
Directeurs de Théâtres Cinématographiques de 
France aura, nous en sommes sûrs, à cœur de 
participer dans la mesure de ses moyens. 

Ces dons en espèces seront ensuite transmis 
par nos soins aux œuvres qui ont pris en charge 
les secours à attribuer directement aux sinis- 
trés. 

Nous pensons que vous vous joindrez à tous 
vos collègues dans cette œuvre de solidarité 
et nous vous prions de croire, Messieurs, à l’as- 
surance de nos sentiments distingués. 

Le Secrétaire général : 

Th. Delafon. 

P.-S. — Nous vous serions reconnaissants de 
vouloir bien adresser vos versements sous forme 
de chèque bancaire libellé à l’ordre de la 
Chambre Syndicale des Cinémas de la Région 
Parisienne. 

Tous les Directeurs auront à coeur d'en- 
voyer rapidement à leurs organisations 
respectives le don en espèces qui maté- 
rialisera l'esprit de solidarité qui se ma- 
nifeste en faveur de nos amis Hollandais. 

L. R. 

♦ 

L'Assemblée Générale 
du Syndicat Français 
aura lieu le 4 Mars 

L’Assemblée générale ordinaire annuelle du 
Syndicat Français des Directeurs de Théâtres 
cinématographiques aura lieu le mercredi 
4 mars, à 14 h. 30, au cinéma des Baticnolles, 
59, rue de La Condamine à Paris. 

L’ordre du jour est ainsi fixé : 

1. Rapport moral. 

2. Rapport financier. 

3. Rapport des commissaires aux comptes 

de l’exercice 1952. 

4. Nomination des commissaires aux comp- 

tes pour l’année 1953. 

5. Ratification des élections pour le renou- 

vellement du Conseil d’administration 

pour l’année 1953. 

6. Loi d’aide. 

7. Petite Exploitation. 

8. Cinéma non commercial. 

9. Fiscalité. 

10. Questions diverses. 

Cette Assemblée aura un éclat exceptionnel, 
tous les membres du Conseil d’administration 
de notre Fédération y étant cordialement in- 
vités. Grâce à la présence de tous les prési- 
dents de syndicats et de nombreux délégués 
régionaux, groupés autour du président fédé- 
ral, M. Trichet, une fois de plus la preuve de 
l’union et de la parfaite communauté de vues 
existant entre toutes les organisations sera faite. 

Le Président : H. Brocard. 


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CAEN, Eden 1.029.336 

REIMS, Eden 1.024.226 

TROYES, Alhambra 1.089.047 

ROUEN, Omnia 2.000.000 

LE MANS. Rex 1.403.293 

LE HAVRE, Rex 1.900.000 

PARIS-VILLE 

NOUVEAU-THEATRE, R B. 1.396.169 

TERNES, R. B 1.111.860 

CLUNY-ECOLES, R B 922.440 

CELTIC. R. B 181.930 

SPLENDID, R B 858.306 

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LA COURNEUVE. Royal 458.000 

BOULOGNE, R. Point 521.673 

» Sembat 858.639 

DRANCY. Prado 368.169 

SAINT-GERMAIN, Royal 572.663 

LILLE 

VALENCIENNES, tandem 

Colisée 1.500.000 

Valenz 320.000 

ARRAS, Casino 568.726 

LILLE, tandem Cinéac-Ci- 
néchic 2.807.590 


Distribution VICT0RY-FILMS 


Douzième prix à 
« Demain il sera trop tard » 


Avec le prix du meilleur film étranger qui 
lui a été décerné par l’Union d’Afrique du Sud. 
l’excellent film de Léonide Moguy, Demain il 
sera trop tard, aura ainsi obtenu douze prix 
importants dars différents pays du monde. Ce 
record, que nous croyons unique, prouve que 
les jurys peuvent parfois être d’accord avec le 
public, puisque celui-ci a permis à Demain il 
sera trop tard de réaliser partout dans le monde 
des recettes record. 


Le Festival de Loearno 
organise une exposition 
du film de Tourisme 

Le VII e Festival du film de Locarno a fixé 
ses dates du 3 au 13 juillet 1953. Il sçra l’oc- 
casion d’un Congrès et d’une manifestation du 
Film touristique : à cette fin, déjà, les organi- 
sations touristiques des diverses nations du 
monde ont été invitées à présenter chacune 
deux films de Tourisme et à désigner un délégué 
qui participera à une réunion universelle sur 
le thème du Tourisme et du Cinéma. Cette 
manifestation ne comportera pas de palmarès. I 



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NANTES 


Quatre salles, dont une neuve, se partagent, à 
Fourmies, une clientèle Industrielle, commerçante 
et herbagère qui, avec les environs, approche de 

20.000 spectateurs. 

Au « Rex », établissement ouvert depuis un an 
sous sa forme actuelle, Mme T’Serstevens fit l'inau- 
guration en septembre 1951, avec Justice est faite, 
et s’efforce de maintenir constante la qualité de 
ses spectacles. Avec deux programmes et six séan- 
ces par semaine, devant 600 fauteuils, la direction 
estime que l’amélioration des recettes s’obtient par 
une bonne reprise de films français. 

En effet, le public ne cherche guère les dépay- 
sements et fait plutôt un succès aux scénaristes 
et acteurs français, à condition qu'ils ne se consa- 
crent pas à des vaudevilles usés. Massacre en Den- 
telles, Nez de Cuir, Justice est faite, ont été appré- 
ciés à leur valeur; Nous voulons un Enfant a donné 

270.000 fr. en six séances ; Autant en emporte le 
Vent, bande que Fourmies fut la plus petite ville 
de France à passer, a pu atteindre 750.000 fr., mais 
en huit séances et la regrettable nécessité d’aug- 
menter le prix des places, vu le taux le location 
fort élevé. 

Quant à la rénovation des salles, M ,ne T'Serste- 
vens tient à souligner qu’une aussi coûteuse opé- 
ration serait impossible sans la Loi d’Aide à l’in- 
dustrie cinématographique, mesure indispensable. 

En matière d’actualités, celles de Pathé-Journal, 
succédant aux américaines, sont celles qui ont eu 
la faveur de la clientèle fourmisienne. 

Dans un quartier moins commerçant, M"‘ e T’Ser- 
stevens dirige aussi, depuis 1948, le cinéma catho- 
lique « Familia », uniquement consacré aux films 
américains ou d’aventures, et en progression cons- 
tante grâce à une fidèle clientèle de jeunes. 

En somme, M" 1 * T’Serstevens estime que l'essen- 
tiel est de pouvoir se programmer avec des titres 
qui établissent la réputation de chaque cinéma et 
mettent en confiance le public d'un canton. 


Le film Othello est passé deux semaines à 
l’« Olympia » et n’a pas obtenu le succès escompté. 
Prochains films au programme ; Volets Clos, Le 
Rideau Rouge et enfin Scaramouche. 

Au « Studio » : A l’Ombre de l’Aigle a pris 
un bon départ. Bonne reprise du film Gibier de 
Potence. Prochain spectacle Dupont-üarbès (re- 
prise). 

Au « Palace », succès de La P... Respectueuse 
( 2 r semaine ) . 

Au « Royal » : La Femme à l’Orchidée, tandis 
que passe au « Rex » Le Chevalier de la Révolte 
et à l’« Apollo » : Cent Francs par Seconde, qui 
attire toujours de nombreux spectateurs. 

Naissance 

Nous apprenons la naissance de Philippe Bessé, 
second petit-fils de M. Fernand Jean, directeur . 
général de T« Apollo » de Nantes. Nos félicitations. 

LE CROISIC 

Ce charmant port de pêche situé à l’une des 
extrémités de la presqu'île Guérandaise possède 
pour ses 3.500 habitants une seul cinéma, « Le 
Hublot », créé et exploité, depuis 1928, par M. Ro- 
land Renard. Construit en plein centre sur la 
place Dinan, qui est la gare routière, il passe les 
meilleurs films du répertoire. Ses principales re- 
cettes se font en saison avec les estivants. L’hiver, 
si le mauvais temps persiste, les pêcheurs ne 
sortent pas, le commerce du poisson est arrêté et 
les spectateurs se font, ainsi, plus rares. Au 
« Hublot », les films à succès ont été les suivants : 
Caroline Chérie qui a surpassé en recettes Anda- 
lousie, Ma Femme est formidable, Nous irons à 
Monte-Carlo, Musique en tête. 

Les films préférés ont été cependant : Le Trou 
Normand, tous les Fernandel, Calvaire d'un En- 
fant, Trois Vieilles Filles en Folie, Envoi de 
Fleurs, avec Tino Rossi. 

M. Renard est lui-même l'opérateur possédant 
son C.A.P. qu’il a obtenu avec mention « très 
bien ». 

J. d’Oriol. . 


EJevant le Théâtre 
municipal, le cinéma 
« Palace » est dirigé 
maintenant par M. Mas- 
cret, qui estime, lui 
aussi, que, auprès de sa 
clientèle d’adultes, c’est 
le film français qui 
réussit le mieux. 

Ainsi, Au Pays du 
Soleil fut très goûté, 
ainsi que Chacun son 
tour (192.000 fr.). Allô, 
je t’aime (250.000 fr.), 
Un Grand Patron ( 180.000 
francs), La Nuit est 
mon Royaume ( 180.000 
francs), La Nuit s’achè- 
ve (179.000 fr.) et Ou- 
vert contre X... 

Précisons que le « Pa- 
lace » offre 700 places 
et deux programmes en 
sept ou huit séances 
chaque semaine. 

* 

îjtîjC 

Au « Sélect », que 
M. Bomet dirige depuis 
le 1 er juin 1952, on 
trouve 300 places et un 
seul programme en qua- 
tre séances par se- 
maine. Ici, un public 
assez varié fait d’hono- 
rables succès à des films 
policiers et aux classi- 
ques cow-boys. 

En résumé, les direc- 
teurs de Fourmies sou- 
haitent avant tout pou- 
voir offrir à leur public 
les films qui lui con- 
viennent, c’est - à - dire 
d’abord de bons scéna- 
rios français, intelligents 
ou drôles sans excentri- 
cité, et, pour la jeu- 
nesse, des spectacles 
d’aventures ou cocasses 
dans le goût tradition- 
nel. — A. Honoré. 


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r.. 5606 entrées 


j'AlglC 


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1949 . 

1950 


179.372 

170.662 


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Parmi les principales continuations, notons 
Marqué au Fer, » Clnéac-Belsunce » ; 777.300 fr. 
8.757 entrées ; L’F.pervlcr du Nil, Ecran » 
283.615 fr., 2.468 entrées. — P. -A. Bulsinc. 


176.724 14.21 


Cette semaine, cinq grands , 
cinémas d’exclusivité à Paris ; I 
Le BALZAC 
Le HELDER 
Le PARIS 
La SCALA 
Le VIVIENNE 
projettent un de nos compléments 
de programme. Sans commentaire! 



TOULOUSE 


de Andalucia (sous-titres). » Trlanon » : 8.521 en- 
trées. 1.239.740 fr. ; La Femme du Planteur. « Pla- 
za » : 7.164 entrées, 1.006.750 fr. ; Guérillas (reprise). 
« Zlg-Zag - ; 4.304 entrées. 505.540 fr. ; Les Mines 
du Roi Salomon (reprise). - Vox » ; 3.697 entrées, 
416.530 fr. ; Une Fille à Bagarres (l ro semaine), 
» Rio » : 3.221 entrées, 463.740 fr. ; L’Enfant dans 
la Tourmente (2' vision), • Français » : 3.130 en- 
trées, 328.200 fr. ; Tourbillons de Paris (reprise). 

Semaine du 4 au 10 février 1953 


« Club -, Maisi 
10.000 entrées. 

» Gaumont », 
1.421.600 fr.. 9.953 
« Variétés », Le 
•624 entrées. 

» Trlanon ». L 
.415 entrées. 

» Français », L 
.092 entrées. 

<• Zlg-Zag », i 
338.130 fr., 2.871 < 


ndez-vous : 1.375.430 fr.. 


I* vision) 
semaine) 


vcautés ») ; Mcssalinc (» 

♦ Zappy Max, populaire 
la radio, sur la scène du 
jeudi 12 février 1953, devant une salle archicomble 
et accompagné par Henri Martinet, a interprété 
ses récents succès et présenté son dernier film, 
Quitte ou Double. Son succès a été vif. 

4» Poursuivant la série de succès, M. Besson, 
directeur du » Gaumont -Palace », nous commu- 
nique la liste de ses prochains spectacles : La 
Rcino de Saba, Adieu Paris avec, sur scène pen- 
dant toute l'exclusivité du film en matinée et 
soirée. Camille Sauvage et son orchestre qui sont 
les vedettes de cette production ; La Fête à Hen- 
riette, le récent film de Duvivier ; Le Gaucho ; Un 
Caprice de Caroline, avec Martine Carol. 

♦ Le » Plaza », présente à nouveau ; Autant en 
emporte le Vent, avec même prix des places (500 




Bagarres, avec Yvonne de Car 
exclusivité de deux semaines, ■ 
0 fr. avec 5.609 entrées. - Bruguièi 


HARFLEUR 


Partiellement slnis 
rlétés », d'Hnrfieur, 
Janvier dernier. 

Sous la direction 
Edouard Delamare, i 


portes le 15 


. actif directeur. M. 
e salle, de 450 places, 
a eie entièrement renovee. La toiture et le pla- 
fonnage ont été restaurés, les murs ont été peints 
et tapissés de rouge et de vert, des fauteuils < Ci- 
né-Sièges » en cuir ont été installés dans la salle 
et un éclairage fluorescent du plus bel effet a 
succédé à l'incandescence. La façade, exécutée, 
11 y a quelques mois, contribue il rendre accueil- 
lant ce sympathique cinéma, dont la cabine, équi- 
pée déjà d'appareils Klang-Film, a été dotée de 
lecteurs ae son » Europa ». 

Les Nouvelles Installations Philips 

Récemment, les Etablissements Philips viennent 
d’équiper ou de transformer, dans la région de 
Marseille, les salles ci-après : 

Salles équipées avec chaîne sonore complète, 
type 2.834 . - Artlstic » (Agde) ; » Casino Munici- 
pal » (Aix-en-Provence» ; ■■ Casino » (Istres) ; 
» Etoile » et « Lldo-Montolivet » (Marseille) ; « Co- 
rona » et • Odéon » (Nîmes). 

Salles équipées avec chaîne sonore complète, 
type 1.894 : »Lux », » Rex », » Variétés », » Vox » 
do » (Saint-Raphaël) ; 


les amplificateurs type 
). » Odéon » (Lamb( 


Salles équipées avec 
700/13 . 

» Trlanon » (Bédarrleux 
» I.a Plaine » (Marseille). 

Salles équipées avec redresseurs d’arc à valve 
type 1.001 ; 

« Lux ». • Rex », » Vox » (Béziers) ; » Eden 
(ChSteaurenard) ; « La Plaine » (Marseille). 

D'autre part, les nouveaux studios de Sainte 
Marthe, à Marseille, ont leur cabine de projectior 
équipée de matériel Philips, chaîne sonore hol 
landaise, avec lecteurs à lecture optique 
gnétlquc combinée. 


LA CiNÊMATOGRAPHiE FRANÇAISE 

LILLE 


melllé. Cette semaine, sensible redressement 
10.974.180 fr. pour 78.479 entrées, contre 8.206.005 
de recettes et 61.733 entrées la semaine précédente, 
soit augmentation de plus de 20 %. Succès dû au 
Gcvacolor Violettes Impériales. 

Le prix des places avait été augmenté et un 
gala, au profit du Comité de l'Enfance Malheu- 
reuse, précéda le 27 janvier. Triomphal succès 
plus de 400 places refusées. 


L'Affaire Cicéron, au tandem « Caméo Bcl- 
levue » : 2.098.480 fr.. 15.796 entrées. 

Carnaval au Texas, au - Capitole •• : 1.320.725 fr., 
9.423 entrées. 

L'He aux Femmes nues, » Le Régent » ; 1.093.635 
francs. 8.441 entrées (deuxième semaine en cours). 

L' Aigle rouge de Bagdad, au « Cinéchlc » : 
1.007.820 fr.. 7.718 entrées. 

Le Témoin de Minuit, au » Rcxy » ; G90.870 fr.. 


le mois de janvier ( 


1 janvier. . 
27 janvier 




8.891.215 350.61 


Ci-dessous, à t 
la statistique c 
mois de janvier 


La nette amélioration que nous avions enregis- 
trée la semaine dernière dans l’exploitation lil- 
loise des salles de première vision ic s'est mal- 
heureusement pas maintenue. 

Il est vrai que la « capitale des Flandres • 
vient de subir un retour offensif de froid (chutes 
de neige, verglas) qui a certainement empêché la 
clientèle de l’extérieur de se déplacer, en dépit 
de la programmation variée. 

Mais en dépit de la température glaciale, le 
film en Gevacolor de Richard Pottier. Violettes 

nombreux spectateurs. 

Viennent ensuite dans l’ordre 

Les Anges de la Rue, mélodrame de R. de Auda. 
« Capitole » : 1.219.510 fr., 8.884 entrées. 

L’Agonlc des Aigles, film historique en Gevaco- 
lor. de J. Alden-Delos, ■■ Famllia » : 1.212 1 G0 fr., 
9.041 entrées. A fait l'objet d'une soirée de gala 
au profit de la restauration du Château de Ver- 
sailles, le 4 février. 

Riche, Jeune et Jolie, comédie musicale c!e Nor- 
man Taurog, en Technicolor. » Caméo » : 933.200 
francs, 6.958 entrées. 

Capitaine de Castille, film d'aventures en Tech- 
nicolor de Henri King (reprise). » LUac » ; 741915 
francs, 5.922 entrées. 

L’He aux Femmes Nues, comédie d’Henri Le- 
page. « Le Régent » (2 semaines) : 1.833.910 fr., 
14.051 entrées. 

C’est arrivé à Paris, comédie d'Henri Lavorel. 


: Dohanne, •• Bellcvui 


Guillo More 111, « 


médie dramatique 


Warner Bros, présentera trois super-productions 
en couleurs à Lille : 

Vendredi 27 février 1953. ù 10 heures, au « Ci- 
néchlc » : La Maîtresse de Fer. 

Vendredi 6 mars 1953, â 10 heures, au « Ciné- 
chic » : I.e Miracle de Fatlma. 

Vendredi 13 mars 1953, à 10 heures, au « Rexy » : 
Le Corsaire Rouge. — T.-M. Cardlnaud. 


LA CiNÊMATOGRAPHiE FRANÇAISE 


PETITE MAMAN (G.) 

Comédie psychologique (94 min.) 
1V.O.-D.) 


Origine ; Allemande. 

Prod. : J. Stapenhorst-Carlton Film. 
Réal. : Joseph de Baky. 


CRITIQUES DES FILMS 

$ 21 Février 1953 $ 



L'INCONNU 

AUX DEUX COLTS (G.) 

(Dcputy Marshall) 


SCENARIO. — Ed. Garry (J. 
Hall), est à la recherche de deux 
criminels, Redwood et Northcy. Il 
découvre que les membres de la 
famille Masters, propriétaires d'un 
ranch, sont en danger. Après la 
mort de son père et de son oncle, 
Janet Masters )F. Langford) est 
menacée. Garry parviendra, après 
de multiples incidents, à abattre 
les coupables, qui sont les hom- 
mes qu'il recherche. Le calme re- 
venu et justice étant faite, Janet 
et Garry. après s’ètre longtemps 
affrontés, découvriront l'amour. 

REALISATION. — Sujet traité avec 
allant et dynamisme. De beaux exté- 
rieurs sauvages servent de champ 
d'action aux intrépides cavaliers du 
far-vvest. Le nombre important des 
personnages mêlés à l'action crée par- 
fois une certaine confusion dans le 
développement de l'Intrigue. Agréa- 

dans un scénario aux nombreuses 
scènes dramatiques. 

INTERPRETATION. — Jon Hall, 
dont les aptitudes artistiques sont très 
variées, est le personnage 
film. Aussi bon cavalier 
dieu, 11 est sympathique et passe 
avec aisance de la violence à l’hu- 

Langford, à l'amusante frimousse, 
est une sportive émérite qui. vêtue 
comme les covv-boys et maniant le 


Lundi dernier, à la réception donnée à la Maison de la Publicité, à l'occasion 
de la préparation du Gala, organisé le 26 février, au cinéma 1« Olympia ». 
pour le film de Jean Renoir. LE CARROSSE D'OR, sous le patronage de la 
Fédération Nationale de la Presse Française et de la Fédération de la Publi- 
cité, au bénéfice des Œuvres sociales de la Presse et de la Publicité, M A. 
Bayet, président de la Fédération Nationale de la Presse Française, converse 
amicalement avec M. Ray Ventura, coproducteur du film. 


Origine : Française. 

Prod. : Mlramar-Clné Sélection, 1952. 
Réal. : Georges Lacombe. 

Auteur : Adapt et dial, do J. Vlot 
Chef-Opérateur : Robert Le Fcbvre. 
Musique ; Louis Beydts. 

Décor* ; Henri Morin. 

Dlr. de Prod. : Gilbert Mahé 
Montage : Henri Taverna. 
Chof-Opérat du Son : J. Ricuh 
Interprètes : Jean _Marals_ 1 


CARACTERE. — Le Joune prodige 
Roberto Benzi a grandi II n'est plus 
l'enfant bouclé de Prélude à la Gloire. 
U est devenu un sympathique ado- 



lltés dramatiques et artistiques de scs 
principaux interprètes et présentant 
sous leurs meilleurs Jours ^cle beaux 

ce film plaira h tous les publics. Nom- 
breuses auditions d'œuvres musicales 
classiques. 

SCENARIO. — Le jeune et célè- 
bre chef d'orchestre, Roberto Benzi 
(R. Benzi), rencontre, au cours 
d'une tournée à Venise, son père, 
Lorenzo (J. Marais), grand pianiste 
déchu qui, s'adonnant d la bois- 
son, avait quitté le domicile conju- 
gal. La musique les rapproche, 
d'autant plus que Lucienne (J. Po- 
rel), mère de Roberto, n'a pas tou- 
jours compris les aspirations de son 
mari et de son fils. Pourtant, Lu- 
cienne aime toujours Lorenzo, et, 
soucieuse du bonheur de sa famille, 
elle parvient à guérir son mari de 
sa funeste passion, consolide les 
liens entre le père et le fils et as- 
siste à leur triomphe commun, au 
cours d’un concert qui sera la 
preuve de leur équilibre retrouvé 
et des promesses de l’avenir. 


REALISATION. — Excellent auteur. 
Jacques Viol a conçu un sujet fort 
intéressant, qui unit avec bonheur 
un captivant problème psychologique 
et les séquences musicales Justifiées 
par la présence de Roberto Benzi. 
Avec sa sensibilité bien connue, Geor- 
ges Lacombe a su traiter très habi- 
lement ce sujet, le rendre émouvant 
et plein d'attraits. Judicieuse utili- 
sation de beaux extérieurs d'Italie. 

INTERPRETATION. — Le rôle qui 
lui a été confié permet à Roberto 
Benzi d'exprimer dans leur plénitude 
ses dons de comédien. Ils complètent 
avec bonheur ceux qui ont établi sa 
gloire, à laquelle ce film participera 
certainement Pour la première fols, 
Jean Marais Joue un. rôle de père 

sympathique. Mais ce rôle réaliste, 
solidement charpenté, met bien en 
valeur son talent. Jacqueline Porel 
apporte toutes les ressources de sa 
sensibilité dans un rôle délicat. Les 
autres Interprètes jouent avec le 
maximum de conviction. — p R. 


Les extérieurs de 
"A DAY'S MISCHIEF" se feront 
sur la Côte d'Azur. 

+ Ce sera sur la Côte d'Azur que 

production Rank-Plnewood Studios 
A Day's Mischlef. d'après la nou- 
velle de Lesley Storm, produit par 
Antony Darnborougli, mis en scène 
par Anthony Pélissier avec comme 
principaux interprètes Gene Tlerncy, 
Léo Genn. Walter Fitzgerald. Maggc 
Jcnkins. Michaël Hordcn. C'est l'his- 
toire d'un professeur qui s'éprend 


élèves. 


fidélité, l'honnei 

Les prises de 
courant mors. 


commenceront 


LA DAME DE FATIMA (G.) 

(Scnora de Fatlma) 

Comédie dramatique biographique 
(95 min.) 

(V.O.-P .) 

Origine : Portugaise 

Prod. : Aspa - C. Gonzalez - Suevla 

Réal. ; Rafaël Gll. 

Auteur : Scén. et dial, de Vincent. 
Escrlva 

Chef-Opérateur : Michel Kclbcr. 

Interprètes : Inès Orsini, Fernando 
Rey. Tito Junco, J.-M. Lado. M.-R. 
Salgado, J. Nleto. M. Dulcc, F, Fer- 
nandez. ^ ^ ^ 

24 septembre 1952. ^ ^ ^ 

février 1953. 



SCENARIO. — Lucia Aloboru 
il nés Orsini), sa cousine Yacinte 
(Maria Dulcc), et son cousin Fran- 
cisco (José Nicto), gardant leurs 
moutons sur les collines prés de 
leur village de Fatlma, voient ap- 
paraître la Vierge. L’incrédulité 
quasi-générale leur vaut mépris, cl 
aussi punitions de leurs parents. 
Une seconde apparition dresse 
contre eux le gouverneur de la 
Province, Olivcira (Fernando Roy). 
Il menace en vain les enfants qui, 
même devant la mort, refusent de 
se récuser. Le 13 octobre 1917, jour 
où la Vierge a promis de faire des 
miracles, une foule énorme, mal- 
gré l’interdiction du Gouvernement 
se presse sous la pluie à Falima. 
Le soleil, à l'heure dite, crève les 
nuées et des miracles se produi- 
sent douant 70.000 personnes. Lu- 
cia voit la Vierge qui lui fait des 
prédictions depuis réalisées . nou- 
velle guerre, persécutions, qu'elle 
révèle à la foule qui l'entoure en 
priant. 

REALISATION. — Rafaël GU, avec 
une louable sobriété, a conservé au 
récit un caractère à la fols simple, 
naïf, Impartial dons une nmblancc 
néo-réallsle. Les séquences d'npporl- 


évltant toute grandiloquence. Les 
Images de Kelber sont toujours bleu 
éclairées. Le montage reste assez vif 
malgré une pondération voulue. 

INTERPRETATION. — Inès Or- 
sini Joue avec foi et ferveur. Elle 




LA CINEMATOGRAPHIE FRANÇAISE — - 

FRÉQUENTATION DES SALLES PARISIENNES D’EXCLUSIVITÉ 

(Les recettes sont communiquées à titre indicatif) 

FILMS 

DISTRIBUTEURS 

SALLES 

Nombre de places 
Nombre de séances 

PRIX 

PLACES 

SEMAINES 

DATES 

ENTREES 
de la semaine 

RECETTES 
de la 

SEMAINE 

TOTAL 

dos entrées 

TOTAL 

RECETTES 

Minimu 

n des entrées hebdomadaires 

n des entrées hebdomadaire® 

au cours de cette saison 
et de la dernière 

;LES AMANTS DE TOLEDE 

MARIGNAN 

1.670 pl. - 35 s. 

300, 350 fr. 



7.591 

2.393.876 

34.354 

10.952.594 

40.444 

N. C. 

28.984 (Kon-Tiki) 

6.173 

(Fr.) (Lux Films). 

MARIVAUX 

1.060 pl. - 35 s. 

300, 350 fr. 

du 11 

au 17 février 

8.640 

2.728.756 

33.970 

10.873.334 

35.698 

5.697 

23.698 (Messaline) 

5.285 


BIARRITZ 

028 pl. - 35 s. 

350 fr. 


13ème 

5.S42 

1.939.700 

132.183 

46.264.200 

15.903 

N. C. 

15.903 (Belles de Nuit). 

N. C. 

(Fr.-It.) (Gaumont Dist.). 

MADELEINE 

782 pl., 25 S, (5 j.). 

350 fr. 

du 6 

au 10 février 

6.008 

2.100.000 

170.773 

59.730.284 

22.832 

2.714 

19.622 (Belles de Nuit). 

4.920 

LE CHEMIN DE DAMAS 

| (Fr.) (Films Fernand Rivers). 

PAX-SEVRES 

1.399 pl. - 23 s. 

200 fr. 

du 11 

au 17 février 

7.265 

1.448.500 

16.875 

3.370.500 

N. C. 

N. C. 

20.461 (Le Grand Concert) 

N. C. 


MAX-LINDER . ... 
772 pl. - 35 s. 

180. 200, 

225 fr. 



4.256 

957.600 

9.849 

2.216.023 

N. C. 

N. C. 

12.081 (Dallas, Ville Frontière) 

1.131 J 

CONVOI DE FEMMES 

MOULIN-ROUGE . 
1.680 pl. - 35 s. 

250 fr. 


2ème 

8.534 

1.536.120 

19.641 

3.535.380 

N. C. 

N. C. 

13.886 (Carnaval au Texas) 

4.515 


LES VEDETTES . . 
505 pl. - 35 s. 

250 fr. 



3.450 

862.500 

6.820 

1.705.000 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

iDEUX DE L'ESCADRILLE 

(Fr.) (C.E.F.). 

LE FRANÇAIS 
1.106 pl. - 35 s. 

350 fr. 

du 6 

2ème 

au 12 février 

10.250 

3.034.000 

26.850 

7.378.560 

21.313 

2.932 

19.656 (De l’Or en Barres) 

3.860 


CINE-ETOILE . . . 
325 pl. - 35 s. 

200 fr. 



5.010 

1.002.000 

10.012 

2.002.400 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. ; 

(V.O.) (Sovcolor) (Pax Films). 

PLAZA 

450 pl. - 28 s. 

200 fr. 

du 11 

au 17 février 

5.520 

1.104.000 

11.127 

2.225.450 

N. C. 

N. C. 

N. C. I 

N. C. J 

L'HOMME TRANQUILLE 

(V.O ) (Technicolor) (Films F. Rivers) 

AVENUE 

600 pl. - 28 s. 

350 fr. 

du 6 

14ème 

au 12 février 

5.950 

2.023.000 

90.170 

30.644.700 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

'iL IMPORTE D'ETRE CONSTANT. 

(V.O.) (Eagle Lion) (Technicolor). 

BROADWAY 

420 pl. - 35; s. 

150. 300 fr. 

du 11 

7ème 

au 17 février 

4.610 

1.351.800 

35.670 

13.463.650 

13.450 

2.040 

11.575 (Films en Reliefs) 

N. C. 

L'INEXORABLE ENQUETE 

(Columbia). 

LE PARIS 

981 pl. - 35 s. 

300. 350 fr. 
(V.O.) 

du 6 

3ème 

au 12 février 

7.130 

2.197.500 

28.686 

8.894.500 

24.439 

2.350 

15.500 (Femme du Planteur) 

4.200 

IVANHOE 

AUBERT-PALACE 
676 pl., 10 s. (2 j.). 

250 fr. 


4ème 

1.2S1 

295.426 

27.592 

6.680.944 

17.182 

2.541 

14.125 (Le plus Joli Péché du 
3.154 Monde) 

(Technicolor) (M.G.M.). 

GAUMONT- THE. 
450 pl., 10 s. (2 j.). 

200 fr. 

11. 

t 12 février 

923 

171.513 

17.208 

3.310.748 

11.513 

1.571 

10.198 (Il est Minuit Docteur 

2.179 Schweitzer) 

LIMELIGHT 

(V.O.) (Artistes Associés). 

LE RAIMU 

383 pl. - 28 s. 

350 fr. 

du 6 

«février 

4.516 

1.354.800 

48.718 

14.509.400 

N. C. 

N. C. 

9.540 (Limelight). 

1.135 


BERLITZ . .... 

1.600 pl. - 21 s. 

300, 350, 

400 fr. 



11.850 

4.138.850 

52.150 

18.566.200 

30.320 

6.082 

7.390 Camillo) ! 

MANON DES SOURCES. 

(Fr.) (Gaumont-Dist.). 

COLISEE 

732 pl. - 21 s. 

400 fr. 
(V.O.) 

du R 


7.614 

3.039.949 

31.670 

12.644.639 

19.412 

2.039 

19.649 (Le Petit Monde de Don | 

5.828 Camillo) 


GAUMONT-PAL. 
4.670 pl. - 21 s. 

250, 300, 

350 fr. 



26.512 

7.738.390 

123.160 

36.081.988 

92.466 

10.611 

1 1.921 

LE MEDIUM 

(V.O.) (Cinédis). 

LE VENDOME ... 
440 pl. - 28 s. 

350 fr. 

du 11 

au 17 février 

4.150 

1.245.000 

8.867 

2.660.000 

10.160 

î.eos 

10.160 (Los Olvidados) 

1.609 

LE MONDE LUI APPARTIENT 

REX 

3.292 pl.. 10 s.i <2 j.). 

300, 350 fr. 

11 

12 février 

2.259 

574.535 

48.821 

12.427.120 

80.061 

8.838 

54.973 (La Flèche et le Flam- 
8.838 beau) 

(Universal). 

NORMANDIE 

1.382 pl. - 35 s. 

250, 300, 

350 fr. 

du 4 

2ème 

au 10 février 

10.118 

3.007.300 

23.427 

6.975.250 

N. C. 

N. C. 

30.093 (Limelight). 

4.590 


ELYSEE-CINEMA 

528 pl. - 35 s. 

300 fr. 

(V.O.) 



3.860 

1.154.800 



N. C. 

N. C. 

12.090 (Histoire de Détective) 

2.060 

PLUME AU VENT 

PARAMOUNT ... 
1.903 pl. - 35 s. 

150, 200. 
250, 300 fr. 


1ère 

19.748 

4.494.730 



43.553 

8.298 

8.296 

(Fr.) (Cocinor). 

PALAIS-ROCHEC 
1.667 pl. - 35 s. 

190. 210, 

230 fr 

du 6 

au 12 février 

9.827 

1.80G.971 



27.715 

2.777 

2.777 


SELECT-PATHE . 
1.000 pl„ 35 s. 

200, 260 fr 



7.374 

1.389.300 



13.763 

2.220 

3.763 (Samson et Dalila) 

2.229 

QUITTE OU DOUBLE 

OLYMPIA 

1.862 pl. - 28 s. 

225. 250 fr. 

280 fr. 

du 6 

1ère 

tu 12 février 

12.124 

3.733.000 



N. C. 

N. C. 

.176 (Femme du Planteur) 

N. C. 


RITZ 

800 pl. - 35 S. 

150, 180. 

200 fr. 

du 11 

au 17 février 

6.878 

1.206.110 



17.614 

2.583 

1.009 (Fauve en Liberté) 

3.993. 

UMBERTO D 

(V.O.) (Cinédis). 

PANTHEON 

353 pl. - 35 s. 

160. 180 fr. 

du 11 

2ème 

au 17 février 

4.424 

675.940 



7.914 

1.280 

7.969 (Jeux Interdits) 

1.280 


LES IMAGFS 

789 pl. - 35 s. 

200 fr. 


2ème 

5.623 

1.064.285 

13.184 

2.497.455 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

(Technicolor) (Universal). 

332 pl. - 35 s. 


du 6 

au 12 février 

3.300 

957.000 

7.790 

2.259.100 

N. C. 

N. C. 

N. C. 

N. C. 


800 pl., 25 s. <5 j.). 

200 fr. 

du 6 

au 10 février 

4.130 

736.740 

11.121 

1.972.310 

17.614 

1.009 (Fauve en Liberté) 

UN TRESOR DE FEMME 

(Fr.) (Sirius). 

MADELEINE . . . 
782 pl. - 35 s. 

350 fr. 

1ère 

du 11 au 17 février 

10.684 

3.737.000 



22.832 

2.714 

19.622 (Belles de Nuit). 

4.920. 


Une Promotion du Cinéma 
dans la Légion d’Honneur 

Le décret du 31 janvier 1953, portant promo- 
tion et nomination dans l’Ordre de la Légion 
d’Honneur au titre de l’Industrie et de l’Ener- 
gie, peut véritablement s’appeler « Promotion 
du Cinéma •> par l'importance et le nombre de 
personnalités du métier qu’il élève. 

Au grade d'Officier : 

M. Fourré-Cormeray (Michel), conseiller ré- 
férendaire à la Cour des Comptes, directeur 
honoraire du Centre National de la Cinéma- 
tographie. 

M. Debrie (André-Victor-Léon-Clément) , cons- 
tructeur de matériel cinématographique (Eta- 
blissements André Debrie). 

AI. Moreau (.Georges-Paul-Emile), adminis- 
trateur et directeur commercial de la Société 
Kodak-Pathé. 

Au grade de Chevalier : 

M. Coûtant (André-Clément) , directeur de 
société industrielle (Société de Constructions 
Modernes Cinématographiques) . 

M. Delannoy (Jean-François-Henri) , adminis- 
trateur de l'Institut des Hautes Etudes Ciné- 
matographiques (metteur en scène). 

AI. Parent (André-Auguste), inspecteur de 
l’Industrie et du Commerce (directeur général 
adjoint du Centre National de la Cinémato- 
graphie) . 

Nous présentons à chacun d'eux nos affec- 
tueuses félicitations. 


Le HL Festival du Film 
de Berlin 

C’est du 18 au 28 juin que se tiendra, cette 
année, le IIP Festival du Film de Berlin ; les 
invitations ont été adressées à 45 nations ; déjà 
12 pays ont annoncé leur participation, dont 
la France, l’Italie, la Grande-Bretagne, les 
Etats-Unis, la Suisse, le Canada. 

Les projections auront lieu cette année en- 
core dans deux salles « en vue » du Kurfur- 
stendamm, qui est à Berlin le « Boulevard du 
Cinéma ». 

Outre les projections de films, diverses ma- 
nifestations sont prévues : réunions d'experts, 
d’artistes, expositions diverses. — P. M. 


Cette année encore les 
Artistes Associés semblent 
devoir triompher dans 
le combat des « Oscars » 

Les Artistes Associés (United Artlsts Corpora- 
tion), qui ont remporté ces deux dernières années 
les Oscars de la meilleure interprétation mascu- 
line (José Ferrer et Cyrano en 1951, Humplirey 
Bogart et La Reine Africaine en 1952), sont, une 
fois de plus, parmi les favoris dans la grande 
compétition américaine. 

Les résultats définitifs ne doivent être procla- 
més que le 19 mars, mais les premiers pointages 
ont permis d’établir une sélection des concurrents 
le plus souvent désignés, et qui participeront à 
la grande finale. 

Parmi les résultats annoncés officiellement cette 
semaine, les points suivants sont acquis : 

Candidats ayant obtenu le plus grand nombre 
de voix pour : 

Oscar du meilleur interprète masculin : Gary 
Cooper (pour Le Train sifflera trois fois), et José 
Ferrer (pour Moulin-Rouge). 

Parmi les « outsiders ►, Kirk Douglas (qui, rap- 
pelons-le, tourne actuellement le film d'Anatole 
Litvak pour les Artistes Associés). 

Oscar du meilleur film : Le Train sifflera trois 
fols (à égalité avec L'Homme Tranquille). 

Oscar du meilleur metteur en scène : Fred Zin- 
neman (pour Le Train sifflera trois fois), John 
Huston (pour Moulin-Rouge). 

D'une façon générale. Le Train sifflera trois fols 
(déjà sorti par les Artistes Associés) et Moulin- 
Rouge (qui va être présenté très prochainement 
en France), sont les grands favoris. Moulin-Rouge, 
notamment, a bénéficié de sept nominations, ce 
dont aucun autre film ne peut s'enorgueillir. 
Parmi les sept nominations de Aloulln-Rougc : 

— Oscar du meilleur film. 

— Oscar de la meilleure mise en scène (John 
Huston). 

— Oscar du meilleur Interprète masculin (José 
Ferrer). 

— Oscar du meilleur film en couleurs. 

Oscar^ de^ la^ meilleure partenaire féminine 


LA CiNÉMATOGRAPHl'E FRANCAÎSE 

UNE NOUVELLE MÉTHODE 
DE PROTECTION 
ET DE DÉRAYAGE DES FILMS 

Les Laboratoires Maurice DAEMS 
viennent de terminer la mise au point 
d'un nouveau procédé de protection 
des films, dénommé « ÂCETALAC >.. 

Au cours de cette opération, un col- 
lodion spécial, conçu et fabriqué dans 
leurs laboratoires, est appliqué sur 
l'image et la piste sonore sans atîein- 
dre les perforations. La couche mince 
et résistante de ce produit assure à 
la pellicule (support triacétate), une 
protection inégalable en lui conser- 
vant sa souplesse naturelle. 

Ensuite, les perforations sont trai- 
tées à l'aide d'une paraffineuse mar- 
ginale qui, les enduisant de paraf- 
fine liquéfiée, facilitera les premiers 
passages. Ce procédé est dénommé, 
en Angleterre et aux U.S.A., le 
« Waxage ». 

« ACETALAC » offre, par la suite, 
la possibilité d'un dérayage intégral 
des films accidentés 35 mm. et 16 mm. 

Le relavage dans un bain spécial 
élimine complètement la couche pro- 
tectrice affectée par les rayures et 
autorise un nouveau vernissage de 
la bande. 

Cette méthode de dérayage est en- 
tièrement originale et permet pour la 
première fois la récupération des co- 
pies rayées en format 16 mm. 


MOR&VIÆ salue ROSSELLINI 


" Europe 51" porte à l'écran 
des questions habituellement 
bannies, écrit le romancier. 


Dans le grand hebdomadaire italien Europeo, 
le romancier Alberto Moravia publie une lon- 
gue étude sur le dernier film de Roberto Ros- 
sellini : Europe 51. 

Il évoque à ce sujet la grande fleure nml 
connue de Simone Weil : « Simone Weil, doc- 
teur en philosophie et en mathématiques, poly- 
glotte, philologue, femme de lettres et essayislc 
en matière politique, sociale et religieuse, per- 
sonnifia à la perfection cette position de troi- 
sième force ou européenne à laquelle Rossellini 
semble vouloir faire allusion avec le titre am- 
bitieux de son film. Simone Weil, en fait, vécut 
plus ou moins les mêmes expériences que l’hé- 
roïne Irène vit dans le film : elle s’est penchée 
vers les communistes pour déclarer ensuite ■ 
« La révolution est l’opium du peuple » ; elle 
avait, Israélite, accepté le christianisme mais 
n’avait jamais voulu se plier à la pratique ca- 
tholique ; pour vivre la condition ouvrière, elle 
était devenue ouvrière elle-même aux Usines 
Renault et en tira la conclusion, comme Irène, 
o que le travail moderne est une malédiction 
qu’aucune révolutioin ne pourra jamais alléger 
ni modifier ». 


: rendre 


Après un long parallèle entre la vie réelle 
de Simone Weil et l’affabulation d 'Europe 51. 
Moravia conclut en saluant le film qui a 4 13 
grande qualité d’avoir porté à l’écran des ques- 
tions qui en sont habituellement I ’ 

ce sens, ce film est stimulant II 
hommage à Rossellini pour son courage e» 
impétuosité. Mais il est surclassé par limer- 
’ Bergman qui démontre queue 
i’est passionnée, identifiée 3 
et ingrat personnage. Cette 
extraordinaire actrice n’avait sans doute- J a,n3 
encore donné d’une manière aussi saisissame- 
vibrante et communicative la mesure de sa 
talent ». 


prétation d’Ingrid E 



LA PRODUCTION 

FICHES TECHNIQUES - Une nc 


LA CINEMATOGRAPHIE FRANCAÎSE 

FRANÇAISE 


>uvelle version dans un cadre moderne de 

"LA NUIT EST A NOUS" 

avec Simone RENANT et Jean DANET 


HOLD-UP 

litre : HOLD-UP I titre provisoire). 
Prod. : C.C.F.C. 

Réal. : Georges Lacombe. 

Assist.-Réal. : Roger Dallier. 

Auteurs : Scén. orig. de J. Celhay, 
d’après une nouvelle de Jacques 
Constant. 

Adaptation : J. Celhay. 

Dial. : J. Celhay. 

Chef-Opérateur : Philippe Agostini. 
Opérateur : Jean-Marie Mailhols. 
Assist.-Opérateur : Robert Foucard. 
Musique : Francis Lopez. 

Décors : Léon Barsacq. 
Asssist.-Décorateur : André Bakst. 

Dir. de Prod. : François Harispuru. 
Montage : Raymond Leboursier. 

: Chef-Opérat. du Son : Jacques Dal- 
* lois. 

Recorder : Fernand Janisse. 

Perchman : Chichiniou. 

Photographe : Lowenthal. 

Script-Girl : Colette Crochot. 

Régisseur général : Fred Hérold. 
Régisseurs extérieurs : Mérangel, 

‘i Charles Chieusse. 

Accessoiristes : Marcel Dosnon, Du- 
val. 

Secrétaire de Prod. : Sleurai. 
Maquilleur : Bonnemaison. 
Assist.-Maquilleur : Monique Isnard. 
Coiffeur : Trieste Sarnelli. 

Habilleuse : Germaine Hoden. 
Tapissier : Micheline Bonnet. 
l'Enregistrement : Western. 

Studios : Boulogne. 

Extérieurs : Paris, Région parisienne. 
Commencé le : 15 janvier 1953. 
Propagande : Columbia (Mme Bois- 
nard). 

Interprètes : Jean Gabin, Madeleine 
| Robinson, Robert Dalban, Suzanne 
Dantès, Luce Fabiole, J. -J. Delbo, 
Georges Vitray, Guérini, Arthur Be- 
ver, Marbot, Françoise Soulié, Ga- 
by Basset, Rognoni. 

Sujet (genre) : Policier. 

Cadre-époque : Moderne. 

Résumé du scénario. — - Grâce aux 
bonnes relations de Pierre Ruffin (J. 
Gabin), Madeleine (M. Robinson), 
trouve une situation de professeur et 
une grande amitié naît entre eux. 
Un soir, Madeleine trouve Pierre 
blessé d’une balle à l'épaule. Peu de 
temps après, le scandale éclate : 
Pierre est un redoutable gangster. 
Traqué et à bout de ressources, Ma- 
deleine lui vient en aide. Puis se 
sentant suivie par la police, cesse 
d’aller aux rendez-vous. Se croyant 
abandonné, Pierre cherche à la re- 
voir. Et c’est une poursuite infernale 
sur les bords de la Seine. Blessé, 
Pierre se laisse tomber à l’eau, tandis 
que sur la berge, Madeleine court 
vers l’homme qu’elle aime, sans se 
douter qu’il vient de couler à l’en- 
droit même où elle se trouve. 
+ 

♦ Ayant achevé Le Grand Méliès, 
dont la présentation est attendue, 
Georges Franju a réalisé un court 
sujet destiné aux Télévisions améri- 
caine et française : La Leçon de Ma- 
dame Curie. Tout, dans ce film, lieux, 
objets, est authentique. 


LA NEIGE ÉTAIT SALE 


Titre : LA NEIGE ETAIT SALE. 
Prod. : Tellus Films. 

Vente à l’étranger : Tellus Films. 
Réal. : Luis Saslavsky. 

Assist.-Réal. : Pierre Chevallier, Louis 
Letuve. 

Auteurs : Roman de Georges Sime- 
non. 

Adaptation et dialogues : André Ta- 
bet et Luis Saslavsky. 
Chef-Opérateur : André Bac. 
Cameraman, : Jacques Natteau. 
Assistants-Opérai. : Roland Paillas, 
Hugo. 

Musique : René Cloërec. 

Décors : René Moulaërt. 
Assistant-Décor. : Roger Briaucourt. 
Dir. de Prod. : F. Bukofzer. 

Montage : Isabelle Elman. 
Assistant-montage : Delbut. 
Chef-Opérat. du son : Robert Biard. 
Recorder : André Soler. 

Perchman : Victor Revelly. 
Photographe : Lim.ot. 

Script-Girl : Régine Hemou. 
Régisseur général : Jean Mottet. 
Régisseur adjoint : Roger Descofle. 
Régisseur extérieurs : Georges Fluet. 
Accessoiristes : Maurice Terrasse, Re- 
né Vilecoq. 

Secrét. de Prcd. : Paulette Haren. 
Maquilleur : Anatole Paris. 
Assist.-Maquil. : Yvette Pieop. 
Habilleuse : Mary vomie Le Dantec. 
Enregistrement : Omnium Sonore. 
Studios : Photosonor. 

Extérieurs : Strasbourg. 

Commencé le : 4 décembre 1952. 
Propagande : René Weiss. 

Interprètes : Daniel Gélin, Valentine 
Tessier, Daniel Yvernel, Véra Nor- 
man, Nadine Basile, Jo Dest, Bal- 
pétré, Paul Faivre, Pierre Duncan, 
Marie Mansard, Camille Guérini. 
Sujet (genre) : Drame psychologique 
policier. 

Cadre-époque : 1942. 

Résumé du scénario. — Dans un 
village alsacien, la mère (V. Tessier) 
de Frank (D. Gélin) a ouvert une 
maison de tolérance, fréquentée par 
les officiers allemands. Pour ne pas 
juger sa mère, Frank décide de des- 
cendre plus bas encore. Il poignarde 
un officier et abat, pour la voler ,1a 
vieille dame qui l’avait hébergé. 
Frank sera fusillé, mais avant de 
mourir, sa mère et la jeune fille qui 
l'aimait parviendront à lui donner le 
bonheur auquel il n'avait pas cru. 


"DARDAMELLE" 

•i* C’est le 23 février, à Aix-en-Pro- 
vence, que sera donné le premier 
tour de manivelle de Dardameiîe, 
une production de la Sté Nouvelle 
des Films Marcel Pagnol, mise en 
scène par Henri Verneuil, d’après la 
pièce de A. Mazoud ; adaptation et 
dialogues de Marcel Pagnol. Les 
principaux interprètes en seront Fer- 
nandel, Jacqueline Pagnol, Arius, 
Berval. Les images seront d'André 
Germain. 


La pièce célèbre de Henry Kiste- 
maeckers avait inspiré à Henri Fes- 
court un excellent film qui fut une 
des premières productions parlantes 
françaises. Henri Ullmann, un des 
pionniers de notre cinéma, qui comp- 
te à son actif la réalisation de plus 



Simone Renant et Jean Danet, prin- 
cipaux interprètes de LA NUIT EST 
A NOUS. 

de cent films, a entrepris cette nou- 
velle production qui marque sa 
reprise d’activité après une éclipse 
de quinze ans, due à la guerre. 

Le producteur a préféré choisir un 
sujet ayant fait ses preuves. Fran- 
çois Chalais, auteur de l’adaptation 
et des dialogues, en a modifié le ca- 
dre, remplaçant la célèbre course 
automobile italienne de Targa Fiorio 
par une compétition d'avions à réac- 
tion, mais a respecté l'intrigue et les 
situations dramatiques. 

Le film est réalisé en Gevacolor 
dans des décors de Jacques Colom- 
bier très étudiés au point de vue 
coloris. Afin d’éviter les tâtonnements 
inutiles durant les prises de vues, le 
chef-opérateur, Nicolas Hayer, a pro- 
cédé préalablement à de nombreux 
essais en ce qui concerne les décors, 
les maquillages et les tissus choisis 
pour les costumes. 

Jean Stelli, qui met en scène ce 
film se déroulant en grande partie 
dans les milieux de l’aviation, s'est 
longuement documenté auprès de Ro- 
bert Morane afin de ne commettre 
aucune erreur technique et de ne 
rien laisser au hasard. 

Les extérieurs se dérouleront en 
grande partie sur un terrain d’avia- 
tion dont le nom est tenu secret. Au- 
cun étranger à la production ne 
pourra approcher les techniciens au 
cours de ces prises de vues dans les- 
quelles les plus récents modèles 
d’avions à réaction tiendront la ve- 
dette. 

Simone Renant. principale interprè- 
te du film, créera le rôle d’un pilote 
d’essai qui, malgré son dangereux 
métier, n'en reste pas moins femme. 
L’artiste plein d'avenir, Jean Danet. 
sera son partenaire, tandis que Jean 
Murat, qui interprétait ce personnage 
capital dans la première version, se 
voit attribuer cette fois une nouvelle 
création mieux adaptée à son âge. 
Mary Meade, qui devait interpréter 
le rôle d’une artiste de music-hall 
américaine, immobilisée par une ma- 
lencontreuse jaunisse, a été rempla- 
cée par Virginia Keiley, qui vient de 
tourner récemment dans Moineaux 
de Paris. Jean Debucourt joue avec 
autorité un rôle de chef. 

Dans cette oeuvre dramatique, nous 
suivrons le développement de la 


passion d’une femme pour un héros 
de l'aviation que les suites d’un ac- 
cident empêchent de piloter. Déses- 
pérée en apprenant que l’aviateur est 
déjà marié, la jeune femme cher- 
chera la mort mais, triomphant de 
tous les périls, se retrouvera inani- 
mée dans les bras de l’homme 
qu’elle avait cru perdu pour elle. 

G. Turquan. 


FICHE TECHNIQUE 


LA NUIT EST A NOUS 


Titre : LA NUIT EST A NOUS (Geva- 
color). 

Prod. : Henri Ullmann, de la Com- 
pagnie Nouvelle du Cinéma. 

Vente à l'étranger : Cie Nlle du Ci- 
néma. 

Réal. : Jean Stelli. 

Assist.-Réal. : Jean Lefèvre, Jacques 
Sorkine. 

Auteur : Pièce de théâtre d’Henry 
Kistemaeckers. 

Adaptation : François Chalais et 
Henri Vendresse. 

Dialogues : François Chalais. 
Chef-Opérateur : Nicolas Hayer. 
Cameraman : Noël Martin. 
Assist.-Opérateurs : Paul Souvestre, 
Pierre Charvein. 

Musique : René Sylviano. 

Lyrics : Chansons de Vincent Scotto. 
Décors : Jacques Colombier. 
Assist.-Décorateurs : Jean André, 
Jean Taillandier. 

Dir. de Prod. : Roger Le Bon. 
Montage : Paul Cayatte. 
Assist.-montage : Nicole Colombier. 
Chef-Opérat. du Son : Jacques Lebre- 
ton. 

Recorder : Sinianian. 

Perchman : Paul Rubin. 

Photographe : André Dinot. 
Script-Girl : Marie-Thérèse Cabon. 
Régisseur général : Marcel Bryau. 
Régisseur adjoint : Robert Bossis. 
Régisseurs extérieurs : Albert Volper. 
Accessoiristes : Basile Morose. 
Secrétaire de Prod. : Yvonne Rocques. 
Couturiers : Jacques Heim. Tricots 
sport de Renée Collard. 

Maquilleur : Arakelian. 
Maquilleuse-coiffeuse : Lucette Denns. 
Habilleuses : Lucie Dauphin et Mlle 
Alibert. 

Tapissier : Maurice Bourbotte. 

Studios : Franstudio, à Joinville. 
Extérieurs : Melun, Villaroche. 
Commencé le : 7 janvier 1953. 
Propagande : Presse-Films. 
Interprètes : Simone Renant, Virgi- 
nia Keiley, Huguette Vergme, Ger- 
maine de France, Jean Danet, Jean 
Debucourt, Jean Murat, Paul Pavel, 
Jacques Denoël, Jacques Butin. 
Christian Lude, Paul Barge. 

Sujet (genre) : Drame d’amour. 
Cadre-époque : Bureaux d’Etudes et 
Centre d’Entraînement des pilotes 
d’essais de prototypes. Paris à notre 
époque. 

Résumé du scénario. — Pilote d’es- 
sais, Françoise Chozat (S. Renant), 
ne vit que pour son dangereux mé- 
tier. Elle rencontre l’Amour sous les 
traits d’Alain Brécourt (J. Danet). En 
découvrant qu' Alain a été marié, — 
qu’il n’est pas divorcé, — Françoise, 
devenue sa maîtresse, souffre de ce 
mensonge. Elle tente de se suicider 
en vol. L’accident paraît inévitable. 
Il ne se produira pas. L’appareil s’est 
posé sur la piste... On en retire 
l’aviatrice inanimée. Françoise revient 
à elle et découvre, près du sien, le 
visage anxieux d’Alain avec la certi- 
tude d’un bonheur auquel elle ne 
croyait plus. 


LES CRITIQUES 
DE NOTRE DERNIER NUMÉRO 
(N 1505 > 14 lévrier 1953) 

PZ\ Q. j? j g . 

MOINEAUX DE PARIS. 90*. Dist. : CINE-SELECTION. 

LES PREMIERS JOURS. 95*. Dist. : PROCINEX. 

UN HOMME PERDU, 90*. Dist. : ARS FILM. 

PAGE 20 : 

LES MUSICIENS DU CIEL, 85*. Dist. : CINE-SELECTION. 
SATAN CONDUIT LE BAL, 86'. Dist. : DISCIFILM. 
MAISON DE RENDEZ-VOUS. 90'. Dist. : SONOFILM. 


V |tf Er V II IVI F» APPAREILS DE PROJECTIONS CINEMATOGRAPHIQUES SONORES 

rtA , S,,.rJs yJILÆ;. cinemeccanica-milan 






LA CINEMATOGRAPHIE FRANCAÎSE * _ 

CRITIQUES DES FILMS 

L 21 Février 1953 — i 


“ LES AMANTS DE TOLÈDE ” 
attirent la £oule des spectateurs parisiens 



Le seul vrai jugement sur un film est celui du public. Ce document pris 
au « Marignan » de Paris durant la première semaine d’exclusivité du grand 
film international d’Henri Decoin, LES AMANTS DE TOLEDE, est infiniment 
plus important que toute argumentation. 

(Photo Lux Films.) 


LE CARROSSE D'OR (G.) 

Conte humoristique (98 min.) 
Technicolor 
(V.O.-D.) 


Origine : Franco-Italienne. 

Prod. : Panaria Film-Hoche Produc- 
tions, 1952. 

Réal. : Jean Renoir. 

Auteurs : Inspiré de la pièce de Pros- 
per Mérimée, « Le Carrosse du 
Saint-Sacrement ». adapt. de J. Re- 
noir, A. Avanzo et G. Macchi. 

Chef-Opérateur : Claude Renoir. 

Musique : Extraits des œuvres d’ An- 
tonio Vivaldi. 

Décors : Mario Chiari. 

Dir. de Prod. : V. Brosio et G. Bor- 
dogni. 

Montage : M. Serandrei, D. Hawkins. 

Chef-Opérat. du Son : J. de Bretagne, 
O. del Grande. 

Interprètes : Anna Magnani, Duncan 
Lamont, O. Spadaro, R. Rioli, P. 
Campbell, N. Fiorelli, G. Higgins, 
Dante, G. Mathews, R. Truman, E. 
Altieri, R. Chiantoni, G. Tedeschi, 
A. Kolner, A. Medini, les frères Me- 
dini, J. Pasetti, W. Tubbs, C. Ma- 
thews, F. Keeling, L. Marengo et 
Jean Debucourt. 

Présentation à la presse (Paris) : 11 
février 1953. 


CARACTERE. — Inspiré de la pièce 
de Mérimée, le « Carrosse du Saint- 
Sacrement », dont il ne subsiste que 
peu de choses. Renoir a renouvelé 
entièrement l’intrigue dans laquelle 
on retrouve le personnage principal 
de la comédienne, le carrosse d’or, 
symbole de la vanité humaine et de 
l’évêque, qui apporte la conclusion. 
Le cadre change également. Au lieu 
du Pérou, le lieu choisi est du XVTU>' 
siècle, une eolonie espagnole non dé- 
signée et la troupe de comédiens am- 
bulants comprend les personnages 
classiques de la « comedia dell’Arte ». 
Réalisé en Italie, le film subit l’in- 
fluence de ce pays où tout est théâ- 
tral. C’est ce qu’a voulu le grand met- 
teur en scène, qui a choisi comme 
vedette la célèbre comédienne ita- 
lienne Anna Magnani et qui a illus- 
tré par la couleur cette composition 
où la fantaisie et l'humour tiennent 
une large place. 

SCENARIO. — Le Vice-Roi (D. 
Lamont), d’une lointaine colonie, 
s’ennuie au milieu de sa petite cour. 
La monotonie est rompue par l’ar- 
rivée le jour même du somptueux 
carrosse d’or qu’il a commandé et 
d’une troupe de comédiens. Camïlla 
(A. Magnani), l’étoile, qui est ac- 
compagnée de son soupirant, Felipe 
(P. Campbell), éveille l’amour de 
Ramon (R. Rioli), le célèbre toréa- 
dor et suscite la passion violente 
du Vice-Roi, qui en fait sa favorite, 
l’amène à la cour et lui offre son 
carrosse. Camilla ne reste pas in- 
différente aux hommages de ses 
soupirants. Voyant les drames que- 
son amour suscite à la cour, et la 
rivalité qui oppose Ramon et Fe- 
lipe les armes à la main, Camilla 
fait don du carrosse à l’évêque, 
puis, ayant renoncé à la fortune et 
à l'amour, elle retourne au théâtre, 
plus vrai et plus sincère que la vie. 

REALISATION. — Jean Renoir a 
orchestré avec la science et le sens 
artistique qui lui sont propres un 
thème classique qu’il a profondément 
marqué de sa personnalité. Tout est 
équilibré, mesuré, dosé, dans cette 
œuvre à laquelle on ne pourrait rien 
trouver à ajouter ou à retrancher. 
L’emploi habile de la couleur, dans 
d^s tons éclatants, souligne le con- 
v.aste entre les personnages bigarrés 
de la comédie italienne et les ensem- 
1 ' ; séduisants des décors et des cos- 
tumes de cour. Les caractères princi- 
paux *nt tous un relief étonnant et 
leur comportement est minutieuse- 
ment étudié. 

INTERPRETATION. — Anna Ma- 
gnani, aux superbes dons de comé- 
dienne, donne à sa création une allure 
très personnelle aux accents profon- 
dément humains. Son jeu pittoresque 
et varié dénote une belle compréhen- 
sion d’un personnage fantaisiste 
qu’elle anime avec intelligence et ta- 
lent. Les trois amoureux, Duncan La- 
mont, Riccardo Rioli et Paul Camp- 
bell, de caractères très différents, 
mettent leurs qualités variées de co- 
médiens au service de rôles parfaite- 
ment adaptés à leur nature. Oduardo 
Spadaro est un excellent Pantalon 
sensible et vrai. L’ensemble de l’in- 
terprétation, bien en place, donne 
toute sa valeur à chaque personnage. 

G. T. 


LE SENTIER DE L'ENFER (G.) 

(Warpath) 

Western (86 min.) 
Technicolor 
(V.O.) 


Origine : Américaine. 

Prod. : Nat Holt, 1951. 

Réal. : Byron Haskin. 

Auteur : Histoire et scénario de 
Frank Gruber. 

Chef-Opérateur : R. Rennahan. 
Musique : Paul Sawtell. 

Dir. artistique : John Goodman. 
Décors : Robert Priestly. 

Montage : Philip Martin. 
Chef-Opérat. du Son : Gene Merritt. 
Interprètes : Edmund O’Brien, Dean 
Jagger, Forrest Tucker, H. Carey 
Jr„ P. Bergen, J. Millican. 

Première représentation (Paris) : 21 
janvier 1953. 


CARACTERE. — Un régiment de 
cavalerie participe à cette aventure 
à laquelle la réalisation en couleurs 
apporte un élément photogénique. 
L’accompagnement d’un convoi par 
les militaires est très spectaculaire, 
ainsi que les attaques des Sioux. Des 
combats acharnés, d’inévitables ba- 
garres donnent le style classique à 
ce film de mouvement et d’aventures. 

SCENARIO. — John Vickers (E. 
O’Brien), dont la fiancée, blessée 
par trois malfaiteurs, est morte 
après une longue maladie, a résolu 
de se venger. Ayant abattu un des 
criminels, il s’engage dans un régi- 
ment où il sait que se trouvent les 
coupables. Le sergent O’Hara (F. 
Tucker) est l’un d’eux et le popo- 
tier Quade (D. Jagger) l’autre. 
Après des péripéties émouvantes, 
les ennemis de Vickers périront de 
la main des Sioux et John pourra 
aimer en toute quiétude l’innocente 
Molly Quade, fille du popotier. 

REALISATION. — Les épisodes 
spectaculaires très nombreux, batail- 
les rangées, attaques du convoi, dan- 
ses des Sioux, exécution des prison- 
niers, sont mis en valeur habilement. 
L’intrigue est bien menée et l’exécu- 
tion technique très sûre. Le sujet se 
prêtant particulièrement bien à la 
couleur comporte de très belles ima- 
ges. L’esprit d’abnégation des mili- 
taires domine les rancunes person- 
nelles. 

INTERPRETATION. — Edmond 
O Brien, au jeu puissant et très 
mâle, est parfaitement adapté à son 
rôle de militaire audacieux. Forrest 
Tucker est énergique et met en va- 
leur ses dons scéniques dans un rôle 
antipathique, tandis que Dean Jag- 
ger est un peu froid dans sa sobriété. 

G. T. 


L'HOMME A L'AFFUT (G.) 

(The Sniper) 

Policier psychologique (83 min.) 
(V.O) 

Origine : Américaine. 

Prod. : Stanley Kramer, 1952 

Réal. : Edward Dmytryk. 

Auteurs : Scén. de H. Brown, d’après 
un récit de Edna et Edward Anhalt. 

Chef-Opérateur : Burnett Guffey. 

Musique : George Antheil. 

Dir. artistique : Walter Holscher. 

Décors : James Crowe. 

Montage : Aaron Stell. 

Chef-Opérat. du Son : Frank Good- 
win. 

Interprètes : Adolphe Menjou, Ar- 
thur Franz, Gerald Mohr, Marie 
Windsor, F. Faylen, R. Kiley, M. 
Dwyer, J. Novello, S. Miller. 

Première représentation (Paris) : 4 
février 1953. 


CARACTERE. — Etude du cas cli- 
nique d’un maniaque qui ne peut 
s'empêcher de tuer. Démonstration de 
la responsabilité générale encourue 
par l’humanité qui ne se préoccupe 
pas suffisamment de soigner les mala- 
des dangereux ou de les mettre hors 
d’état de nuire. Problème intéressant 
traité sur le mode angoissant, avec 
en tête de l’interprétation Adolphe 
Menjou et Arthur Franz. 

SCENARIO. — Edward ‘■Miller 
(A. Franz), est un maniaque re- 
foulé qui, à l’affût avec un fusil 
à longue portée, tue des femmes. 
Il cherche en vain à attirer sur lui 
l’attention des médecins. La police, 
dirigée par l’inspecteur Kafka (A. 
Menjou), le recherche, tandis que 
la liste de ses victimes s’allonge 
et que les autorités locales s’émeu- 
vent. Miller sera enfin arrêté chez 
lui et se rendra, en larmes, à Kafka. 

REALISATION. — Edward Dmy- 
tryk, l’excellent réalisateur de Cross- 
fire et Donnez-nous aujourd’hui, a su 
créer l'atmosphère avec talent. Il tire 
des effets saisissants d’images très 
simples et de passages muets qu’une 
musique très sobre accompagne. L’in- 
térêt constamment soutenu et très 
prenant atteint l’angoisse dans cer- 
tains passages, les meilleurs du film. 
L’étude psychologique est traitée avec 
clarté dans un style profondément 
humain. 

INTERPRETATION. — Adolphe 
Menjou joue avec flegme et autorité 
son personnage de policier subtil in- 
quiété par les conséquences d’une en- 
quête longue à aboutir. Arthur Franz, 
tourmenté, nerveux, crée son per- 
sonnage d’instable et d’obsédé avec 
une poignante vérité. La jolie Marie 
Windsor n’est qu’une silhouette épi- 
sodique dans l’action à laquelle elle 
donne tout son relief. — G. T. 


16 


LE MEDIUM (A.) 

(The Medium) 

Drame lyrique (85 min.) 
(V.O.) 

Origine . Américaine. 

Prod. : Walter Lowendahl, 1951. 

Réal. -Auteur : Gian-Carlo Ménotti. 
Chef-Opérateur : Enzo Serafin. 

Musique : Thomas Schippers. 

Décors : Georges Wakhévitch. 

Montage : Alexander Hammid. 
Chef-Opérat. du Son : C. Robert Fine. 
Interprètes : Marie Powers, Anne- 

Maria Alberghetti, L. Coleman, B. 

Kibler, B. Dame, D. Morgan. 

Première représentation (Paris) : 4 

février 1953. 

CARACTERE. — Ce très curieux et ^ 

excellent film n’a pas d’équivalent 
dans toute l’histoire du cinéma. C'est 
une tentative parfaitement réussie de 
transposition en style cinématogra- 
phique d’un opéra. L’histoire fantas- 
tique, étrange, qui nous est contée 
dans ce film est en elle-même très 
prenante. L’impression d’envoûtement 
qui s’en dégage est encore accentuée 
par la très habile utilisation de chants 
en guise de dialogues, sans que l'on 
soit aucunement gêné par cette sub- 
stitution. Exploitation limitée en V.O. 
Tous les amateurs de cinéma et 
d’opéra voudront voir ce film. 

SCENARIO. — Mme Flora (M. 
Powers), « voyante extra-lucide », 
abuse cyniquement de la crédulité 
de ses clients, pauvres gens éplo- 
rés, à qui elle fait « voir » et « en- 
tendre » un être cher disparu. Elle 
réussit cette supercherie grâce à 
une mise en scène appropriée et 
avec le concours de sa fille, Mo- 
nica (A.-M. Alberghetti) et d’un 
jeune métis muet, Toby (L. Cole- 
man), qui lui sert de serviteur. Or, 
un soir, au cours d’une séance d’oc- 
cultisme, Flora sent deux mains 
glacées qui lui enserrent la gorge 
et, effrayée, tente de faire dire à i 
Toby qu’il est le responsable de i 
cette sinistre sensation. Mais Toby \ 
est muet et est lui-même terrorisé 
par ce qu’il devine, par ce qu’il ! 
voit : une vieille femme laide à 
demi folle, Flora, qui le chasse \ 
parce qu’elle le croit maléficieux. 
Mais Toby aime Monica et revient 
au milieu de la nuit. Dans son 
ivresse, Flora croit à la présence 1 
d’un esprit et tire des coups de re- 
volver, et devant le cadavre de > 
Toby, Flora, hagarde, lui demande i 
encore, « Est-ce toi ? » 

REALISATION. — Ménotti, auteur 
de l’opéra qui a servi de thème au 
film, a réalisé celui-ci pour son pre- 
mier contact avec le cinéma, dans un 
style d avant-garde, qui s’inspire de 
ceux de Jean Cocteau, d’Orson Welles 
et des maîtres de l’Expressionnisme 
allemand. Cependant, ayant bien as- 
similé son sujet, l’adaptation ciné- 
graphique qu’il en a tiré, et les ré- 
miniscences des films fantastiques qui 
l’ont inspiré, il a su faire de son film 
une œuvre poignante très originale, 
qui touche profondément tous les 
spectateurs. 

INTERPRETATION. — Inconnus au 
cinéma, les interprètes de ce film sont 
appréciés sur les scènes lyriques in- 
ternationales. Le grand mérite de 
Ménotti — et leur propre — est 
d’avoir su conférer à leurs rôles un 
caractère dramatique très prenant, 
au point que les jeux de physionomie 
touchent suffisamment pour faire ou- 
blier que les « dialogues » sont chan- 
tés. Ceci s’adresse à tous les acteurs 
sauf, naturellement, à Léo Coleman 
qui tient un rôle muet mais dont le 
visage est étonnamment expressif. 

P. R. 

♦ 

Jacques SERNAS ne manque pas 

d'engagements. 

•î* Jacques Sernas, qui vient de ter- 
miner en Italie Lulu aux côtés de 
Valentina Cortèse, sous la direction 
de Fernando Cerchio, commencera le 
18 mars Tanti Saludi dal Paradiso, 
faisant suite au film français L’En- 
vers du Paradis, qu’il tourne en ce 
moment à Cagnes-sur-Mer. Ensuite, 
il sera un des principaux interprètes 
de Nostri Tempi, de Blasetti, puis 
de Anni Facili, de Luigi Zampa. Puis 
ce sera le principal rôle de L’Aven- 
ture, d’après le roman à succès de 
Moravia. Rappelons que les derniers 
films où Jacques Semas a paru sont 
Les Enfants ne sont pas à Vendre, 
Dix Chansons d’Amour à sauver et 
Finishing School, coproduction italo- 
américaine. 





PRODUCTEURS 

DIRECTEURS DE PRODUCTION 

TITRE 

REALISATEUR 

AUTEURS 

1° Assist.-Réalisateur. 

2° Chef-Opérateur. 

3° Décorateur. 

4° Régisseur. 

INTERPRETES 

LIEUX DE TOURNAGE 
DATES 

NEPTUNE-SIRIUS- 
FONOROMA (Rome) 

Simone Devaivre 

38, rue Fiançois-1" 1 ' 

BAL. 60-29 

Alerte au Sud (Ge- 
vacolor) 

(Autor. provis. du 
C.N.C.). 

JEAN DEVAIVRE. 

Scen., dial de J. Devai- 
vre, d’après « Chasse 
couplée au Caire », de 
Pierre Nord. 

1 ° 

2 ° 

3» 

4° 

J.-C. Pascal, Eric von 

J Stroheim, Anna-Maria 
Calène. Jean Tissier, 
Folco Lulli, Mastro- 
| ianni. 

STTJD. BILLANCOURT. 

25 février 1953. 

FILMS F. A. O. 

Robert Prévôt 

163, Faubourg Saint-Honoré 
BAL. 08-36 

Le Père de Made- 
moiselle. 

( Autor. provis. du 
C.N.C.). 

MARCEL L’HERBIER. 
Avec la collaboration de 
Robert - Paul Dagan. 
Pièce de Roger Fer- 
dinand. 

1° Dewever. 

2° R. Juillard. 

3° Colasson. 

4° Jean Mottet. 

Arletty, Suzy Carrier, 
Denise Grey, Jacques 
François, Germaine 

Reuver. Sophie Mal- 
let, André Luguet., 

| Mauricet. 

STUDIOS PHOTO- 
SONOR. 

2 mars 1953. 

PARIS-FILMS-PRODUCTION- 
LUX (Rome) 

Mme Gouliaji 

91, Champs-Elysées 

ELY. 88-61 

[Thérèse Raquin. 

(Autor. provis. du 
C.N.C.). 

MARCEL CARNE. 
Adapt. de M. Carné et 
Cnarles Spaak, d'après 
le roman d'Emile Zola. 

1° Jean Valère. 

2° Roger Hubert. 

3° Paul Bertrand 

4° T. Sune et P, Laf- 
fargue. 

Simone Signoret. 

Raf Vallone. 

Sylvie. 

STUDIOS DE NEUILLY. 
j 2 mars 1953. 

GIBE 

Louis Wipf 

1, rue François-I cr 

ELY. 30-00 

Le Bon Dieu sans 
Confession. 

(Autor. provis. du 
C.N.C.). 

CLAUDE AUTANT-LA- 
RA. 

Roman de Paul Vialar 
« M. Dupont est 
mort », adapté pai 
Claude Autant - Lara, 
Ghislaine Auboin et 
Roland Lauaenbach ; 
dial, de G. Auboin. 

1° G. Auboin. 

2° André Bac. 

3° Max Douy. 

4° L. Lippens. 

j Danielle Darrieux. 

! Henri Vilbert. 
jMino Burney. 

STUDIO FRANCŒUR. 

2 mars 1953. 

C.F.P.C.-SUN FILMS 

Robert Florat 

28, boulevard Malesherbes, Paris 
AN J. 11-84 

Le Gang des Book- 
makers. 

( Autor. provis. du 
C.N.C.). 

WALTER KAPPS. 

Scén. et adapt. de Ro- 
bert-Paul Dagan, d’a- 
près une idée de Jean 
Negro ; dial, de Jean 
Francou. 

1» C. Walter. 

2» Willy. 

3° Cl. Bouxin. 

4“ Jean Clairval. 

Jeannette Batti, Colette 
Darfeuil, Robert Ber- 
ri, Jimmy Gaillard. 

DECORS NATURELS. 
(Paris). 

2 mars 1953. 

ROY FILM 

André Roy 

18, rue Pigalle 

TRI. 12-30 

Le Petit Jacques. 

(Autor. provis. du 
C.N.C.). 

ROBERT BIBAL. 

Roman de Jules Clare- 
tie, adapt. par R. Bi- 
bal ; dial. : M. Dulud. 

1° Stragiatti et Bonnar- 
dier. 

2° P. Dolley. 

3° L. Le Barbenchon. 

4° G. Mahaut. 

Christian Fourcade, Hé- 
lène Perdrière, Daniel 
Ivemel, Blanchette 

Brunoy, H. Vernon, 
Celia Cortez, Jean-Mi- 
chel Rankovitch, Mick 
Micheyl. 

EXT, PARIS ET MAR- 
SEILLE. 

16 mars 1953. 

CHAMPS-ELYSEES 

PRODUCTION 

33, Champs-Elysées 

BAL. 34-12 

Virgile. 

CARLO R IM. 

Scén. et dial, de Carlo 
Rim, d’après une 

idée de R. Vinci. 

1° P. Chevalier. 

2° R. Juillard. 

3» R. Clavel. 

4° J. Desmouceau. 

Robert Lamoureux. 

STUDIOS DE BOULO- 
GNE. 

Mars 1953. 

FILMS E.G.E. 

Léon Carré 

49 bis, avenue Hoche 

WAG. 77-27 

Le Dortoif des 
Grandes. 

HENRI DECOIN. 

Roman de S. -A. Stee- 
man, adapt. par H. 
Decoin et François 
Chalais ; dial, de Jac- 
ques Natanson. 

1° Fabien Collin. 

2 ° 

3° René Renoux. 

4° Michel Choquet. 

Jean Marais, Françoise 
Arnoul. 

16 mars 1953. 

C.I.C.C. -REFORMA FILMS 
(Mexico) 

Louis Wipf 

6 , rue Christophe-Colomb 

ELY. 01-10 

Les Orgueilleux. 
(Autor. provis. du 
C.N.C.). 

YVES ALLEGRET. 

Scén. orig. de J. -P. Sar- 
tre; adapt. et dial par 
Jean Aurenche. 

1° Paul Feyder. 

2° Gabriel Figueroa, 

3» 

4° Lucien Lippens. 

Michèle Morgan. 

Gérard Philipe. 

Pedro Armendariz. 

EXT. MEXIQUE. 

Mars 1953. 

FRANCO-LONDON-FILM 

Henri Baum 

114, Champs-Elysées 

ELY. 57-36 

Madame de... 

MAX OPHULS, 
Adaptation et dial, de 
Marcel Achard, d'a- 
près l’œuvre de Loui- 
se de Vilmorin. 

1 ° 

2° Christian Matras. 

3° Jean d’Eaubonne. 

4° 

Charles Boyer. 

Danielle Darrieux. 
Vittorio de Sica. 

7 avril 1953 

LP.C.-COSTELLAZIONE 
Robert Prévôt 

163, Faubourg Saint-Honoré 
ELY. 07-16 

L’Amour d'une Fem- 
me. 

(Autor provis. du 
C.N.C.). 

JEAN GREMILLON. 

Scén. orig. de J. Gré- 
millon ; adapt. par 
René Wheeler, René 
Fallet et J. Grérnil- 
lon ; dial, de R. Whee- 
ler et R. Falletr 

1 » 

2° Louis Page. 

3° Robert Clavel. 

4° Jean Mottet. 

Micheline Presle, Mas- 
sim o Girotti. 

EjXT. OUESSANT. 

20 avril 1953. 

SPORT FILMS 

1, rue Lord-Byron 

BAL 52-22 

Scandale sur la Ri- 
vièra. 

( Autor. provis. du 
C.N.C.). 

WILLY ROZIER. 

Scén. et dial. Xavier 
Vallier. 

I" 

2° Michel Rocca 

3° 

40 

Jean Danet. 

Betty Stockfeld. 

EXT. 

Avril 1953. 

P.A.C.-PATHE CINEMA 
S.G.C.-TITANUS (Rome) 

Paul Cadéac 

26, rue Marbeuf 

BAL. 18-01 

Les Trois Mousque- 
taires (Eastman- 

Color). 

ANDRE HUNEBELLE. 
Roman d’Alexandre Du- 
mas, adapté et dial, 
pair Michel Audiard. 

1° J. Garcia. 

2° M. Grignon, 

3° L. Carré. 

4° R. Boulais, 

Georges Marchai. 

Gino Cervi. 

Yvonne Sanson, 

Avril 1953. 

VOX FILMS 

Claude Ganz 

3, rue Troyon 

ETO. 06-47 

L’Amour fait Appel. 

ANDRE PERGAMENT. 
Scén. orig. de Robert 
Tarcali ; adapt. et 

dial, de J. Vilfrid. 

1 » 

2» L.-H. Burel. 

3° Raymond Nègre. 

4° Noël. 


Avril 1953. 

FILMS MONTMORENCY 
Maurice Saurel 

16, rue Delabordère, Neuilly 

MAI 04-44 

■ 

La Vie intime de 
Raspoutine. 

LEON1DE KOMEROV- 
SKY. 

Supervis. de Raymond- 
Bernard ; scén. orig. 
de L. Komerovsky ; 
adapt. de l’auteur et 
Raymond -Bernard. 

1 ° 

2° E. Schuftan. 

3° S. Pimenoff. 

4° 

Pierre Brasseur. 

STUDIOS BOULOGNE. 
Avril 1953. 

FILMS DU CYCLOPE- 
INDUS FILMS-I.C.S. (Rome) 
René Vuattoux 

20 .avenue Rapp 

INV. 85-83 

L.e Guérisseur. 

YVES CIAMPI. 

Scén. d'Y. Ciampi et 
Pierre Very. 

L° J. -J. Vierne. 

2° Marcel Grignon. 

3° René Moulaert. 

4° Jean Desmouceaux. 

Jean Marais. 

Juin 1953. 




18 


^§» LA eiNÉMATOGRAPHiE FRANCAÎSE 


“TAMBOUR BATTANT ” 



Après sa brillante sortie en exclusivité aux « Normandie » et « Rex », le film 
de Georges Combret, TAMBOUR BATTANT, poursuit sa carrière en province, 
où tous les publics apprécient le charme et la bonne humeur de cette dyna- 
mique production. La vedette de TAMBOUR BATTANT est, on le sait, Jacques 
Hélian et son orchestre, dont la fantaisie est bien connue de tous les auditeurs 
de la Radio. Cette troupe de joyeux garçons se déchaîne dans ce film qu’in- 
terprètent également le sympathique Jimmy Gaillard, la charmante Sophie 
Leclair, ainsi que les plaisants comédiens Armontel, Paul Démangé, Duva- 
leix, Charles Bouillaud et Alfred Adam. Devant le succès de cette production, 
qui fait suite à celui remporté par son précédent film, MUSIQUE E'N TETE', 
Georges Combret prépare actuellement un autre grand film musical, dont 
Jacques Hélian sera également la vedette. 

Voici dans une scène du film : Armontel, Sophie Leclair et Charles Bouillaud. 
TAMBOUR BATTANT passe actuellement à l’« Eldorado » et au « Lynx ». 

(Cliché Warner Bros.) 


2 FILMS COMMENCÉS 

DARDAMELLE (Studios de Mar- 
seille) (23-2-53). 

Prod. : S.N. Films Marcel Pa- 
gnol. 

Réal : Henri Verneuil ; super- 
vision de Marcel Pagnol. 

LES INUTILES (ext. Florence) 
(23-2-53). 

Prod. : Cité Films-Peg Produ- 
Réal. : Fredenco Fellini et Max 
de Vaucorbeil. 

13 FILMS EN COURS 


2 e SEMAINE 

SCRUPULES ET LE POISSON 
CHINOIS (titre provisoire) (ext. 
Marseille ) . 

Prod. : Films Paradis. 

Réal. : Jacques Daroy. 
L’ETRANGE) DESIR DE M. BARD 
(studios de la Victorine). 

Prod. : U.G.C. 

Réal. : Geza Radvanyi. 

4 e SEMAINE 

QUAND TU LIRAS CETTE LET- 
TRE (Studios de Billancourt). 
Prod. : JAD Films-S. G. C.-Tita- 
nus (Rome). 

Réal. : Jean-Pierre Melville. 
L’AGE DE L’AMOUR (Cinécitta- 
Rome). 

Prod. : Cormoran Films-Indus- 
trie Cinematografiche Sociali. 
Réal. : Gonnello de Félicie. 

5" SEMAINE 

L’ESCLAVE (titre provisoire) (Stu- 
dio Francœur). 

Prod. : Cormoran Film-I.C.S. 
Réal. : Yves Ciampi. 

6® SEMAINE 

LES COMPAGNES DE LA NUIT 

(ext. Paris et Bordeaux). 

Prod. : Metzger et Woog-Hoche 
Production. 

Réal. : Ralph Habib. 

7 e SEMAINE 

L’ENVERS DU PARADIS (Ext. 

Cagnes-sur-Mer). 

Prod. : PA.FI.CO.-U.C.I.L. 

Réal : Edmond T. Gréville. 
IIOLD-UP (titre provisoire) (Stu- 
dios de Boulogne et ext. Paris). 
Prod. : C.C.F.C. 

Réal. : Georges Lacombe. 

LA NUIT EST A NOUS (Geva- 
color) (ext. Melun-Villaroche). 
Prod. : Comp. Nouvelle du Ci- 
néma. 

Prod. : Jean Stelli. 

8- SEMAINE 

QUELQUE PART DANS LE 
MONDE (Studios de Saint-Mau- 
rice). 

Prod. : Filmaur-Berganos Prod.- 
United Artists. 

Réal. : Anatole Litvak. 

12 e SEMAINE 

LE RETOUR DE DON CAMILLO 

( Cinecitta-Rome) . 

Prod. ; Francinex - Filmsonor - 
Ariane -Rizzoli. 

Réal. : Julien Duvivier. 

15' SEMAINE 

LA CARAQUE BLONDE (Gevaco- 
lor) (ext. Camargue). 

Prod. : Protis Films. 

Réal. : Jacqueline Audry. 

17» SEMAINE 

LUCRECE BORGIA (Technicolor) 
(Studios de Billancourt). 

Prod. : Ariane-Filmsonor-Fran- 
cinex-Rizzoli Produzione. 

Réal. : Christian-Jaque. 


I FILM TERMINÉ 


JEUNES MARIES (ex-HISTOIRE 
DE BRIGANDS (21-2-53). 

Prod. : C.I. C.C-Indus Films- 
Marina Films. 

Réal. : Gilles Grangier. 


SORTIE DU FILM PARAMOUNT 
“ESPIONNE DE MON CŒUR" 

4» Espionne de mon Cœur, que Para- 
mount présentera le vendredi 20 fé- 
vrier, au « Théâtre Paramount », au 
« Palais-Rochechouart » et au « Sé- 
lect-Pathé » (V.F.), ainsi qu’à l’« Ely- 
sées-Cinéma » (V.O.), est, sans con- 
testation possible, l’une des meilleu- 
res créations de Bob Hope. Les gags 
s’y succèdent en folles cascades. La 
poursuite effarante de la fin, où l’on 
voit Bob Hope, cramponné au som- 
met de la grande échelle d’une voi- 
ture de pompiers, qui roule à 100 à 
l’heure, sans pouvoir ni monter, ni 
descendre, fait penser aux meilleu- 
res trouvailles comiques de Chariot 
ou de Mack Sennett, à l’âge d’or du 
cinéma. 

Hedy Lamarr, qui fut une belle et 
voluptueuse Dalila, lui donne la ré- 
plique 


DEUIL 

•I* Mme Louis Van Joie a le regret 
de faire part du décès de M. Char- 
les Van Joie. Le défunt était le père 
de M. Louis Van Joie, décédé en 
1950, directeur-propriétaire du « Royal- 
Variétés » et secrétaire général du 
Syndicat Français, et le beau-père de 
Jean Hudelot, reporter aux Actua- 
lités Françaises. 

* 

IMPORTANTS CHANGEMENTS 
chez JEANNIC FILMS 

•F Jeannic Films vient de procéder 
à certains changements dans l’orga- 
nisation de ses agences. 

M. Berton, qui était représentant 
sur « Paris-Banlieue », est affecté 
maintenant uniquement à Paris. 

M. Paquot vient en remplacement 
de M. Berton à « Paris-Banlieue ». 

M. Martin, bien connu dans les mi- 
lieux de distribution, est engagé par 
Jeannic Films pour s’occuper de la 
grande région parisienne. 


CONFÉRENCES EN ALLEMAGNE 

Notre correspondant à Londres, Dr. 
Francis Koval, vient d’être invité par 
le Haut-Commissaire américain en 
Allemagne, à faire une tournée de 
conférences de trois semaines. 

Il traitera : « Le film américain 
en regard de la culture européenne » 
et « Quo vadis Cinéma ? ». 

f 

RÉCEPTION AU CLUB 

DE LA PUBLICITE 

•I» Les équipes techniques des films 
Témoin de Minuit et C’est arrivé à 
Paris ont été reçues vendredi der- 
nir 13 février par le « Club de la 
Publicité » au cours d’un sympathi- 
que « Cocktail-actualité ». 


La tournée des Grands Ducs 

•F Nous précisons que le film La 
Tournée des Grands Ducs, pro- 
duit par M. Chichério, de Pèce 
Films, sortira prochainement en 
exclusivité à Paris. 

Ce film, interprété par Denise 
Grey, Raymond Bussières, Chris- 
tian Duvalleix, etc., avec le con- 
cours des meilleures attractions 
internationales, est appelé à faire 
une brillante carrière dans le 
monde entier. Les droits pour la 
Belgique, la Suisse, la Grèce sont 
déjà cédés, les autres pays sont 
sur le point d’être traités. 


CHANGEMENTS D'ADRESSES 

•F L’Agence de Paris (bureau, cor- 
respondance, publicité, bande-annon- 
ce) des Films du Verseau est trans- 
férée à dater du 17 courant : 18, rue 
La Condamine, Paris (17 e ). Métro 
La Fourche. Tél. : MARcadet 04-52, 
04-53. 

* La Société Radius, sous l’impul- 
sion du producteur-réalisateur Geor- 
ges Combret, prend une extension 
de plus en plus grande, aussi a-t- 
elle été obligée de chercher des lo- 
caux plus vastes que ceux occupés 
par elle, 5, rue Lincoln, et c’est dans 
son hôtel particulier, 85, rue Lauris- 
ton, Paris (16 e ), KLEber 97-97, que la 
Société Radius-Productions poursuit 
son activité grandissante. 


AVIS A MM. LES PRODUCTEURS 

CINÉMA EN RELIEF 

à exploiter, sous licence, Brevet 
d’invention consistant en disposi- 
tif et méthode d’enregistrement 
d’un film stéréoscopique permet- 
tant le passage de ce film dans 
n’importe quel projecteur ordi- 
naire en donnant une projection 
en relief visible à l’œil nu, dans 
toute la salle. 

S’adresser à M. A. LE BOY- 
TEUX, Cinéma « Trianon », 1, 

place Guillouard, à Caen (Cal- 
vados). Tél. : 25-10. 


“QUAND TU LIRAS CETTE 
LETTRE " 

•F Jean-Pierre Melville poursuit ac- 
tivement les prises de vues de son 
nouveau film Quand tu liras cette 
Lettre, coproduction franco-italienne 
de Jad Film, S.G.C. et Titanus (Ro- 
me) dont le scénario et les dialogues 
sont de Jacques Deval. La distribu- 
tion de ce film comprend Philippe 
Lemaire, Juliette Greco, Yvonne 
Sanson, I. Galter, Daniel Cauchy et 
Yvonne de Brav. 

1 — ♦ 

PRÉSENTATIONS A L'U.N.E.S.C.O. 

«F Le département de l’Information 
de l’U.N.E.S.C.O. a présenté vendredi 
dernier 13 février trois films français 
et un film australien au cours d’une 
séance consacrée au Cinéma au ser- 
vice de l’ethnographie qui a eu lieu 
au Musée pédagogique. Au pro- 
gramme : Naloutai, Pays Bassari, 
Forêt sacrée (ces trois films de Pier- 
re Gaisseau ont été produits par 
Codo Cinéma) et Tjurunga, produc- 
tion Mountford, Australian National 
Film Board. 


PROGRAMMES DE PARIS 

SEMAINE 

DU 18 AU 24 FEVRIER 1953 


FILMS FRANÇAIS 


U» SEMAINE 

LA VIE D’UN HONNETE HOMME 

(Corona), Marignan, Marivaux 
(18-2-53). 

2 e SEMAINE 

C’est arrivé à Paris (A.G.D.C.), 
Caméo, Images, Normandie (13- 
2-53). 

Léonard de Vinci et Tabou (Ciné- 
art), Lord-Byron (13-2-53). 

Le Témoin de Minuit (A.G.D.C.), 
Max-Linder, Moulin-Rouge, Ve- 
dettes (13-2-53). 

Un Trésor de Femme (Sirius), 
Madeleine, Marbeuf (11-2-53) 

4 e SEMAINE 

Quitte ou Double (C.C.F.C.), Ritz 
(13-2-53). 

Deux de l’Escadrille (C.E.F.), Fran- 
çais (30-1-53). 

15» SEMAINE 

Belles de Nuit (Gaumont-Distribu- 
tion), Biarritz (14-11-53). 


FILMS ETRANGERS 


l r » SEMAINE 

BANNIE DU FOYER (Gamma- 
Jeannic), Palace (20-2-53). 

LA CARTE FORCEE (M.G.M.), 
Napoléon (18-2-52). 

CHERIE, JE ME SENS RAJEUNIR 
(Fox-Europa), Alhambra, Cigale, 
Cinémonde-Opéra, Comœdia, Pa- 
risiana (18-2-53), Le Triomphe 
(20-2-53). 

LE CHEVALIER A L’ETOILE 
D’OR (Procinex), Studio Mont- 
martre (17-2-53). 

ESPIONNE DE MON CŒUR (Pa- 
ramount), Elysée -Cinéma, Pa- 
lais-Rochechouart, Paramount, 
Sélect-Pathé (20-2-53). 

LES FAUSSES PUDEURS (Pax 
Films), Midi-Minuit-Poissonnière, 
Radio-Ciné-Opéra, Studio de 
l’Etoile (18-2-53). 

LILY MARLENE (C.C.F.C.) Olym- 
pia (20-2-53). 

LA VENGEANCE DE FRANK JA- 
MES (Dismage), California (18- 
2-53). 

2 e SEMAINE 

Courrier Diplomatique (Fox), 
Rex, Ermitage (13-2-53). 

Histoires Interdites (Discifilms), 
Balzac, Helder, Scala, Vivienne 
(11-2-53). 

Mandy (Victory Films), Le Paris 
(13-2-53), Pax-Sèvres (18-2-53). 

La Jeunesse de Chopin (A. L. 
Films), Astor, Monte-Carlo (12- 
2-53). 

Scaramouche (M.G.M.), Colisée, 
Berlitz, Gaumont-Palace. 

3» SEMAINE 

Le Médium (Cinédis), Vendôme 
(4-2-53). 

8- SEMAINE 

H importe d’être Constant (Eagle 
Lion), Broadway (31-12-52). 

16 e SEMAINE 

L’Homme Tranquille (Films F. 
Rivers), Avenue (7-11-52). 


"LE TEST DU VILLAGE" 

•F M. Jean Raine a réalisé un film 
d’études psycho-analytiques (examens 
caractériels), relatant les conditions 
d’un type d’épreuves psychologiques 
mis au point par le D r Mabille, mort 
récemment (Prod. : Films du Matin). 

La méthode consiste à faire cons- 
truire un village avec des éléments 
analogues à ceux d’un jeu de cons- 
truction (petites maisons, arbres, 
etc.) : le sujet a toute liberté pour 
disposer les pièces ; son comporte- 
ment avant et pendant l’épreuve est 
soigneusement examiné. En ses trois 
parties, le film (1.160 m.) enregistre 
d’abord une série d’examens de su- 
jets ; puis présente les divers types 
de villages construits correspondant 
à des types caractériels classés ; en- 
fin vient « l’analyse des symboles ». 

Evidemment réservé au corps mé- 
dical et enseignant, le film n’a guère 
de signification pour le profane ; 
peut-être cependant donne-t-il trop 
l’impression d’une méthode commu- 
ne et usuelle et d’une valeur à la 
fois immédiate et universelle. Il 
aurait fallu montrer aussi combien 
ces sortes d’épreuves psycho-analy- 
tiques exigent une lente mise en ac- 
cord préalable de l’enquêteur et de 
son sujet. — P. M. 



19 


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386, 390, 391, 392, 395, 396, 400, 402, 
405, 407, 408, 412, 417, 418, 422. — 
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481, 482, 497, 512, 519, 527. — 1929 : 

531, 532, 533, 535, 536, 537, 538, 552, 

555, 576, 579, 582. — 1930 : 583, 584. 

586, 590, 598, 610, 618, 621, 623, 628. 

— 1931 : 647, 663, 666 . 673. — 1932 : 

687, 688, 692, 725, 728, 738. — 1933 : 

751, 755, 764, 774, 778, 787. — 1934 : 

818, 819. — 1936 : 912, 919, 932. 
1947 : 1202. — 1948 : 1257 et 1418, 
1421, 1423, 1436, 1439, 1444, 1451, 

1452, 1453, 1454, 1456, 1460, 1462. 

Ces numéros sont repris à 10 fr. 
(augmentés des frais d'envoi). 

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ment le nom et l’adresse de l’ex- 
péditeur. Le remboursement sera 
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PARIS (8») 
BAL. 73-29 


FILMS# DISPA 


17, rue de Marignan 
PARIS (80 
Tél. ELY. 21-92 




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PARIS (8 e ) 

Tél. : BAL. 38-10, 38-11 



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Tél. : ELY. 57-36 


3, rue Clément-Marot 

BAL. 07-80 (lignes gr.) 


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70, rue de Ponthieu 
PARIS (8 e ) 

Tél. : ELY. 84-13, 13-68 


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Tél. : BAL. 15-02, 15-03 



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63, Champs-Elysées 
Tél. : ELY. 60-00, 04-33 








65, rue de Courcelles 
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Tél. : CAR. 21-85 





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7, rue de Presbourg 
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Tél. : COPernic 24-53 


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45, avenue George-V 
PARIS (8 e ) 

Tél. : ELYsées 52-60 



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Transports de Films 
Voyages 


2, rue de Rocroy, PARIS 
Tél. : BOT. 72-81 



Films 

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17, Fg Saint-Martin 
PARIS (10 e ) 

Tél. : BOT. 33-28 



7, avenue George-V 
BAL. 59-50 et la suite 


PANTHEON- 

DISTRIBUTION 

95, Champs-Elysées 
Tél. : ELY. 51-49 


33, Champs-Elysées 
PARIS (8 e ) 

Tél. : BAL. 37-23 


EQUIPEMENTS 

SONORES 


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CINEMA 

6, rue Francœur (18 e ) 
Tél. : MON. 72-01 

92, avenue des Ternes 
PARIS (17 e ) 

Tél. : GALvani 55-10 

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104. Champs-Elysées 

33, Champs-Elysées 

Tél. : BAL. 56-80 

Tél. : BAL. 17-50 



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SAMERING 


DEPARTEMENT CINEMA 
101, bd Haussmann-8 e 
Tél. : ANJou 25-66 



40, rue François-I er 
Adr. télég. : CINERIUS 
ELY. 66-44, 45, 46, 47 


PRODUCTIONS 

J. ROITFELD 


19, rue de Bassano 
PARIS (8 e ) 

Tél. : COP. 28-74 


S.P.S. 

SOCIÉTÉ PARISIENNE 

DE SONORISATION 

8, rue Leredde (XIII e ) 
GOB. 24-35, 36 et 37 

AUDITORIUMS 

pour doublages et mélanges 

Procédé d’enregistrement 


CUPHONIC 



5. avenue Vélasquez 
LABorde 88-50 


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Itrvur Hebdomadaire 
Prix < 7 5 Franc» 




amedi 21 Mars 
» 5 3 - IV* 15 10 


AU SERVICE DE 


CINEMA FRANÇAIS 



era présenté le MERCREDI 25 MARS, au Théâtre des Champs-Elysées, au cours d’un Gala, 
ous le Haut Patronage de M. Vincent AURIOL, Président de la République Française et la 
résidence effective de M. Albert SARRAUT, Président de l’Assemblée de l’Union Française 



11 


Présentation corporative : 

e MARDI 14 AVRIL 
lu MARIGNAN 
★ 

Grande exclusivité 
en Avril 


Chef de 

i Mission Cinématographique 
et 

directrice de la production : 

SARCELLE GOETZE 

Réalisation : 

SERGE DE POLIGRY 

Musique de 

Saribs-Frahçois GAILLARD 

Producteur-Délégué : 

ANDRÉ ROBERT 


Une Coproduction 

DOC-U.G.C. 

iistribuée par l’A.G.D.C. 
Vente à l’Etranger : 

U.G.E.P. 

104, Champs-Elysées 



i KO DA K- PA THE SA. F., 17 RUE FRANÇOISE , PARIS-8\ TEL. BAL. 26-50 





?> 


mas 55 taia 


mm 



KODAK PLUS-X 1231 

pour l'intérieur 

KODAK BACKGROUND 
1230 

pour l'extérieur et les transparences 

FILMS 5357, 5373 S. 5419 

pour enregistrement sonore 

POSITIVE 5302 

fiim de sécurité, pour tirage 

DUPLICATING NEGATIVE 
1203 & POSITIVE 5365 




35 - 17,5 - 16 et 6,35 mm 

pour enregistrement sonore 



1 




35 e Année. — 75 Francs 


N 1510. — 21 MARS 1953 



LA 


CINEMATOGRAPHIE 


LE CINEMA FRANÇAIS 


française 

Abonnement annuel : France et Union Fran- REDACTION, ADMINISTRATION : 

çaise : 2.000 fr. — Pays étrangers : 3.500 fr. — 29, rue Marsoulan, Paris (12 e ) 

U.S.A. : $ 12. — Changement d'adresse : 50 fr. R.C. Seine : 216.468 B. 

Chèques postaux : 706.90, Paris Téléphone : DIDEROT 85-35, 85-36, 85-37 

IXXXXXXXXXXX XXXXXXXXX XX XXXXXXXXXXX3 REVUE HEBDOMADAIRE 

ON EN PARLE BEADCOOP, mais... 



Il semble tout naturel aux anciens du 
métier que l'écran panoramique et le 
relie!, comme jadis le sonore et la cou- 
leur, aient déjà vu le jour au pays de 
Louis Lumière et de Georges Méliès. 

Mais ils ne se montrent pas emballés 
quand on leur explique qu'il va falloir, 
pour présenter ces nouvelles attractions 
à leur public, modifier leur matériel et 
reconstruire leur cadre d'écran, si tant 
est même qu'un large écran puisse tenir 
dans leur salle. 

Voilà à peu près le sentiment des di- 
recteurs de cinémas, et nous retrouvons 
avec eux une sorte de sérénité à penser 
que tout ceci se ramènera à des chiffres, 
le matériel spécial d'exploitation étant 
fourni avec les copies du film, dans les 
conditions d'une simple location, en 
quelque sorte expérimentale. 

Les premières expériences seront me- 
nées par les distributeurs eux-mêmes, 
intéressés à mettre en évidence la valeur 
spectaculaire de leur programme. 

Elles seront donc bien organisées. 

A partir de cette initiation, qui se 
datera probablement pour le relief à la 
sortie de Bwcma Devil prévue en avril, et 
pour l'écran panoramique à celle de 
La Tunique en octobre, les exploitants 
pourront se faire une idée nette de ce 
qu'ils ont à faire. 

Pour les optimistes, ces nouvelles exhi- 
bitions, le terme forain ramenant heu- 
reusement le Cinéma à son ancien carac- 
tère d'appel vers les foules, sont une 
promesse de brillant avenir. Le relief et 
l'écran large exciteront l'imagination du 
public et l'attireront à nouveau vers les 
salles de cinéma. 

Ce qui ne se vérifiera que par les 
recettes. 

L'écran panoramique, même dans la 
forme modeste de deux fois l'image stan- 


ôn pzépazcitian . . . 

LE NUMERO 
SPECIAL 

FESTIVAL 

de 

CANNES 1953 

Diffusion exceptionnelle 


dard, mais avec des effets sonores, oreille 
gauche et oreille droite, ajoutés au son 
central actuel, implique une forme de 
film à grand spectacle, type Autant en 
emporte le vent et Fanfan la Tulipe qui 
passe les limites du cadre d'écran de 
1930, et autorise les augmentations de 
prix de places. 

Le jeu de profondeurs du relief peut 
aller au delà des effets techniques si 
recherchés au temps de l'avant-garde, 
avec le métro dans « Jeux des Reflets et 
de la Vitesse » ou la fugue de « Cali- 
gari ». et accommoder bien des salles 
étroites, avec des films où l'effet de sur- 
prise simplement amusant aura laissé sa 
place à du dramatique véritable. 

Il n'est donc pas dit, comme le veulent 
les pessimistes, qu'il ne s'agisse que de 
nouveautés dont le spectateur se lassera 
vite et qui ne constituent pas une base 
suffisante pour rendre à l'industrie ciné- 
matographique son ancienne prospérité. 

Ecran large ou normal, cinéma en re- 
lief ou plat, il n'en reste pas moins que 
c'est avant tout la qualité du film qui 
compte. Le public acceptera la médio- 
crité tant que l'attrait de la nouveauté 
durera, mais pas un instant de plus. La 
révolution, si révolution il y a, n'existera 
que si les producteurs y trouvent dans 
les variations du cadre de projection de 
réels moyens d'art, et un accroissement 
des possibilités dramatiques. Déjà, pour 
adapter la couleur, les artistes de la 
prise de vues n'en sont encore qu'à des 
chromographies très simples. 

Dans l'hypothèse d'une carrière sé- 
rieuse des nouveaux procédés, les dis- 
tributeurs français ont à écouler un stock 
de films plats qui peut s'évaluer à une 
quinzaine de milliards et dont au moins 
la moitié sont en pleine carrière. 

A moins qu'il ne soit trouvé une 
technique économique pour les élargir, 
ou les projeter sur un écran en relatif 
relief, ce qui n'est pas exclu, il n'est cer- 
tainement pas dans la pensée des plus 
enragés chercheurs de nouveauté de 
perdre ces marchandises hautement va- 
lables et prisées par le public. 

Ce qui signifie qu'il faudra plusieurs 
années avant qu'un changement total 
s'opère sur le marché européen aussi 
bien que mondial. 

Est-ce à dire que nos réalisateurs et 
nos constructeurs dorment sur leurs deux 
oreilles ? Evidemment pas. 

La Commission Supérieure Technique 
vient de tenir une conférence, qui les 
a instruit sur les possibilités actuelles. 
Lorsque la période des essais en cours 
à Hollywood s'achèvera, une unification 


Directeur : 1948 t Valéry Roger. Directeur général : 
Paul-Auguste Harlé. Directeur commercial : Antonin 
Eytard. Conseiller de Direction : M. Colin-Reval. 
Rédacteur en Chef : Laurent Ollivier. Chef de la 
Publicité : Jacques Gaisser. 

XXXXXX XXX XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXTTX 



Lea Padovani et Leonardo Cortèse, couple passionné 
du film ALERTE A L'ARSENAL, que nous verrons 
prochainement sur les écrans parisiens. 

(Sélection G. F. Fuchs.) 


des matériels sera établie. Nous avons 
publié dans notre numéro du 7 mars, 
page 4, le premier communiqué concer- 
nant l'installation des écrans panorami- 
ques pour hypergonar. 

Par ailleurs il y a des initiatives indi- 
viduelles, sur lesquelles le journaliste 
doit rester discret. 

P. A. HARLÉ 

Nous avons publié, dans notre Nu- 
méro 1509, du 14 mars 1953, page 6, la 
traduction d'un article « Journal of So- 
ciety of Motion Pictures Engineers » (New 
York), de mai 1939. 

Nous avons titré cette information : 
LE QUADRUPLE ECRAN PAR HYPERGO- 
NAR DE L'EXPOSITION PARIS 1937. 

M. Albert Gillet, administrateur-direc- 
teur général de la Société Brockliss-Sim- 
plex, nous met instamment en demeure 
de publier que ce titre est absolument 
faux et doit être rectifié ainsi : L'ECRAN 
PANORAMIQUE GEANT DE L'EXPOSI- 
TION 1937. 

Dont acte. P.A. H 

♦ 

RK0 VA RÉALISER DES FILMS EN RELIEF 

RKO Radio Films annonce la prochaine réa- 
lisation, dans ses studios, de films à trois dimen- 
sions, après avoir obtenu une licence pour l’em- 
ploi d’une caméra, à tous égards révolution- 
naire, qui élimine les défauts techniques que 
les critiques cinématographiques ont reproché 
à tous les films de cette catégorie. 

Cette caméra spéciale a été conçue et fabri- 
quée par John A. Norling, président des Studios 
Loucks et Norling, et président du Conseil d’ad- 
ministration du Comité Stéréoscopique de la Sté 
des Films et des Ingénieurs de la Télévision. 


LACÎNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 



Sœur de Juliette Gréco et victime de Philippe 
Lemaire dans QUAND TU LIRAS CETTE, LETTRE, 
la jolie actrice italienne Irène Galter (à droite) 
confie ici des projets de suicide à Lucienne Juillet. 
(Coproduction franco-italienne Jad Films-S. G. C. 
(Paris )-Titanus (Rome). 


J. ARTHUR RANK ORG. 

annonce un 

GRAND CONCOURS D’EXPLOITATION 

La J. Arthur Rank Org. annonce un grand 
concours international d’exploitation à l’occa- 
sion de la sortie du film du Couronnement de 
la Reine d’Angleterre, qu’elle va réaliser en 
Technicolor, et qui aura pour titre : Une Reine 
est couronnée. 

Ce concours est ouvert dans tous les pays 
du globe, à tous les exploitants qui programme- 
ront le film du Couronnement entre le 2 juin 
et le 29 août 1953. La sélection des gagnants 
sera assurée à Londres par un jury internatio- 
nal qui récompensera les exploitants concur- 
rents ayant fait preuve du maximum d’ingénio- 
sité et d’originalité. 

Nous publierons dans le prochain numéro de 
« La Cinématographie Française » tous les dé- 
tails de ce grand concours, dont le premier prix 
sera un séjour de deux semaines à Londres, 
et la remise de 250.000 francs. 

♦ 

LE PREMIER RALLYE " LA V1CTÜRINE " 

Le 15 mars s’est couru le premier rallye « La 
Victorine » organisé par les Studios de La Vic- 
torine avec le concours de U.G.C. -Pafico-Columbia- 
Films Paradis-Pathé Consortium, qui s’est disputé 
sur le parcours Nice (La Victorine), Cagnes-sur- 
Mer, La Colle, Roquefort, Villeneuve-Loubet. A 
chaque contrôle, comme au départ, chaque concur- 
rent devait disputer une partie de poker d’as, le 
vainqueur prenant le départ le premier. Un ban- 
quet réunissant, outre les 42 participants, une cen- 
taine de membres de la corporation cinématogra- 
phique, a clôturé ce rallye, dont les résultats 
furent proclamés par M. Fùet, et dont voici le 
palmarès : 1 er Luc Mirot (Pafico) ; 2= Jean-Loup 
Pellecuer (Films Paradis) ; 3” Eugène Nase 

(U.G.C.) ; 4 e Bidou Bonifassi (Films Paradis) ; 5 S 
Jacques Sablon (Pafico) ; 6° M. Lopez (délégué du 
Cinéma chilien) ; 7 e Paul- A. Buisine (U.G.C. ), 8 e 
Gouble (Pafico) ; 9 e Pavaux (Pafico) ; 10« Caron 
(U.G.C.). Ce sont les « Films Paradis-Pathé Con- 
sortium » qui remportent la Coupe de La Victo- 
rine. Deux autres Coupes sont remportées par 
« Films Pafico-Columbia » et « Films U.G.C. ». La 
Coupe de « La Cinématographie Française » a été 
remportée par « Films Paradis-Pathé Consortium », 
la Coupe « Ciné-Revue » par « Films Pafico-Colum- 
bia », et la Coupe « Ciné-Miroir » par « Films 
U.G.C. ». — Paul- A. Buisine. 

4 

^ Nous croyons savoir que par suite de l'entrée 
des « Folies » dans le circuit Gaumont, cette grande 
salle moderne vient compléter la possibilité d’ex- 
clusivité formée par : « Le Paramount », « Sélect », 
« Palais-Rochechouart » et « Elysées-Cinéma ». 

La programmation en serait assurée conjointe- 
ment par Paramount et S.N.E.G., le circuit Gau- 
mont assurant la sortie générale. 


Assemblée générale de la 
Fédération de la 
Petite Exploitation 

L'Assemblée générale statutaire de la Fédération 
de la Petite Exploitation a eu lieu le mardi 
10 mars, au « Port-Ciné » de Marseille. 

Devant de nombreux exploitants, M. Vaccon, 
invité par le Conseil fédéral, a fait l’historique 
de l'action menée par la Fédération Nationale des 
Cinémas Français et la Fédération de la Petite 
Exploitation. Sa péroraison et l’allocution du pré- 
sident Monteil qui suivit, furent chaleureusement 
applaudies. Le résultat obtenu, s’il n'est pas défi- 
nitif, justifie une fois de plus les bienfaits de 
l’union. 

Au cours du compte rendu moral, M. Verrando, 
secrétaire général, a retracé les efforts de tous 
ses collègues du Conseil et de tous les exploitants. 
La Petite Exploitation remercie le Directeur gé- 
néral de l’accueil affable qu'il a su réserver à ses 
représentants. 

Hommage est rendu à M. le Délégué régional 
du C.N.C. de Marseille qui, depuis de longues an- 
nées, arbitre et concilie avec une louable impar- 
tialité des intérêts parfois très opposés. 

Arbordant le sujet tant attendu, M. Verrando 
met en garde ses collègues contre un optimisme 
exagéré, car le succès obtenu n'est pas définitif. 
L’article m 26 bis, qui constitue l’acte de naissance 
légal de la Petite Exploitation, sera combattu au 
Conseil de la République et en deuxième lecture 
à l’Assemblée. Chaque directeur doit s’attacher à 
le défendre farouchement dans sa sphère. 

Le Conseil informe tous les petits exploitants 
que du jour où ceux-ci auront la faculté de trai- 
ter au forfait, il ne prendrait en aucun cas la 
défense d’un directeur qui, ayant accepté le pour- 
centage, commettrait la faute grave de sous-éva- 
luer ses recettes. 

M. Torre demande ensuite à l’Assemblée de 
procéder par acclamations au renouvellement du 
Conseil sortant. La proposilton est adoptée à l'una- 
nimité. Toutefois, M. Pugnet est élu secrétaire gé- 
néral, en remplacement de M. Verrando, qui de- 
vient délégué général. 

Le siège de la Fédération est confirmé au n° 16 
de l’avenue Fragonard à Nice. Le taux des coti- 
sations est fixé à 3.000 francs par an. 


TiLtUlgIO%.. 


& Deux semaines de démonstration de télévision 
sur grand écran ont été organisées à l’« Europa 
Palace » de Dusseldorf. Le matériel a été fourni 
par Cinéma Télévision Ltd., dépendant de l’Orga- 
nisation Rank et a été installé par deux ingénieurs 
anglais venus tout exprès. 

La projection, d’une durée de 2 à 3 heures, pré- 
sentera des programmes de la T.V allemande. 

4 Avec les six nouvelles autorisations de fonc- 
tionnement accordées par la F.C.C., le total des 
nouvelles stations mises en service aux U. S. A. au 
cours de 1952 atteint maintenant 175. Parmi les 
nouvelles demandes, sept ont reçu un accueil fa- 
vorable et seront sans nul doute agréées dans un 
très proche avenir. Le nombre des postes émet- 
teurs était de 108 à fin 1951 et 475 demandes 
étaient en suspens. Le nombre de postes fabriqués 
en 1952 atteint environ 5 millions contre 3 mil- 
lions en 1949. Le nombre de familles suivant ré- 
gulièrement les émissions est évalué à 33 millions, 
mais I on estime que 20 millions d’autres, bien que 
ne possédant pas de poste récepteur, suivent éga- 
lement les émissions réparties dans 35 Etats. Le 
nombre d’heures par jour est en moyenne de 
3 heures et demie pour les spectateurs qui dis- 
posent dans l’ensemble de 19 millions de postes 
représentant un capital de plus de 3 milliards de 
dollars. Le nombre des techniciens dépasse 65.000. 

1 

LA PELLICULE COULEUR 

La Société Gevaert nous prie de préciser 
que la fourniture pellicule Gevacolor positive 
ou négative n’est accordée que sur présentation 
d'un bon de déblocage délivré par la Confédé- 
ration Nationale du Cinéma Français, 92, 
Champs-El